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jeudi 30 juin 2016

American Horror Story - The Freak Show (Saison 4) + Hotel (Saison 5)




The Freak Show - Saison 4
Une saison en demi-teinte qui m'a tantôt passionnée tantôt ennuyée... Parfois je me suis dit que cette série s'essoufflait et hop! Mon  engouement reprenait. La "Horror" story prend tout son sens dans cette saison, en particulier avec le clown qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête! L'histoire prend place au sein du "Cirque" qui est surtout un "cabinet des curiosités" ou "musée des horreurs", appelez-le comme vous le souhaitez. L'émotion de se récit prend forme dans la souffrance dans la souffrance de ses protagonistes. Ces êtres nés différents, porteurs de malformation, sont considérés comme des "monstres". Le public les craints tout autant qu'il en est fasciné, leur portant un intérêt parfois malsain. Mais nos héros pour certains trouvent leur place et pour les autres... Bien évidemment, il est question de meurtres, et le véritable monstre n'est pas celui que tout le monde pense. L'histoire oscille entre les séquences d'une rare violence et les passages aux paillettes entêtantes. J'ai beaucoup aimé les séquences de chant de Jessica Lange surtout sa reprise de Space Oddity. Un beau dernier lever de rideau pour cette actrice qui n'aura joué que des rôles emblématiques dans AHS. Comme je l'ai vu depuis plus de deux mois c'est tout ce que je pourrai vous dire! Mais à ceux qui ont été traumatisés par le clown de Ça, passez votre chemin ^^



Hotel - Saison 5
Très mitigée au départ, avec de grosses difficultés à entrer dans l'histoire, j'ai finalement adoré cette saison qui m'a semblé bien différente des précédentes mais qui offre une touche de neuf tout en conservant ce qui a fait le charme de cette série depuis les premiers épisodes.
Des meurtres, une enquête, un hôtel. Le concept est plus ou moins le même que The Murder House, mais avec de petites variantes. Le QG des assassins célèbres, l'implication de créatures fantastiques, les huit clos angoissant... bref, ça claque! Cette saison est irrégulière, pas vraiment parfaite, mais j'en garde un souvenir formidable grâce à la fin qui m'a fait pleurer, frémir, sautiller de joie, et ce n'était pas gagné d'avance. Pas de grandes valeurs de tolérances étalées sur les épisodes mais quelques belles relations qui se créent et savent émouvoir, qu'elle soient amoureuses ou amicales. Ah! Et Lady Gaga n'a pas volé son prix, le rôle a certainement été écrit pour elle et la chanteuse, désormais actrice, est extraordinaire!

Voilà, du blabla qui ne vous apprend pas grand chose mais qui étale mon amour persistant pour cette série glauque, déjantée, intrigante et malsaine à laquelle je reste malgré tout diablement attachée.
 

lundi 18 avril 2016

American Horror Story - Coven (Saison 3)



Saison 3 - 13 épisodes // 2013 - 2014
Série en cours (6 saisons en 2016)

Comme j'ai aimé l'ambiance de cette saison! Le début est, avouons-le, assez violent! Il m'a fait penser au tragique passé de Malicia dans X-Men :'( de même que la suite, avec l'école, les écarts de principes avec les autres sorcières etc.
Cet institut qui accueille de jeunes filles pourvues de dons, de capacités particulières, de... "pouvoirs". J'ai été ravie de voir Emma Roberts rejoindre le casting! J'ai toujours beaucoup aimé ses personnages de pimbêche séductrice qui cache bien plus que ce qu'on ne voit au premier abord. 
Toute l'histoire tourne autour du personnage de Fiona, interprété par Jessica Lange, qui est la "Suprême", la reine des abeilles chez les sorcières de Salem. Qui lui succédera? Qui entraînera sa chute? Jusqu'où ira-t-elle pour garder son titre? 
Ryan Murphy aurait évoqué son souhait d'introduire, comme dans Murder House, une histoire d'amour à la Romeo & Juliet. Pour ma part, je trouve que le résultat n'est vraiment pas le même! Bon, ce qui compte c'est qu'il y ait toujours Evan Peters (on ne dit pas non à un beau blondinet!) mais son personnage n'a pas de véritable importance je trouve. Hormis d'être un sujet de discorde pour les deux adolescentes jalouses!


Les flash-back relatant les abominations perpétrées par Marie-Delphine Lalaurie sont les plus sombres, monstrueux et cruels. Ils sont responsables des conflits persistants des siècles après, entre les deux clans de sorcières.

Bref, j'ai passé un bon moment avec cette saison qui se révèle plus légère que les précédentes, autorisant quelques traits d'humour, sans compter le contexte "pensionnat" qui ajoute toujours de l'intérêt au récit.
Me voilà à l'épisode 4 de Freak Show et le clown me terrorise littéralement!

Parlez moi de cette série, vos saisons préférées? Des séries coup de cœur en ce moment?

mercredi 13 avril 2016

Je suis un monstre - Keren Nott


// Editions Underground // 350 pages //

~ Pour commencer ~
Edselias Greaper est un monstre. Est-il né en tant que tel ou l'est-il devenu? Vous le déciderez en lisant ce journal dans lequel il retrace son existence. Quel rôle ont pu jouer le manque d'amour de sa mère? La cruauté de ses camarades? La violence de certaines rencontres? La passion qui a su le consumer? Allez-y, découvrez...

~ Mon avis ~
Oh mon Dieu! Bon sang! 
Mais quelle claque... QUELLE ÉNORME CLAQUE !
Calmons-nous.
Je suis un monstre est très certainement l'un des livres les plus surprenants qu'il m'ait été donné de lire, sincèrement. Un livre qui m'a complètement chamboulée. 
Alors, qu'on se le dise dès le départ : âmes sensibles s'abstenir. C'est du dur, du violent, du sanglant. L'auteur ne fait pas dans la dentelle. Le mot "souffrance" n'est rien comparé à l'illustration qui en est faite à travers ces pages. Y sont décrits des meurtres commis de sang froid, par plaisir, par jouissance de la domination et du désespoir d’autrui. Je me suis mentalement censuré certains passages tellement c'était hard, pour vous dire...
Ce livre est effrayant. Ce qu'il décrit est dérangeant, malsain, souvent ignoble... et pourtant j'ai été happée, fascinée par son récit, agrippée à ses pages. Le personnage d'Edselias, aussi destructeur soit-il m'a touché de part la puissance de ses sentiments. Qu'il s'agisse de son amour comme de sa haine. Certains passages m'ont pris aux tripes. Pas à cause des effusions d'hémoglobine, hein, mais à cause de la passion dévorante qu'il éprouve pour un certain personnage dont je tairai le nom. Aucune mièvrerie (en même temps, ça ferait terriblement tâche vu le contexte) mais des émotions décrites avec une finesse qui m'a éblouie.
Ah, oui. J'ai adoré la plume de l'auteur. 
C'est quand même extraordinaire de décrire des scènes de massacres et des scènes de sexe comme elle le fait. Je m'explique. On rencontre énormément de déception dans ces cas là car il y en a toujours trop peu ou pas assez. Et là, c'était parfait, tout simplement. Pareil pour le langage d'Edselias. Il est jeune, son parlé évolue, il jure, mais rien à voir avec cet étalage incessant de jurons et d'expression mal intégrées que l'on doit parfois subir. Il en semble bien plus mature pour l'âge qu'il devrait avoir, mais cela rend la lecture encore plus agréable.
De nombreux "monstres" viennent à croiser le chemin d'Edselias. Tous des victimes de la vie et des hommes, qui veulent obtenir vengeance. Tous des êtres que l'on apprend à connaître et auxquels on s'attache, malgré leurs crimes et leur haine. Et au milieu de tout ce sang, de toute cette dépravation, certains passages apparaissent beaux, troublants, déchirants. 
Il ne servirai à rien de continuer à en parler. Le plaisir que j'ai éprouvé durant cette lecture est en partie dû au mystère, à l'inconnu dans lequel je me suis engagée. Je ne savais pas où j'allais et ce fut une sacrée expérience! 

~ Un dernier mot pour la fin ~
Amis lecteurs dotés d'un estomac solide et de nerfs d'acier, qui souhaitez du neuf et du surprenant mené par une narration impeccable : lâchez-vous! (et prenez bien en compte mes recommandation, en ce moment je suis rodée par trois saisons consécutives de American Horror Story mais peut-être aurai-je eu plus de mal avant ça! ^^)

~ A propos de la maison d'édition ~
Les Editions Underground existent depuis avril 2015. Une toute jeune maison qui propose bon nombre de titres tous plus intrigants les uns que les autres. Lors du Livre Paris, j'ai eu la chance d'en avoir une présentation et de rencontrer quelques auteurs. J'ai acheté un livre papier (Jusqu'à la fin des temps) et un usebook (La balafre de Dieu). A peine arrivée chez moi j'ai repensé à deux autres titres qui me tentaient bien aussi. Ni une, ni deux, j'ai acheté sur leur site deux ebook : Artefacts et Je suis un monstre. Leur stand était tout près de celui des éditions EDB et Rebelles. Bref, j'étais dans un coin bien sympa! 


jeudi 24 mars 2016

American Horror Story - Asylum (Saison 2)



Saison 2 - 13 épisodes // 2012-2013
Série en cours (6 saisons en 2016)

Quelle surprise que cette série. Comme c'est déroutant d'être à la fois révulsé et fasciné par ces histoires glauques et morbides, ces personnages à la fois malsains, dérangeants et parfois même attachants.  

Les créateurs ont joué le jeu à fond. L'histoire se passe dans un "asile de fou" ce triste débarras où l'on enfermait les personnes atteintes de pathologies psychiatriques, ainsi que tous les représentants de la société qu'on voulait voir disparaître... avant que des prises en charge un peu plus humaines ne soient mises en place avec hôpitaux et cliniques de santé mentale, bref.
Tout est mis en doute. Qui dit la vérité, qui croit dire la vérité, qui délire, qui est victime d'hallucinations, qui est possédé, qui a rêvé? Le spectateur assiste à des scènes dont il ne peut même pas être lui-même sûr qu'elles sont vraies! C'est ce que j'ai trouvé extra.
Gros avertissement : âmes sensibles s'abstenir.
Je m'étais dit "ouf, c'est pas si terrible" après la saison 1 mais j'ignorais ne pas être au bout de mes surprises! Cette saison est douloureuse, torturée, cruelle, violente visuellement et moralement donc on y va en prenant ses précautions!


Cette saison sera teintée de mystère, beaucoup d’événements resteront sans explication. Cela concorde avec cette notion de réel et de réalité dont on ne sera jamais certains pour bon nombre de personnages. Les extraterrestres, le Diable, Bloody Face, ainsi qu'un monstre assez effrayant qu'on aperçoit mais dont on ne sait jamais d'où il vient ni qui il est...
Le plus terrifiant peut-être, c'est la triste et cruelle réalité dont s'inspire le manoir de Briarcliff car "la réalité est toujours plus terrifiante que la fiction" d'après Ryan Murphy.

J'ai eu du mal à comprendre l'intérêt de démarrer la saison avec un couple, à notre époque, visitant les décombres de Briarcliff mais tout ceci est expliqué... à la fin!
Comme d'habitude le personnage interprété par Evan Peters est juste... tellement touchant et dramatique et, et, et je n'en dirai pas plus! 
Il fait partie des personnages centraux, mais il y en a tellement! Deux religieuses, une journaliste (elle surtout!), un médecin, un prêtre qui cachent tous de sombres secrets.


Difficile de dire si j'ai préféré la saison 1... Je trouve seulement dommage qu'Asylum se perde dans tout plein d'intrigue, laisse passer quelques moments de longueur inutile, ne développe pas tant que ça certains personnages intéressants, mais sinon c'est une sacrée réussite vu la complexité du scénario dans lequel ils se sont embarqué!
Et big up à Jessica Lange qu'on déteste puis qu'on adore, qui nous offre toujours un jeu d'une justesse incomparable ainsi qu'un petit show inoubliable!

Encore un blabla inutile avant de faire une petite pause lecture et peut-être même démarrer la saison 3? Sur ce, belle soirée et je vous laisse sur cette petite chanson (qui ne me quitte plus, plus jamais... brrrrr!)

 

Enjoy !!




jeudi 17 mars 2016

American Horror Story - Murder House (Saison 1)



Saison 1 - 12 épisodes // Diffusée en 2011
Série en cours (6 saisons en 2016)

~ Pour commencer ~
La famille Harmon, composée d'un psychiatre infidèle, de sa femme meurtrie et de leur fille dépressive, s'installe dans un manoir - hanté - après l'adultère du père et la fausse couche de la mère. Il pensent reconstruire leur famille, retrouver ce qu'ils ont perdu, mais la demeure est peuplée d’esprits qui n'ont certainement pas l'intention de les laisser en paix.



~ Mon avis ~
J'ai démarré cette série sans grande conviction... pour me retrouver happée par l'histoire, le passé de chaque esprit prisonnier des murs de cette maison. L'ambiance est glauque à souhait, les personnages hauts en couleur et complètement frappés, et tout ceci se révèle passionnant! Difficile de ne pas être touché par le personnage de Tate Langton. Chaque révélation peut nous faire rire, pleurer ou dresser les cheveux sur la tête. Pour certaines, âmes sensibles s'abstenir. Mon coup de cœur vient de mon attachement à certains univers morbides et macabres si tant est qu'ils soient associés à un soupçon de bons sentiments.



~ Un dernier mot pour la fin ~
Si les fantômes et les sombres histoires de meurtre ne vous font pas peur, jetez vous sur ce condensé de frissons à la réalisation impeccable. Vous ne vous engagez pas pour longtemps, chaque saison étant indépendante l'un de l'autre. Enjoy!

Marina - Carlos Ruiz Zafon



// Editions Pocket // 282 pages //

~ Pour commencer... ~
Dans la Barcelone des années 1980, Oscar, quinze ans, a l'habitude de fuir le pensionnat où il est interne. Au cours de l'une de ses escapades, il fait la connaissance de Marina. Fascinée par l'énigme d'une tombe anonyme, Marina entraîne son jeune compagnon dans un cimetière oublié de tous. Qui est la femme venant s'y recueillir ? Et que signifie le papillon noir qui surplombe la pierre tombale ? S'égarant dans les entrailles d'une terrifiante cité souterraine, s'enfonçant dans les coulisses d'un inquiétant théâtre désaffecté, Oscar et Marina réveillent les protagonistes d'une tragédie vieille de plusieurs décennies.

~ Mon avis ~
Ma lecture a été très compliquée. Elle a duré plus de deux semaines, entrecoupée d'autres lectures. Le début m'a enchanté, puis l'histoire a puis un tournant qui m'a perdue. Beaucoup de souvenirs, de témoignages, de personnages qui m'ont fait complètement décrocher. Mais j'ai lutté - trouvant dommage de m'arrêter alors que j'avais lu plus de la moitié du livre. Et j'ai beaucoup, beaucoup aimé la fin. Celle qui découle du dernier témoignage. 
Globalement, les personnages d'Oscar et Marina m'ont bien plu. Marina est mystérieuse, courageuse et intrépide. L'ambiance est surprenante, entre rêve et réalité, passé et présent. La plume est douce et poétique par moment. Il y a de nombreux moments de longueur, c'est vrai, mais en persévérant on arrive à une histoire très intéressante.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Contente de cette première rencontre avec Carlos Ruiz Zafon dont j'ai beaucoup entendu parler. Je pense que ce roman, entre de bonnes mains, ferait un film fascinant. Une extraordinaire enquête aux airs de fantastiques dans une réalité sombre et cruelle. Je recommande!


mardi 28 octobre 2014

Hemlock Grove - Saison 1

Bon, on a tous entendu parler de Netflix. Moi aussi, mais j'ai compris ce que c'était tardivement. Qu'à cela ne tienne, nous avons testé le premier mois gratuit! Quitte à regarder quelque chose, autant démarrer avec une création de la maison. Deux épisodes de Orange is the new black ne nous ont pas convaincus. Puis il y a eu... Hemlock Grove.

Dans les bois de Hemlock Grove en Pennsylvanie, près de l'aciérie abandonnée de Godfrey, est retrouvé le corps mutilé et sans vie d'une jeune fille. Une chasse à l'homme s'ensuit mais les autorités ne sont pas certaines que ce soit d'un homme dont elles devraient être à la recherche...(merci Allociné !!)

Le pitch c'est du vu et revu. Et pourtant, dès le premier épisode, ça a été le coup de foudre. Et non, ce n'est pas seulement la présence de Bill Skarsgard (le petit frère de ce bon vieux Eric Northman) qui m'a incité à poursuivre cet énième histoire de loup-garou et de vampire dans une ville paumé avec des lycéens bizarres. Les créateurs de cette série ont réussi à instaurer une ambiance unique, inquiétante tout en maintenant une certaine légèreté, avec personnages assez atypiques. D'accord, il y a le nouveau venu en ville que tout le monde soupçonne, mais il y a bien plus. C'est la relation entre les différents personnages qui m'a le plus touchée. L'amitié improbable qui se crée entre Roman et Peter mais surtout l'affection sans borne de Roman pour sa sœurette Shelley que je trouve terriblement attachante. Elle voit tout, elle ressent tout, mais se fait parfois oublier parce qu'elle ne parle jamais. Bon, après la tendresse de Roman pour Letha - sa cousine, donc - est particulière et dérangeante mais bon, on comprend pourquoi plus tard.

Roman, Letha, Olivia, Shelley, Norman, Lynda, Peter


J'ai beaucoup beaucoup aimé le personnage de Roman. Solitaire, il se prend d'amitié pour Peter durant leur quête du meurtrier. C'est un personnage torturé qui tient à son entourage, parait juste hautain et arrogant au début mais se révèle drôle et très sympathique, même si de douloureux moments durant lesquels il va perdre le contrôle vont parfois surgir. Peter est un personnage "cool" mais je l'ai trouvé assez horripilant par moment! Ils forment un duo explosif qui porte sur ses épaules toute la série. Les personnages secondaires ne sont pas en reste malgré tout et ont chacun leur importance et une personnalité bien marquée qui permet de nous attacher à eux.
Les révélations se font rares, mais les deux derniers épisodes sont riches en évènements et nous en apprennent bien plus que la saison toute entière.

Petite remarque : bien que cette série ne soit pas aussi "trash" que les premières saisons de True Blood, sachez qu'elle se montre parfois sanguinolente! Néanmoins que cela ne vous arrête pas dans votre élan, jetez un coup d’œil et vous saurez vite si cette petite série (qui s'achèvera à la fin de la saison 3) est faite pour vous. Enjoy!

lundi 27 octobre 2014

Kaleb - Myra Eljundir

À 19 ans, Kaleb se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Pour ce qui est du résumé en 4ème de couverture, je ne suis pas trop d'accord. Je trouve que ce qu'on lit est finalement assez différent. Le "il n'en sera pas désolé", disons qu'il devient presque vrai à la toute fin. Au début Kaleb est tout de même très mal à l'aise lorsqu'il comprend qu'il est capable de manipuler ceux qui l'entourent, mais il le fait par nécessité. Pour ce qui est de la séduction, il en a toujours joué et se plait à être un "bad boy" que les filles s'arrachent depuis des années. La relation qu'il entretient avec Lucille, c'est différent. Elle est destructrice et le mal vient de l'un comme de l'autre, d'un besoin réciproque.
Alors, Kaleb. C'est un livre qui m'a beaucoup plu. Bien construit, ce roman démarre sans nous laisser le temps de souffler en nous offrant un personnage arrogant et séducteur, un peu déboussolé par ce "pouvoir" qui l'envahis peu à peu malgré lui, mais au final moins agaçant ou détestable que ce à quoi je m'attendais donc ouf! Je trouve dommage que le rythme soit altéré par la nécessité de donner des explications. Les enfants du volcan, les sentinelles, les origines d'Islande... mais c'est indispensable pour que l'histoire gagne en profondeur et même si ce changement m'a freinée dans ma lecture, que j'ai presque eu du mal à poursuivre à un moment, elle ouvre les portes vers une suite qui nous promet bon nombre d'évènements bien plus passionnants avec une rencontre - c'est certain - entre Kaleb et Abigail.
L'accent est mis sur les pulsions. Entre les pouvoirs de Kaleb et ceux d'Abigail, on va dire que la séduction, le sexe et tout ce qui s'y rattache est omniprésent. Cela est justifié notamment par la violence dont est victime Kaleb. Il ressent les émotions - positives comme négatives - qui l'entourent et le percutent de plein fouet, ce qui entraine forcément un besoin de se perdre complètement, de s'abandonner pour reprendre possession de ses propres sensations. 
Malgré le ton très sombre, on sent qu'il s'agit d'un livre destiné aux adolescents, ce qui est parfois déroutant. L'auteur veut en faire, mais pas trop. Ce livre aurait pu être destiné à un public adulte, la plume de l'auteur aurait été la même - de qualité - mais la narration aurait été moins "censurée". Pour autant, ce livre n'est pas si différent de quelques autres romans young adult : on a des pouvoirs qui surgissent et avec lesquel le héro doit apprendre à composer, on apprend qu'il n'est pas le seul, il existe un groupe de personnes qui savent ce qu'il est et éventuellement le mettre hors d'état de nuire et une prophétie! De chouettes éléments qui permettent de monter une saga prometteuse.
Sur ce, bonne lecture à vous et laissez-vous tenter...

dimanche 26 octobre 2014

King's Game - Nobuaki Kanazawa



Roman pour téléphone adapté par la suite en manga, King's Game relate les périples d'une classe de lycéens japonais impliqués malgré eux dans ce qui est appelé "le Jeu du Roi". Le principe est simple : le Roi donne ses ordres par SMS. Quiconque n'accomplis pas le gage, meurt. C'est une hécatombe. Au début personne ne veut y croire, puis l'évidence s'impose petit à petit et le jeu devient une lutte pour survivre. C'est sans compter ceux qui cherchent à tout prix à démasquer le Roi.

Illustration de début de chapitre

Ce que j'ai pensé de cette série... Cinq tomes, c'est bien. C'est court donc on n'a pas le risque de s'éterniser sur les mêmes histoires. J'ai trouvé le début un peu long... puis une fois entré dans l'histoire, les actions s'enchainent, le rythme est rapide et rend tout ça assez addictif : on veut connaître le suite des évènements! Mais voilà, la fin est un peu tirée par les cheveux, même s'il faut bien admettre que trouver une explication plausible se révélait bien compliqué dès le premier tome. 
Et puis ma grosse déception : le graphisme. Notez bien, j'ai acheté mes tomes ensemble, empaquetés car d'occasion. Je connaissais cette série de réputation, les avis me semblaient positifs et comme l'offre était intéressante et que l'idée me plaisait je me suis dit "pourquoi pas?". Et voyez les illustrations de couvertures : superbes. Celles en début de chapitre sont aussi soignées et très plaisantes. Une fois les premières pages tournées j'ai trouvé un dessin certes dynamique mais aux allures bâclées. Il me semble que ce même dessin s'améliore au fur et à mesure des tomes ce qui permet de gagner en puissance dramatique, mais tout de même cet élément m'a chiffonnée...

Double page de bande dessinée - Chapitre 1

En somme, King's Game est un thriller sympa qui vaut le coup d'être découvert, fort d'une intrigue intéressante et d'un rythme haletant. Même si pour moi il ne fera pas date, ce fut un agréable moment de lecture.



mardi 5 août 2014

L'Affaire Jennifer Jones - Anne Cassidy

J'avais eu quelques échos de ce livre. Parcouru rapidement la présentation à la fin d'autres romans édités par Macadam (une valeur sûre). J'ai sauté sur l'occasion lorsqu'il s'est retrouvé devant moi chez un bouquiniste. Puis il a traîné dans mon interminable PAL... Puis je termine Cinder juste avant de partir à la plage. Il me faut quelque chose de captivant, facile à transporter et c'est l'Affaire Jennifer Jones qui attire mon attention.
C'est sous un soleil de plomb, abritée par ma demi-tente que j'ai fait la connaissance de Jennifer et Alice. J'ai été séduite. Cette histoire est dotée d'une belle qualité : elle est très humaine. J'ai soufferts avec Jennifer, j'ai espéré avec Alice, j'ai sentis leur détresse et ce sentiment d'abandon, cette crainte de tout perdre. L'auteur nous présente des personnages complexes, avec des faiblesses, leurs propres démons et les jugements dont ils sont victimes par la suite.
La construction est intéressante, alternant entre le présent et les flash-back sur les événements à l'origine du crime de Jennifer. Le style est simple et agréable, ce qui permet une parfaite immersion sans se perdre dans de longues descriptions qui seraient ici inutiles. 
Je n'entrerai pas dans les détails, cette histoire mérite d'être découverte et savourée page par page. Merci Macadam!

lundi 28 juillet 2014

Kaori Yuki

Comte Cain
En parcourant les pages de ce blog qui a déjà quelques années, j'ai constaté avec effroi que je n'avais aucunement parlé d'un des auteurs que je considère comme incontournable depuis si longtemps déjà : Kaori Yuki. Cette mangaka dont la réputation n'est plus à faire au Japon (ni même en France d'ailleurs) est tout juste extraordinaire. J'ai découverts son travail avec God Child, la cinquième partie d'une saga qu'elle avait commencé au début des années 90 si je ne me trompe pas : Comte Cain. Une pure merveille tant par le scénario que par les dessins, d'une finesse inégalable, d'un style unique, et cette manière qu'elle a de rendre le macabre poétique (ce qui rappelle les habitudes d'un certain Tim Burton).
Ensuite, je me suis attaquée à son oeuvre la plus connue, la plus longue, la plus aboutie si je puis me permettre (faire tenir la route à une histoire comprenant des dizaines de personnages, incluant anges, démons et réincarnation... tout un art!). 
Angel Sanctuary
Kaori Yuki sait aussi aborder les sujets sensibles de manière subtile, les relations amoureuses, affectueuses, douloureuses et elle touche toujours. S'en suivent pas mal de one-shot (Contes cruels, Le Parfum, Vampire Host), mais aussi des séries de 4/5 tomes toujours sympas, et surtout un bonheur pour les yeux. Il y a eu Fairy Cube, Ludwig Revolution puis The Royal Doll Orchestra et enfin Devil's Lost Soul. J'ai eu un gros coup de coeur pour Ludwig Revolution dans lequel elle revisite les contes de fée traditionnels de manière un peu plus... "trash" et macabre, mais aussi humoristique et émouvante (le Petit Chaperon Rouge est une tueuse à gages sexy, la Belle au Bois Dormant fuit la dure réalité en se cachant dans ses propres rêves...) le tout amené par le Prince Ludwig, un prince dragueur qui parcourt le monde à la recherche de sa promise...
Anges, fées, princesses, démons, vampires... Kaori Yuki est une mangaka à part qui use de nombreuses histoires pour aborder des thèmes forts à travers des personnages sensibles, parfois (souvent) torturés et qui n'ont pas froid aux yeux. Pour moi, elle reste un des must en matière de manga (il ne faut pas se focaliser sur la catégorie "shojo" dans laquelle ses œuvres sont référencées ;-))
Voici quelques illustrations supplémentaires pour vous faire une idée, enjoy!
Ludwig Revolution
Fairy Cube

Devil's Lost Soul

The Royal Doll Orchestra