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lundi 2 janvier 2017

Le tyran des songes - Oren Miller


// Editions EDB // 494 pages //

EDB ose... et vous?
Les adeptes de cette maison d'édition connaissent leur crédo, mais difficile d'être à nouveau surpris même si l'on se délecte de chaque nouvelle sortie, et pourtant...
Avec Le tyran des songes, EDB lance sa collection dream, celle à laquelle on ne s'attendait pas.
J'aimerai vous dire que c'est une réussite, mais ce serait mentir.
Le tyran des songes n'est pas juste réussi. 
C'est un sacré bon sang de bonsoir de coup de cœur de la mort (nouvelle année, langage châtié.).

~ Pour commencer ~
Emma a un don : elle voit l'âme des gens. C'est pour ça qu'elle ne doit jamais les regarder en face. C'est pour ça qu'elle s'est toujours sentie différente, à part, inadaptée. Heureusement, elle a Saki et Yoann, ses irremplaçable amis. Et surtout, il y a Vlad, le beau et mystérieux jeune homme qui travaille à la librairie où elle se rend régulièrement pour le voir, comme si de rien n'était. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que Vlad l'observe depuis sa plus tendre enfance. Et il n'est pas seul, puisque Jack, l'étrange propriétaire de la librairie l'accompagne. Car Emma n'est pas humaine, pas tout à fait. Et bon nombre de personnes sont à sa poursuite et tout particulièrement le très redoutable Marchand de Sable que l'autre monde craint plus que la Mort.



~ Mon avis ~
Le tyran des songes, LE titre qui sort du lot, celui que l'on a tous attendu cette année. Car même si l'on croise toujours de belles lectures, agréables, qui nous font voyager, il y a énormément de répétitions, de similitudes, de thèmes récurrents... et il est difficile de faire de réelles découvertes, inattendues et surprenantes. On se trouve ici catapulté dans un univers familier et totalement nouveau à la fois. L'auteure nous sert une intrigue ancrée au cœur d'un monde de magie et de mythologie, de complots politiques menés par des êtres que nous n'aurions pas soupçonné croiser ici (et certainement pas chez EDB il y a quelques mois!). L’héroïne assez classique que nous rencontrons au début de l'histoire devient une toute autre personne au fil du récit. Les personnages qui l'accompagnent durant ses aventures sont tous plus intéressants, percutants et charismatiques les uns que les autres. Je ne souhaite pas en dire plus, car il faut VIVRE cette histoire. Il faut s'imprégner de cet univers complexe et passionnant que nous offre l'auteure. Ce n'est pas si simple d'y entrer. Personnellement, je suis restée dans le flou lors de certains passages, un peu comme notre héroïne qui se retrouve catapultée dans une dimension parallèle qui lui est totalement inconnue. Puis une fois mes marques prises et les différents protagonistes clairement situés dans mon esprit, impossible de m'en défaire.
Ajoutez à cela les superbes illustrations réalisées par Oren Miller elle-même et vous obtenez la pépite que, j'espère, vous tiendrez très vite entre vos mains.


~ Un dernier mot pour la fin ~
Merci aux éditions EDB de toujours plus oser, de nous proposer ces excellents titres dans de superbes box qui nous font croire que Noël c'est toute l'année. J'espère très rapidement pouvoir découvrir la suite du Tyran des Songes, impatiente de retrouver Emma, Jack, Orion, Astrée et bien évidement ce cher Marchant de Sable...

mardi 2 août 2016

Miss Dumplin - Julie Murphy



// Editions Michel Lafon // 376 pages //

~ Pour commencer ~
Willowdean Dickson est grosse. Pour elle, ce n'est pas une insulte ni une moquerie, c'est comme ça qu'elle se voit et s'assume. Qu'importe qu'Ellen, sa meilleure amie de toujours ait le physique d'un Miss Lupin Junior, elles sont inséparables. Même si parfois El ne voit pas certaines choses pourtant évident pour Will. Et puis un jour, Bo Larson embrasse Will, et surtout, il pose ses mains sur elle. Dès lors, toutes ses convictions s'effondrent. Il dit qu'il la trouve magnifique, elle se trouve grosse, est-il vraiment possible qu'elle soit les deux à la fois?



~ Mon avis ~
Oh. Mon. Dieu.
Enfin, ENFIN un bouquin qui parle de véritables sujets de la vie de tous les jours!
Willowdean, c'est le personnage que j'attendais. Il y a peu, je râlais de toujours voir apparaître "la-bonne-copine-grosse-mais-rigolote". Toujours un second rôle, avec des relations potaches mais jamais la romance qui fait rêver. 
Julie Murphy casse les règles, change les codes tout en restant réaliste (les moqueries et bizutages en tout genre ne disparaissent pas d'un coup de baguette magique...). J'ai eu le sourire aux lèvres quand j'ai lu qu'Ellen était plus grande que son copain sans que cela ne soit tourné en ridicule. Enfin !
Bref.
Willowdean est un personnage charismatique, avec un véritable caractère. Ce n'est pas une Sainte, elle fait des erreurs avec sa famille, ses amis, ses amours et c'est en cela qu'elle nous touche. Son assurance est réelle mais s'effrite quand surviennent les sentiments. Ce qui ne l'empêche pas de garder son piquant qui m'a fait rire aux éclats bon nombre de fois! On la voit, en quelques pages, devenir cette jeune femme belle et épanouie qu'elle doit devenir. Et ça fait du bien. Il n'est pas seulement question de Will car d'autres "laissées pour compte" ont leur importance dans cette histoire mais je ne vais pas tout vous révéler non plus!  
J'ajouterai seulement que, en effet, Bo porte bien son nom. J'ai été ravie de découvrir un jeune homme beau et séduisant certes mais qui en a dans la caboche et qui ne sert pas seulement de fantasme ambulant, il est bien plu que ça!
Très sincèrement, j'en aurais voulu plus. J'aurais voulu que les relations soient plus développées, que la partie concernant le concours ait plus d'importance, qu'on voit Bo plus souvent ainsi qu'Ellen, en savoir d'avantage, quoi! Mais tant pis, je suis quand même ravie, j'ai passé un excellent moment de lecture et espère que l'adaptation prévue au cinéma sera à la hauteur.

Crédit http://www.ohthebookfeels.com/


~Un dernier mot pour la fin ~
Le maître mot de l'histoire c'est, pourquoi devrais-je changer pour les autres? Je suis tel que je suis. Je m'aime tel que je suis. Et j'accepte enfin que les autres m'aiment tel que je suis. On a tous droit à notre petit bonheur, notre petit Paradis, qu'on soit grand ou petit, gros ou maigre, doté d'une plastique parfaite ou esquinté par la vie. Deux personnes n'ont pas besoin d'être "assorties" pour se compléter et s'aimer. Aimer ne nécessite aucune condition, sinon aimer.
Et garder un accès Deezer à proximité pour écouter les chansons de Dolly Parton citées dans le roman. Et profitez!


dimanche 10 juillet 2016

Everything everything - Nicola Yoon



// Editions Bayard // 360 pages //

~ Pour commencer ~
Madeline est malade. Elle est allergique au monde. Depuis sa plus tendre enfance, elle vit seule avec sa mère et Carla, son infirmière. Son quotidien est entrecoupé de soins, de cours avec des professeurs, de lecture et de jeux de société. Tous les jours, tout le temps, pour toujours. Puis de nouveaux voisins s'installent, et tout change. Maddy rencontre Olly.

~ Mon avis ~
Difficile de donner un avis objectif. Ce roman est un énorme coup de cœur, une véritable pépite trépidante, déchirante, à vous chambouler le palpitant. Une jolie histoire d'amour, tout en tendresse, construite sur de petits détails qui émerveillent. J'ai trouvé nos deux personnages tellement touchants! Ce roman chemine comme un journal intime dans lequel Maddy consigne ses moindres pensées mais aussi ses listes, les petits rituels qu'elle s'est créé toutes ces années (les spoils de romans, récompenses en cas de livre retrouvé...). Quoi de mieux que l'amour pour transmettre ce message selon lequel vivre, c'est prendre des risques? Sur certains points, Everything everything peut rappeler Nos étoiles contraires, mais en ce qui me concerne j'ai de loin préférée ma dernière lecture, plus fluide et plus spontanée... Les dernières pages sont riches en émotions, en révélations, et l'auteur parvient à nous tenir en haleine à la force de l'amour que l'on porte à nos héros.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Inutile de tergiverser, d'essayer de vous convaincre. Fiez-vous à cette superbe couverture, le contenu est largement à la hauteur de cette sublime illustration. Savourez!

mardi 31 mai 2016

Quand la nuit devient jour - Sophie Jomain



// Editions Pygmalion // 238 pages //

~ Pour commencer ~
Depuis qu'elle est venue au monde, Camille a tout essayé pour trouver un sens à sa vie, son existence, sa présence sur cette Terre. Mais rien. Boulimie, obésité, anorexie, dépression, tentative de suicide, son être tout entier tend à l’autodestruction. 
Elle a décidé définitivement de mettre fin à tout cela, de mettre un terme à ce grand rien sans but, ni envie, ni espoir.

~ Mon avis ~
Loin d'être une fan des Etoiles de Noss Head, c'est grâce à ses deux merveilleuses romances contemporaines que j'ai découverts Sophie Jomain. Sa plume et ses récits ont su me transporter, me faire ressentir des émotions insensées. Avec ce titre, j'en attendais énormément. Un sujet tabou, dangereux, sur lequel on n'ose à peine poser les yeux. Mais Sophie Jomain, elle, a osé. Et elle a osé de tout son cœur et de toute son âme.  
Je n'imagine pas combien l'écriture de cette histoire a du être éprouvante et pourtant nécessaire. Cela a certainement été déjà abordé, mais il n'est jamais superflu de rappeler que la dépression, ce n'est pas une petite question de moral, de motivation, de "se bouger un peu". Non. La dépression c'est une maladie qui voue cloue au sol et même avec tout l'amour et le soutient de monde, certain n'en sortent jamais. 
Ce livre est terriblement réaliste, et c'en est violent. La réaction des parents de Camille, la manière dont elle se perçoit, son indifférence face à tout ce qui l'entoure... La lecture elle aussi en est douloureuse, mais une petite claque ne fait jamais de mal.
Quant au sujet de l'euthanasie, l'histoire n'a pas été sans me rappeler Avant toi de Jojo Moyes. Ce désir de "sauver" la personne qui a décidé d'en finir, ce sentiment d'incompréhension, d'échec. La fin est-elle la même ou Sophie a-t-elle pris le pas de nous en proposer une différente? Cela, vous le découvrirez en lisant son oeuvre. 
Personnellement, j'ai adoré la conclusion de Quand la nuit devient jour. Le rythme du récit est semblable à l'existence même de Camille. Et la date fatidique nous semble arriver de manière brutale et intransigeante. Les dernières pages m'ont frappée en plein cœur. Complètement bouleversée. Je vais les relire, tiens... Parce que j'ai mis moins d'une journée à le terminer, même si cela a pris fin à 2 heures du matin. Je n'ai pas pu le lâcher. C'était impossible. Et je remercie Sophie pour ce moment unique, surprenant et tellement émouvant.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Un livre de vie, un livre d'amour. 
Posez-vous, ouvrez-le. 
Puis posez-le, ouvrez-vous. 
Et savourez chaque seconde qui vient.

samedi 28 mai 2016

Les Chroniques Lunaires Livre 4 : Winter - Marissa Meyer



// Editions Pocket Jeunesse // 987 pages //

Pas d'introduction, de résumé, tout cela est inutile.
Je suis en deuil. Je me sens abandonnée, orpheline, démunie. Les Chroniques Lunaires est ma saga préférée de ces dernières années et elle est terminée. Définitivement.
Les Chroniques Lunaires est une fresque épique forte d'une narration dynamique, de personnages hauts en couleurs et d'un univers unique et passionnant. C'est un véritable petit plaisir de déceler les petits clins d’œil aux contes classiques disséminés tout au long de l'aventure.
J'ai tant aimé ces "princesses" courageuses qui n'ont finalement presque rien à voir avec les héroïnes traditionnelles que l'on connait. Elles sont fortes, se battent pour un avenir meilleur, sont chacune dotées d'un caractère bien trempé. Je me suis attachée à chacune d'entre elles, ainsi qu'à leur cher et tendre prince. Combien de fois ces messieurs ont-ils été secourus? Je ne saurais le dire, mais c'est assez délectable, ça change des habitudes mais les émotions et sentiments amoureux qui nous font tant frémir sont bel et bien là. Si justement décrits et amenés. Ils évoluent et mûrissent, livre après livre. Ces romances sont toutes différentes, tant dans leur départ, leur construction, mais elles m'ont toutes faite rêver tant elles sont touchantes et sincères.
Les Chroniques Lunaires nous offre une aventure unique, une quête de liberté, un combat pour un monde meilleur, l'espoir que les blessures puissent un jour être pansées. L'espace d'un instant, je suis restée sur ma faim (fin). Puis j'ai compris l'auteure. Tout ne pouvait pas être parfait, le célèbre happy ending n'avait pas lieu d'être. La fin de Winter est une ouverture sur une avenir où tout est possible, qui n'a de limite que l'imagination de son lecteur.
Je suis triste de quitter Cinder, Kaito, Iko, Scarlet, Loup, Cress, Thorne, Winter et Jacin. Surtout Thorne parce que je crois que c'est mon super chouchou toutes catégories confondues. Parce qu'il a su me faire rire et m'émouvoir jusqu'au bout. Mais tous, je les aime tant, ces personnages d'encre et de papier qui ont fait chavirer mon cœur. 
Voilà. Je pense que je prendrai le temps d'écrire un petit mot à Marissa Meyer - comme tant d'autres avant moi - pour la remercier. 
D'ici là, je vais certainement rêver d'eux, et si la douleur persiste, j'écrirai moi-même de nouvelles aventures parce que leur périple, jamais ne s'arrêtera. Et je me gargarise de beaux fan arts trouvés sur le net comme ceux de Taratjah.
Et à toi, lecteur qui me lis, je t'envoie des bisous de la Lune.

Confess - Colleen Hoover



// Editions Hugo & Cie (New Romance) // 344 pages //

~ Pour commencer ~
Aubrun a quinze ans. Elle exprime une toute dernière fois son amour pour Adam avant d'être 
séparée de lui. Avant qu'il ne quitte ce monde. Cinq ans plus tard, Auburn a absolument besoin d'un second boulot. Owen a immédiatement besoin d'une nouvelle employée. Ils se rencontrent au moment où ils ont le plus besoin l'un de l'autre, mais aussi au moment où tout les séparent. Et pourtant...



~ Mon avis ~
Je n'entre pas plus dans les détails tout simplement parce que j'ai lu ce livre sans la moindre idée de son contenu et cela m'a certainement permis de l'apprécier plus encore. J'ai lu presque tous les romans de Colleen Hoover sortis en France et il me semble que c'est mon préféré, avec Ugly Love. Je dois avouer, aucun n'est pour l'instant un coup de cœur. Il y a toujours quelques chose qui me chiffonne. Trop de scènes larmoyantes, de moment où tous les personnages s'apitoient sur leur sort. Tellement de souffrance que Rémi sans famille et Princesse Sarah peuvent allez jouer dans la cour! Et les personnages sont parfait, irréprochables. Tous leurs actes ont pour but de protéger l'autre. Dévotion, sacrifice... Ce sont de belles valeurs qui comptent, surtout dans un roman centré sur l'amour mais c'en est presque étouffant parfois! 
Bref. Calmons-nous!
Je l'ai quand même dévoré. J'ai adoré Owen, ses convictions, son assurance, l'amour qu'il porte en lui. Auburn, je lui ai trouvé moins de saveurs. Sa crainte de perdre ce qui compte le plus pour elle l'a rend passive sauf à la fin, bien heureusement (enfin !!).
J'ai a-do-ré Emory, la coloc' d'Auburn. On la voit peu, mais elle laisse une sacrée marque : la fille drôle, un brin cynique qui n'a pas froid aux yeux.
Concernant Lydia et Trey, je les ai cordialement détesté, na!
J'au eu un énorme coup de cœur pour le dernier chapitre. Tout vient de là. C'est ce que j'ai préféré. Je l'ai lu à 7h du matin, j'ai versé toutes les larmes de mon corps. C'est l'un des plus beaux passages que j'aie lu. Le livre doit être lu, ne serait-ce que pour ce passage.
J'ai adoré les toiles disséminées tout au long du roman, ce qui m'a donné envie de découvrir leur auteur qui fait des merveilles : Danny O'Connor.



~Un dernier mot pour la fin ~
Du bon Colleen Hoover comme on les aime, avec son lot de drames bien dramatiques (non, non je n'exagère pas). C'est tendre et émouvant, c'est beau, ça donne envie de se battre pour ce qui compte, d'être amoureux ou alors de se blottir dans les bras de son cher et tendre.

mardi 23 février 2016

Les insurgés - Malorie Blackman



// Editions Milan (Macadam) // 343 pages //

~ Pour commencer... ~
Kaspar Wilding, 17 ans, est fraîchement diplômé de la prestigieuse académie des Gardiens. Il consacre désormais sa vie à protéger l'Alliance des attaques menées par les terroristes venus des Malterres, les Insurgés. Très vite, Kaspar va découvrir que bien la vie humaine érigée en valeur suprême cache de bien terribles secrets.

~ Mon avis ~
Comme tous les romans de Malorie Blackman, c'est un excellent roman. Tout y est : une narration impeccable, des personnages bien construits et hauts en couleur, un intrigue qui tient la route et nous captive, de l'émotion... Peut-être est-ce le titre de l'auteur auquel j'ai le moins accroché, mais je ne suis pas non plus une grande fan de dystopie! En tout cas, celle-ci est vraiment intéressante et on regrette d'en apprendre si tard, et de ne pas continuer dans cette aventure au cœur de l'Alliance. La fin est ouverte, c'est un choix qui ne lui est pas inconnu. 

~ Un dernier mot pour la fin ~
Je ne peux que vous recommander ce titre, ainsi que tous les autres de Malorie Blackman. Cet auteur ne cesse de surprendre et de nous secouer à chaque parution. Elle sait émouvoir et faire cogiter les petits neurones de son lecteur. Enjoy!

lundi 1 février 2016

U4 : Koridwen - Yves Grevet



// Editions Nathan (Syros) // 398 pages //

~ Pour commencer ~ 
Le virus U4 a décimé 90% de la population. Les seuls survivants sont des adolescents. Koridwen, à tout juste 15 ans, décide de quitter son hameau de Bretagne accompagnée de son cousin Max sur les conseils de sa grand-mère décédée des années auparavant. Le seul espoir qui leur reste se trouve à Paris, et l'espoir est tout ce à quoi ils peuvent se raccrocher à présent.

~ Mon avis ~
Une dystopie, genre très populaire dans les romans jeunesse de ces dernières années. Après Hunger Games, je ne m'y suis plus trop aventurée, puis mon amoureux m'a offert ce beau livre pour Noël. Sincèrement, il est excellent. Tout l'intérêt réside en son personnage principal. Koridwen est d'une grande maturité, une jeune femme courageuse prête à tout pour avancer, une véritable meneuse qui ne baisse pas les bras un seul instant. C'est toujours plaisant de rencontrer des personnages féminins forts. Je sais, il y a Katniss, mais la voir pleurer toutes les cinq pages a fini par me gonfler. Pour revenir à Kori, l'affection qu'elle porte à son cousin m'a pris aux tripes.
On est confronté à un monde d'adolescents où la mort est partout, et les relations amoureuses (?) sont abordées avec subtilité sans tomber dans le mélo. 
Seul bémol, la fin.
Tout est minutieusement détaillé, du long voyage de Kori à travers la France aux conditions désastreuses que subissent tout un chacun au cœur de Paris, les rencontres qui se font et les amitiés qui se créent, les tensions inévitables et la crainte de tout perdre... et là, pouf! Une fin à la Wolf's Rain! Bon, j'évoque un manga qui ne vous parlera peut-être pas. Il se passe quelque chose, un aboutissement certes, mais c'est trop brutal et trop vague pour qu'on ne s'y heurte pas. D'autant plus que je m'attendais à ce qu'il reste encore quelques chapitres pour finalement constater que les vingt dernières pages sont en fait des extraits des autres volumes de U4!
Bref, je suis restée sur ma faim, et c'est bien dommage car l'histoire, les personnages et la plume de l'auteur en font un excellent cru! J'ai eu la chance de recevoir U4 : Yannis de Florence Hinckel et pourrait donc découvrir cet univers sous un autre angle... mais pas tout de suite!

~ Un dernier mot pour la fin ~
Le concept d'un partenariat entre quatre auteurs pour traiter l'histoire dans un même contexte de quatre personnages, de leur périple, pour qu'ils se rencontrent à un moment donné... je trouve ça excellent! Peut-être lirai-je les autres titres afin de connaitre le passé des trois autres. J'ai été déçue par la fin, et en lisant quelques avis, j'ai pu voir que ce ressenti était partagé par beaucoup et pour tous les volumes. C'est dommage, mais peut-être est-ce une piste d'amélioration pour la prochaine fois?

jeudi 17 décembre 2015

Des mensonges dans nos têtes - Robin Talley



// Editions MOSAÏC // 284 pages //

~ Pour commencer ~
Sarah et Linda se détestent.
Du moins, c'est ce qu'elles croient.
Sarah est Noire. Linda est Blanche.
Leurs chemins se croisent au Lycée de Jefferson, en 1959.

~ Mon avis ~ 
Difficile de parler Des mensonges dans nos têtes en quelques mots seulement. Ce roman est un véritable coup de poing. Cela a été une lecture éprouvante, voire douloureuse pour moi. Des choses révoltantes demeurent toujours à l'heure actuelle, mais cette histoire qui se passe il n'y a pas si longtemps, retrace des évènements révoltants qui semblaient pour tous si évidents. Toute cette haine, ce rejet de l'autre, à cause de sa couleur ou de ses "différences". 
Lecture éprouvante, certes, mais passionnante.
Difficiles de faire changer les mentalités, et Sarah comme Linda restent bien campées sur leurs positions. C'est le bijou de ce roman. Voir nos deux héroïnes abaisser leurs défenses et aller à la découverte l'une de l'autre, de son univers pourtant si semblable. 
J'ai beaucoup aimé le personnage de Judy. C'est la première à se comporter différemment des autres élèves de Jefferson à l'égard de Sarah et ses amis. Tout le monde la prend pour une simple d'esprit alors qu'elle a seulement le cœur sur la main et se sent très mal à l'aise face à ce comportement. Bien sur, par la suite elle prendra ses distances face à un autre élément qui semble avoir de l'importance pour elle, contrairement à la couleur de peau. Un autre point positif, ce roman traite du racisme et d'intolérance, mais aucun personnage n'est un Saint ouvert et dévoué à tous, chacun à ses faiblesses, ses travers, et les personnages que l'on apprend à apprécier essaie de faire avec et de prendre du recul par rapport à ce qu'ils ont toujours connu.
J'ajouterai que, ce qui m'a aussi beaucoup plu, c'est la relation que nos héroïnes entretiennent avec Dieu. Encore, il y a au début celle qu'elles ont appris, puis celle qu'elles se créent elles-mêmes. Au début il y a la crainte, puis l'amour, lorsque Sarah parvient à s'aimer elle-même telle qu'elle est, et penser enfin que Dieu l'aime aussi, telle qu'elle est.

~ Un dernier mot pour la fin ~ 
Un superbe récit violent mais plein d'espoir et qui fait réfléchir sur le chemin parcouru ces cinquante dernières années... et celui qui reste encore à parcourir :)


vendredi 17 juillet 2015

Dieu me déteste - Hollis Seamon


 // Editions Anne Carrière // 276 pages //

Richard a dix-sept ans, presque dix-huit. Il vit au service de soins palliatifs, à l'hôpital. D'après lui, ce n'est pas si terrible. Et puis, il y a Sylvie, et ensemble les deux pauvres petits adolescents mourant font les quatre cent coups! Quand on sait qu'il ne nous reste que peu de temps, autant le vivre pleinement pour braver les interdits, faire la fête, et peut-être même tomber amoureux?

Une véritable petite perle bourrée d'humour et d'émotion. Je suis restée agrippée à ce livre, animée par le besoin de savoir jusqu'où Richard et son énergie débordante pourraient bien le mener. C'est brutal, cruellement réaliste, parfois un peu fantaisiste, et c'est un bonheur de parcourir ces pages contant les périples de notre jeune héro. Les dernières pages m'ont semblé un peu confuses, rapides, perdues... un peu comme l'esprit troublé de Richard dont le cœur est mis à rude épreuve par tout un tas d’événements.

Bref, tout le monde a crié au chef-d’œuvre lorsque Nos étoiles contraires est paru. Pour moi, celui-ci vaut largement autant, voire bien plus le détour. Savourez!



vendredi 3 juillet 2015

Oscar et la dame rose - Eric-Emmanuel Schmitt

Oscar a dix ans. Il vit à l'hôpital à cause d'une leucémie. Il en veut aux adultes qui n'osent pas lui dire qu'il va mourir. Sauf Mamie Rose. Elle, elle dit tout à Oscar. Elle lui raconte son passé de catcheuse et lui parle de Dieu. Dieu, Oscar n'y croit pas, mais il va quand même lui écrire quelques lettres, parce que Mamie Rose lui a dit. Chaque jour Oscar vieillit de dix ans. De l'adolescence à l'âge adulte pour arriver à un âge avancé, Oscar trouve que c'est pas facile tous les jours, la vie, mais qu'est-ce-que c'est beau!

Un petit paquet de pages dévoré en à peine plus d'une heures. Des rires et quelques larmes versées. C'est une magnifique histoire de vie que nous offre l'auteur (dont j'avais déjà beaucoup aimé Concerto à la mémoire d'un ange). De vie, d'espoir, de joie qu'on accorde à l'instant présent. inutile que mon article devienne plus long que l'ouvrage lui-même. Posez-vous à l'ombre d'un arbre, ouvrez-le, et savourez.

dimanche 19 avril 2015

Les Bottes Rouges - Fleur Hana


 // Editions EdiBitch // 356 pages //

Pour info
*sortie format ebook : le 1er mai 2015*
*sortie format papier : le 1er juin 2015*

Qu'on se le dise, je suis faible. En premier lieu, j'ai craqué sur la couverture : l'illustration est juste sublime. Le rouge qui ressort en parfaite adéquation avec le titre, le visage dissimulé de la jeune fille sous la pluie... De plus, les illustrations en début de chapitre et de flash-back ajoutent réellement un plus. 
Sans trop en dévoiler, le contenant est à la hauteur du contenu.

~ Remerciements ~

http://edbeditions.com/blog/

EdiBitch, c'est une maison d'édition que j'ai découverts comme ça, par hasard, sur le net, alors que la team faisait une super promo pour la sortie de "Oh my phone!". Bien évidemment, j'ai proposé ma candidature pour recevoir un exemplaire et en faire une chronique et même si je n'ai pas fait partie des élues, ma copine Jiji des instants volés à la vie en était et ne m'en a dit que du bien! De quoi rester attentive à la suite des évènements... J'ai continué à suivre la page Facebook et j'avoue que l'humour et la pêche de EDB ne m'a pas laissée indifférente! J'ai commencé à bosser, rentrer très tard, ne même plus trouver le temps de lire un malheureux bouquin lorsque elles ont posté cette annonce qui proposait d'envoyer un mail et peut-être recevoir un exemplaire des Bottes Rouges, ce mystérieux roman à la couverture qui m'a littéralement tapé dans l’œil. Un autre soir où je rentrais encore lessivée à une heure avancée, ledit roman était dans ma boîte mail, accompagné de recommandations qui m'ont donné le sourire aux lèvres. Comme quoi, on peut se montrer professionnel et drôlement original.
Désolée pour ce blabla inutile, mais le but est de dire "merci" à EdiBitch pour cette exclusivité, la première qui ait été offerte à mon modeste blog littéraire/cinéma/bric-à-brac !! C'est bien beau tout ça, mais qu'est-ce-que j'en ai pensé concrètement? Ça vient, ça vient...

~ Pour commencer ~
Angélique vient de perdre son grand frère, décédé lors d'un accident de moto alors qu'ils se rendaient à une soirée ensemble. Le temps de remettre les choses en ordre dans sa vie, elle retrouve sa ville natale, ses parents, ses meilleurs amis, les anciennes connaissances du lycée... mais aussi les potes de son frère. Valentin en fait partie. Le bad boy tatoué et percé, ce n'est pas vraiment son type, et pourtant, elle a bien besoin de se changer les idées et fuir tous ces regards désolés et ces mots de pitié qu'elle ne supporte vite plus. 



~ Mon avis ~
Le deuil, une romance, la jeune fille qui arrive ou revient dans une ville, le bad boy inaccessible et torturé... des thèmes déjà connus qui m'ont vite rappelé Tes mots sur mes lèvres ou encore Indécent. D'accord, je les ai beaucoup aimé ces livres, mais parfois trop d'émotion tue l'émotion et je souffrais avec les personnages (empathie quand tu nous tiens)... bref!
Rien à voir avec Les Bottes Rouges.

Très rapidement, le ton est donné. Angélique est une jeune femme qui souffre énormément de la perte de son grand frère qu'elle adorait, vraiment. Mais son deuil, elle y fait face seule et n'a pas besoin de toute cette pitié, ces longues phrases débitées sans qu'elles ne contiennent une once de vérité. Un saint? Son frère? Non mais sans rire! 
Et puis ce n'est pas ce drame qui va lui faire perdre son sens de l'humour. Entre répliques cinglantes et autodérision,  je ne compte plus le nombre de fois où Angie m'a fait rire aux éclats! "Pierre... Euh, non, Jacques!". L'auteure nous dépeint une fille forte, une vraie battante, qui ne nie pas sa souffrance mais qui tente de la surmonter comme elle peut, à sa manière et avec ceux à qui elle tient. Un tempérament de feu, une répartie bien placée et un sex appeal qui en laisse bien peu indifférents... voici ce qui qualifie l'Angie que l'on découvre chapitre après chapitre.
On ne peut parler d'elle sans passer par Josselin et Anita, ses deux amis de toujours. Lui, c'est un coureur de jupon invétéré, ce qui ne l'empêche pas de prononcer de grandes tirades sur la vie et ses choix. Elle, le cœur d’artichaut,  est une véritable pile électrique drôle et attachante.
Il y a aussi sa mère dont le moteur de la vie est l'aide qu'elle peut apporter aux autres, et son père à qui elle ressemble le plus, et qui vit la perte dans le silence.
Elle va rencontrer Jonas, le garagiste au cœur tendre qui connait la miss presque aussi bien qu'elle. Et il y aura Valentin, alias V.
J'avoue, le look et l'attitude du bad boy associés, son langage de charretier et ses multiples conquêtes m'ont laissée sceptique sur le coup. Et puis les confrontation avec Angie ont tout changé. Parce que c'est justement ensemble qu'ils sont géniaux. C'est à son contact qu'il est amené à sortir de sa coquille, laisser place à des choses vraies et même belles sans que cela ne vire au patho ni à la guimauve. Il s'est fixé des barrières, des règles qu'il se borne à tenir tandis qu'Angie est libre et n'a de chaînes que sa culpabilité et sa tristesse. Et c'est peut-être pour ça qu'il ne peut vite plus se passer d'elle...

Donc pour faire simple, on a bien évidemment une histoire d'amour naissant. Le chemin n'est pas sans embuches, donc il va y avoir des "oui, mais non" qui font soupirer d'exaspération mais dont on ne peut se lasser parce que c'est justement pour ça qu'on lit des romances. On a aussi une vraie héroïne intéressante avec un caractère bien définit et un lover qui se creuse avec le temps et auquel j'ai fini par énormément m'attacher. Les personnages secondaires ne font pas tapisserie, loin de là, ils ont une réelle importance et apportent une nuance particulière à l'histoire, permettant de faire lien dans tout ce petit monde.
Ce qui m'a énormément plu aussi, c'est faire connaissance avec Damien, à travers les flash-back disséminé tout au long du récit. Chacun trouve sa place naturellement et rend justice au frère tant aimé.
Quoi, j'ai oublié quelque chose?
Aha, oui, je sais.
On est pas dans une comédie romantique qui passe en début de soirée alors oui, il y a du sexe. Et pas la même scène répétée en boucle, merci bien. Non, on a du piquant. Du grisant qui nous émoustille. D'autant plus que nos deux tourtereaux se cherchent, se perdent, se retrouvent et les réconciliations sous la couette (ou sur le comptoir... vous verrez bien en le lisant) sont les meilleures! 
En parlant de ce qui peut être classé comme politiquement incorrecte, il y a le vocabulaire. Mais étant donné j'ai tendance à m'exprimer comme à la cour de Louis XV et que le langage de la belle Angie ne m'a pas outrageusement choquée je me permettrait de dire qu'il est adapté à la griffe de l’œuvre et ne gâche en rien sa lecture et la rend même d'autant plus attrayante! 


~ Un dernier mot pour la fin ~
On démarre par un drame à nous arracher une larme, on fait la connaissance d'une héroïne à l'humour décapant, on croise le chemin d'un bad boy sexy, on se ronge les ongles à les voir se jeter et s'adorer, on souhaite taper la causette à chaque personnage qui partage leur vie, on rit à gorge déployée et on tourne la dernière page, le sourire aux lèvres.
Bref, la Bitch Team tient ses promesses en nous offrant un titre Love, Fun and Sex!



samedi 21 mars 2015

NANA - Ai Yazawa

Nana - Nobu - Yasu - Shin - Ren - Takumi - Reira - Hachi


Je viens de visionner le dernier épisode de l'anime NANA (Studio Mad House).
Que d'émotions!
Il s'agit d'une histoire très ancrée dans l'univers de la musique alors forcément, une adaptation à l'écran avec une bande-son adéquat ça fait toute la différence!
Autant vous dire que chaque morceau se trouve à présent tant dans mon mp3 que mes oreilles, gravé à jamais.

Quel plaisir de se replonger dans cet univers... Depuis ma lecture des mangas NANA, j'ai parcouru la quasi-totalité du répertoire d'Ai Yazawa : un bonheur! Et il fallait que je continue, alors je n'ai pas résisté longtemps avant de me lancer dans l'animé de NANA.
Même si les couleurs flashy rendent l'ambiance un peu moins "dark", surtout quand on s'intéresse au côté Nana Osaki, la trame principale est respectée, du moins d'après mes souvenirs datant de plus d'un an.

Nana & Ren, envers et contre tout

La richesse de NANA vient de ses personnages, variés et tous forts d'une personnalité construite et travaillée dans les moindres détails. Chacun porte sa croix, ses souffrances passées et à venir, ses erreurs et ses faiblesses... mais aussi la force qu'ils puisent, pour la plupart, dans les êtres auxquels ils tiennent, dans les souvenirs heureux et les espoirs en lesquels ils croient plus que tout.
Pas de personnage pur et saint ici. Nos héros admettent leurs torts, même si c'est parfois avec difficulté et violence. Ils s'aiment, se déchirent, se retrouvent, s'attendent, et c'est avec émotion qu'on partage leur existence, l'espace de quelques épisodes ou chapitres. Sans compter tous ces moments de rire que l'auteur sait si bien intégrer à ses différents récits! De vraies perles.

Nana et Hachi se rencontrent au début de l'aventure, si différentes au premier abord et pourtant si semblables.  L'une comme l'autre ont un besoin irrépressible d'amour et de soutien et on souffert de l'abandon sans s'en être réellement remise. Elle représentent chacune un port d'attache pour l'autre, le rappel d'une période sereine et heureuse de leur vie dans l'appartement 707.

C'est assez atroce d'avoir lu chaque tome, d'avoir vu chaque épisode et de se sentir ainsi vide de ne pas connaitre la suite, d'avoir perdu nos personnages tant aimé sans qu'on se sache réellement ce qui leur arrive. J'espère que ce manga ne subira pas le même sort que X1999 et qu'on aura un jour un fin digne de ce nom qui permettra aux fans, aux admirateurs de NANA et Ai Yazawa de dire adieu à Nana, Hachi, aux membres de Blast et ceux de Trapnest, à tous les autres, sans que persiste cette saveur d'inachevé, mais le cœur serein et le sourire aux lèvres.

Mon nouveau phonepaper ^^

samedi 31 janvier 2015

Bilan cinéma du mois de Janvier

MEN, WOMEN AND CHILDREN de Jason Reithman. 
Le réalisateur de Juno, In the air et Young adult nous dépeint ici une fresque des plus actuelles. On découvre chacun des protagonistes, leurs rapports entre eux, leurs modes de communication, l'image qu'ils ont d'eux même et leur vie affective. Pour ce qui des thèmes sensibles, il s'est fait plaisir : sexualité, relation avec les parents, adultère, anorexie, pornographie et tout ce qui peut avoir trait au mal-être, que l'on soit un homme, une femme ou un enfant/adolescent. En soit, j'ai trouvé le concept très intéressant. Même si l'accumulation des situations torturées rend le film presque difficile à voir. Je m'entends, il n'y a rien de profondément choquant étant donné qu'il s'agit de problématiques déjà abordées, et d'une triste réalité. Celle qui m'a le plus affectée, c'est celle d'Allison Doss. Peut être la plus fréquente, et pourtant presque banalisée et responsable de bien des souffrances!
J'ai du mal à me décider sur ce que je pense de ce film. Je l'ai trouvé bon, mais trop long. Les intrigues sont intéressantes mais parfois trop pompeuses. Et malgré les sujets difficiles, je trouve la réalisation glaciale, ne laissant presque pas de place à l'émotion, ce qui est probablement le souhait du réalisateur...
Bref, ce film vaut malgré tout le coup d’œil! Et même si je vous l'ai décrit comme torturé, il y a de beaux passages qui redonnent le sourire (ouf!).


SOUVENIRS DE MARNIE de Hiromasa Yonebayashi

Je dois avouer qu'il m'a laissée perplexe. Je m'explique. Pendant une très grande partie du film, les évènements se déroulent sans qu'on ne comprenne trop où l'histoire nous mène. Il règne un mystère difficile à définir, une ambiance particulière, une tristesse qu'on a du mal à expliquer... 
Anna est envoyée par ses parents adoptifs à la campagne pour quelques semaines. Solitaire, elle se réfugie dans le dessin et c'est lors d'une de ses escapades en pleine nature qu'elle découvre le Manoir. Elle y rencontre la douce et fascinante Marnie avec laquelle elle crée un lien incroyablement fort, tout en ayant la sensation de l'avoir toujours connue.

On se doute que quelque chose cloche. Anna semble en vouloir au monde entier et souffrir de ne pas être "normale". Marnie lui fait jurer de garder leur amitié secrète. Tous le village parle du Manoir comme d'un lieu "hanté" et "abandonné". On nous balade pendant un moment, il y a beaucoup de répétitions, de longueurs, ce que je trouve bien dommage car j'ai vraiment beaucoup aimé la fin.

Car à la fin, toutes les connections se font. Chaque élément prend du sens et il ne faut que quelques minutes à l'histoire pour qu'elle gagne en profondeur. Le récit se conclu d'une belle manière, triste et émouvante mais belle quand même.
Je serai curieuse de lire le roman à l'origine de ce film. L'histoire de Marnie, celle qui nous est contée assez rapidement à la fin m'a émue et j'aurai voulu en savoir plus! Je dirai que ce film souffre d'une mauvaise organisation. Son histoire est forte, intéressante, mais le scénario se perd dans des rencontres répétées qui ne mènent à rien. Certes le mystère est maintenu, mais lassant, et la libération vient presque trop tard.
Allez, je souhaite quand même terminer sur une note positive... Découvrez ce film quand vous aurez l'occasion, par amour pour ce studio et en soutien aux successeurs du Grand Hayao! Malgré ses maladresses, de belles choses sont à en tirer et vous aurez plaisir à vous remémorer les petits détails que vous aurez remarqué, lorsque le secret vous sera révélé
UNE MERVEILLEUSE HISTOIRE DU TEMPS de James Marsh
Le titre français donne une parfaite idée de ce que j'ai ressenti en sortant du cinéma. Ce film est merveilleux, bouleversant.
Il est adapté de Travelling to Infinity: My Life with Stephen écrit par Jane Hawking.
Je trouve que cette histoire alterne avec brio les évènements de la vie sentimentale et scientifique de Stephen Hawking. On passe d'une émotion à une autre, se laissant bercer par la musique qui est absolument enchanteresse...
J'ai pu retrouver pour mon grand plaisir Eddie Redmayne que j'avais découvert grâce aux Piliers de la Terre ainsi que Felicity Jones que je connaissais grâce à Like Crazy et Oh My God!
Tous deux forment un couple magnifique. Le film est centré sur leur histoire à eux. L'affection, le soutien inébranlable et l'admiration que porte Jane à Stephen lui permettent de continuer quoi qu'il advienne.
Eddie Redmayne est vraiment incroyable dans ce rôle. Ayant travaillé aux contact de personnes atteintes de pathologies neurodégénératives telles que celle-ci, beaucoup d'éléments m'ont parlé tant en ce qui concerne Stephen lui-même que les personnes qui l'entourent.
J'ai été émue lorsque Stephen annonce son voyage aux États-Unis. C'est un moment fort dans lequel il lui exprime tout son amour et sa reconnaissance.
J'ai lu dans une interview que ce qui avait le plus posé soucis à Eddie n'était pas de jouer le rôle d'une personne atteinte de SLA, mais de débiter des théories en physique quantique tout en ayant l'air de savoir de quoi il en retournait! ^^
Qu'est-ce que j'ai pu pleurer! Au début, au milieu, à la fin... C'est triste, c'est beau, c'est grand.
Même s'il y a de grandes chances qu'il le remporte, je croise les doigts pour que notre cher Eddie remporte l'Oscar cette année

lundi 26 janvier 2015

Nos faces cachées - Amy Harmon


// Éditions Robert Laffont (Collection R) // 437 pages //

Le livre le plus attendu de ce début d'année, le phénomène de janvier 2015, j'ai nommé Nos faces cachées! Impossible de passer à côté de ce best-seller dont tous les chroniqueurs du web nous ont vanté les mérites. Moi même, j'en suis venue à mourir d'envie de le lire alors que je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il contait.
Enfin, je sais.

~ Pour commencer ~ 

Fern Taylor est amoureuse de Ambrose Young. Ambrose est grand, beau, athlétique, et aucun héro de romance ne lui arrive à la cheville. Car Fern, elle en connait un rayon sur les romances. La petite et frêle Fern, dont le visage timide est mangé par de grosses lunettes, et comme si sa tignasse rousse ne suffisait pas elle doit supporter de porter un appareil dentaire durant ses années de lycée. Mais elle s'en fiche de ne pas être populaire, même si elle aimerait être un peu plus jolie pour qu'Ambrose la regarde, ne serait-ce qu'une seule fois. Elle a Bailey, son cousin et meilleur ami. Il est atteint de la myopathie de Duchenne qui le cloue à son fauteuil roulant depuis ses onze ans. Il vit au jour le jour et est doté d'un humour mordant ainsi que d'un sens de la répartie sans pareil. 
Ambrose est destiné à devenir étudiant et lutteur, comme tous l'attendent de lui. Mais un évènement tragique va bouleverser sa vie, celle des habitants de Hannah Lake, celle du pays tout entier. Dès lors il décide de s'engager. Et ses amis les plus fidèles le suivent, à la vie à la mort.
Lorsque Ambrose revient à Hannah Lake, rien n'est plus pareil.

~ Mon avis ~ 

Ce livre est déroutant. On nous présente l'histoire habituelle de la fille banale, amoureuse de la coqueluche du lycée, bien évidemment un garçon baraqué et beau comme un dieu, bref, rien de très original. Et pourtant... On nous donne des pistes, bien évidemment. Quelques flash-back des plus touchants, de petites anecdotes qui auraient pu sembler sans importance, mais on devine très vite que tout part de là.
Mon petit regret, c'est qu'il me semble ne pas avoir assez eu de temps pour connaître et m'attacher à Paul, Grant, Jesse et Beans. J'aurais voulu en savoir plus sur eux. J'ai pensé la même chose d'Ambrose, mais c'est à son retour dans sa ville qu'on fait réellement sa connaissance, dans le présent comme le passé. 
Fern est adorable. Elle m'a fait penser à Tohru Honda de Fruits Basket. La jeune fille dévouée, purement gentille, avec le cœur sur la main. D'accord, elle est mignonne mais bon, parfois elle m'a un peu agacée quand même, avec ses moues de petite fille quand elle râle... (enfin, dans mon imagination elle était un peu agaçante mais il n'empêche que c'est un super personnage). Ce que je trouve dingue, c'est que dans la littérature, les rousses sont condamnées aux extrêmes : soit elles sont torrides, pulpeuses et envoutantes soit elles sont très banales, voire cataloguées "moche et grosse". Moi je trouve ça chouette les cheveux roux mais comme les miens sont d'un châtain fadasse je n'ai pas droit au chapitre.

J'ai beaucoup aimé la manière dont la beauté était abordée dans ce livre. La Belle & la Bête avait déjà fait du bon travail! Quoique j'ai beaucoup pensé au génial Wonder de R.J. Placio. Toute beauté compte ici, qu'elle soit intérieure ou extérieure. Fern elle-même a l'honnêteté de dire qu'elle souhaiterai être aimée pour son physique, alors qu'elle est celle qui voit le mieux la beauté du cœur des personnes qui l'entourent. Autre chose intéressante dans ce roman : l'auteur ose mettre à l'écrit les pensées des personnages quelles qu'elles soient, même quand on les croit inappropriées, elles sont vraies et on peut s'y reconnaitre. Bref, si l'on reste sur le thème de la beauté, même s'il m'a énormément plu, que les passages religieux sont pertinents et qu'on découvre avec plaisir la beauté (ou la laideur) de chacun, j'ai parfois été chiffonnée par la réaction de certains personnages...
De plus, toutes les comparaisons ont une grande valeur pour l'histoire elle-même. Au début c'est Ambrose qu'on compare sans cesse à Hercule, mais après avoir tourné la dernière page, pour moi c'était Bailey le héro, le vrai. En même temps, il s'agit de mon personnage préféré. Il profite de la vie, a conscience des réalités, aime avec passion et se permet même d'être l'ange gardien des personnages principaux. Fern a une attitude très maternelle, car elle s'est toujours occupée des autres. Elle apprend qu'il y a une différence entre "aimer" et "prendre soin", que les deux peuvent se conjuguer mais qu'il ne faut pas tout mélanger.
J'ai beaucoup aimé voir Ambrose se reconstruire petit à petit. Poser une à une les briques de sa vie brisée pour la faire tenir comme il peut, mais toujours avec cœur. 

Je ne m'attendais pas à ce que toute l'histoire se déroule dans la petite ville de Hannah Lake où tout le monde se connait, où tout le monde partage ses bonheurs et ses peines, et ça m'a plu. En fait, Nos faces cachées m'a pas mal fait pensé à Eleanor&Park de Rainbow Rowell sous certains aspect ou encore à Indécent de Colleen Hoover. Des sujets fort abordés au travers de la vie de quelques héros auxquels on peut s'identifier sans le moindre mal, car ils ont des failles, des peurs et des espoirs.  

~ Un dernier mot pour la fin ~ 

Ce livre nous parle de l'amour d'une jeune fille pour un garçon qui lui est inaccessible. Il parle du combat pour la vie. Du deuil et des regrets. D'une amitié sans bornes entre un garçon et sa cousine, entre un homme et ses compagnons d'armes. De l'amour d'un homme meurtri pour celle qu'il voit enfin, pour la première fois. De visages magnifiques ou dévastés, de cœurs maculés de lumière et de ténèbres. 

vendredi 9 janvier 2015

Et plus encore - Patrick Ness

L'histoire s'ouvre sur la mort. Celle d'un jeune homme qui se noie dans l'océan, et dont le corps malmené par les vagues se brise avec elles contre les rochers...
Et pourtant, ses yeux s'ouvrent. Il s'éveille dans sa maison. Celle dans laquelle il a vécu, avant qu'il ne quitte l'Angleterre pour les États-Unis. Avant que ce drame ne survienne.

Je vais être très honnête, ce livre m'a beaucoup intriguée lors des première pages, avant que cette redécouverte de la ville désertée par toute forme de vie ne me semble loooooooongue! J'ai énormément trainé. Je connais Patrick Ness et sa manie à nous présenter une histoire des plus banales pour nous en faire un roman du tonnerre à vous secouer les tripes et vous retourner la tête. Mais là, j'ai eu un doute... Beaucoup de description tant de l'environnement que des actions du personnage, des répétitions, on tourne en rond. Puis un évènement survient à la deuxième partie. Une rencontre. C'est un peu plus intéressant, mais pas non plus outrageusement palpitant. Ce que j'ai préféré, c'est les flash-back, ou plutôt les rêves que fait Seth, qu'il a l'impression de revivre tant l'émotion le submerge. J'ai beaucoup aimé les personnes qui ont fait partie de sa vie, ces amis dont il était proche, qui lui manquent. Mais j'ai aussi été frustrée de ces coupures, désireuses de plus longs et nombreux instants de vie si bien écrits et décrits...
150 pages avant la fin de son étrange roman, l'auteur se décide à nous donner des pistes sur ce qu'il veut nous faire comprendre. Il est temps pour moi de faire une petite annonce

(petits) SPOILERS SPOILERS SPOILERS (où je ne révèle pas TOUT )
Patrick Ness nous donne le choix. Vous avez souffert, vous souhaiteriez tout oublier, effacer, recommencer? Dans ce futur-là, c'est possible. Enfin, ce n'est pas la vraie vie, mais ce serait tout comme. Une chance de vivre la vie parfaite, inaccessible dans ce monde corrompu au bord de l'implosion. Alors les êtres humains sont plongés dans un sommeil artificiel. Léthé exploite leurs souvenirs, les données auxquelles il peut accéder, et ainsi rembobine le tout, juste avant le point de rupture. Ce n'est pas tout à fait exact. On ne peut pas tout effacer, mais on peut corriger, améliorer... alors on bifurque, et l'histoire prend une autre tournure.
Mais là n'est pas le fin mot de l'histoire, que je trouve d'ailleurs assez magnifique.
Seth en hanté par ce crime dont il se croit coupable, l'erreur d'un enfant de huit ans. Il perçoit chez ses parents une déception et une rancune envers lui qui le rongent. Puis il y a CETTE personne qu'il l'aime plus que tout, et qui l'aime en retour. S'il a voulu stopper tout cela, c'est parce qu'il a cru perdre cet amour, et même ne jamais l'avoir totalement possédé (pour peut qu'on puisse posséder quelqu'un, bien évidemment...). Puis il réalise que les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être, et ce grâce à ses deux compagnons auxquels il s'attache, finit par faire confiance et même risquer sa vie pour les sauver! 
La fin est emplie de mystère, qu'il s'agisse du Conducteur ou du départ de Seth... Ce n'est pas une chose que j'apprécie plus que ça, mais j'ai quitté ce livre en paix (finalement je ne boude par Sir Ness, alors que j'aurai pu!).
END OF SPOILERS END OF SPOILERS

J'en profite pour vous recommander chaudement ses autres livres qui sont de vraies pépites! Le premier volume du Chaos en marche avait été un supplice pour moi durant les 150-200 premières pages avant que je le dévore avidement jusqu'à la fin du tome 3! Quelques minutes après minuit, tant par son histoire troublante que par ses superbes dessins m'a arraché une larme et marquée pour les années à venir.