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dimanche 8 janvier 2017

Orange - Ichigo Takano



// 5 tomes d'environ 200 pages // Éditions Akata // 

~ Pour commencer ~

Un matin comme les autres, Naho reçoit une lettre étrange, écrite par elle-même, dix ans plus tard. Cette lettre annonce les différents évènements qui vont se produire dans les mois qui suivent, et contient des recommandations sur ce qu'elle devra faire pour ne pas connaître les regrets qui la hanteront dans le futur. Au début, elle n'y croit pas. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Kakeru, un nouveau venu dans sa classe, et que les premières prédiction se déroulent comme prévu. Dès lors, Naho va devoir prendre des décisions qui lui feront violence, elle qui s'est toujours effacée pour faire de la place aux autres. 


~ Mon avis ~
Je trouve parfaite l'idée d'un message venant du futur pour traiter d'un sujet aussi universel que le regret. Universel? Oui, on l'a tous connu, sauf qu'il est plus ou moins douloureux et bien trop banalisé quant à la souffrance qu'il peut occasionner. Donc oui, le regret, mais ici l’aboutissement n'est pas vraiment celui auquel on aurait pu s'attendre. Notre héroïne est un personnage timide, passif, presque effacé... On se demande même ce qu'elle fait dans cette bande de boute-en-train! Puis après cela semble évident. Ils se complètent tous : le beau-gosse sportif, la jolie fille pleine de vie, la grande froide et cynique mais adorable, l'intello à l'humour douteux... et finalement le petit bout de femme réservée mais maternelle. Puis arrive Kakeru, ce jeune homme mystérieux, doux et gentil que l'on veut sauver.
Si l'on sait ce que nous réserve l'avenir, peut-on le contrer? Une fois le l'Histoire modifiée, il n'est plus possible de se baser sur le futur connu. Dès lors les personnages vont devoir puiser en eux-même les ressources pour se battre, pour atteindre leur but. Je regrette que Naho reste si passive, et même si sa timidité est connue, j'ai levé les yeux au ciel suite aux bonds impensables qu'elle fait dès que Kakeru s’approche d'elle "trop près" ou face à son incompréhension dans certaines situations (genre la main tendue ou tous ces trucs évidents qui lui sont proposés et qu'elle ne percute absolument pas). 
Les deux personnages qui m'ont profondément touchée sont Kakeru et Suwa. Kakeru pour sa souffrance, le déchirement qu'il ressent à cause de cette culpabilité qui lui interdit de savourer le bonheur qu'il connait grâce au groupe ainsi que son désir de vivre et d'être heureux.
Suwa, c'est le héro typique à la Colleen Hoover (que j'aime beaucoup, hein, j'ai juste fait une overdose durant l'été ^^). Il est gentil, sensible, dévoué corps et âme et prêt à tous les sacrifices pour les gens qu'il aime. Si quelqu'un trouve la moindre chose que l'on puisse lui reprocher, lancez une alerte! En somme, c'est exactement le genre de personnage qui m'horripile au plus haut point d'habitude, mais là, non. Je l'ai aimé pour son amour, pour l'amitié sans faille qu'il porte à Kakeru et le cœur qu'il a sur la main chaque page que l'on tourne.
Les autres membres de la bande sont drôles et attachants et ont aussi su m'émouvoir, mais mon gros coup de cœur est surtout centré sur ces deux charmants jeunes hommes. 
Pour moi, le message de Orange, c'est surtout de se dépasser et donner tout ce que l'on a pour les gens qu'on aime et ce qui nous tient à cœur. A partir de là, qu'importe ce qui peut arriver. Car c'est en se freinant, en n'osant pas, que nos héros portent en eux une montagne de regrets. Comme chacun de nous.



~ Un dernier mot pour la route ~
Bref, j'espère ne pas en avoir trop dit, mais au moins juste assez pour vous donner envie de découvrir ce merveilleux récit d'amitié qui m'a transportée cette semaine. Je ne saurais dire tous les états par lesquels je suis passée mais malgré les sujets sombres qui sont abordés, j'ai ri aux éclats bon nombre de fois! J'espère qu'il en sera de même pour vous. Et si vous avez déjà succombé à Orange, je ne peux que vous recommander d'en faire de même avec Elle et Lui (Kare Kano) de Masami Tsuda ainsi que C'était Nous de Yuki Obata, deux autres mangas forts d'une sensibilité à fleur de peau, qui traitent de sujets durs et de l'espoir toujours présent grâce aux sentiments forts de l'amour et l'amitié.

jeudi 15 septembre 2016

Season Song 2 : A Hazy Shade Of Winter - Jacinthe Nitouche & Fleur Hana

~ Le petit blabla d'avant tout ~
Une fois de plus, un immense merci aux Editions EDB pour ce service presse, je me sens chanceuse ^^ (on peut tester à l'année, hein!). D'un point de vue purement esthétique, la couverture est sublimissime. On retrouve ces illustrations tout au long du roman et c'est un plaisir. Je valide à 100% le duo de choc Jacinthe x Fleur, vous faites des étincelles, les filles!

ATTENTION pour ceux qui n'auraient pas lu Summertime, cet article contient forcément quelques Spoils. Alors je vous conseille de fermer cette fenêtre et en ouvrir une nouvelle sur le site d'EDB, histoire de vous offrir un bon kiff et découvrir enfin cette petite bombe!



~ Pour commencer ~
Deux ans ont passé. Lou-Ann, Ugo, Mehdi... Sixtine avait traversé leur ciel comme une étoile filante. Elle avait brillé vivement, les avait émerveillé et s'était éteinte sans prévenir.
Quand Mehdi sort pour la énième fois de prison, beaucoup de choses ont changé. Ugo semble préférer la compagnie des nouveaux caïds du quartier à la sienne. Lou s'est battue, elle n'a pas oublié Six, et continue à être "cap". Et Mehdi n'a plus rien. Plus rien, hormis ces réunions réservées aux addicts auxquelles il doit assister pour éviter la cabane. Une formalité qui aurait pu se dérouler sans accros... s'il n'y avait pas eu Lolita.



~ Mon avis ~
Après avoir terminé mon dernier Colleen Hoover, je m'étais juré de ne PLUS JAMAIS lire de romance. Tout du moins, pas avant très longtemps, c'était certain. Mais comment résister à un nouveau titre proposé par EDB?
Quelques coups de chaud, un peu de tendresse et me voilà réconciliée avec le genre!
Comme quoi le problème dans la littérature ce n'est jamais le genre mais la manière dont l'auteur traite le sujet. Rien ne me sort plus par les yeux que les longues tirades poétiques qui n'ont rien de spontané, les personnages torturés mais dotés d'une dévotion envers et contre tout, prêts à être canonisés. La vérité c'est que je n'aime pas les personnages parfaits. Cela en fait rêver beaucoup, mais moi pas. En amour on doit être égoïste, piquer des crises sans raison, en vouloir à l'autre même si on a tord, changer d'avis toutes les cinq secondes et se réconcilier sous la couette. On a le droit d'être ensemble sans s'être promis un amour éternel, mais juste d'être sincère là, maintenant. De vouloir être avec l'autre, juste être avec l'autre (la préposition avec pouvant ici être remplacée par en, sur, sous, si on reste dans la logique de nos deux tourtereaux).
Bref.
J'ai énormément aimé le personnage de Medhi, ce type qui ne sait pas ce qu'il veut. Ce type qui porte le poids d'un grand malheur, qui a peur de trahir celle qu'il a perdue, tout ça pour réaliser que sa réelle peur ce n'est pas tant d'aimer que de perdre à nouveau. On a envie de lui coller des baffes, de lui hurler "ouvre les yeux" parce que...il est humain, bon sang! Donc oui, on peut être hyper badass et touchant sans citer Shakespeare. 
J'ai eu peur - l'espace d'un instant - qu'on sombre dans le mélo. On parle quand même d'un type qui a perdu la femme qu'il aimait, c'est une bonne base pour un roman de Nicholas Sparks (I love you Nico <3). Mais non, parce que les nanas aux commandes, c'est Jacinthe et Fleur. Alors A Hazy Shade Of Winter, c'est une romance qui parle de résilience, de rédemption, d'addiction, de passion... et de sexe. Juste ce qu'il faut pour nous émoustiller (et qu'on se jette sur cet innocent spécimen masculin tranquillement installé devant l'ordinateur sans qu'il ne comprenne ce qu'il lui arrive). 
Parlons de Lolita. Je l'ai vraiment adorée. J'ai un peu regretté qu'on n'en sache pas plus sur son passé et puis en y réfléchissant ça m'a paru évident. Medhi est hanté par le passé alors que Lolita, elle, a déjà mené ce combat (enfin, c'est ma théorie, il y a peut-être juste eu un nombre de pages limité!). Lolita est une femme belle, sexy, passionnée par la danse et par Medhi. Elle aime sincèrement, de tout son être et en souffre aussi. Mais ses paroles sont vraies et touchantes, percutantes, blessantes parfois mais toujours authentiques. Un personnage féminin dont je me souviendrai tant elle a suscité mon admiration. 
Passons à mon duo coup de cœur : Juan et Lou. Lou est moins présente dans cet opus, ce n'est pas l'héroïne. On a un bref aperçu de la vie qu'elle mène durant ces quelques mois, mais son rôle est indispensable. Juan et Lou offrent un versant humoristique à cette histoire sombre (deuil, souffrance, tout ça tout ça), et je ne compte pas les fois où j'ai du poser ma tablette pour me remettre de ces barres de rire qu'ils m'ont fait vivre!



~ Un dernier mot pour la fin ~
La trame de AHSOW est celle d'une romance tout ce qu'il y a de plus classique... et pourtant ce titre arrive parfaitement à se démarquer par ses dialogues percutants, son humour décapant et ses personnages au caractère bien trempé. J'ai passé un excellent moment de lecture et j'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à rencontrer Lolita, cette merveilleuse danseuse qui nous montre qu'un tempérament de feu et un cœur fondant d'amour ne sont pas incompatibles et donnent de bons résultats... en musique!
Et je suis sûre qu'on aura tôt ou tard un troisième opus centré sur Ugo et miss caïd, avec je l'espère, plus de chapitres sur Lou-Ann qui me manque déjà...



mardi 31 mai 2016

Quand la nuit devient jour - Sophie Jomain



// Editions Pygmalion // 238 pages //

~ Pour commencer ~
Depuis qu'elle est venue au monde, Camille a tout essayé pour trouver un sens à sa vie, son existence, sa présence sur cette Terre. Mais rien. Boulimie, obésité, anorexie, dépression, tentative de suicide, son être tout entier tend à l’autodestruction. 
Elle a décidé définitivement de mettre fin à tout cela, de mettre un terme à ce grand rien sans but, ni envie, ni espoir.

~ Mon avis ~
Loin d'être une fan des Etoiles de Noss Head, c'est grâce à ses deux merveilleuses romances contemporaines que j'ai découverts Sophie Jomain. Sa plume et ses récits ont su me transporter, me faire ressentir des émotions insensées. Avec ce titre, j'en attendais énormément. Un sujet tabou, dangereux, sur lequel on n'ose à peine poser les yeux. Mais Sophie Jomain, elle, a osé. Et elle a osé de tout son cœur et de toute son âme.  
Je n'imagine pas combien l'écriture de cette histoire a du être éprouvante et pourtant nécessaire. Cela a certainement été déjà abordé, mais il n'est jamais superflu de rappeler que la dépression, ce n'est pas une petite question de moral, de motivation, de "se bouger un peu". Non. La dépression c'est une maladie qui voue cloue au sol et même avec tout l'amour et le soutient de monde, certain n'en sortent jamais. 
Ce livre est terriblement réaliste, et c'en est violent. La réaction des parents de Camille, la manière dont elle se perçoit, son indifférence face à tout ce qui l'entoure... La lecture elle aussi en est douloureuse, mais une petite claque ne fait jamais de mal.
Quant au sujet de l'euthanasie, l'histoire n'a pas été sans me rappeler Avant toi de Jojo Moyes. Ce désir de "sauver" la personne qui a décidé d'en finir, ce sentiment d'incompréhension, d'échec. La fin est-elle la même ou Sophie a-t-elle pris le pas de nous en proposer une différente? Cela, vous le découvrirez en lisant son oeuvre. 
Personnellement, j'ai adoré la conclusion de Quand la nuit devient jour. Le rythme du récit est semblable à l'existence même de Camille. Et la date fatidique nous semble arriver de manière brutale et intransigeante. Les dernières pages m'ont frappée en plein cœur. Complètement bouleversée. Je vais les relire, tiens... Parce que j'ai mis moins d'une journée à le terminer, même si cela a pris fin à 2 heures du matin. Je n'ai pas pu le lâcher. C'était impossible. Et je remercie Sophie pour ce moment unique, surprenant et tellement émouvant.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Un livre de vie, un livre d'amour. 
Posez-vous, ouvrez-le. 
Puis posez-le, ouvrez-vous. 
Et savourez chaque seconde qui vient.

mercredi 13 janvier 2016

L'infini + un - Amy Harmon


// Editions Robert Laffont (Collection R) // 421 pages //

~ Pour commencer ~
Bonnie Rae Shelby est une chanteuse country, jeune, belle et adulée de tous. Pourtant, le soir de son dernier concert, elle tente de mettre un terme à son existence. Elle y serait parvenue si seulement ce type ne l'en avait pas empêché. Finn Clyde, brillant mais paumé et sans le sous.
Tout ce qu'il veut, c'est éviter les soucis, et Bonnie semble en être un gros. Mais elle parvient à le convaincre de l'embarquer avec lui, vers Las Vegas.

~ Mon avis ~
Amy Harmon fait partie des ces auteurs qui ont débarqué sans crier garde et qui ont chamboulé la littérature Young Adult en l'espace de quelques pages. Il y a eu Nos Faces Cachées, l'incontournable de début 2015. Malgré tout le bruit qu'il a pu faire, je n'ai pas connu de déception, au contraire. J'avais quelques appréhensions quant à L'infini + un. Difficile de faire deux fois un aussi bon tir, et pourtant...
Un road-trip, une histoire d'amour, les noms de Bonnie et Clyde énoncés... comment résister?
J'ai vécu une merveilleuse lecture.
Par un concours de circonstances non choisi, j'étais toujours en déplacement : dans le train, le RER, le métro, le bus... de quoi bien me mettre dans l'ambiance!
Passons.
L'héroïne est certes suicidaire au début du roman, mais on découvre très vite une jeune femme qui respire la joie de vivre. La raison l'ayant amené à ce geste nous est dévoilé et explicité peu à peu au cours de l'histoire. Ce n'est pas le plus important, mais cet élément est conduit avec subtilité et douceur. Pareil pour Finn, porteur d'un lourd secret, d'un passé plutôt chaotique et d'une âme en morceaux... comme Bonnie en fin de compte. La ressemblance de ces deux personnages ne s'arrête pas là, mais loin de moins l'envie de vous spoiler toute l'histoire et risquer de vous gâcher le plaisir! C'est un avis sans révélations.
C'est l'histoire de deux être meurtris, de leur rencontre, de leur amour flamboyant et passionné. C'est l'histoire de leur combat pour se relever, pour leur liberté.
Bref.
J'ai aimé ces imprévus, cette impulsivité qui les caractérise, la douce folie qui les transporte et leur donne des ailes! 
C'est beau, c'est fort, c'est divertissant, c'est captivant, c'est émouvant, c'est amusant, c'est révoltant.
Un livre tendre et plein d'espoir, qui traite de résilience, d'erreur et de pardon.
C'est un livre parfait pour démarrer l'année, tout simplement.

~ Un dernier mot pour la fin ~
All you need is love!
Et si vous aimez ce genre d'histoire d'amour un peu fou, les road-trip ou les couples à la Bonnie & Clyde je vous recommande chaudement l'un de mes films préférés entre tous : True Romance, réalisé par Tony Scott et scénarisé par Quentin Tarantino <3



mardi 1 septembre 2015

Avant toi - Jojo Moyes


// Editions Milady // 520 pages // 

~ Pour commencer ~
Lou, 24 ans, se retrouve au chômage lorsque le propriétaire du bar dans lequel elle travaille depuis des années décide de partir à l'autre bout du monde. Sans la moindre formation, responsable d'une grosse partie des revenus de sa famille dont la situation est loin d'être facile... la pression est énorme, et la tâche bien loin d'être évidente! La seule chose qu'on lui propose, c'est de devenir "aide-soignante", ou plutôt de tenir compagnie à un trentenaire tétraplégique enfermé dans le Château, seul lieu touristique de ce coin paumé d'Angleterre.

~ Mon avis ~
Reçu lors du SWAP réalisé avec Jiji, il s'agissait d'un titre phare de ma wish-list qui me faisait de l’œil depuis bien longtemps! Lorsque j'ai su que l'adaptation cinématographique était en cours, je ne voulais pas prendre le risque de connaître le film avant le livre dont la portée émotionnelle s'annonçait d'emblée sans conséquent.
Je suis passée par toutes les émotions.
La surprise, la joie, l'amusement, la colère, la tristesse, la révolte, le désespoir,... parce que ce livre ne traite certainement pas d'un sujet facile. Il ne se contente pas de balancer une histoire d'amour et de handicap pour sombrer dans le mélo, non. L'auteur nous décortique les personnages, nos deux principaux : Lou et Will. On finit par les connaître par coeur, avec le sentiment qu'on veut les connaître plus encore. On vit cette histoire avec eux. On comprend leurs choix, leurs doutes, leurs peines, qu'ils soient semblables ou divergents. Et on les aime, on les aime tellement!
J'ai souffert de ma séparation avec ce livre. Il m'a amenée à me poser tant de questions. Il s'agit de la vie, celle que l'on souhaite, à laquelle on aspire réellement. L'amour que les autres nous porte, celui que l'on porte aux autres, et ce que tout cela implique. 
On est bien loin de la comédie romantique sur fond légèrement dramatique à laquelle je m'attendais. Jojo Moyes nous offre une véritable leçon de vie. D'accord ou pas avec ce qu'il advient de nos personnages, il est impossible que cette histoire vous laisse indifférent. Elle a un réel sens et on n'en sort certainement pas indemne.
Mise à part ces quelques paragraphes bien sérieux... qu'est-ce-que j'ai ri! Non mais vraiment, j'ai adoré le personnage de Lou. Si naturelle, si spontanée. Et Will. Comment ne pas tomber sous le charme de cet homme grossier au premier abord, avec un cœur gros comme ça? Leur amour m'a mis dans tous mes états. J'ai aimé ce livre, vraiment, et j'espère que vous l'aimerez même s'il vous triturera le cœur...

~ Un dernier mot pour la fin ~
Lisez-le!
(ou sinon, attendez le film qui, je l'espère, sera à la hauteur ^^)

dimanche 19 avril 2015

Les Bottes Rouges - Fleur Hana


 // Editions EdiBitch // 356 pages //

Pour info
*sortie format ebook : le 1er mai 2015*
*sortie format papier : le 1er juin 2015*

Qu'on se le dise, je suis faible. En premier lieu, j'ai craqué sur la couverture : l'illustration est juste sublime. Le rouge qui ressort en parfaite adéquation avec le titre, le visage dissimulé de la jeune fille sous la pluie... De plus, les illustrations en début de chapitre et de flash-back ajoutent réellement un plus. 
Sans trop en dévoiler, le contenant est à la hauteur du contenu.

~ Remerciements ~

http://edbeditions.com/blog/

EdiBitch, c'est une maison d'édition que j'ai découverts comme ça, par hasard, sur le net, alors que la team faisait une super promo pour la sortie de "Oh my phone!". Bien évidemment, j'ai proposé ma candidature pour recevoir un exemplaire et en faire une chronique et même si je n'ai pas fait partie des élues, ma copine Jiji des instants volés à la vie en était et ne m'en a dit que du bien! De quoi rester attentive à la suite des évènements... J'ai continué à suivre la page Facebook et j'avoue que l'humour et la pêche de EDB ne m'a pas laissée indifférente! J'ai commencé à bosser, rentrer très tard, ne même plus trouver le temps de lire un malheureux bouquin lorsque elles ont posté cette annonce qui proposait d'envoyer un mail et peut-être recevoir un exemplaire des Bottes Rouges, ce mystérieux roman à la couverture qui m'a littéralement tapé dans l’œil. Un autre soir où je rentrais encore lessivée à une heure avancée, ledit roman était dans ma boîte mail, accompagné de recommandations qui m'ont donné le sourire aux lèvres. Comme quoi, on peut se montrer professionnel et drôlement original.
Désolée pour ce blabla inutile, mais le but est de dire "merci" à EdiBitch pour cette exclusivité, la première qui ait été offerte à mon modeste blog littéraire/cinéma/bric-à-brac !! C'est bien beau tout ça, mais qu'est-ce-que j'en ai pensé concrètement? Ça vient, ça vient...

~ Pour commencer ~
Angélique vient de perdre son grand frère, décédé lors d'un accident de moto alors qu'ils se rendaient à une soirée ensemble. Le temps de remettre les choses en ordre dans sa vie, elle retrouve sa ville natale, ses parents, ses meilleurs amis, les anciennes connaissances du lycée... mais aussi les potes de son frère. Valentin en fait partie. Le bad boy tatoué et percé, ce n'est pas vraiment son type, et pourtant, elle a bien besoin de se changer les idées et fuir tous ces regards désolés et ces mots de pitié qu'elle ne supporte vite plus. 



~ Mon avis ~
Le deuil, une romance, la jeune fille qui arrive ou revient dans une ville, le bad boy inaccessible et torturé... des thèmes déjà connus qui m'ont vite rappelé Tes mots sur mes lèvres ou encore Indécent. D'accord, je les ai beaucoup aimé ces livres, mais parfois trop d'émotion tue l'émotion et je souffrais avec les personnages (empathie quand tu nous tiens)... bref!
Rien à voir avec Les Bottes Rouges.

Très rapidement, le ton est donné. Angélique est une jeune femme qui souffre énormément de la perte de son grand frère qu'elle adorait, vraiment. Mais son deuil, elle y fait face seule et n'a pas besoin de toute cette pitié, ces longues phrases débitées sans qu'elles ne contiennent une once de vérité. Un saint? Son frère? Non mais sans rire! 
Et puis ce n'est pas ce drame qui va lui faire perdre son sens de l'humour. Entre répliques cinglantes et autodérision,  je ne compte plus le nombre de fois où Angie m'a fait rire aux éclats! "Pierre... Euh, non, Jacques!". L'auteure nous dépeint une fille forte, une vraie battante, qui ne nie pas sa souffrance mais qui tente de la surmonter comme elle peut, à sa manière et avec ceux à qui elle tient. Un tempérament de feu, une répartie bien placée et un sex appeal qui en laisse bien peu indifférents... voici ce qui qualifie l'Angie que l'on découvre chapitre après chapitre.
On ne peut parler d'elle sans passer par Josselin et Anita, ses deux amis de toujours. Lui, c'est un coureur de jupon invétéré, ce qui ne l'empêche pas de prononcer de grandes tirades sur la vie et ses choix. Elle, le cœur d’artichaut,  est une véritable pile électrique drôle et attachante.
Il y a aussi sa mère dont le moteur de la vie est l'aide qu'elle peut apporter aux autres, et son père à qui elle ressemble le plus, et qui vit la perte dans le silence.
Elle va rencontrer Jonas, le garagiste au cœur tendre qui connait la miss presque aussi bien qu'elle. Et il y aura Valentin, alias V.
J'avoue, le look et l'attitude du bad boy associés, son langage de charretier et ses multiples conquêtes m'ont laissée sceptique sur le coup. Et puis les confrontation avec Angie ont tout changé. Parce que c'est justement ensemble qu'ils sont géniaux. C'est à son contact qu'il est amené à sortir de sa coquille, laisser place à des choses vraies et même belles sans que cela ne vire au patho ni à la guimauve. Il s'est fixé des barrières, des règles qu'il se borne à tenir tandis qu'Angie est libre et n'a de chaînes que sa culpabilité et sa tristesse. Et c'est peut-être pour ça qu'il ne peut vite plus se passer d'elle...

Donc pour faire simple, on a bien évidemment une histoire d'amour naissant. Le chemin n'est pas sans embuches, donc il va y avoir des "oui, mais non" qui font soupirer d'exaspération mais dont on ne peut se lasser parce que c'est justement pour ça qu'on lit des romances. On a aussi une vraie héroïne intéressante avec un caractère bien définit et un lover qui se creuse avec le temps et auquel j'ai fini par énormément m'attacher. Les personnages secondaires ne font pas tapisserie, loin de là, ils ont une réelle importance et apportent une nuance particulière à l'histoire, permettant de faire lien dans tout ce petit monde.
Ce qui m'a énormément plu aussi, c'est faire connaissance avec Damien, à travers les flash-back disséminé tout au long du récit. Chacun trouve sa place naturellement et rend justice au frère tant aimé.
Quoi, j'ai oublié quelque chose?
Aha, oui, je sais.
On est pas dans une comédie romantique qui passe en début de soirée alors oui, il y a du sexe. Et pas la même scène répétée en boucle, merci bien. Non, on a du piquant. Du grisant qui nous émoustille. D'autant plus que nos deux tourtereaux se cherchent, se perdent, se retrouvent et les réconciliations sous la couette (ou sur le comptoir... vous verrez bien en le lisant) sont les meilleures! 
En parlant de ce qui peut être classé comme politiquement incorrecte, il y a le vocabulaire. Mais étant donné j'ai tendance à m'exprimer comme à la cour de Louis XV et que le langage de la belle Angie ne m'a pas outrageusement choquée je me permettrait de dire qu'il est adapté à la griffe de l’œuvre et ne gâche en rien sa lecture et la rend même d'autant plus attrayante! 


~ Un dernier mot pour la fin ~
On démarre par un drame à nous arracher une larme, on fait la connaissance d'une héroïne à l'humour décapant, on croise le chemin d'un bad boy sexy, on se ronge les ongles à les voir se jeter et s'adorer, on souhaite taper la causette à chaque personnage qui partage leur vie, on rit à gorge déployée et on tourne la dernière page, le sourire aux lèvres.
Bref, la Bitch Team tient ses promesses en nous offrant un titre Love, Fun and Sex!



samedi 21 mars 2015

NANA - Ai Yazawa

Nana - Nobu - Yasu - Shin - Ren - Takumi - Reira - Hachi


Je viens de visionner le dernier épisode de l'anime NANA (Studio Mad House).
Que d'émotions!
Il s'agit d'une histoire très ancrée dans l'univers de la musique alors forcément, une adaptation à l'écran avec une bande-son adéquat ça fait toute la différence!
Autant vous dire que chaque morceau se trouve à présent tant dans mon mp3 que mes oreilles, gravé à jamais.

Quel plaisir de se replonger dans cet univers... Depuis ma lecture des mangas NANA, j'ai parcouru la quasi-totalité du répertoire d'Ai Yazawa : un bonheur! Et il fallait que je continue, alors je n'ai pas résisté longtemps avant de me lancer dans l'animé de NANA.
Même si les couleurs flashy rendent l'ambiance un peu moins "dark", surtout quand on s'intéresse au côté Nana Osaki, la trame principale est respectée, du moins d'après mes souvenirs datant de plus d'un an.

Nana & Ren, envers et contre tout

La richesse de NANA vient de ses personnages, variés et tous forts d'une personnalité construite et travaillée dans les moindres détails. Chacun porte sa croix, ses souffrances passées et à venir, ses erreurs et ses faiblesses... mais aussi la force qu'ils puisent, pour la plupart, dans les êtres auxquels ils tiennent, dans les souvenirs heureux et les espoirs en lesquels ils croient plus que tout.
Pas de personnage pur et saint ici. Nos héros admettent leurs torts, même si c'est parfois avec difficulté et violence. Ils s'aiment, se déchirent, se retrouvent, s'attendent, et c'est avec émotion qu'on partage leur existence, l'espace de quelques épisodes ou chapitres. Sans compter tous ces moments de rire que l'auteur sait si bien intégrer à ses différents récits! De vraies perles.

Nana et Hachi se rencontrent au début de l'aventure, si différentes au premier abord et pourtant si semblables.  L'une comme l'autre ont un besoin irrépressible d'amour et de soutien et on souffert de l'abandon sans s'en être réellement remise. Elle représentent chacune un port d'attache pour l'autre, le rappel d'une période sereine et heureuse de leur vie dans l'appartement 707.

C'est assez atroce d'avoir lu chaque tome, d'avoir vu chaque épisode et de se sentir ainsi vide de ne pas connaitre la suite, d'avoir perdu nos personnages tant aimé sans qu'on se sache réellement ce qui leur arrive. J'espère que ce manga ne subira pas le même sort que X1999 et qu'on aura un jour un fin digne de ce nom qui permettra aux fans, aux admirateurs de NANA et Ai Yazawa de dire adieu à Nana, Hachi, aux membres de Blast et ceux de Trapnest, à tous les autres, sans que persiste cette saveur d'inachevé, mais le cœur serein et le sourire aux lèvres.

Mon nouveau phonepaper ^^

dimanche 8 mars 2015

Charlotte - David Foenkinos

 

// Éditions Gallimard // 224 pages //

~ Pour commencer ~ 
Ce livre retrace la vie de Charlotte Salomon, jeune peintre morte à l'âge de vingt-six ans. La vie de cette femme écrasée par le poids d'un lourd passé familial, par l'injustice de l'époque qu'elle traverse, par un l'amour qui a bouleversé son existence. C'est aussi la quête d'un auteur parti sur les traces de cette artiste qui la fascine. Un livre écrit comme dans un souffle.

~ Mon avis ~ 
Je regrette d'avoir du faire une pause au milieu de ma lecture qui s'est faite en deux fois, presque d'une traite. J'ai eu énormément de plaisir à découvrir l'histoire de Charlotte, et celle - bien triste - de sa famille. J'ai été émue par cette jeune fille mélancolique et un peu perdue qui découvre l'amour, qui découvre son talent et sa passion, qui se bat pour ce qui compte. J'ai été à nouveau révolté par l'injustice de cette époque, que nous connaissons d'une certaine manière grâce à la littérature et au cinéma. Cette injustice qui a séparé des êtres, qui a pris des vies. J'ai été troublée par les paroles de Charlotte lorsqu'elle remet son œuvre : "C'est toute ma vie", et plus encore par les dernières lignes qui montrent tout l'amour qu'elle a pu susciter. 
J'ai adoré les choix de l'auteur. Ces courtes phrases, ces retours à la ligne, ce rythme sans temps mort ponctué seulement par des soupirs. J'aime la manière dont il s'est immiscé dans son récit, le plaisir de partager ses découvertes et ses échanges, sa joie de rencontrer Charlotte des années après sa disparition.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Ne lisez pas Charlotte seulement pour l'avoir vu dans les magazines et les réseaux sociaux, lisez-le pour le plaisir de découvrir deux artistes - l'auteur et le peintre -, de savourer une plume délicate et agréable, de partager le temps de quelques pages l'enfance et la vie d'une femme marqué par l'amour et l'art.

samedi 31 janvier 2015

Bilan cinéma du mois de Janvier

MEN, WOMEN AND CHILDREN de Jason Reithman. 
Le réalisateur de Juno, In the air et Young adult nous dépeint ici une fresque des plus actuelles. On découvre chacun des protagonistes, leurs rapports entre eux, leurs modes de communication, l'image qu'ils ont d'eux même et leur vie affective. Pour ce qui des thèmes sensibles, il s'est fait plaisir : sexualité, relation avec les parents, adultère, anorexie, pornographie et tout ce qui peut avoir trait au mal-être, que l'on soit un homme, une femme ou un enfant/adolescent. En soit, j'ai trouvé le concept très intéressant. Même si l'accumulation des situations torturées rend le film presque difficile à voir. Je m'entends, il n'y a rien de profondément choquant étant donné qu'il s'agit de problématiques déjà abordées, et d'une triste réalité. Celle qui m'a le plus affectée, c'est celle d'Allison Doss. Peut être la plus fréquente, et pourtant presque banalisée et responsable de bien des souffrances!
J'ai du mal à me décider sur ce que je pense de ce film. Je l'ai trouvé bon, mais trop long. Les intrigues sont intéressantes mais parfois trop pompeuses. Et malgré les sujets difficiles, je trouve la réalisation glaciale, ne laissant presque pas de place à l'émotion, ce qui est probablement le souhait du réalisateur...
Bref, ce film vaut malgré tout le coup d’œil! Et même si je vous l'ai décrit comme torturé, il y a de beaux passages qui redonnent le sourire (ouf!).


SOUVENIRS DE MARNIE de Hiromasa Yonebayashi

Je dois avouer qu'il m'a laissée perplexe. Je m'explique. Pendant une très grande partie du film, les évènements se déroulent sans qu'on ne comprenne trop où l'histoire nous mène. Il règne un mystère difficile à définir, une ambiance particulière, une tristesse qu'on a du mal à expliquer... 
Anna est envoyée par ses parents adoptifs à la campagne pour quelques semaines. Solitaire, elle se réfugie dans le dessin et c'est lors d'une de ses escapades en pleine nature qu'elle découvre le Manoir. Elle y rencontre la douce et fascinante Marnie avec laquelle elle crée un lien incroyablement fort, tout en ayant la sensation de l'avoir toujours connue.

On se doute que quelque chose cloche. Anna semble en vouloir au monde entier et souffrir de ne pas être "normale". Marnie lui fait jurer de garder leur amitié secrète. Tous le village parle du Manoir comme d'un lieu "hanté" et "abandonné". On nous balade pendant un moment, il y a beaucoup de répétitions, de longueurs, ce que je trouve bien dommage car j'ai vraiment beaucoup aimé la fin.

Car à la fin, toutes les connections se font. Chaque élément prend du sens et il ne faut que quelques minutes à l'histoire pour qu'elle gagne en profondeur. Le récit se conclu d'une belle manière, triste et émouvante mais belle quand même.
Je serai curieuse de lire le roman à l'origine de ce film. L'histoire de Marnie, celle qui nous est contée assez rapidement à la fin m'a émue et j'aurai voulu en savoir plus! Je dirai que ce film souffre d'une mauvaise organisation. Son histoire est forte, intéressante, mais le scénario se perd dans des rencontres répétées qui ne mènent à rien. Certes le mystère est maintenu, mais lassant, et la libération vient presque trop tard.
Allez, je souhaite quand même terminer sur une note positive... Découvrez ce film quand vous aurez l'occasion, par amour pour ce studio et en soutien aux successeurs du Grand Hayao! Malgré ses maladresses, de belles choses sont à en tirer et vous aurez plaisir à vous remémorer les petits détails que vous aurez remarqué, lorsque le secret vous sera révélé
UNE MERVEILLEUSE HISTOIRE DU TEMPS de James Marsh
Le titre français donne une parfaite idée de ce que j'ai ressenti en sortant du cinéma. Ce film est merveilleux, bouleversant.
Il est adapté de Travelling to Infinity: My Life with Stephen écrit par Jane Hawking.
Je trouve que cette histoire alterne avec brio les évènements de la vie sentimentale et scientifique de Stephen Hawking. On passe d'une émotion à une autre, se laissant bercer par la musique qui est absolument enchanteresse...
J'ai pu retrouver pour mon grand plaisir Eddie Redmayne que j'avais découvert grâce aux Piliers de la Terre ainsi que Felicity Jones que je connaissais grâce à Like Crazy et Oh My God!
Tous deux forment un couple magnifique. Le film est centré sur leur histoire à eux. L'affection, le soutien inébranlable et l'admiration que porte Jane à Stephen lui permettent de continuer quoi qu'il advienne.
Eddie Redmayne est vraiment incroyable dans ce rôle. Ayant travaillé aux contact de personnes atteintes de pathologies neurodégénératives telles que celle-ci, beaucoup d'éléments m'ont parlé tant en ce qui concerne Stephen lui-même que les personnes qui l'entourent.
J'ai été émue lorsque Stephen annonce son voyage aux États-Unis. C'est un moment fort dans lequel il lui exprime tout son amour et sa reconnaissance.
J'ai lu dans une interview que ce qui avait le plus posé soucis à Eddie n'était pas de jouer le rôle d'une personne atteinte de SLA, mais de débiter des théories en physique quantique tout en ayant l'air de savoir de quoi il en retournait! ^^
Qu'est-ce que j'ai pu pleurer! Au début, au milieu, à la fin... C'est triste, c'est beau, c'est grand.
Même s'il y a de grandes chances qu'il le remporte, je croise les doigts pour que notre cher Eddie remporte l'Oscar cette année

lundi 26 janvier 2015

Nos faces cachées - Amy Harmon


// Éditions Robert Laffont (Collection R) // 437 pages //

Le livre le plus attendu de ce début d'année, le phénomène de janvier 2015, j'ai nommé Nos faces cachées! Impossible de passer à côté de ce best-seller dont tous les chroniqueurs du web nous ont vanté les mérites. Moi même, j'en suis venue à mourir d'envie de le lire alors que je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il contait.
Enfin, je sais.

~ Pour commencer ~ 

Fern Taylor est amoureuse de Ambrose Young. Ambrose est grand, beau, athlétique, et aucun héro de romance ne lui arrive à la cheville. Car Fern, elle en connait un rayon sur les romances. La petite et frêle Fern, dont le visage timide est mangé par de grosses lunettes, et comme si sa tignasse rousse ne suffisait pas elle doit supporter de porter un appareil dentaire durant ses années de lycée. Mais elle s'en fiche de ne pas être populaire, même si elle aimerait être un peu plus jolie pour qu'Ambrose la regarde, ne serait-ce qu'une seule fois. Elle a Bailey, son cousin et meilleur ami. Il est atteint de la myopathie de Duchenne qui le cloue à son fauteuil roulant depuis ses onze ans. Il vit au jour le jour et est doté d'un humour mordant ainsi que d'un sens de la répartie sans pareil. 
Ambrose est destiné à devenir étudiant et lutteur, comme tous l'attendent de lui. Mais un évènement tragique va bouleverser sa vie, celle des habitants de Hannah Lake, celle du pays tout entier. Dès lors il décide de s'engager. Et ses amis les plus fidèles le suivent, à la vie à la mort.
Lorsque Ambrose revient à Hannah Lake, rien n'est plus pareil.

~ Mon avis ~ 

Ce livre est déroutant. On nous présente l'histoire habituelle de la fille banale, amoureuse de la coqueluche du lycée, bien évidemment un garçon baraqué et beau comme un dieu, bref, rien de très original. Et pourtant... On nous donne des pistes, bien évidemment. Quelques flash-back des plus touchants, de petites anecdotes qui auraient pu sembler sans importance, mais on devine très vite que tout part de là.
Mon petit regret, c'est qu'il me semble ne pas avoir assez eu de temps pour connaître et m'attacher à Paul, Grant, Jesse et Beans. J'aurais voulu en savoir plus sur eux. J'ai pensé la même chose d'Ambrose, mais c'est à son retour dans sa ville qu'on fait réellement sa connaissance, dans le présent comme le passé. 
Fern est adorable. Elle m'a fait penser à Tohru Honda de Fruits Basket. La jeune fille dévouée, purement gentille, avec le cœur sur la main. D'accord, elle est mignonne mais bon, parfois elle m'a un peu agacée quand même, avec ses moues de petite fille quand elle râle... (enfin, dans mon imagination elle était un peu agaçante mais il n'empêche que c'est un super personnage). Ce que je trouve dingue, c'est que dans la littérature, les rousses sont condamnées aux extrêmes : soit elles sont torrides, pulpeuses et envoutantes soit elles sont très banales, voire cataloguées "moche et grosse". Moi je trouve ça chouette les cheveux roux mais comme les miens sont d'un châtain fadasse je n'ai pas droit au chapitre.

J'ai beaucoup aimé la manière dont la beauté était abordée dans ce livre. La Belle & la Bête avait déjà fait du bon travail! Quoique j'ai beaucoup pensé au génial Wonder de R.J. Placio. Toute beauté compte ici, qu'elle soit intérieure ou extérieure. Fern elle-même a l'honnêteté de dire qu'elle souhaiterai être aimée pour son physique, alors qu'elle est celle qui voit le mieux la beauté du cœur des personnes qui l'entourent. Autre chose intéressante dans ce roman : l'auteur ose mettre à l'écrit les pensées des personnages quelles qu'elles soient, même quand on les croit inappropriées, elles sont vraies et on peut s'y reconnaitre. Bref, si l'on reste sur le thème de la beauté, même s'il m'a énormément plu, que les passages religieux sont pertinents et qu'on découvre avec plaisir la beauté (ou la laideur) de chacun, j'ai parfois été chiffonnée par la réaction de certains personnages...
De plus, toutes les comparaisons ont une grande valeur pour l'histoire elle-même. Au début c'est Ambrose qu'on compare sans cesse à Hercule, mais après avoir tourné la dernière page, pour moi c'était Bailey le héro, le vrai. En même temps, il s'agit de mon personnage préféré. Il profite de la vie, a conscience des réalités, aime avec passion et se permet même d'être l'ange gardien des personnages principaux. Fern a une attitude très maternelle, car elle s'est toujours occupée des autres. Elle apprend qu'il y a une différence entre "aimer" et "prendre soin", que les deux peuvent se conjuguer mais qu'il ne faut pas tout mélanger.
J'ai beaucoup aimé voir Ambrose se reconstruire petit à petit. Poser une à une les briques de sa vie brisée pour la faire tenir comme il peut, mais toujours avec cœur. 

Je ne m'attendais pas à ce que toute l'histoire se déroule dans la petite ville de Hannah Lake où tout le monde se connait, où tout le monde partage ses bonheurs et ses peines, et ça m'a plu. En fait, Nos faces cachées m'a pas mal fait pensé à Eleanor&Park de Rainbow Rowell sous certains aspect ou encore à Indécent de Colleen Hoover. Des sujets fort abordés au travers de la vie de quelques héros auxquels on peut s'identifier sans le moindre mal, car ils ont des failles, des peurs et des espoirs.  

~ Un dernier mot pour la fin ~ 

Ce livre nous parle de l'amour d'une jeune fille pour un garçon qui lui est inaccessible. Il parle du combat pour la vie. Du deuil et des regrets. D'une amitié sans bornes entre un garçon et sa cousine, entre un homme et ses compagnons d'armes. De l'amour d'un homme meurtri pour celle qu'il voit enfin, pour la première fois. De visages magnifiques ou dévastés, de cœurs maculés de lumière et de ténèbres. 

vendredi 28 novembre 2014

C'était Nous (Bokura ga ita) - Yuki Obata

Ma petite histoire avec cette histoire... (à lire si vous avez du temps à perdre ^^)
J'avais acheté le tome 5 à sa sortie car ils offraient le tome 1 avec et je trouvais que c'était une excellente occasion de commencer ce manga dont j'entendais tant parler. Un désastre. Je n'ai pas du tout accroché, ayant même du mal à terminer ma lecture du premier volume. Ces pauvres petits bouquins ont passé du temps dans la poussière, puis dans ma pile dans mangas à vendre. Mais un jour...
Déclic Collection aujourd'hui rebaptisé Manga Store propose l'intégrale de l'animé en coffret en édition Gold pour un prix tout à fait abordable. Design kawaï, fleur bleue à souhait (mon chéri parti passer les vacances dans sa famille j'ai besoin de ma dose de romantisme), Ni une, ni deux, décision prise : cadeau de Noël de moi à moi.
J'ai regardé les 22 derniers épisodes en une journée. Voilà. Je ne pouvais pas m'arrêter. Et le pire de tout? J'ai vite compris que l'animé ne comprenait que la moitié du manga (ce qui arrive si souvent). Comment connaitre la suite rapidement et sans me ruiner... *réflexion* 
Après quelques recherche je trouve une adaptation en drama, deux épisodes de deux heures chacun. Je m'y plonge illico (oui, oui, on parle bien de la période durant laquelle je devais travailler mon mémoire de fin d'études, tout à fait!!). Le premier épisode raconte la même histoire que l'animé, donc ce que je sais déjà mais il est tard, je devrai attendre le lendemain. Enfin, après avoir visionné tout le drama, je sais ce qu'il advient de nos personnages, ouf! 
Mais le sort n'en a pas assez et continue de me tourmenter... Quelques mois plus tard, dans un magasin d'occasion je trouve les dix premiers tomes littéralement neufs. Je prends ceux qui me manquent, parce que, voilà, j'ai pas pu résister quoi.
Aujourd'hui je suis passée à autre chose (je lis Dragon Ball, eh ouais!) mais je ne cesse de fureter en quête des six derniers volumes...

Petite intro...
Nanami Takahashi, 15 ans, vient d'entrer au lycée. Son objectif, c'est de faire de nouvelles connaissances, elle se mêle alors aux autres filles de sa classe, mais celles-ci n'ont qu'un seul nom à la bouche : celui de Yano Motoharu. Lorsqu'elle le croise, Nanami sait immédiatement qui est ce garçon séduisant, intelligent et toujours d'humeur joyeuse. Bien évidemment, même si elle le déteste au premier abord, elle fini par tomber amoureuse de lui et lui déclare sa flamme que Yano lui démontre être un véritable coup de tête. Dans les premiers moments de cette histoire, Nanami fait la connaissance de Masafumi Takeushi, le meilleur ami de Yano, mais aussi Yuri Yamamoto qui est dans leur classe et semble haïr au plus haut point Yano. 
C'est alors qu'on avance dans la relation entre Nanami et Yano que le passé ressurgit... 
Si vous ne connaissez rien de cette histoire je vous conseille de ne pas lire de résumé, c'est bien plus intéressant de découvrir petit à petit, de faire un point sur la manière dont on perçoit les personnages à tel ou tel moment, avant et après qu'on ait eu conscience de ce qu'ils ont pu vivre.

Le manga, l'anime, le drama... (même si j'essaie de les limiter au maximum, il y a nécessairement quelques spoils ^^)
Pour faire un comparatif à peu près logique, je vais me contenter de parler de la première partie, soit des 8 premiers volumes, lorsque les personnages sont encore au lycée.
Pour ma part, je trouve que l'anime est une excellente adaptation du manga tant au niveau du scénario que de l'animation, les musiques sont superbes et collent bien à cette univers pur shojo! Car oui, c'est un shojo, tout est centré sur l'histoire d'amour entre Nanami et Yano, mais il y a plein de petits éléments qui enrichissent cette énième guimauve pour en faire un drame troublant et fort. Parce qu'il est question de deuil (je l'écris souvent, ça, sur mon blog... il faudrait peut être que je regarde des trucs plus enjoués!), la perte de l'être cher, la rancune qu'on peut lui vouer sans pouvoir s'en débarrasser, le sentiment d'abandon, les choix que l'on peut être amené à faire pour son avenir et celui de ses proches, les responsabilités que l'on prend... 
J'ai du mal à exprimer en des termes clairs mon ressenti. En vérité, ce shojo est très torturé, les personnages doivent sans cesse faire des choix qui leur coûtent énormément, sont rongés par le passé et accaparés par l'avenir. J'ai par moment eu l'impression de me retrouver à la place de Nanami ou de Yano et ma lecture s'en est retrouvée douloureuse... Nanami aime Yano, Yano aime Nanami, mais Nanami souffre de se sentir "hantée" par le passé de Yano, par l'autre Nana... Yano aime Nanami, bien sur il pense à son passé. Il le regrette, s'en excuse tout le temps mais ne peut rien y faire. Il prend des mauvaises décisions sans le savoir qui ne cessent d'avoir des répercussions néfastes sur lui, ses relations, sa vie. 
Et Yano est pris de court lorsqu'il voit sa douce Nanami lui filer sous le nez. Parce que Nanami a le choix : une relation parsemée de moments douloureux et de représailles du passé avec le garçon dont elle est follement amoureuse ou une relation calme et posée, sans accros une attention à 100% avec le garçon qui l'aime en secret depuis un moment...

Le manga et l'anime, vous avez le choix pour découvrir cette belle histoire qui ne manquera pas de secouer les plus émotifs! Le drama vaut le coup, je l'ai beaucoup aimé, il a su me toucher et permet de connaitre les évènements marquant de cette histoire, même si évidemment il a fallu faire des concessions... mais 4 heures consacrées à une adaptation c'est déjà bien!
Les petits moins : comme dit plus haut, parfois les personnages, l'histoire, tout est un peu torturé. Très torturé. Trop torturé. Parfois j'étais malheureuse comme les pierres en lisant ce manga! La tristesse, les larmes, les remords, la douleur... Je sais, la vie n'est pas facile mais quand même, il s'agit d'un shojo avec le graphisme le plus kawaï que j'aie jamais vu! 
Autre point négatif, les deux copines de Nanami. Je les ai trouvées insipides et insignifiantes. Je ne retiens ni leur nom ni leur visage, comme la plupart des personnages en fait. Les seuls à avoir de l'importance c'est Nanami, Yano, Yuri, Masafumi, la sœur de Masafumi, Nana et c'est tout. Les autres camarades de classe, les parents, les autres, bof bof... Mais de nouveaux personnages arrivent dès le tome 9 si je ne m'abuse ^^
Les petits plus : une romance des plus mignonnettes par moment, mais qui sait heurter et traiter des sujets forts à d'autres ce qui permet à cette longue relation de ne pas sombrer dans le fadasse et de gagner en consistance comme les personnages en caractère. Ah, même si on n'en fait pas des tonnes, on parle un peu sexualité. Yano et Nanami sont tout mignon choupi trognon, mais ils ont 15 ans, 16 ans, puis 17 ans. Et enfin voilà, quoi, ils s'aiment et veulent connaitre les choses de la vie! Ah, et le dessin est quand même sublimissimement magnifique dans le manga. Et même si j'ai dis une bonne quinzaine de fois combien c'était torturé et traumatisant, j'admets que je me suis un peu emballée. Le tout est bien dosé, mais le tome 10 (le dernier que j'ai) m'a semblé triste et j'ai mal vécu de ne pas avoir la suite. Tout ça pour dire que souvent, très souvent même, je me suis pris de belles barres de rire!

Conclusion : une jolie histoire avec sa dose d'émotion et de larme qui plaira aux plus romantiques d'entre vous, et vous en mettra plein les mirettes avec son dessin fin et soigné - si vous lisez le manga - mais aussi plein les oreilles de la magnifique bande son - si vous regardez l'anime. Le drama, ne vous en privez pas, c'est un vrai petit bonheur qui permet de plonger dans C'était Nous sans y passer des jours mais assez pour en être chamboulé.

En espérant que mon blabla passionné vous donnera envie de découvrir le manga de Yuki Obata... et à bientôt pour un article consacré à la seconde partie de ce beau shojo. Enjoy!

lundi 3 novembre 2014

Last Quarter - Ai Yazawa


Cette courte série en trois volumes est pour moi une véritable petite merveille. Je l'avais acheté il y a quelques années, à sa sortie. J'avais 15 ans. Je n'aimais pas le style graphique de Ai Yazawa, je n'ai pas du tout accroché à cette histoire mystique un peu compliquée, j'ai revendu mes tomes 1 et 2 sans aucun regrets... Jusqu'à il y a peu. Après avoir découverts il y a un an Nana, puis Paradise Kiss, Gokinjo et Je ne suis pas un ange, je peux le dire sans la moindre hésitation : J'ADORE AI YAZAWA!!!
Je suis donc partie en quête de cette dernière série que j'avais abandonnée et qui me faisait sacrément envie, et je l'ai trouvée (ouf!).

Adam & Mizuki

Mizuki, lycéenne de 18 ans, se sent terriblement seule un soir de pleine lune alors qu'elle vient de rompre avec son petit ami. C'est là qu'elle rencontre Adam, guitariste anglais, dont elle tombe sous le charme. Alors qu'elle fuit le domicile familial où elle ne se sent pas à sa place, Mizuki décide de vivre avec Adam.
Hotaru, élève de primaire, quitte l'hôpital après y avoir séjournée suite à un accident de voiture, alors qu'elle cherchait son chat. En continuant sa recherche, elle découvre une grande maison inhabitée où elle entend une mystérieuse mélodie. Curieuse et persuadée d'y avoir vu son chat, elle décide de pénétrer dans cette maison. C'est là qu'elle y découvre Mizuki en train de jouer du piano.
Cependant Mizuki ne semble plus être la même. 

Hotaru (trop mignonne >.<)

Malgré des passage très légers, parfois même à hurler de rire, Ai Yazawa n'hésite pas à malmener ses personnages et leur en faire voir de toutes les couleurs. Séparation, abandon, drames en tout genre... Mais dans Last Quarter elle touche au domaine du surnaturel. Et c'est vraiment excellent. Difficile d'entrer dans les détails sans spoiler ceux qui ne l'ont pas lu, j'essaierai donc d'être brève. Il est question de la Vie. Du combat mené pour exister alors que tout semble n'être que souffrance, du choix de continuer ou d'abandonner parce que l'on est à bout. Les personnages principaux de cette histoire sont plus jeunes que d'habitude, mais il n'en sont pas plus idiots (re-ouf!). 


Le dessin par ailleurs est vraiment superbe (pour ceux qui ont du mal avec l'époque Gokinjo notamment ^^) et chaque protagoniste bénéficie du charisme que Mme Yazawa sait insuffler à ses héros. 
Malgré des passages assez dur - les personnages torturés nous torturent l'esprit - je trouve ce manga revigorant et fort d'un message plein d'espoir et de lumière (désolée pour cette phrase cul-cul nian-nian qui laisse penser que je distribue du bonheur et de la joie avec mon bâton magique rose bonbon...).
Un jour, promis, je me déciderai à faire un bel article dédié à la grande Ai Yazawa.
Enjoy!

Nb : c'est pas bien j'ai chipé les images sur internet, 
ces scan ne sont pas de moi ;-P