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mercredi 15 février 2017

The Vanishing Girl, Tome 1 - Laura Thalassa


// Éditions Amazon Crossing //

Remerciements : Un grand merci à NetGalley et Amazon Crossing pour l'accès à ce titre qui n'est pas encore paru et qui sera disponible à la vente à partir du 21 mars 2017.

~ Pour commencer ~
Ember Pierce disparait chaque nuit l'espace de dix minutes. Elle se retrouve alors dans des lieux qu'elle ne connait pas, face à de parfait inconnus. Elle improvise, joue un rôle et attend que le sablier laisse tomber son dernier grain.
Puis le jour de ses dix-huit ans, des hommes prétendant appartenir au Gouvernement viennent la chercher. Elle n'est pas née naturellement, elle n'est même pas tout à fait une simple humaine et surtout, elle apprend être la propriété d'un programme secret entrainant d'autres jeunes gens comme elle. Peut-elle se fier à Caden Hawthorne, cet homme aussi séduisant que dangereux qui lui est attribué comme partenaire? Que cache réellement ce programme et les missions qui leurs sont attribuées?

~ Mon avis ~
On démarre sur une jeune fille porteuse de facultés hors normes, qui va participer à un programme spécial, développer ses capacités et bien évidemment connaître l'amour. J'ai quitté ce titre avec un avis assez mitigée. Mais je précise qu'il n'est pas négatif non plus, loin de là!
Tout d'abord, il faut savoir que le style narratif m'a plu. Certes, on découvre l'histoire à travers les pensées de l'héroïne ce qui inclus la nécessité d'employer un langage "parlé", mais celui-ci est utilisé judicieusement et ne m'a, pour une fois, pas trop dérangée. Ember est une adolescente au tempérament résolument rebelle mais elle fait preuve d'une certaine maturité malgré son apparente agressivité. 
Concernant Caden, on voit arriver gros comme une maison le rôle qu'il va jouer dans l'histoire. Il est beau, sexy, fort, intelligent, mais aussi séducteur, gentil, protecteur et dévoué. 
"Veuillez l'ajouter à la liste de mes courses, c'est pour consommer tout de suite, merci!"
Je suis habituellement agacée par le stéréotype de l'homme qui représente TOUT ce dont la fille a toujours rêvé. Il est torturé, elle est la seule à pouvoir le libérer de ses chaîne comme il est le seul a avoir réussi à percer sa carapace de femme forte et insensible. 
Je n'irai pas jusqu'à dire que je me suis attachée aux personnages, mais je les ai trouvé plutôt touchant dans leur désir de prouver qu'au cœur de la tempête, seul l'amour compte et permet de faire face à l'adversité. 
Bon. Je pourrai aussi vous dire que j'ai été passablement agacée par les scènes de sexe à répétition qui interviennent entre chaque mission au cas où on n'aurait pas compris qu'ils se désirent ardemment et s'aiment fougueusement. Mais comme j'ai essentiellement lu ce roman dans les trasports pour aller au boulot, il faut avouer qu'un petit paragraphe coup de chaud et fantasme ne fait jamais de mal pour se mettre d'aplomb.
Concernant le contexte, la machination au cœur de laquelle se retrouve Ember bien malgré elle... que c'est long! La vie dans le camp militaire est bien décrite, on sent la dureté des conditions dans lesquelles les personnages doivent vivre au quotidien. Ce qui me pose problème, c'est qu'on nous révèle des détails, de petites informations dont on se doutait déjà plus ou moins au compte goutte. C'est frustrant. J'aurais aimé que tout cela soit bien plus développé, parce que j'ai surtout eu l'impression que cette histoire de projet secret était un gros argument pour étoffer et justifier un contexte particulier à notre histoire d'amour qui prend énormément de place.
Je ne suis pas contre, mais il faut que le lecteur ait du grain à moudre sur tous les points du livre. Et là, avec le peu de grain que j'ai en ma possession c'est à peine si j'ai de quoi faire une baguette de pain!

~ Un dernier mot pour la fin ~ 
Afin de terminer sur une note positive, il est bon de savoir que The Vanishing Girl est un roman assez captivant qui se lit rapidement et dans lequel il est facile de se plonger. Je ne sais pas encore si je lirai la suite mais il faut bien avouer que la fin du tome 1 nous laisse sur une scène de suspense assez dingue. Donc, c'est un "peut-être".

dimanche 22 janvier 2017

Sous un rayon de soleil - Tsukasa Hojo

 
// Editions Ki-oon // 3 tomes de 192 pages //

Alors qu'il tente de s'attaquer à un arbre pour venger la chute dramatique de sa sœur, Tatsuya rencontre la jolie Sarah qui l'empêche alors de commettre l'irréparable. Car Sarah n'est pas n'importe quelle jeune fille, puisque vit en elle l'esprit de la forêt, elle peut communiquer avec les plantes. 
S'ensuivront de belles aventures et d'amusants quiproquos notamment parce que Sarah ne vieillit pas et que son beau visage aura fait battre bien des cœurs! 
Un joli titre divertissant et poétique qui vous fera sourire et saura même vous émouvoir le temps de quelques pages. Sans compter le plaisir d'admirer le trait magnifique de Tsukasa Hojo dont j'ai toujours admiré les planches de dessin. Ce titre date de 1994, j'ai tenu entre mes mains la première édition française mais celui-ci a récemment été repris par Ki-oon et, je l'imagine, retravaillé.

vendredi 20 janvier 2017

One, Tome 1 : Même pas peur - Jacinthe Nitouche


// Éditions Hachette //

~ Pour commencer ~
Sacha, 10 ans, voit un jour débarquer dans sa vie Charlie. Elle a un an de moins que lui. Dès leur première rencontre, il savent que plus rien ne sera comme avant. Les années passent et ils deviennent tout l'un pour l'autre. Même après que Charlie ait disparu pendant deux ans et que Sacha se soit persuadé de l'avoir oubliée. Mais cette fille, ce n'est pas n'importe qui. Cette fille, c'est Charlie.

~ Mon avis ~
J'ai eu la chance de me procurer en un rien de temps One grâce à NetGalley (merci Jiji pour l'info!). Je l'ai commencé comme ça, pour passer le temps dans les transports, sur le chemin du boulot.
Et je n'ai plus pu décrocher.
Des romances, on en croise à tour de bras dans les librairies et difficile d'en trouver qui sortent du lot. One sort du lot. One nous fait ressentir toute une palette d'émotions auxquelles on ne s'attend pas.
Tout tourne autour des deux personnages principaux. Charlie et Sacha s'aiment d'un amour que personne ne comprend, d'un amour né à leur plus jeune âge, celui auquel on ne se pose pas de question et qu'on vit, tout simplement. Cet amour est pur, fort et sans limite. Ils connaissent tout l'un de l'autre, acceptent tout, se donnent tout.
Ce livre est vivant.
Il est criant de vérité. Les questions que l'on se pose à l'adolescence sont abordées avec beaucoup de finesse. Les frontières s'effondrent. Celles entre amour et amitié, hétérosexualité et homosexualité, attirance et attachement... Pourquoi s'imposer les étiquettes qui nous bouffent l'existence? C'est la question qui m'est revenue plusieurs fois. Le récit m'a semblé complexe mais aussi assez révélateur des évidences que l'on n'accepte pas toujours.
Qu'on se le dise, hein, on n'est pas dans un traité sur les questionnements de l'existence, mais un feel-good book qui se déguste sans modération! Seulement, je l'ai trouvé bien plus profond qu'il n'y parait. Je ne m’attarderai pas sur l'amour idéal fantasmé qui se brise une fois possédé. Ça fait du bien de casser le mythe de temps en temps histoire de se rappeler que la réalité que l'on vit vaut tellement plus que ces fictions trop parfaites.

~ Un dernier mot pour la fin ~
J'AIME Charlie et Sacha, Sacha et Charlie, ces deux êtres tendres, drôles et merveilleusement percutant qui forment un tout, non pas parfait, mais tellement évident. Inutile de vous préciser que je trépigne d'impatience à l'idée de lire la suite qui sortira courant mars 2017.
Je terminerai cet article par un standing ovation dédié à Zoé qui m'a fait littéralement mourir de rire par ses répliques qui méritent de figurer dans le palmarès de mes citations favorites!

jeudi 12 janvier 2017

La Maison des Morts - Sarah Pinborough


// Éditions Milady // 384 pages //

~ Pour commencer ~
Toby est un Déficient. Comme des dizaines de jeunes, un test sanguin a fait basculer sa vie, révélant qu'il est porteur du gène tant redouté. Cloîtrés dans ce manoir perdu au milieu d'un île déserte par Matrone et ses infirmières, ils espèrent chaque jour ne pas être les prochains à partir pour le sanatorium dont personne ne revient. Toby, lui, vit la nuit tandis que tous dorment. Jusqu'à ce que la nuit ne lui appartienne plus. Jusqu'à ce qu'elle fasse irruption dans sa vie.

~ Mon avis ~ 
Difficile de le dire autrement, ce roman est sacrément déroutant. Pas de grande révélation, pas de mystère à percer, non. La Maison des Morts est avant tout un récit de dortoir avec son lot de conflits, de coups bas, d'amitiés et de premières amours. Qu'importe l'absence d'action à vous couper le souffle, la plume de Sarah Pinborough vous fait voguer paisiblement dans cet univers intrigant dont on ne nous cède que quelques indices. Ici, l'important ce ne sont pas les faits mais les actes et les paroles. Cette petite communauté d'adolescents, tous à bout de nerfs mais solidaires, à la veille de mourir mais toujours désireux de vivre.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Ne vous attendez pas à un roman d'épouvante, ni de fantastique ou de grande quête... La Maison des Morts traite les sentiments, la valeur de la vie, celle qu'on lui donne lorsque l'on est chaque jour à même de la perdre. Sauf que, cette fois-ci, on en a réellement conscience. Une jolie manière de traiter les émois de l'adolescence et les décisions que comportent le passage à l'âge adulte, quand bien même on ne puisse jamais l’atteindre.

dimanche 8 janvier 2017

Orange - Ichigo Takano



// 5 tomes d'environ 200 pages // Éditions Akata // 

~ Pour commencer ~

Un matin comme les autres, Naho reçoit une lettre étrange, écrite par elle-même, dix ans plus tard. Cette lettre annonce les différents évènements qui vont se produire dans les mois qui suivent, et contient des recommandations sur ce qu'elle devra faire pour ne pas connaître les regrets qui la hanteront dans le futur. Au début, elle n'y croit pas. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Kakeru, un nouveau venu dans sa classe, et que les premières prédiction se déroulent comme prévu. Dès lors, Naho va devoir prendre des décisions qui lui feront violence, elle qui s'est toujours effacée pour faire de la place aux autres. 


~ Mon avis ~
Je trouve parfaite l'idée d'un message venant du futur pour traiter d'un sujet aussi universel que le regret. Universel? Oui, on l'a tous connu, sauf qu'il est plus ou moins douloureux et bien trop banalisé quant à la souffrance qu'il peut occasionner. Donc oui, le regret, mais ici l’aboutissement n'est pas vraiment celui auquel on aurait pu s'attendre. Notre héroïne est un personnage timide, passif, presque effacé... On se demande même ce qu'elle fait dans cette bande de boute-en-train! Puis après cela semble évident. Ils se complètent tous : le beau-gosse sportif, la jolie fille pleine de vie, la grande froide et cynique mais adorable, l'intello à l'humour douteux... et finalement le petit bout de femme réservée mais maternelle. Puis arrive Kakeru, ce jeune homme mystérieux, doux et gentil que l'on veut sauver.
Si l'on sait ce que nous réserve l'avenir, peut-on le contrer? Une fois le l'Histoire modifiée, il n'est plus possible de se baser sur le futur connu. Dès lors les personnages vont devoir puiser en eux-même les ressources pour se battre, pour atteindre leur but. Je regrette que Naho reste si passive, et même si sa timidité est connue, j'ai levé les yeux au ciel suite aux bonds impensables qu'elle fait dès que Kakeru s’approche d'elle "trop près" ou face à son incompréhension dans certaines situations (genre la main tendue ou tous ces trucs évidents qui lui sont proposés et qu'elle ne percute absolument pas). 
Les deux personnages qui m'ont profondément touchée sont Kakeru et Suwa. Kakeru pour sa souffrance, le déchirement qu'il ressent à cause de cette culpabilité qui lui interdit de savourer le bonheur qu'il connait grâce au groupe ainsi que son désir de vivre et d'être heureux.
Suwa, c'est le héro typique à la Colleen Hoover (que j'aime beaucoup, hein, j'ai juste fait une overdose durant l'été ^^). Il est gentil, sensible, dévoué corps et âme et prêt à tous les sacrifices pour les gens qu'il aime. Si quelqu'un trouve la moindre chose que l'on puisse lui reprocher, lancez une alerte! En somme, c'est exactement le genre de personnage qui m'horripile au plus haut point d'habitude, mais là, non. Je l'ai aimé pour son amour, pour l'amitié sans faille qu'il porte à Kakeru et le cœur qu'il a sur la main chaque page que l'on tourne.
Les autres membres de la bande sont drôles et attachants et ont aussi su m'émouvoir, mais mon gros coup de cœur est surtout centré sur ces deux charmants jeunes hommes. 
Pour moi, le message de Orange, c'est surtout de se dépasser et donner tout ce que l'on a pour les gens qu'on aime et ce qui nous tient à cœur. A partir de là, qu'importe ce qui peut arriver. Car c'est en se freinant, en n'osant pas, que nos héros portent en eux une montagne de regrets. Comme chacun de nous.



~ Un dernier mot pour la route ~
Bref, j'espère ne pas en avoir trop dit, mais au moins juste assez pour vous donner envie de découvrir ce merveilleux récit d'amitié qui m'a transportée cette semaine. Je ne saurais dire tous les états par lesquels je suis passée mais malgré les sujets sombres qui sont abordés, j'ai ri aux éclats bon nombre de fois! J'espère qu'il en sera de même pour vous. Et si vous avez déjà succombé à Orange, je ne peux que vous recommander d'en faire de même avec Elle et Lui (Kare Kano) de Masami Tsuda ainsi que C'était Nous de Yuki Obata, deux autres mangas forts d'une sensibilité à fleur de peau, qui traitent de sujets durs et de l'espoir toujours présent grâce aux sentiments forts de l'amour et l'amitié.

lundi 2 janvier 2017

Le tyran des songes - Oren Miller


// Editions EDB // 494 pages //

EDB ose... et vous?
Les adeptes de cette maison d'édition connaissent leur crédo, mais difficile d'être à nouveau surpris même si l'on se délecte de chaque nouvelle sortie, et pourtant...
Avec Le tyran des songes, EDB lance sa collection dream, celle à laquelle on ne s'attendait pas.
J'aimerai vous dire que c'est une réussite, mais ce serait mentir.
Le tyran des songes n'est pas juste réussi. 
C'est un sacré bon sang de bonsoir de coup de cœur de la mort (nouvelle année, langage châtié.).

~ Pour commencer ~
Emma a un don : elle voit l'âme des gens. C'est pour ça qu'elle ne doit jamais les regarder en face. C'est pour ça qu'elle s'est toujours sentie différente, à part, inadaptée. Heureusement, elle a Saki et Yoann, ses irremplaçable amis. Et surtout, il y a Vlad, le beau et mystérieux jeune homme qui travaille à la librairie où elle se rend régulièrement pour le voir, comme si de rien n'était. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que Vlad l'observe depuis sa plus tendre enfance. Et il n'est pas seul, puisque Jack, l'étrange propriétaire de la librairie l'accompagne. Car Emma n'est pas humaine, pas tout à fait. Et bon nombre de personnes sont à sa poursuite et tout particulièrement le très redoutable Marchand de Sable que l'autre monde craint plus que la Mort.



~ Mon avis ~
Le tyran des songes, LE titre qui sort du lot, celui que l'on a tous attendu cette année. Car même si l'on croise toujours de belles lectures, agréables, qui nous font voyager, il y a énormément de répétitions, de similitudes, de thèmes récurrents... et il est difficile de faire de réelles découvertes, inattendues et surprenantes. On se trouve ici catapulté dans un univers familier et totalement nouveau à la fois. L'auteure nous sert une intrigue ancrée au cœur d'un monde de magie et de mythologie, de complots politiques menés par des êtres que nous n'aurions pas soupçonné croiser ici (et certainement pas chez EDB il y a quelques mois!). L’héroïne assez classique que nous rencontrons au début de l'histoire devient une toute autre personne au fil du récit. Les personnages qui l'accompagnent durant ses aventures sont tous plus intéressants, percutants et charismatiques les uns que les autres. Je ne souhaite pas en dire plus, car il faut VIVRE cette histoire. Il faut s'imprégner de cet univers complexe et passionnant que nous offre l'auteure. Ce n'est pas si simple d'y entrer. Personnellement, je suis restée dans le flou lors de certains passages, un peu comme notre héroïne qui se retrouve catapultée dans une dimension parallèle qui lui est totalement inconnue. Puis une fois mes marques prises et les différents protagonistes clairement situés dans mon esprit, impossible de m'en défaire.
Ajoutez à cela les superbes illustrations réalisées par Oren Miller elle-même et vous obtenez la pépite que, j'espère, vous tiendrez très vite entre vos mains.


~ Un dernier mot pour la fin ~
Merci aux éditions EDB de toujours plus oser, de nous proposer ces excellents titres dans de superbes box qui nous font croire que Noël c'est toute l'année. J'espère très rapidement pouvoir découvrir la suite du Tyran des Songes, impatiente de retrouver Emma, Jack, Orion, Astrée et bien évidement ce cher Marchant de Sable...

lundi 31 octobre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tome 2 : Hollow City - Ransom Riggs



// Editions Bayard (Jeunesse) // 502 pages //

Je vais faire bref afin que cet article ne contienne aucun spoilers.
Néanmoins, il est important de préciser que ce livre est un énormissime coup de cœur. J'avais beaucoup aimé le premier opus des aventures de nos enfants particuliers : la découverte de cet univers unique, de chaque personnage à part, le danger qui les menace etc.
Dans Hollow City, le ton m'a semble tout autre. On apprend vraiment à connaître les membres de notre petite troupe, leur caractère, leur réaction face aux différents évènements qui se produisent, leurs sentiments... Ils rencontrent toute une palette d'individus, particuliers ou non, amis ou ennemis, et cette épopée n'en est que plus palpitante, de bout en bout. 
Je suis passée par l'amusement - parce que oui, nos particuliers arrivent à se montrer particulièrement drôle malgré les drames qu'ils traversent -, mais aussi par la peine lorsque la perte de certains personnages s'est produite, et enfin l'angoisse parce que - bon sang! - ce livre regorge de scènes à vous faire dresser les cheveux sur la tête et tourner les pages à toute allure!
Voilà, c'est tout.
Je n'en dirai pas plus sur tout l'amour que je porte à ce livre.
Quoique, si!
Il s'agit certainement d'une alliance parfaite entre la merveilleuse plume de l'auteur et la traduction de qualité qu'en a fait les éditions Bayard, mais chaque phrase est un délice. Sans compter les mots que pose Jacob sur les sentiments qu'il éprouve envers Emma. Je suis tout simplement sous le charme!
Est-ce un conte? Un roman fantastique? Une merveille de papier?
Qu'importe. Prenez votre courage à deux mains et franchissez cette boucle temporelle pour tous les rejoindre!

Une photo prise par mes soins au lieu de l'habituelle couverture capturée sur internet : vous préférez ou on fait comme avant ?

Happy Halloween !

dimanche 2 octobre 2016

A la place du coeur - Arnaud Cathrine


// Éditions Robert Laffont (Collection R) // 252 pages //

~ Pour commencer ~
Caumes vit les meilleurs moments de sa vie. Il vient d'avoir 17 ans. Il est amoureux. Il est libre et sûr d'un avenir plein de promesses. Mais nous sommes le 7 janvier 2015, et avec la vie de Caumes, c'est la France toute entière qui bascule. Comment savourer ces instants quand son pays n'est qu'horreur? 

~ Mon avis ~
Je trouve que "A la place du cœur" est un roman intéressant, intelligent. L'histoire entre Caumes et Esther est présentée sans artifices, comme la vivent tous les adolescents, avec innocence, curiosité et fougue. Je trouve que le professeur de philosophie, quoique un brin trop posé et lucide, apporte énormément à l'histoire dans son approche du terrorisme, du racisme, de l'information, des médias... Ces jours terribles, nous les avons tous vécus, à notre manière et c'était douloureux de passer à nouveau par là, sans compter le souvenir de ce qui a suivit. Le personnage qui m'a le plus troublée est Hakim, parce qu'il est le représentant de tous les opprimés, les victimes injustes de l'incompréhension et de la bêtise humaine.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Un je ne sais quoi a fait que ce livre, quoique addictif et très facile à lire, n'a pas été un coup de cœur. Mais il fait partie des titres qui doivent être lus, qui sortent très clairement du lot et qui vous marquent. 

samedi 17 septembre 2016

Eirielle : Un monde nouveau - Claire Josserand



// Éditions CreateSpace // 176 pages //

~ Pour commencer ~
Océane est une jeune adolescente tout ce qu'il y a de plus normal jusqu'au jour où elle apprend qu'elle est la princesse d'Eirielle, un monde merveilleux de paix et de magie. C'est aussi à ce moment là qu'elle rencontre Nicolas, le garçon de ses rêves qui semble s'intéresser à elle.

~ Mon avis ~
Il m'est très difficile de donner mon avis sur ce titre. Je n'ai ni adoré ni détesté. Mais j'ai tout de même beaucoup de choses à dire... Alors je vais essayer de me montrer claire et concise.
Dès le début j'ai été très dérangée par le style d'écriture. C'est personnel, mais j'ai beaucoup de mal avec le langage "parlé" dans un roman. Je me doute que l'objectif est de rendre les dialogues et pensées plus spontanés, réalistes, mais cela m'agace plus qu'autre chose, de même que les répétitions. Ainsi j'ai trouvé dommage qu'il y ait tant de "super", "génial", "j'adore", sans compter les absences de négation et les lignes de point d'exclamation. Cela a en partie entravé ma lecture et mon attachement aux personnages qui est quasi-inexistant (prenez en compte que je viens de terminer la saison 4 de The Walking Dead et je me soucie vaguement du sort d'un seul personnage donc l'attachement que je peux porter est somme toute très relatif...).
J'ai beaucoup lu qu'Océane était niaise et immature. Ce n'est pas ma première pensée. Océane est une jeune fille pleine de vie, et les rapports qu'elle entretien avec sa meilleure amie, sa mère puis son copain sont à mon sens des plus normaux. Le côté immature résulte justement - je pense - du langage parlé qui passe très bien dans la vie de tous les jours et bien moins dans un roman.
Concernant ladite maturité de l'héroïne, j'ai une autre remarque.
Au début j'ai trouvé certains passages très négligés au niveau de la rédaction, et j'ai pensé qu'il s'agissait juste d'un style auquel je n'adhérais pas. A côté de cela, j'ai pu apprécier quelques paragraphe sacrément bien formulé, avec de belles phrases posées qui passaient à merveille. Alors, oui, peut-être que les passages qui m'ont dérangée sont "négligés".
Il est bon de savoir que depuis peu, j'en ai par dessus la tête des romances et plus encore des romances fantastiques (le premier tome des Etoiles de Noss Head m'est sorti par les yeux ^^) donc dès le départ, il est normal que je ne soit pas une grande admiratrice du bouquin.
Je trouve néanmoins qu'il est important de souligner bon nombre de points positifs.
Tout d'abord, l'auteure a su créer en détaillant au possible un monde entièrement régis par la magie, essayant de se démarquer en expliquant certains éléments de la vie quotidienne du peuple d'Eirielle. Qu'on aime ou non ce monde, on est obligé d'admettre que c'est une belle prouesse d'imagination. Personnellement, je n'ai jamais réussi à arriver au bout de l'écriture d'un roman de cette ampleur alors je ne peux qu'applaudir.
Ensuite comme je le précisais plus haut, il y a de très bons passages, aussi je me permets d'ajouter qu'avec un bon travail de réécriture, Eirielle pourrait s'améliorer dans sa forme et son contenu. 

~ Un dernier mot pour la fin ~
Eirielle appartient à un genre qui n'entre pas dans mes favoris, alors il est peu probable que je lise la suite. Malgré tout je souhaite une belle continuation à ce titre et son auteure (une charmante personne que j'ai rencontré sur instagram), en lui souhaitant une belle continuation dans son travail et de nouveau lecteurs pour les versions à venir.

mardi 2 août 2016

Miss Dumplin - Julie Murphy



// Editions Michel Lafon // 376 pages //

~ Pour commencer ~
Willowdean Dickson est grosse. Pour elle, ce n'est pas une insulte ni une moquerie, c'est comme ça qu'elle se voit et s'assume. Qu'importe qu'Ellen, sa meilleure amie de toujours ait le physique d'un Miss Lupin Junior, elles sont inséparables. Même si parfois El ne voit pas certaines choses pourtant évident pour Will. Et puis un jour, Bo Larson embrasse Will, et surtout, il pose ses mains sur elle. Dès lors, toutes ses convictions s'effondrent. Il dit qu'il la trouve magnifique, elle se trouve grosse, est-il vraiment possible qu'elle soit les deux à la fois?



~ Mon avis ~
Oh. Mon. Dieu.
Enfin, ENFIN un bouquin qui parle de véritables sujets de la vie de tous les jours!
Willowdean, c'est le personnage que j'attendais. Il y a peu, je râlais de toujours voir apparaître "la-bonne-copine-grosse-mais-rigolote". Toujours un second rôle, avec des relations potaches mais jamais la romance qui fait rêver. 
Julie Murphy casse les règles, change les codes tout en restant réaliste (les moqueries et bizutages en tout genre ne disparaissent pas d'un coup de baguette magique...). J'ai eu le sourire aux lèvres quand j'ai lu qu'Ellen était plus grande que son copain sans que cela ne soit tourné en ridicule. Enfin !
Bref.
Willowdean est un personnage charismatique, avec un véritable caractère. Ce n'est pas une Sainte, elle fait des erreurs avec sa famille, ses amis, ses amours et c'est en cela qu'elle nous touche. Son assurance est réelle mais s'effrite quand surviennent les sentiments. Ce qui ne l'empêche pas de garder son piquant qui m'a fait rire aux éclats bon nombre de fois! On la voit, en quelques pages, devenir cette jeune femme belle et épanouie qu'elle doit devenir. Et ça fait du bien. Il n'est pas seulement question de Will car d'autres "laissées pour compte" ont leur importance dans cette histoire mais je ne vais pas tout vous révéler non plus!  
J'ajouterai seulement que, en effet, Bo porte bien son nom. J'ai été ravie de découvrir un jeune homme beau et séduisant certes mais qui en a dans la caboche et qui ne sert pas seulement de fantasme ambulant, il est bien plu que ça!
Très sincèrement, j'en aurais voulu plus. J'aurais voulu que les relations soient plus développées, que la partie concernant le concours ait plus d'importance, qu'on voit Bo plus souvent ainsi qu'Ellen, en savoir d'avantage, quoi! Mais tant pis, je suis quand même ravie, j'ai passé un excellent moment de lecture et espère que l'adaptation prévue au cinéma sera à la hauteur.

Crédit http://www.ohthebookfeels.com/


~Un dernier mot pour la fin ~
Le maître mot de l'histoire c'est, pourquoi devrais-je changer pour les autres? Je suis tel que je suis. Je m'aime tel que je suis. Et j'accepte enfin que les autres m'aiment tel que je suis. On a tous droit à notre petit bonheur, notre petit Paradis, qu'on soit grand ou petit, gros ou maigre, doté d'une plastique parfaite ou esquinté par la vie. Deux personnes n'ont pas besoin d'être "assorties" pour se compléter et s'aimer. Aimer ne nécessite aucune condition, sinon aimer.
Et garder un accès Deezer à proximité pour écouter les chansons de Dolly Parton citées dans le roman. Et profitez!


dimanche 10 juillet 2016

Everything everything - Nicola Yoon



// Editions Bayard // 360 pages //

~ Pour commencer ~
Madeline est malade. Elle est allergique au monde. Depuis sa plus tendre enfance, elle vit seule avec sa mère et Carla, son infirmière. Son quotidien est entrecoupé de soins, de cours avec des professeurs, de lecture et de jeux de société. Tous les jours, tout le temps, pour toujours. Puis de nouveaux voisins s'installent, et tout change. Maddy rencontre Olly.

~ Mon avis ~
Difficile de donner un avis objectif. Ce roman est un énorme coup de cœur, une véritable pépite trépidante, déchirante, à vous chambouler le palpitant. Une jolie histoire d'amour, tout en tendresse, construite sur de petits détails qui émerveillent. J'ai trouvé nos deux personnages tellement touchants! Ce roman chemine comme un journal intime dans lequel Maddy consigne ses moindres pensées mais aussi ses listes, les petits rituels qu'elle s'est créé toutes ces années (les spoils de romans, récompenses en cas de livre retrouvé...). Quoi de mieux que l'amour pour transmettre ce message selon lequel vivre, c'est prendre des risques? Sur certains points, Everything everything peut rappeler Nos étoiles contraires, mais en ce qui me concerne j'ai de loin préférée ma dernière lecture, plus fluide et plus spontanée... Les dernières pages sont riches en émotions, en révélations, et l'auteur parvient à nous tenir en haleine à la force de l'amour que l'on porte à nos héros.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Inutile de tergiverser, d'essayer de vous convaincre. Fiez-vous à cette superbe couverture, le contenu est largement à la hauteur de cette sublime illustration. Savourez!

lundi 4 juillet 2016

La loi du coeur - Amy Harmon



// Éditions Robert Laffont (Collection R) // 432 pages //

~ Pour commencer ~
Il s'appelait Moïse Wright. Le bébé crack abandonné dans un panier au Lavomatic. Tout le monde avait peur de lui, de ses peintures et son regard étrange. Mais pas Georgie. Georgie c'est la dur-à-cuire par excellence et Moïse, elle le trouve fascinant, terriblement attirant. Georgie et Moïse connaîtront un "avant" et un "après". Et c'est au long de ses pages que vous les découvrirez...

~ Mon avis ~
Amy Harmon s'est définitivement fait une place dans le palmarès de mes auteurs préférés, c'est certains. Cela va être très compliqué de vous parler de La loi du cœur. Tout d'abord, j'ai mis trois semaines à le lire. Oui, oui, trois semaines. Ce n'est pas la longue lecture du livre qu'on peine à lire parce qu'on n'accroche pas. C'est la longue lecture du "je m'installe, j'ouvre mon livre, je me délecte". J'ai connu ça avec Eleanor and Park, que j'avais plus tôt terminé car à ce moment-là je ne travaillais pas (et ne faisais pas encore de couture, mon dernier hobby chronophage). 
J'ai savouré La loi du cœur, de bout en bout. La plume d'Amy Harmon s'est révélée d'une douceur incontestable, comme une fleur qui aurait éclos sous mes yeux. J'ai aimé ses personnages brut de décoffrage. Au début, le parlé de Georgie m'a heurté, puis je m'y suis tellement attachée, à cette adepte de rodéo. La manière dont est introduit Moïse est réellement surprenante. Je pense l'avoir découvert comme Georgie, intriguée et séduite à la fois. Puis j'ai moi aussi eu le cœur brisé. Puis j'ai fait plus ample connaissance avec Moïse à travers le regard qu'il porte sur le monde. Sa souffrance, ses rencontres, son évolution, sa confrontation avec l'amour, implacable et immuable. La deuxième partie offre de grandes révélations tout comme de grandes peines, mais aussi son lot de joie, de retrouvailles et de pardon.

Je suis ravie que Robert Laffont ait, comme pour Nos Faces Cachées, conservé la couverture originelle. En revanche je regrette un peu l’adaptation des textes. "The law of Moses", la loi de Moïse trouve tout son sens en lisant le roman. Après le choix définitif était certainement plus vendeur mais bon, ça m'a un peu chiffonnée. Et "The story of before and after, of new beginnings and never-endings" traduit mieux la finalité de l’œuvre que "Malgré elle, malgré lui, une seule loi : la passion". Je chipote, désolée, ce n'est pas si grave et puis vous avez fait un travail magnifique! Nous faire connaître Amy Harmon et nous l'amener de si belle manière dans notre cher pays! ^^

~ Un dernier mot pour la fin ~
C'est l'histoire d'un garçon et d'un fille, d'un homme et d'une femme, d'un avenir incertain et d'un amour infini. Ce roman n'est pas un enchainement incessant d'action et d'aventures. Ce roman est un concentré d'émotions, de sentiments, comme s'ils étaient contenus dans une fiole, à portée de main. Des personnages, principaux et secondaires, que l'on souhaite rencontrer, remercier et serrer dans nos bras.
J'ai aimé ce livre, à la folie, et la fin m'a terriblement émue et chamboulé le cœur.
Alors je me permets de vous le conseiller. Je sais qu'il en a déçu beaucoup. Et j'ai aussi conscience qu'à une autre époque, dans d'autres circonstances, ç'aurait pu être mon cas. Mais ce fut tout l'inverse. Et je vous souhaite de connaître la même expérience que celle que j'ai pu vivre en parcourant ces pages.

mardi 14 juin 2016

Forget Tomorrow - Pintip Dunn



// Editions Lumen // 430 pages //

~ Pour commencer ~
Callie va avoir dix-sept ans. C'est ce jour-là qu'elle recevra le tant attendu souvenir que son moi du futur va lui envoyer. Et c'est le drame. Parce que dans ce souvenir, Callie se voit assassiner sa jeune sœur qu'elle aime plus que tout : Jessa. Alors qu'elle est enfermée en un rien de temps pour ce crime qu'elle n'a pas encore commis, Callie est secourue par Logan, le garçon qu'elle a tant aimé et qui, depuis cinq ans, semble l'avoir totalement oubliée.

~ Mon avis ~
Qualifier ce roman de déception est pour moi un doux euphémisme (oui, désolée, je suis une éternelle insatisfaite en ce moment...). Hormis la couverture et la superbe édition que nous proposaient les Éditions Lumen, le pitch de l'histoire m'avais tout de suite convaincue. Je mourrai d'envie de le lire et me le suis offert sans la moindre hésitation. Il faudrait sérieusement que je revoie mes critères de jugement...
Bref.
Pour faire simple, on a une énième société futuriste avec des règles bien précise au sein d'un monde évolué et doté d'une technologie complètement folle. C'est le cas de presque toutes les dystopies sorties ces dernières années, là-dessus pas de surprise donc ce n'est pas un problème.
Ce roman est creux.
Comme beaucoup, beaucoup de personnes l'ont adoré, je vais reformuler : j'ai trouvé ce roman terriblement est affreusement creux et sans saveur. L'héroïne tout d'abord. Je n'ai pas réussi à m'y attacher, à éprouver la moindre compassion pour elle. Elle m'a même agacée parfois. Et Logan, oui, pourquoi pas, mais sa relation avec Callie ne m'a pas émue une seule seconde. Elle est plate, très convenue, avec des phrases pré-enregistrées dans le lexique des séquences émotions à caser au sein d'un moment de crise.
Les évènements qui s'enchainent tout au long de l'histoire sont plutôt prévisibles ou juste pas franchement surprenants ni captivants. Je n'ai pas ressentie l'émotion, la crainte et le suspense que j'aurais certainement souhaité.  
J'ai bien aimé la partie qui se déroule à Harmony, les personnages rencontrés sont un poil plus intéressants, mais je les avais presque déjà oublié lors de la dernière partie tant ils sont vite éclipsés. 
La fin, je dois bien l'admettre, rehausse le niveau. Un chouette retournement de situation qui, même s'il n'est pas non plus d'une originalité confondante, a le mérite de nous arracher un soupir après que l'on ait retenu notre respiration durant un instant.
Cette fin, qui m'a rappelé celle du premier Hunger Games, n'est pourtant pas suffisante pour me donner envie de lire la suite...

~ Un dernier mot pour la fin ~
Quand je vois l’enthousiasme qu'a pu susciter ce roman, je me dis qu'il ne faut pas se montrer trop sévère. Je pense que je ne l'ai pas lu au bon moment, ou qu'il faut que je tire définitivement un trait sur les dystopies, ou alors que mon édition était un fake (non, je plaisante...). Mais qu'à cela ne tienne, j'attends vos retour avec impatience, j'adore débattre de tous les titres qu'ils aient fait battre mon cœur ou généré mon mépris!

dimanche 5 juin 2016

Hopeless - Colleen Hoover

 
// Editions Fleuve Noir (Territoires) // 506 pages //

~ Pour commencer ~
Sky mène une vit tranquille avec sa mère adoptive, Karen, et sa meilleure amie, Six. Karen est opposée à toutes les nouvelles technologies, alors Sky a grandit sans et s'occupe sainement : lecture, course à pied, soirées avec Six... Après des années de scolarité à domicile, elle décide de passer la toute dernière au lycée, histoire de connaître une vie d'ado normale pour quelques mois. Puis elle rencontre Holder. Et tout bascule.

~ Mon avis ~
Bon, il faut que je me fasse une raison : interdiction de lire la moindre romance dans les mois à venir !!! Je pense sincèrement avoir fait une overdose de Colleen Hoover... Parlons de ce roman.
Ce fut un supplice durant la première partie. Que dis-je? Les soixante premiers pourcents. C'est beau l'amour, les débuts d'une relation, la découverte de l'autre... mais bon sang j'ai cru que ça ne prendrait jamais fin! Déjà le premier baiser on en fait tout un foin, môssieur Holder a décrété qu'il serait l'élu. Alors il faut faire durer le suspense parce comme Sky n'a jamais rien ressenti avec un homme, il faut que lui, il lui offre le feu d'artifice de la fin des temps. Quel manque de spontanéité, bon sang... Cela n'engage que moi, mais j'aime les histoires d'amour qui se font naturellement, sans complication. Deux personnes se plaisent, sont attirées l'une vers l'autre, puis les sentiments évoluent... Là on se croirait dans un jeu vidéo. "Level One : YOU WIN!!". Bon, on a le droit de délirer un peu dans sa tête, mais 300 pages de flirt basé sur des phrases ultra cliché, de "suis-moi je te fuis", d'allumage avorté par un "non ce n'est pas le moment, pas tout de suite". Raaaaaah!
Heureusement, passé ce long et tortueux périple on arrive à l'histoire évoqué dans le synopsis (on est bien à 300 pages passées comme dis plus haut, hein!) et le passé de Sky refait surface. L'histoire, à mon sens, est drôlement bien ficelée. C'est torturée à un point difficilement atteignable mais cela permet d'aborder différents sujets douloureux, voire tabous, et c'est nécessaire. Passée la première révélation, on en apprend toujours un peu plus de manière graduelle et tout s'éclaire. J'ai beaucoup aimé cette partie. C'est d'ailleurs à ce moment-là que l'amour des deux personnages prend toute son importance et les aide à faire face aux démons du passé. Avec une bonne adaptation en scénarios, ce roman pourrait faire un très chouette film.
Comme d'habitude, les personnages secondaires sont intéressants mais pas assez exploitée : les deux BFF, j'aurai souhaité les voir plus souvent mais au sein de ce chaos qu'est la vie de Sky, il n'y avait de place que pour son unique est grand amour. 
La plume de Colleen Hoover est toujours efficace, chaque titre se lit facilement. Mais je ne le dirait jamais assez : trop de guimauve, tue la guimauve. Quoique concernant on pourrait dire que la guimauve fond comme neige au soleil. Bref, à force de faire des tartines d'amour j'en fais des indigestions, donc stop!

~ Un dernier mot pour la fin ~
Si vous terminez juste les quinze tomes de Game Of Thrones et que vous avez besoin d'amour, de tendresse, de passion, de roucoulade, de longues tirades sur l'endless love des deux héros... jetez-vous dessus! Si vous êtes fan de Colleen Hoover, eh bien lisez-le parce que c'est bien d'elle, aucun doute! Et pour ceux qui ont envie de mettre le feu aux vitrine lors de la St Valentin, passez votre chemin.
Désolée pour le brin de cynisme qui pimente cet article! Je suis confrontée à l'addiction de ma lecture et l'exaspération qu'elle me fait ressentir malgré tout. Ma vie de lectrice est en plein conflit.

samedi 28 mai 2016

Confess - Colleen Hoover



// Editions Hugo & Cie (New Romance) // 344 pages //

~ Pour commencer ~
Aubrun a quinze ans. Elle exprime une toute dernière fois son amour pour Adam avant d'être 
séparée de lui. Avant qu'il ne quitte ce monde. Cinq ans plus tard, Auburn a absolument besoin d'un second boulot. Owen a immédiatement besoin d'une nouvelle employée. Ils se rencontrent au moment où ils ont le plus besoin l'un de l'autre, mais aussi au moment où tout les séparent. Et pourtant...



~ Mon avis ~
Je n'entre pas plus dans les détails tout simplement parce que j'ai lu ce livre sans la moindre idée de son contenu et cela m'a certainement permis de l'apprécier plus encore. J'ai lu presque tous les romans de Colleen Hoover sortis en France et il me semble que c'est mon préféré, avec Ugly Love. Je dois avouer, aucun n'est pour l'instant un coup de cœur. Il y a toujours quelques chose qui me chiffonne. Trop de scènes larmoyantes, de moment où tous les personnages s'apitoient sur leur sort. Tellement de souffrance que Rémi sans famille et Princesse Sarah peuvent allez jouer dans la cour! Et les personnages sont parfait, irréprochables. Tous leurs actes ont pour but de protéger l'autre. Dévotion, sacrifice... Ce sont de belles valeurs qui comptent, surtout dans un roman centré sur l'amour mais c'en est presque étouffant parfois! 
Bref. Calmons-nous!
Je l'ai quand même dévoré. J'ai adoré Owen, ses convictions, son assurance, l'amour qu'il porte en lui. Auburn, je lui ai trouvé moins de saveurs. Sa crainte de perdre ce qui compte le plus pour elle l'a rend passive sauf à la fin, bien heureusement (enfin !!).
J'ai a-do-ré Emory, la coloc' d'Auburn. On la voit peu, mais elle laisse une sacrée marque : la fille drôle, un brin cynique qui n'a pas froid aux yeux.
Concernant Lydia et Trey, je les ai cordialement détesté, na!
J'au eu un énorme coup de cœur pour le dernier chapitre. Tout vient de là. C'est ce que j'ai préféré. Je l'ai lu à 7h du matin, j'ai versé toutes les larmes de mon corps. C'est l'un des plus beaux passages que j'aie lu. Le livre doit être lu, ne serait-ce que pour ce passage.
J'ai adoré les toiles disséminées tout au long du roman, ce qui m'a donné envie de découvrir leur auteur qui fait des merveilles : Danny O'Connor.



~Un dernier mot pour la fin ~
Du bon Colleen Hoover comme on les aime, avec son lot de drames bien dramatiques (non, non je n'exagère pas). C'est tendre et émouvant, c'est beau, ça donne envie de se battre pour ce qui compte, d'être amoureux ou alors de se blottir dans les bras de son cher et tendre.

mercredi 13 avril 2016

Je suis un monstre - Keren Nott


// Editions Underground // 350 pages //

~ Pour commencer ~
Edselias Greaper est un monstre. Est-il né en tant que tel ou l'est-il devenu? Vous le déciderez en lisant ce journal dans lequel il retrace son existence. Quel rôle ont pu jouer le manque d'amour de sa mère? La cruauté de ses camarades? La violence de certaines rencontres? La passion qui a su le consumer? Allez-y, découvrez...

~ Mon avis ~
Oh mon Dieu! Bon sang! 
Mais quelle claque... QUELLE ÉNORME CLAQUE !
Calmons-nous.
Je suis un monstre est très certainement l'un des livres les plus surprenants qu'il m'ait été donné de lire, sincèrement. Un livre qui m'a complètement chamboulée. 
Alors, qu'on se le dise dès le départ : âmes sensibles s'abstenir. C'est du dur, du violent, du sanglant. L'auteur ne fait pas dans la dentelle. Le mot "souffrance" n'est rien comparé à l'illustration qui en est faite à travers ces pages. Y sont décrits des meurtres commis de sang froid, par plaisir, par jouissance de la domination et du désespoir d’autrui. Je me suis mentalement censuré certains passages tellement c'était hard, pour vous dire...
Ce livre est effrayant. Ce qu'il décrit est dérangeant, malsain, souvent ignoble... et pourtant j'ai été happée, fascinée par son récit, agrippée à ses pages. Le personnage d'Edselias, aussi destructeur soit-il m'a touché de part la puissance de ses sentiments. Qu'il s'agisse de son amour comme de sa haine. Certains passages m'ont pris aux tripes. Pas à cause des effusions d'hémoglobine, hein, mais à cause de la passion dévorante qu'il éprouve pour un certain personnage dont je tairai le nom. Aucune mièvrerie (en même temps, ça ferait terriblement tâche vu le contexte) mais des émotions décrites avec une finesse qui m'a éblouie.
Ah, oui. J'ai adoré la plume de l'auteur. 
C'est quand même extraordinaire de décrire des scènes de massacres et des scènes de sexe comme elle le fait. Je m'explique. On rencontre énormément de déception dans ces cas là car il y en a toujours trop peu ou pas assez. Et là, c'était parfait, tout simplement. Pareil pour le langage d'Edselias. Il est jeune, son parlé évolue, il jure, mais rien à voir avec cet étalage incessant de jurons et d'expression mal intégrées que l'on doit parfois subir. Il en semble bien plus mature pour l'âge qu'il devrait avoir, mais cela rend la lecture encore plus agréable.
De nombreux "monstres" viennent à croiser le chemin d'Edselias. Tous des victimes de la vie et des hommes, qui veulent obtenir vengeance. Tous des êtres que l'on apprend à connaître et auxquels on s'attache, malgré leurs crimes et leur haine. Et au milieu de tout ce sang, de toute cette dépravation, certains passages apparaissent beaux, troublants, déchirants. 
Il ne servirai à rien de continuer à en parler. Le plaisir que j'ai éprouvé durant cette lecture est en partie dû au mystère, à l'inconnu dans lequel je me suis engagée. Je ne savais pas où j'allais et ce fut une sacrée expérience! 

~ Un dernier mot pour la fin ~
Amis lecteurs dotés d'un estomac solide et de nerfs d'acier, qui souhaitez du neuf et du surprenant mené par une narration impeccable : lâchez-vous! (et prenez bien en compte mes recommandation, en ce moment je suis rodée par trois saisons consécutives de American Horror Story mais peut-être aurai-je eu plus de mal avant ça! ^^)

~ A propos de la maison d'édition ~
Les Editions Underground existent depuis avril 2015. Une toute jeune maison qui propose bon nombre de titres tous plus intrigants les uns que les autres. Lors du Livre Paris, j'ai eu la chance d'en avoir une présentation et de rencontrer quelques auteurs. J'ai acheté un livre papier (Jusqu'à la fin des temps) et un usebook (La balafre de Dieu). A peine arrivée chez moi j'ai repensé à deux autres titres qui me tentaient bien aussi. Ni une, ni deux, j'ai acheté sur leur site deux ebook : Artefacts et Je suis un monstre. Leur stand était tout près de celui des éditions EDB et Rebelles. Bref, j'étais dans un coin bien sympa! 


mardi 29 mars 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tome 1 - Ransom Riggs



// Editions Bayard Jeunesse // 432 pages //

~ Pour commencer ~
Depuis la plus tendre enfance de Jacob, son grand-père s'est toujours révélé un peu fantasque. Ce bonhomme mystérieux lui a toujours parlé de l'orphelinat où il a grandit, avec ses amis dotés de pouvoirs incroyables. Adolescent, Jacob trouve évident que ces vieilles photographies sont truquées, c'est tellement grossier! Il en vient à se ranger de l'avis de son père, que le vieux monsieur a peuplé son passé d'imaginaire pour cacher une liaison qu'il aurait entretenue depuis des années, ce qui expliquerait ses fréquentes disparitions et ces lettres inconnues. Pourtant, Jacob est certain d'avoir vu un monstre attaquer son grand-père. A-t-il rêvé? Est-il devenu fou? C'est seulement en se rendant sur l'île qui a servit de théâtre à ses contes d'enfance qu'il pourra en avoir le cœur net. 


~ Mon avis ~
Ce livre, ce magnifique objet est un ovni. Une pépite. Une merveille à laquelle on pense s'attendre mais que l'on n'a décidément pas vu venir. Le début peut sembler long à certains, pourtant il est savoureux. On passe tout doucement de notre monde à celui des particuliers. On découvre un à un les personnages que Jacob connait depuis toujours sans les avoir jamais connu. Les photos apportent une dimension extraordinaire au récit (et il est tellement plaisant que leur origine soit détaillée à la fin de l'ouvrage). J'ai toujours été attachée à ces histoire merveilleuses qui mettent en doute "le réel", ces histoires qui content des choses incroyables qui ne peuvent pas être vues de tous, et qui posent toujours la question de ce qui est vrai, ce que la personne voit, ce qu'elle croit. 



~ Un dernier mot pour la fin ~
Difficile de rédiger un quelconque résumé ou une véritable chronique qui ferait honneur à Miss Peregrine et les enfants particuliers, c'est une aventure dans laquelle on se plonge, que l'on vit pleinement ou pas du tout. Aussi, je me permettrai seulement de vous inciter à vous faire votre propre opinion.
Et si vous aimez, deux tomes suivront celui-ci.
Et pour les plus fainéants ou les plus "visuels", il vous reste le film de Tim Burton qui vient bientôt!


lundi 1 février 2016

U4 : Koridwen - Yves Grevet



// Editions Nathan (Syros) // 398 pages //

~ Pour commencer ~ 
Le virus U4 a décimé 90% de la population. Les seuls survivants sont des adolescents. Koridwen, à tout juste 15 ans, décide de quitter son hameau de Bretagne accompagnée de son cousin Max sur les conseils de sa grand-mère décédée des années auparavant. Le seul espoir qui leur reste se trouve à Paris, et l'espoir est tout ce à quoi ils peuvent se raccrocher à présent.

~ Mon avis ~
Une dystopie, genre très populaire dans les romans jeunesse de ces dernières années. Après Hunger Games, je ne m'y suis plus trop aventurée, puis mon amoureux m'a offert ce beau livre pour Noël. Sincèrement, il est excellent. Tout l'intérêt réside en son personnage principal. Koridwen est d'une grande maturité, une jeune femme courageuse prête à tout pour avancer, une véritable meneuse qui ne baisse pas les bras un seul instant. C'est toujours plaisant de rencontrer des personnages féminins forts. Je sais, il y a Katniss, mais la voir pleurer toutes les cinq pages a fini par me gonfler. Pour revenir à Kori, l'affection qu'elle porte à son cousin m'a pris aux tripes.
On est confronté à un monde d'adolescents où la mort est partout, et les relations amoureuses (?) sont abordées avec subtilité sans tomber dans le mélo. 
Seul bémol, la fin.
Tout est minutieusement détaillé, du long voyage de Kori à travers la France aux conditions désastreuses que subissent tout un chacun au cœur de Paris, les rencontres qui se font et les amitiés qui se créent, les tensions inévitables et la crainte de tout perdre... et là, pouf! Une fin à la Wolf's Rain! Bon, j'évoque un manga qui ne vous parlera peut-être pas. Il se passe quelque chose, un aboutissement certes, mais c'est trop brutal et trop vague pour qu'on ne s'y heurte pas. D'autant plus que je m'attendais à ce qu'il reste encore quelques chapitres pour finalement constater que les vingt dernières pages sont en fait des extraits des autres volumes de U4!
Bref, je suis restée sur ma faim, et c'est bien dommage car l'histoire, les personnages et la plume de l'auteur en font un excellent cru! J'ai eu la chance de recevoir U4 : Yannis de Florence Hinckel et pourrait donc découvrir cet univers sous un autre angle... mais pas tout de suite!

~ Un dernier mot pour la fin ~
Le concept d'un partenariat entre quatre auteurs pour traiter l'histoire dans un même contexte de quatre personnages, de leur périple, pour qu'ils se rencontrent à un moment donné... je trouve ça excellent! Peut-être lirai-je les autres titres afin de connaitre le passé des trois autres. J'ai été déçue par la fin, et en lisant quelques avis, j'ai pu voir que ce ressenti était partagé par beaucoup et pour tous les volumes. C'est dommage, mais peut-être est-ce une piste d'amélioration pour la prochaine fois?

jeudi 17 décembre 2015

Des mensonges dans nos têtes - Robin Talley



// Editions MOSAÏC // 284 pages //

~ Pour commencer ~
Sarah et Linda se détestent.
Du moins, c'est ce qu'elles croient.
Sarah est Noire. Linda est Blanche.
Leurs chemins se croisent au Lycée de Jefferson, en 1959.

~ Mon avis ~ 
Difficile de parler Des mensonges dans nos têtes en quelques mots seulement. Ce roman est un véritable coup de poing. Cela a été une lecture éprouvante, voire douloureuse pour moi. Des choses révoltantes demeurent toujours à l'heure actuelle, mais cette histoire qui se passe il n'y a pas si longtemps, retrace des évènements révoltants qui semblaient pour tous si évidents. Toute cette haine, ce rejet de l'autre, à cause de sa couleur ou de ses "différences". 
Lecture éprouvante, certes, mais passionnante.
Difficiles de faire changer les mentalités, et Sarah comme Linda restent bien campées sur leurs positions. C'est le bijou de ce roman. Voir nos deux héroïnes abaisser leurs défenses et aller à la découverte l'une de l'autre, de son univers pourtant si semblable. 
J'ai beaucoup aimé le personnage de Judy. C'est la première à se comporter différemment des autres élèves de Jefferson à l'égard de Sarah et ses amis. Tout le monde la prend pour une simple d'esprit alors qu'elle a seulement le cœur sur la main et se sent très mal à l'aise face à ce comportement. Bien sur, par la suite elle prendra ses distances face à un autre élément qui semble avoir de l'importance pour elle, contrairement à la couleur de peau. Un autre point positif, ce roman traite du racisme et d'intolérance, mais aucun personnage n'est un Saint ouvert et dévoué à tous, chacun à ses faiblesses, ses travers, et les personnages que l'on apprend à apprécier essaie de faire avec et de prendre du recul par rapport à ce qu'ils ont toujours connu.
J'ajouterai que, ce qui m'a aussi beaucoup plu, c'est la relation que nos héroïnes entretiennent avec Dieu. Encore, il y a au début celle qu'elles ont appris, puis celle qu'elles se créent elles-mêmes. Au début il y a la crainte, puis l'amour, lorsque Sarah parvient à s'aimer elle-même telle qu'elle est, et penser enfin que Dieu l'aime aussi, telle qu'elle est.

~ Un dernier mot pour la fin ~ 
Un superbe récit violent mais plein d'espoir et qui fait réfléchir sur le chemin parcouru ces cinquante dernières années... et celui qui reste encore à parcourir :)


jeudi 19 novembre 2015

A comme aujourd'hui - David Levithan



// Editions Gallimard Jeunesse (Pôle Fiction) // 440 pages //

~ Pour commencer ~
A se réveille chaque jour dans un corps différent. Une vie différente. Qu'elles soient banales ou complètement incroyables, A traverse ces vies ne laissant que de vagues souvenirs à leur véritable propriétaire. Lui ne possède rien, ni famille, ni ami. Puis il se retrouve dans le corps de Justin, adolescent crétin et séducteur de 16 ans. Et il tombe éperdument amoureux de sa petite-amie, Rhiannon.

"Je vais te montrer, lui dis-je. Je vais te montrer ce que ça signifie.
- Quoi?
- Aimer."

~ Mon avis ~
Ce roman a attisé ma curiosité dès lors que j'ai lu son résumé. Une fois entamé, on comprend qu'il s'agit surtout d'un argument pour traiter les petits riens et grands tracas de l'adolescence, mais aussi que toute existence peut traverser. Ainsi, les éléments du quotidiens, ce que l'on tient pour acquis, qu'on a toujours connu, prennent de la valeur dans les yeux de A, qui n'a jamais rien eu de tout cela, empruntant malgré lui la vie d'êtres humains au hasard, sans pour autant pouvoir mener une quelconque existence propre.
Un roman touchant, astucieux, agréable à lire qui ne laissera personne indifférent. Qu'on aime ou pas, il vous amènera nécessairement à vous poser des questions sur l'essentiel, ce qui compte, ce qui est vrai.

~ Un dernier mot pour la fin ~ 
Bien que tournant parfois en rond et terminé par quelques lignes qui m'ont laissée sur ma faim, je valide totalement ce roman d'un auteur que je souhaitais connaître et avec lequel je tâcherai de faire plus ample connaissance, que ce soit avec Une nuit à New York ou encore Will & Will.