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jeudi 16 février 2017

Princess Ai - Courtney Love et Misaho Kujirado



// Éditions Soleil // 4 tomes de 192 pages ou une intégrale de 530 pages //

~ Pour commencer ~
Aï se réveille à Tokyo en pleine rue, seule et amnésique. Elle va très vite faire la connaissance du beau Kent qui va la secourir dans ce monde hostile dont elle ignore tout. Peu à peu, son don pour la chanson va se révéler et faire d'elle une idol alors qu'elle cherchera à percer le secret de ses origines.


~ Mon avis ~
Je n'ai pas grand chose à dire sur ce titre. J'avais beaucoup entendu parler de Princess Aï à sa sortie, un buzz sans doute lié à sa création par Courtney Love et l'implication de Ai Yazawa dans le chara design à l'époque ou le succès de Nana écrasait tout. Mis à part cela, ce titre n'a pas grand intérêt. J'ai passé un moment de détente assez sympa qui m'a occupé dans les transports. Sinon, l'intrigue tient à très peu de choses, la nature de Aï est vite révélée mais l'on s'en doutait déjà plus ou moins et finalement cela n'apporte rien à l'histoire. D'ailleurs il n'y a pas vraiment d'histoire, ni de but ou la moindre finalité. Je n'ai pas détesté cette série car je ne m'attendais pas à grand chose. Le dessin est joli sans plus. C'est un titre à découvrir quand on souhaite satisfaire sa curiosité et étendre sa culture manga, car ce titre est tout de même une référence pour certains (plus à cause des personnes qui y ont participé que pour son contenu je pense).

 
~ Un dernier mot pour la fin ~
Si, il y a un intérêt à Princess Aï (ça vient de me revenir) : les tenues et les coiffures! Bref, tout ce qui tient du style et de la mode est vraiment sympa. En même temps, si Ai Yazawa a apporté sa contribution c'est surement à ce niveau là. Juste pour cela, ça vaut le coup d’œil!

samedi 21 mars 2015

NANA - Ai Yazawa

Nana - Nobu - Yasu - Shin - Ren - Takumi - Reira - Hachi


Je viens de visionner le dernier épisode de l'anime NANA (Studio Mad House).
Que d'émotions!
Il s'agit d'une histoire très ancrée dans l'univers de la musique alors forcément, une adaptation à l'écran avec une bande-son adéquat ça fait toute la différence!
Autant vous dire que chaque morceau se trouve à présent tant dans mon mp3 que mes oreilles, gravé à jamais.

Quel plaisir de se replonger dans cet univers... Depuis ma lecture des mangas NANA, j'ai parcouru la quasi-totalité du répertoire d'Ai Yazawa : un bonheur! Et il fallait que je continue, alors je n'ai pas résisté longtemps avant de me lancer dans l'animé de NANA.
Même si les couleurs flashy rendent l'ambiance un peu moins "dark", surtout quand on s'intéresse au côté Nana Osaki, la trame principale est respectée, du moins d'après mes souvenirs datant de plus d'un an.

Nana & Ren, envers et contre tout

La richesse de NANA vient de ses personnages, variés et tous forts d'une personnalité construite et travaillée dans les moindres détails. Chacun porte sa croix, ses souffrances passées et à venir, ses erreurs et ses faiblesses... mais aussi la force qu'ils puisent, pour la plupart, dans les êtres auxquels ils tiennent, dans les souvenirs heureux et les espoirs en lesquels ils croient plus que tout.
Pas de personnage pur et saint ici. Nos héros admettent leurs torts, même si c'est parfois avec difficulté et violence. Ils s'aiment, se déchirent, se retrouvent, s'attendent, et c'est avec émotion qu'on partage leur existence, l'espace de quelques épisodes ou chapitres. Sans compter tous ces moments de rire que l'auteur sait si bien intégrer à ses différents récits! De vraies perles.

Nana et Hachi se rencontrent au début de l'aventure, si différentes au premier abord et pourtant si semblables.  L'une comme l'autre ont un besoin irrépressible d'amour et de soutien et on souffert de l'abandon sans s'en être réellement remise. Elle représentent chacune un port d'attache pour l'autre, le rappel d'une période sereine et heureuse de leur vie dans l'appartement 707.

C'est assez atroce d'avoir lu chaque tome, d'avoir vu chaque épisode et de se sentir ainsi vide de ne pas connaitre la suite, d'avoir perdu nos personnages tant aimé sans qu'on se sache réellement ce qui leur arrive. J'espère que ce manga ne subira pas le même sort que X1999 et qu'on aura un jour un fin digne de ce nom qui permettra aux fans, aux admirateurs de NANA et Ai Yazawa de dire adieu à Nana, Hachi, aux membres de Blast et ceux de Trapnest, à tous les autres, sans que persiste cette saveur d'inachevé, mais le cœur serein et le sourire aux lèvres.

Mon nouveau phonepaper ^^

mardi 18 novembre 2014

Je ne suis pas un ange - Ai Yazawa

Midori Saejima fait partie de la toute première promotion du lycée Hijiri et se présente à l'élection du comité des élèves. Elle est amoureuse d'Akira Sudo. Il est élu président et elle vice-présidente, ça tombe bien! Elle devient amie avec Mamiya, élue secrétaire du comité et Takigawa qui lui, est le trésorier. Mamiya est amoureuse de Takigawa. Sauf que Takigawa a déjà une petite amie. Midori pense qu'Akira en a une lui-aussi.

Edition Deluxe chez Delcourt Tomes 1 à 4

Avouons que le pitch de départ n'a rien à faire sauter au plafond. Les romances lycéennes fleurs bleues c'est toujours sympas, mais c'est très répétitif! Et pourtant...
Quelle magicienne cet Ai Yazawa!
Ce manga m'a fait rire aux éclats (mon chéri levait sans cesses les yeux de sa guitare en me faisant remarquer que ce gros pavé avait l'air d'être une franche rigolade!) mais aussi pleurer (toujours en même temps que Midori qui pleure déjà beaucoup), m'angoisser (oui car comme toute nana romantique qui se respecte je me torture l'esprit jusqu'au bout, lorsqu'on apprend si oui on nous ça finira bien!) et verser des larmes de joie (car cette histoire écrite il y a plus de 20 ans a le mérite d'être intemporelle...).

Hiroko, Midori, Akira

Encore une fois, enfin disons plutôt - déjà à ses débuts, Miss Yazawa nous dépeint des personnages drôles, plein d'énergie, tourmentés, torturés, qui se battent et s'accrochent, croient en un avenir meilleur et en ces rêves qu'ils espèrent voir se réaliser un jour. Ce manga est une véritable bouffée d'oxygène! Son personnage central - Midori - ma fait penser à ma meilleure amie ^^ Elle a toujours la pêche, se démène pour le bonheur de son entourage auquel elle tient tant, sans compter qu'elle est passionnée et vit chaque instant à fond! Akira sous ses airs de beau-gosse un peu caricatural (il a quand même le look de John Travolta dans Grease!) est un jeune homme au passé lourd dont il lui manque des pièces pour comprendre ce qu'il a vécu et enfin tourner la page... et il se révèle tellement romantique >.< Petit à petit s'installent de nombreux personnages secondaires tous plus attachants les uns que les autres (Hiroko <3).
Ce que j'aime dans ce manga, c'est sa pureté. Il n'y a pas de "méchant" et de "gentil", ce qui donne tout son sens au titre. Chacun fait comme il peut, s'adapte aux évènements, à ses émotions et tente de s'en sortir même si tout n'est pas rose. Ce qui prime c'est l'amour (l'amitié étant inclus dans le lot!). La bonne humeur vient d'elle-même par la suite... Cela peut sembler naïf, mais ces pages sont indispensables, donnent le sourire et l'espoir dont on a tous besoin et c'est un des rôles que doit jouer - à mon avis - un roman, un manga, quelques lignes et dessins gravés dans un joli bloc de papier.




La joyeuse troupe!

Petite note concernant les dessins
Horreur, j'ai lu que, étant une œuvre antérieure, les dessins de Je ne suis pas un ange étaient moins "beaux". Je ne suis absolument pas d'accord! Je trouve les dessins magnifiques (bien plus en noir et blanc, mais ça reste mon avis!) et même si le style de l'auteur a changé les années suivantes, il n'empêche qu'il reste de grande qualité et n'entame en rien le plaisir de lecture! Peut être que j'ai trouvé le dessin un peu "fade" dans le premier tome mais c'est vite réparé, j'aime énormément le style dynamique avec un encrage marqué que nous offre l'auteur... Après, tout dépend de ce que l'on aime, étant donné que je voue un amour sans bornes à La Rose de Versailles dont le dessins est considéré par beaucoup comme "vieillots". En revanche, le changement de style m'a plus heurté quand j'ai lu quelques uns des premiers mangas de Kaori Yuki, mais quoi qu'il en soit je pense qu'il faut au moins feuilleter quelques chapitres pour constater sois-même si l'on apprécie ou pas le style...

Alors, elle est pas jolie cette planche?



J'en suis venue à me demander si je ne préférais pas les "vieux" mangas d'Ai Yazawa, mais il est difficile de porter un regard objectif sur Nana alors que persiste cette lourde frustration qu'est l'attente perpétuelle d'une suite et fin... En sachant que cette attente est due à des problèmes de santé, je ne peux que souhaiter un prompt rétablissement à cet auteur qui a partagé tant de belles histoires avec nous =)

lundi 3 novembre 2014

Last Quarter - Ai Yazawa


Cette courte série en trois volumes est pour moi une véritable petite merveille. Je l'avais acheté il y a quelques années, à sa sortie. J'avais 15 ans. Je n'aimais pas le style graphique de Ai Yazawa, je n'ai pas du tout accroché à cette histoire mystique un peu compliquée, j'ai revendu mes tomes 1 et 2 sans aucun regrets... Jusqu'à il y a peu. Après avoir découverts il y a un an Nana, puis Paradise Kiss, Gokinjo et Je ne suis pas un ange, je peux le dire sans la moindre hésitation : J'ADORE AI YAZAWA!!!
Je suis donc partie en quête de cette dernière série que j'avais abandonnée et qui me faisait sacrément envie, et je l'ai trouvée (ouf!).

Adam & Mizuki

Mizuki, lycéenne de 18 ans, se sent terriblement seule un soir de pleine lune alors qu'elle vient de rompre avec son petit ami. C'est là qu'elle rencontre Adam, guitariste anglais, dont elle tombe sous le charme. Alors qu'elle fuit le domicile familial où elle ne se sent pas à sa place, Mizuki décide de vivre avec Adam.
Hotaru, élève de primaire, quitte l'hôpital après y avoir séjournée suite à un accident de voiture, alors qu'elle cherchait son chat. En continuant sa recherche, elle découvre une grande maison inhabitée où elle entend une mystérieuse mélodie. Curieuse et persuadée d'y avoir vu son chat, elle décide de pénétrer dans cette maison. C'est là qu'elle y découvre Mizuki en train de jouer du piano.
Cependant Mizuki ne semble plus être la même. 

Hotaru (trop mignonne >.<)

Malgré des passage très légers, parfois même à hurler de rire, Ai Yazawa n'hésite pas à malmener ses personnages et leur en faire voir de toutes les couleurs. Séparation, abandon, drames en tout genre... Mais dans Last Quarter elle touche au domaine du surnaturel. Et c'est vraiment excellent. Difficile d'entrer dans les détails sans spoiler ceux qui ne l'ont pas lu, j'essaierai donc d'être brève. Il est question de la Vie. Du combat mené pour exister alors que tout semble n'être que souffrance, du choix de continuer ou d'abandonner parce que l'on est à bout. Les personnages principaux de cette histoire sont plus jeunes que d'habitude, mais il n'en sont pas plus idiots (re-ouf!). 


Le dessin par ailleurs est vraiment superbe (pour ceux qui ont du mal avec l'époque Gokinjo notamment ^^) et chaque protagoniste bénéficie du charisme que Mme Yazawa sait insuffler à ses héros. 
Malgré des passages assez dur - les personnages torturés nous torturent l'esprit - je trouve ce manga revigorant et fort d'un message plein d'espoir et de lumière (désolée pour cette phrase cul-cul nian-nian qui laisse penser que je distribue du bonheur et de la joie avec mon bâton magique rose bonbon...).
Un jour, promis, je me déciderai à faire un bel article dédié à la grande Ai Yazawa.
Enjoy!

Nb : c'est pas bien j'ai chipé les images sur internet, 
ces scan ne sont pas de moi ;-P