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vendredi 3 juillet 2015

Oscar et la dame rose - Eric-Emmanuel Schmitt

Oscar a dix ans. Il vit à l'hôpital à cause d'une leucémie. Il en veut aux adultes qui n'osent pas lui dire qu'il va mourir. Sauf Mamie Rose. Elle, elle dit tout à Oscar. Elle lui raconte son passé de catcheuse et lui parle de Dieu. Dieu, Oscar n'y croit pas, mais il va quand même lui écrire quelques lettres, parce que Mamie Rose lui a dit. Chaque jour Oscar vieillit de dix ans. De l'adolescence à l'âge adulte pour arriver à un âge avancé, Oscar trouve que c'est pas facile tous les jours, la vie, mais qu'est-ce-que c'est beau!

Un petit paquet de pages dévoré en à peine plus d'une heures. Des rires et quelques larmes versées. C'est une magnifique histoire de vie que nous offre l'auteur (dont j'avais déjà beaucoup aimé Concerto à la mémoire d'un ange). De vie, d'espoir, de joie qu'on accorde à l'instant présent. inutile que mon article devienne plus long que l'ouvrage lui-même. Posez-vous à l'ombre d'un arbre, ouvrez-le, et savourez.

dimanche 19 avril 2015

Les Bottes Rouges - Fleur Hana


 // Editions EdiBitch // 356 pages //

Pour info
*sortie format ebook : le 1er mai 2015*
*sortie format papier : le 1er juin 2015*

Qu'on se le dise, je suis faible. En premier lieu, j'ai craqué sur la couverture : l'illustration est juste sublime. Le rouge qui ressort en parfaite adéquation avec le titre, le visage dissimulé de la jeune fille sous la pluie... De plus, les illustrations en début de chapitre et de flash-back ajoutent réellement un plus. 
Sans trop en dévoiler, le contenant est à la hauteur du contenu.

~ Remerciements ~

http://edbeditions.com/blog/

EdiBitch, c'est une maison d'édition que j'ai découverts comme ça, par hasard, sur le net, alors que la team faisait une super promo pour la sortie de "Oh my phone!". Bien évidemment, j'ai proposé ma candidature pour recevoir un exemplaire et en faire une chronique et même si je n'ai pas fait partie des élues, ma copine Jiji des instants volés à la vie en était et ne m'en a dit que du bien! De quoi rester attentive à la suite des évènements... J'ai continué à suivre la page Facebook et j'avoue que l'humour et la pêche de EDB ne m'a pas laissée indifférente! J'ai commencé à bosser, rentrer très tard, ne même plus trouver le temps de lire un malheureux bouquin lorsque elles ont posté cette annonce qui proposait d'envoyer un mail et peut-être recevoir un exemplaire des Bottes Rouges, ce mystérieux roman à la couverture qui m'a littéralement tapé dans l’œil. Un autre soir où je rentrais encore lessivée à une heure avancée, ledit roman était dans ma boîte mail, accompagné de recommandations qui m'ont donné le sourire aux lèvres. Comme quoi, on peut se montrer professionnel et drôlement original.
Désolée pour ce blabla inutile, mais le but est de dire "merci" à EdiBitch pour cette exclusivité, la première qui ait été offerte à mon modeste blog littéraire/cinéma/bric-à-brac !! C'est bien beau tout ça, mais qu'est-ce-que j'en ai pensé concrètement? Ça vient, ça vient...

~ Pour commencer ~
Angélique vient de perdre son grand frère, décédé lors d'un accident de moto alors qu'ils se rendaient à une soirée ensemble. Le temps de remettre les choses en ordre dans sa vie, elle retrouve sa ville natale, ses parents, ses meilleurs amis, les anciennes connaissances du lycée... mais aussi les potes de son frère. Valentin en fait partie. Le bad boy tatoué et percé, ce n'est pas vraiment son type, et pourtant, elle a bien besoin de se changer les idées et fuir tous ces regards désolés et ces mots de pitié qu'elle ne supporte vite plus. 



~ Mon avis ~
Le deuil, une romance, la jeune fille qui arrive ou revient dans une ville, le bad boy inaccessible et torturé... des thèmes déjà connus qui m'ont vite rappelé Tes mots sur mes lèvres ou encore Indécent. D'accord, je les ai beaucoup aimé ces livres, mais parfois trop d'émotion tue l'émotion et je souffrais avec les personnages (empathie quand tu nous tiens)... bref!
Rien à voir avec Les Bottes Rouges.

Très rapidement, le ton est donné. Angélique est une jeune femme qui souffre énormément de la perte de son grand frère qu'elle adorait, vraiment. Mais son deuil, elle y fait face seule et n'a pas besoin de toute cette pitié, ces longues phrases débitées sans qu'elles ne contiennent une once de vérité. Un saint? Son frère? Non mais sans rire! 
Et puis ce n'est pas ce drame qui va lui faire perdre son sens de l'humour. Entre répliques cinglantes et autodérision,  je ne compte plus le nombre de fois où Angie m'a fait rire aux éclats! "Pierre... Euh, non, Jacques!". L'auteure nous dépeint une fille forte, une vraie battante, qui ne nie pas sa souffrance mais qui tente de la surmonter comme elle peut, à sa manière et avec ceux à qui elle tient. Un tempérament de feu, une répartie bien placée et un sex appeal qui en laisse bien peu indifférents... voici ce qui qualifie l'Angie que l'on découvre chapitre après chapitre.
On ne peut parler d'elle sans passer par Josselin et Anita, ses deux amis de toujours. Lui, c'est un coureur de jupon invétéré, ce qui ne l'empêche pas de prononcer de grandes tirades sur la vie et ses choix. Elle, le cœur d’artichaut,  est une véritable pile électrique drôle et attachante.
Il y a aussi sa mère dont le moteur de la vie est l'aide qu'elle peut apporter aux autres, et son père à qui elle ressemble le plus, et qui vit la perte dans le silence.
Elle va rencontrer Jonas, le garagiste au cœur tendre qui connait la miss presque aussi bien qu'elle. Et il y aura Valentin, alias V.
J'avoue, le look et l'attitude du bad boy associés, son langage de charretier et ses multiples conquêtes m'ont laissée sceptique sur le coup. Et puis les confrontation avec Angie ont tout changé. Parce que c'est justement ensemble qu'ils sont géniaux. C'est à son contact qu'il est amené à sortir de sa coquille, laisser place à des choses vraies et même belles sans que cela ne vire au patho ni à la guimauve. Il s'est fixé des barrières, des règles qu'il se borne à tenir tandis qu'Angie est libre et n'a de chaînes que sa culpabilité et sa tristesse. Et c'est peut-être pour ça qu'il ne peut vite plus se passer d'elle...

Donc pour faire simple, on a bien évidemment une histoire d'amour naissant. Le chemin n'est pas sans embuches, donc il va y avoir des "oui, mais non" qui font soupirer d'exaspération mais dont on ne peut se lasser parce que c'est justement pour ça qu'on lit des romances. On a aussi une vraie héroïne intéressante avec un caractère bien définit et un lover qui se creuse avec le temps et auquel j'ai fini par énormément m'attacher. Les personnages secondaires ne font pas tapisserie, loin de là, ils ont une réelle importance et apportent une nuance particulière à l'histoire, permettant de faire lien dans tout ce petit monde.
Ce qui m'a énormément plu aussi, c'est faire connaissance avec Damien, à travers les flash-back disséminé tout au long du récit. Chacun trouve sa place naturellement et rend justice au frère tant aimé.
Quoi, j'ai oublié quelque chose?
Aha, oui, je sais.
On est pas dans une comédie romantique qui passe en début de soirée alors oui, il y a du sexe. Et pas la même scène répétée en boucle, merci bien. Non, on a du piquant. Du grisant qui nous émoustille. D'autant plus que nos deux tourtereaux se cherchent, se perdent, se retrouvent et les réconciliations sous la couette (ou sur le comptoir... vous verrez bien en le lisant) sont les meilleures! 
En parlant de ce qui peut être classé comme politiquement incorrecte, il y a le vocabulaire. Mais étant donné j'ai tendance à m'exprimer comme à la cour de Louis XV et que le langage de la belle Angie ne m'a pas outrageusement choquée je me permettrait de dire qu'il est adapté à la griffe de l’œuvre et ne gâche en rien sa lecture et la rend même d'autant plus attrayante! 


~ Un dernier mot pour la fin ~
On démarre par un drame à nous arracher une larme, on fait la connaissance d'une héroïne à l'humour décapant, on croise le chemin d'un bad boy sexy, on se ronge les ongles à les voir se jeter et s'adorer, on souhaite taper la causette à chaque personnage qui partage leur vie, on rit à gorge déployée et on tourne la dernière page, le sourire aux lèvres.
Bref, la Bitch Team tient ses promesses en nous offrant un titre Love, Fun and Sex!



lundi 26 janvier 2015

Nos faces cachées - Amy Harmon


// Éditions Robert Laffont (Collection R) // 437 pages //

Le livre le plus attendu de ce début d'année, le phénomène de janvier 2015, j'ai nommé Nos faces cachées! Impossible de passer à côté de ce best-seller dont tous les chroniqueurs du web nous ont vanté les mérites. Moi même, j'en suis venue à mourir d'envie de le lire alors que je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il contait.
Enfin, je sais.

~ Pour commencer ~ 

Fern Taylor est amoureuse de Ambrose Young. Ambrose est grand, beau, athlétique, et aucun héro de romance ne lui arrive à la cheville. Car Fern, elle en connait un rayon sur les romances. La petite et frêle Fern, dont le visage timide est mangé par de grosses lunettes, et comme si sa tignasse rousse ne suffisait pas elle doit supporter de porter un appareil dentaire durant ses années de lycée. Mais elle s'en fiche de ne pas être populaire, même si elle aimerait être un peu plus jolie pour qu'Ambrose la regarde, ne serait-ce qu'une seule fois. Elle a Bailey, son cousin et meilleur ami. Il est atteint de la myopathie de Duchenne qui le cloue à son fauteuil roulant depuis ses onze ans. Il vit au jour le jour et est doté d'un humour mordant ainsi que d'un sens de la répartie sans pareil. 
Ambrose est destiné à devenir étudiant et lutteur, comme tous l'attendent de lui. Mais un évènement tragique va bouleverser sa vie, celle des habitants de Hannah Lake, celle du pays tout entier. Dès lors il décide de s'engager. Et ses amis les plus fidèles le suivent, à la vie à la mort.
Lorsque Ambrose revient à Hannah Lake, rien n'est plus pareil.

~ Mon avis ~ 

Ce livre est déroutant. On nous présente l'histoire habituelle de la fille banale, amoureuse de la coqueluche du lycée, bien évidemment un garçon baraqué et beau comme un dieu, bref, rien de très original. Et pourtant... On nous donne des pistes, bien évidemment. Quelques flash-back des plus touchants, de petites anecdotes qui auraient pu sembler sans importance, mais on devine très vite que tout part de là.
Mon petit regret, c'est qu'il me semble ne pas avoir assez eu de temps pour connaître et m'attacher à Paul, Grant, Jesse et Beans. J'aurais voulu en savoir plus sur eux. J'ai pensé la même chose d'Ambrose, mais c'est à son retour dans sa ville qu'on fait réellement sa connaissance, dans le présent comme le passé. 
Fern est adorable. Elle m'a fait penser à Tohru Honda de Fruits Basket. La jeune fille dévouée, purement gentille, avec le cœur sur la main. D'accord, elle est mignonne mais bon, parfois elle m'a un peu agacée quand même, avec ses moues de petite fille quand elle râle... (enfin, dans mon imagination elle était un peu agaçante mais il n'empêche que c'est un super personnage). Ce que je trouve dingue, c'est que dans la littérature, les rousses sont condamnées aux extrêmes : soit elles sont torrides, pulpeuses et envoutantes soit elles sont très banales, voire cataloguées "moche et grosse". Moi je trouve ça chouette les cheveux roux mais comme les miens sont d'un châtain fadasse je n'ai pas droit au chapitre.

J'ai beaucoup aimé la manière dont la beauté était abordée dans ce livre. La Belle & la Bête avait déjà fait du bon travail! Quoique j'ai beaucoup pensé au génial Wonder de R.J. Placio. Toute beauté compte ici, qu'elle soit intérieure ou extérieure. Fern elle-même a l'honnêteté de dire qu'elle souhaiterai être aimée pour son physique, alors qu'elle est celle qui voit le mieux la beauté du cœur des personnes qui l'entourent. Autre chose intéressante dans ce roman : l'auteur ose mettre à l'écrit les pensées des personnages quelles qu'elles soient, même quand on les croit inappropriées, elles sont vraies et on peut s'y reconnaitre. Bref, si l'on reste sur le thème de la beauté, même s'il m'a énormément plu, que les passages religieux sont pertinents et qu'on découvre avec plaisir la beauté (ou la laideur) de chacun, j'ai parfois été chiffonnée par la réaction de certains personnages...
De plus, toutes les comparaisons ont une grande valeur pour l'histoire elle-même. Au début c'est Ambrose qu'on compare sans cesse à Hercule, mais après avoir tourné la dernière page, pour moi c'était Bailey le héro, le vrai. En même temps, il s'agit de mon personnage préféré. Il profite de la vie, a conscience des réalités, aime avec passion et se permet même d'être l'ange gardien des personnages principaux. Fern a une attitude très maternelle, car elle s'est toujours occupée des autres. Elle apprend qu'il y a une différence entre "aimer" et "prendre soin", que les deux peuvent se conjuguer mais qu'il ne faut pas tout mélanger.
J'ai beaucoup aimé voir Ambrose se reconstruire petit à petit. Poser une à une les briques de sa vie brisée pour la faire tenir comme il peut, mais toujours avec cœur. 

Je ne m'attendais pas à ce que toute l'histoire se déroule dans la petite ville de Hannah Lake où tout le monde se connait, où tout le monde partage ses bonheurs et ses peines, et ça m'a plu. En fait, Nos faces cachées m'a pas mal fait pensé à Eleanor&Park de Rainbow Rowell sous certains aspect ou encore à Indécent de Colleen Hoover. Des sujets fort abordés au travers de la vie de quelques héros auxquels on peut s'identifier sans le moindre mal, car ils ont des failles, des peurs et des espoirs.  

~ Un dernier mot pour la fin ~ 

Ce livre nous parle de l'amour d'une jeune fille pour un garçon qui lui est inaccessible. Il parle du combat pour la vie. Du deuil et des regrets. D'une amitié sans bornes entre un garçon et sa cousine, entre un homme et ses compagnons d'armes. De l'amour d'un homme meurtri pour celle qu'il voit enfin, pour la première fois. De visages magnifiques ou dévastés, de cœurs maculés de lumière et de ténèbres. 

vendredi 26 décembre 2014

Elle et Lui (KareKano) - Masami Tsuda

Hello petit peuple du Web!
J'espère que vous avez passé un très Joyeux Noël (pour ma part je suis déjà plongée dans le dernier roman de Patrick Ness).
On se retrouve aujourd'hui pour parler d'un manga que j'ai découverts il y a peu et qui fut un véritable coup de cœur. Une fois de plus, j'avais depuis longtemps entendu parler de Elle et Lui, et plus particulièrement de l'anime édité par Dybex. Pour ce qui est du manga, il me semble que sa sortie a été plus discrète et bien malheureusement Tonkam ne l'édite plus, autrement dit ç'a été toute une aventure pour me procurer les 21 tomes, sachant que j'ai lu la fin sur internet grâce à des scans anglais! Cela en découragerait plus d'un mais je vous assure que ce shojo vaut vraiment le détour...
En effet, au premier abord, KareKano s'affiche comme une romance lycéenne fraiche et sans complications. Les couleurs pastels de la couverture appellent au sourire et les premiers chapitres font fortement penser à Switched Girl



Yukino Miyazawa est une jeune fille tout juste entrée au lycée et déjà des plus populaires. Depuis son plus jeune âge, cette adolescente parfaite en tout point se bat contre vents et marées pour être la meilleure, en tout, quoi qu'il advienne. Dotée d'un égo surdimensionné et d'une addiction à l'adulation que lui vouent ses camarades de classe, elle ne supporte pas de se faire dépasser par Soichiro Arima, la coqueluche masculine du lycée. Dès lors, pour elle, il devient l'ennemi public numéro un. Les choses seraient restées telles quelles si, après qu'elle eu recouvré son titre, n'avait pas percé à jour sa véritable personnalité. Cette découverte survient juste après que Arima lui ait déclaré sa flamme et qu'elle ne l'ai repoussé sans vergogne. Yukino devient morte d'inquiétude à l'idée que son rival puisse révéler ce qui se cache sous la douce et délicate Miyazawa admirée de tous. Si Arima ne cherche ni la gloire ni les louanges de ses pairs, Yukino réalise que lui aussi cache bien son jeu en la menant à la baguette.

Tel est le point de départ de KareKano. Jusque là rien de bien fou. Du déjà vu. L'auteur nous a presque menés en bateau... Car c'est après quelques tomes que l'on réalise combien l'on était loin du compte. KareKano va nous entrainer dans la vie des différents personnages rencontrés. 



Il y a d'abord Asaba, l'ami toujours présent d'Arima, celui dont il est le plus proche et qui joue un bien beau rôle à la toute fin. Tsubasa qui jalousera violemment Yukino pour lui avoir volé l'affection d'Arima avant de l'aimer comme une sœur. Heureusement, Kazuma va consoler ce petit cœur meurtris. Sakura, l'amie un peu garçon manqué de Yukino, dont une autre facette sera révélée avec l'arrivée de Takefumi. Aya le jeune auteur, Rika la fille douce et discrète dont la vie simple vaut tout de même la peine d'être racontée. Maho, qui mène la vie dure à Yukino lorsque celle-ci se révèle telle qu'elle est, avant de devenir une de ses meilleures amies et un personnage fort dont l'histoire d'amour est des plus touchantes. 

En guise d'ellipse, l'auteur choisi de laisser de côté les deux personnages principaux pour consacrer un ou deux chapitre à chaque personnage ou couple - Elle et Lui c'est eux tous - ce qui nous permet de nous attacher à eux et de rendre les relations entre tous bien plus réelles, palpables.

Avant cette pause, on se doute qu'Arima dissimule quelque chose, un lourd passé qui le poursuit et le hante depuis des années. Ce n'est que vers le tome 13 que les choses deviennent plus claires, qu'on en apprend un peu plus à chaque chapitre et que l'histoire nous trouble tellement les évènements et les personnages qui les vivent sont poignants. Entre les erreurs de jeunesses, les conséquences de chaque choix, la violence - qu'elle soit physique ou morale - que traversent Arima et ses proches... on a le cœur étreint. Ce qui me chagrine un peu c'est que Yukino s'en retrouve laissée de côté je trouve. Cette forte personnalité suivra Arima quoiqu'il advienne mais elle reste très spectatrice et soutient. Finalement, durant 7 ou 8 tomes, c'est Arima puis les membres de sa famille, comme victimes d'une malédiction, qui deviennent les héros de cette histoire. Ce que j'en ai retenu, c'est l'amour. La résilience, le pardon, la paix permettent de se reconstruire et de respirer enfin.



Même si ce shojo nous offre une histoire complexe, pleine de secrets de famille, il n'en traite pas moins les thèmes phares du genre comme la rencontre de deux êtres, l'évolution de leur relation, l'intimité qu'ils se créent. De plus, malgré des passages sombres et torturés, l'auteur se plait à nous offrir des scènes hilarantes qui sont un vrai régal pour se remettre de ses émotions!
Pour s'en tenir à quelques point plus techniques : j'ai beaucoup accroché au dessin. Il est loin d'être parfait, parfois les personnages semblent un peu "raides" mais cela ne gêne en rien la dynamique de l'histoire qui évolue en même temps que le coup de crayon de l'auteur.

Elle & Lui, c'est comme une friandise. On le lit au chaud dans son lit, à la table d'un café, comme ça pour le plaisir d'admirer ce que deviennent les personnages hauts en couleurs auxquels on s'est attachés, menés par un coup de crayon tantôt brutal tantôt doux. Entre rires et larmes, on tressaille et on espère, on découvre et on tombe amoureux. 
Si vous aimez les histoires de vie, centrées sur l'aspect psychologique des personnages, les relations qu'ils créent, la vie qu'ils construisent... je ne peux que vous recommander cette petit perle que j'ai dévoré avec une avidité sans commune mesure! 

mardi 25 novembre 2014

Preview : Pan - Joe Wright

Bonjour à tous!

Aujourd'hui, je vais vous faire un article très particulier du à un évènement mémorable qui est arrivé hier (j'exagère à peine) : la révélation des première images du très attendu Pan réalisé par Joe Wright !!
Aujourd'hui, internet n'en a pas terminé de jouer avec mon cœur. Je viens de voir la bande annonce et c'est... magnifique. Bref, pour commencer : 


Joe Wright, pour certains ce nom fera immédiatement tilt, mais pour d'autres un petit rappel s'impose peut être... Il s'agit d'un réalisateur né en 1972 à qui l'on doit des films de qualité notamment Reviens-moi (Atonement) tiré du roman de Ian McEwan avec Keira Knightley et James McAvoy, qui a de plus révélé la jeune Saorise Ronan qui a par la suite tenu le rôle principal dans Hannah dirigé par le même Mr Wright. Le coup fort qui a fait parler de lui, c'est son Orgueil et Préjugés, sa première collaboration avec avec Keira Knightley avec laquelle il sera à la barre d'une autre adaptation et pas des moindres :  Anna Karenine (Jude Law et Aaron Taylor-Johnson s'y mettent!). Voilà pour ce que je connais, en attendant le plaisir de découvrir le reste de sa filmographie (Le Soliste,... et c'est tout ^^)! Mais cette liste a suffit pour me faire sauter au plafond à l'annonce du projet Pan. Si pour vous ce monsieur est encore un étranger, je vous invite à rectifier cela sur le champ.

Après ce petit aparté, revenons à nos moutons... Donc hier ont été diffusées les premières images de Pan, soient quelques screenshots et les affiches officielles des personnages principaux que voici. J'en profiterai, comme je suis bavarde - et tout particulièrement quand ça me passionne - pour parler un peu des acteurs et des personnages qu'ils incarnent.

Le premier et bien évidemment le plus important : Peter, incarné par Levi Miller. Un nouveau visage, donc. J'ai regardé sa filmographie, les titres ne me disent rien (excepté Terra Nova que je n'ai pas vu ^^) je pense qu'il s'agit de son premier grand rôle. Personnellement, cette première image me ravie. Ça peut paraitre bête à dire, mais on a enfin un Peter Pan qui fasse "petit garçon". Je me comprends. Dans le roman, Peter est le plus petit des Enfants Perdus ce qui ne l'empêche pas d'en être le Chef. Il a un sourire édenté très enfantin, se conduit comme un vrai petit tyran etc. Dans la bande annonce, on peut constater qu'il n'est pas aussi odieux, il semble taquin et prompt à s'amuser comme dans les autres films, mais je le trouve particulièrement convainquant pour le peu que j'ai vu et ce choix me plait énormément!

Disney's PP - Hook - PJH's PP - Syfy's Neverland - OUAT
Un petit panoramique pour illustrer tout ça : les différents Peter Pan connus (il manque le premier film de 1928, les animés japonais etc.) mais l'intérêt est de permettre un rapide comparatif de ceux qui ont précédé Levi Miller :)

Garrett Hedlund is Captain Hook. Eh oui, surprise! Pas de perruque noire ni de longe moustache, pas d'habit rouge plein de froufrous d'un autre âge... La beaugossitude de l'acteur choisi peu déplaire. Crochet, le grand méchant de Peter Pan est plus proche de William Turner que de l'image que l'on peut se faire d'un pirate sanguinaire. Pourquoi ce choix? (si on oublie la théorie que le Captain Hook de Once Upon A Time a surement fait grimper en flèche le taux d'audience >.< )
Sur l'affiche il est bien écrit "Every legend has a beginning" et la bande annonce nous le confirme : on ne nous offre pas une énième adaptation du roman de James Barrie mais un film qui s'en inspire librement pour créer un début aux aventures de Peter à Neverland. Visiblement, Hook est un jeune matelot à la solde de Blackbeard qui sympathise avec Peter et... nous en saurons plus en Juillet 2015 !!
En attendant je vous invite à connaitre un peu mieux ce cher Garrett qui n'est pas un débutant dans le monde du cinéma. Il a été le petit cousin de Brad Pitt dans Troie, un compagnon sombre et mystérieux dans Eragon, le cadet de la famille dans Quatre Frère... Puis il y a eu Tron qui l'a révélé au grand jour, Sur la route et j'en passe. 

Hugh Jackman is Blackbeard. Ma première réflexion quand j'ai appris que Hugh jouerai Barbe Noire dans Pan a été "Mais qu'est-ce qu'il fiche ici?". Puis je me suis dit que si Barbe Noire se baladait dans les Caraïbes pour voir son pote Jack Sparrow rien ne l'empêchait de faire un tour par Neverland et copiner avec le futur Crochet!
Si j'ai bien compris, le vilain pirate de l'histoire, c'est lui! Sans doute Hook prendra-t-il sa suite bien après certains évènements que nous découvrirons avec délectation. 
Bon, pas besoin de présenter Hugh, n'est-ce pas? J'avais eu vent de son implication dans le film et ce pourquoi il s'était rasé le crâne... sa nouvelle coupe n'était pas du goût de tout le monde sur le net ^^ Je sais que son sex-appeal en a pris un sacré coup mais je trouve son look vraiment excellent et je pense que son personnage ajoutera du cachet à cet univers déjà abordé maintes fois par le monde du cinéma. Il a l'air un peu dérangé et nous offre un facette assez effrayante que l'on ne lui connaissait pas...


Rooney Mara is Tiger Lily. Le personnage qui a le plus fait couler d'encre ces derniers temps! Il y a même eu une pétition pour que l'actrice soit remplacée. Certains reproche à la production d'être "hollywoodienne" en choisissant une blanche pour incarner la princesse indienne. J'avoue que je ne l'ai pas vraiment vu de cette manière. Qu'est ce que ça leur coutait, honnêtement, de prendre une actrice ou une autre? Si j'en crois cette superbe bande annonce, les enfants ont été kidnappés. Ils arrivent à Neverland, d'accord... le Pays de l'Imaginaire? Du jeu, du rêve? Je me suis dis que peut être, cette jeune fille jouait à être une indienne, tout comme le reste de sa tribu qui n'ont vraiment pas l'air d'être des "peaux rouges". Ce n'est qu'une supposition mais elle me semble tenir la route.
Je connais peu Rooney Mara, je sais seulement qu'on l'a aperçue dans The Social Network et Millenium (la version que j'ai pas vue, donc ^^). C'est une jeune fille ravissante connue pour ses interprétations de qualités alors moi je demande qu'à voir! J'aime beaucoup les costumes des indiens dans le film, on en a plein les yeux!

Pour finir quelques images exclusives en plus :
Blackbeard encore et encore vous me direz! ^^




Pour terminer, voici le fameux trailer. Je ne m'attendais pas du tout à ce qu'on l'ait aussi vite. Les quelques images promo, les affiches en enfin la bande-annonce officielle et à peine 24h!! J'étais dans tous mes états. Regardez plutôt...


On a donc un Peter vivant à Londres, dans un orphelinat. Un enfant lui montre une lettre que sa mère aurait écrite avant d'être séparée de lui. Elle lui promet qu'ils se retrouveront un jour dans ce monde ou un autre. La maman, au passage, n'est autre que la belle Amanda Seyfried!! Va-t-on la retrouver ou sous-entend elle dans sa lettre qu'elle souhaite mettre fin à ses jours? M'enfin...Voilà que les enfants se font kidnapper par des pirates! Le terrible (quoique assez original?) Blackbeard est aux commandes et les mène à Neverland. On rencontre aussi (le beau) Hook, qui se montre des plus galants avec Tiger Lily. Il semble se lier d'amitié avec Peter. On voit aussi les indiens et les atours colorés. On aperçoit brièvement cette petite veinarde de Cara Delevingne en sirène. La musique est superbe, le rythme entrainant, les images sont tout simplement sublimes!! Je pense que ce film ne nous laissera aucun répit pour ce qui est de nos émotions!
Que ce soit sur le blog, instagram, facebook... je risque d'être insupportable et ne pas vous lâcher avec ce film que j'attends avec la plus grande impatience!

En espérant que cet article vous aura plu et donné envie de découvrir le film ou ceux qui y ont participé...

Enjoy!

lundi 3 novembre 2014

Last Quarter - Ai Yazawa


Cette courte série en trois volumes est pour moi une véritable petite merveille. Je l'avais acheté il y a quelques années, à sa sortie. J'avais 15 ans. Je n'aimais pas le style graphique de Ai Yazawa, je n'ai pas du tout accroché à cette histoire mystique un peu compliquée, j'ai revendu mes tomes 1 et 2 sans aucun regrets... Jusqu'à il y a peu. Après avoir découverts il y a un an Nana, puis Paradise Kiss, Gokinjo et Je ne suis pas un ange, je peux le dire sans la moindre hésitation : J'ADORE AI YAZAWA!!!
Je suis donc partie en quête de cette dernière série que j'avais abandonnée et qui me faisait sacrément envie, et je l'ai trouvée (ouf!).

Adam & Mizuki

Mizuki, lycéenne de 18 ans, se sent terriblement seule un soir de pleine lune alors qu'elle vient de rompre avec son petit ami. C'est là qu'elle rencontre Adam, guitariste anglais, dont elle tombe sous le charme. Alors qu'elle fuit le domicile familial où elle ne se sent pas à sa place, Mizuki décide de vivre avec Adam.
Hotaru, élève de primaire, quitte l'hôpital après y avoir séjournée suite à un accident de voiture, alors qu'elle cherchait son chat. En continuant sa recherche, elle découvre une grande maison inhabitée où elle entend une mystérieuse mélodie. Curieuse et persuadée d'y avoir vu son chat, elle décide de pénétrer dans cette maison. C'est là qu'elle y découvre Mizuki en train de jouer du piano.
Cependant Mizuki ne semble plus être la même. 

Hotaru (trop mignonne >.<)

Malgré des passage très légers, parfois même à hurler de rire, Ai Yazawa n'hésite pas à malmener ses personnages et leur en faire voir de toutes les couleurs. Séparation, abandon, drames en tout genre... Mais dans Last Quarter elle touche au domaine du surnaturel. Et c'est vraiment excellent. Difficile d'entrer dans les détails sans spoiler ceux qui ne l'ont pas lu, j'essaierai donc d'être brève. Il est question de la Vie. Du combat mené pour exister alors que tout semble n'être que souffrance, du choix de continuer ou d'abandonner parce que l'on est à bout. Les personnages principaux de cette histoire sont plus jeunes que d'habitude, mais il n'en sont pas plus idiots (re-ouf!). 


Le dessin par ailleurs est vraiment superbe (pour ceux qui ont du mal avec l'époque Gokinjo notamment ^^) et chaque protagoniste bénéficie du charisme que Mme Yazawa sait insuffler à ses héros. 
Malgré des passages assez dur - les personnages torturés nous torturent l'esprit - je trouve ce manga revigorant et fort d'un message plein d'espoir et de lumière (désolée pour cette phrase cul-cul nian-nian qui laisse penser que je distribue du bonheur et de la joie avec mon bâton magique rose bonbon...).
Un jour, promis, je me déciderai à faire un bel article dédié à la grande Ai Yazawa.
Enjoy!

Nb : c'est pas bien j'ai chipé les images sur internet, 
ces scan ne sont pas de moi ;-P

 

samedi 1 novembre 2014

Bracelet Vif d'or

Bonjour bonjour!
D'habitude, mes articles sont consacrés à la lecture et au cinéma mais je souhaitais partager quelque chose de particulier avec vous =)
En effet, j'aime beaucoup tout ce qui touche aux loisirs créatifs, je me suis par ailleurs mise à la pâte FIMO tout récemment... et cet été j'ai appris à faire des bracelets shamballa. Ce qui est intéressant, c'est la méthode qui permet de faire des bracelets solides et à partir de laquelle on peut créer un peut tout et n'importe quoi. Je me suis replongée dans le monde de Harry Potter avec plaisir cet été, m'offrant un marathon des films de notre sorcier préféré et entamant une relecture de la saga. 
Mes petites sessions DIY ne se sont pas arrêtées pour autant et au contraire en ont été que plus inspirées... C'est pourquoi je vous propose aujourd'hui de créer un bracelet Vif d'or! Il en existe beaucoup sur le net, souvent avec une chaîne, mais j'ai voulu en faire un à ma manière, selon ce que j'avais en tête...

Pour faire ce bracelet, il convient de savoir faire un bracelet shamballa. J'étais partie pour faire un tutoriel, mais ce que je mettais en place n'était pas brillant et j'ai trouvé de bien meilleurs professeurs que moi sur un site que j'affectionne tout particulièrement Alittlemercerie.


Le plus plaisant, c'est qu'il faut très peu de matériel pour arriver à ce résultat :
- 1 mètre de fil de coton ciré noir
- 1 grosse perle jaune ou doré, lisse ou gravée selon ce que vous souhaitez pour votre Vif
- 2 breloques "ailes"
- 2 perles plus petites, ici en métal gris mais là aussi vous êtes libre!

Vous pouvez trouver ce matériel sur le site proposé ci-dessus ou dans n'importe quelle boutique de loisirs créatifs. Ce que vous voyez sur la photo vient de Cultura. Petit conseil : vérifier que votre fil passe bien à travers chaque perle lorsque vous réalisez vos achats, surtout pour les plus petites!

  
Quelques petits conseils en plus du tutoriel (très complet) proposé plus haut :
- j'utilise 35-40 cm de fil "trame" sur lequel sont placées les perles, en fonction du poignet de la personne
- si c'est un cadeau, il est toujours possible de raccourcir en fonction de l'écartement nécessaire pour l'enfiler et que les fils dépassants ne soient pas trop longs pour ceux qui n'aiment pas que ça traine
- le principe étant une maille à l'endroit, une maille à l'envers, pour ne pas me perdre je fait un petit nœud au bout du fil qui "travaille" en premier.
- lorsque l'on arrive au "ailes", je serre un peu moins mon nœud que les autres et laisse du mous afin que les ailes ne pointent pas vers le haut, qu'elles soient un peu libre, du moins c'est ce que je trouve plus sympa.

J'avoue, cet article est un peu foutraque, mais je suis contente de mon bracelet rappelant l'univers d'Harry Potter, ajustable, solide et très facile à faire. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et me montrer vos créations perso!




vendredi 31 octobre 2014

Bilan cinéma du mois d'Octobre

Voilà ce qui ressort des sorties cinéma auxquelles j'ai pris part ce moi-ci.

Gone Girls - David Fincher
Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, lorsque Nick rentre chez lui, sa femme a disparu. Tout laisse penser qu'il s'agit d'un enlèvement. Ce tragique évènement émeut le monde entier pourtant, au fur et à mesure de l'enquête tout porte à croire que ce couple modèle n'est pas ce qu'il semble être. Nick est soupçonné d'avoir tué sa femme, pourtant Nick maintient qu'il la croit vivante. Ce petit jeu de piste qu'elle a organisé rien que pour lui en est peut-être la preuve?
Qu'on se le dise, ce film est brillant. Il m'est difficile de dire si j'ai aimé ou pas. Ces heures passées au cinéma m'ont presque mise mal à l'aise, vraiment. C'est un huit clos dérangeant, angoissant, ou chaque seconde est travaillée au millimètre par ce réalisateur-chirurgien. Les acteurs sont bluffants, surtout Rosamund Pike! Je suis un peu mitigée quand à mon avis sur l'affiche. Honnêtement, elle ne m'a pas fait particulièrement envie! Heureusement que la réputation de David Fincher le précède ^^
SPOILERS : un élément m'a chiffonnée lorsque je suis sortie de la salle, mais il s'agit très certainement d'une volonté du réalisateur voire même de l'auteur. Au début du film on perçoit le point de vue d'Amy, à travers son journal. Nick nous apparait comme le grand romantique qui en fait des tonnes avant de devenir le mari paresseux devant sa console puis le salaud qui trompe son adorable femme. On découvre peu à peu QUI est Amy, mais on se sait pas concrètement comment elle se conduisait avant de mettre son plan à exécution, ce qui a fait que Nick ne la supporte plus et l'évite comme la peste.

Mommy - Xavier Dolan
La petite merveille canadienne du réalisateur de génie dont tout le monde parle... Les mots manquent quand on sort d'une telle séance. C'est troublant, poignant, bouleversant. Le film tourne autour de trois personnages. L'histoire démarre avec le renvoi de Steve, un adolescent dit "hyperactif", de l'établissement spécialisé dans lequel il se trouvait. Il a mis le feu, un garçon a été gravement brûlé, il parait. Son père est mort il y a quelques années, il vit donc avec sa mère qui fait ce qu'elle peut pour joindre les deux bouts. Diane aime son fils, Steve aime sa mère et puis vient la douce Kyla, leur voisine, qui va les aimer, qu'ils vont aimer et tous ensemble ils vont construire l'équilibre qu'il leur manquait. Il y a les moments de joie et les moments difficiles qui renvoient à la cruelle réalité. Ce film, c'est la vie au jour le jour, l'espoir d'un lendemain meilleur, la volonté de ne pas baisser les bras, c'est éclats de rire et des torrents de larmes.

Magic in the moonlight - Woody Allen
Eh bien... c'est encore un Woody, quoi! En gros, ce film est très plaisant, bien mené avec des acteurs excellents et des dialogues drôles servis par des personnages qui ne mâchent pas leurs mots. J'ai passé un bon moment mais comme pour chaque film de ce réalisateur, il fut pour moi un divertissement m'offrant un moment agréable sans pour autant générer d'étincelles. 1920, Stanley rencontre Sophie, une jeune femme connue pour ses dons de médium. Lui, magicien et illusionniste célèbre reste sceptique lorsqu'on lui parle ces supposées visions. Son objectif sera dès lors de démasquer celle qu'il considère comme une arnaqueuse. Le duo Firth/Stone est tout simplement génial, l'histoire fait "déjà vu" mais ce contexte et cette époque avec ce doux cynisme dont fait preuve Stanley la rend bien plus séduisante. 

mardi 9 septembre 2014

Love Letters to the Dead - Ava Dellaira

J'ai commencé Love Letters to the Dead car le concept me semblait très intéressant. J'aime beaucoup les romans épistolaires - sans en abuser - et celui d'une adolescente s'adressant à des célébrités décédées m'a paru être une idée originale. 
J'avoue : j'ai craqué pour la couverture qui est juste magnifique! Si je pouvais l'avoir en affiche je le ferai ;-)
Pour commencer, j'ai eu énormément de mal à lire ce livre. La première moitié du roman a pour moi été un supplice. Disons que le début, on découvre, mais au bout d'un moment je m'ennuyais sérieusement. L'héroïne parle du lycée, ses amis, son copain, sa sœur, on sait qu'il y a eu un drame mais rien n'est clair, elle pleure tout le temps... et quel manque de profondeur! Sa personnalité est juste fade et sans envergure. Et ça tourne en rond. Bref, j'ai hésité à carrément abandonner.
PUIS, passée cette très mauvaise passe, on en apprend plus sur May. Qui elle était, ce qu'elle faisait, sa relation avec Laurel. On comprend un peu mieux les tourments de Laurel, ce qui la torture, cette souffrance qui persiste mais ne veut pas sortir pour s'exprimer.
J'ai pensé à Tes mots sur mes lèvres durant certains passages. On a conscience que notre personnage a vécu quelque chose d'atroce mais elle se ferme comme une huître dès que quelqu'un tente de lui venir en aide.
Donc voilà. Love Letters to the Dead, c'est un chouette roman, un coup de cœur pour beaucoup - pas pour moi - et je dois reconnaître qu'il est intéressant et touchant. 
J'ai souvent trouvée Laurel naïve, et même que sa manière de s'exprimer n'était pas celle d'une jeune fille de 15 ans. Peut être cela vient-il de la traduction? En tout cas, on a aussi droit à de jolies phrases, des passages joliment poétiques.
Ce que j'ai grandement apprécié dans ces lettres, c'est l'amour que Laurel porte au personnes à qui elle écrit. Qu'elle se rapporte à leur histoire, leur enfance et les circonstances de leur mort a donné un vrai plus à cette année de lycée dont elle semble la plupart du temps spectatrice mais qu'elle traverse aux côtés d'une famille et d'amis plus fouillés et riches qu'il ne semble de prime abord. 


vendredi 29 août 2014

Wonder - R.J. Palacio

C'est cet après midi que j'ai tournée la dernière page de Wonder. Ce fut un choc. Un éblouissement. Il est souvent difficile de se séparer d'un livre que l'on a aimé à ce point. Pourtant, son dénouement est tellement doux, tellement plein de vie et d'espoir en l'avenir que je l'ai refermée dans un soupir de délectation. Ce livre est beau, sincère, émouvant. 
Auguste a 11 ans. Il est "différent". Il a grandit chez lui, auprès de ses parents et sa grande sœur. Cette année il va entrer à l'école, là où les autres petits garçons n'ont pas le même visage que lui.
Contrairement à ce que je redoutais, Wonder ne se veut aucunement moralisateur. Il dit la vérité, parle de chose que l'on redoute, que l'on a peine à admettre : la différence fait peur. Le regard des autres, ce qu'ils pensent de nous, ce qu'ils pensent de ceux qu'on aiment, les blessures qui se créent, voilà ce qui est abordé dans Wonder
A travers les regards d'Auguste, de sa sœur, de ses amis, on apprend à connaitre ce petit garçon (pas) comme les autres. 
J'ai ris et pleuré en parcourant ce livre auquel Le Journal de Mickey a décerné son Grand Prix des Lecteurs 2013. Ne passez pas à côté de cette merveille d'humanité, de tendresse et de vérité. Comme ses héros, il nous donne envie d'être "meilleurs qu'il n'est nécessaire"...
Vous en sortirez comme tant d'autres : le sourire aux lettres et le cœur sur la main :)

"non, non, tout n'est pas la faute du hasard. si c'était le cas, l'univers nous abandonnerait complètement. alors qu'il prend soin de ses créations les plus précieuses par des moyens invisibles à nos yeux. comme des parents qui vous aiment aveuglément. une grande sœur qui se sent coupable de chercher à vivre en dehors de vous. un gamin à la voix rauque qui a renoncé à ses amis pour être votre ami. même une fille aux cheveux roses qui garde une photo de vous dans son portefeuille.

Ne jugez pas
un livre garçon
sur sa couverture son apparence

lundi 25 août 2014

Sailor Moon - Manga, Anime, Crystal


Sailor Moon, dessin animé culte des années 90 dont on doit la venue en France au célèbre Club Dorothée! Etant un peu jeune à l'époque, je dirai que j'ai surtout connu cette "époque" grâce à la chaîne ABcartoons devenue par la suite MANGAS
Sailor Moon, c'est l'histoire d'une jeune fille de 14 ans, Usagi (Bunny dans la VF) qui se transforme en guerrière de la Lune grâce à une broche magique que lui a transmise Luna, un chat parlant qu'elle croise en se rendant à l'école. Avec ses amies qu'elle rencontre qui s'avèrent elles aussi être des guerrières en uniforme, elle vont combattre les Forces du Mal. Sur le papier, c'est un peu simpliste. Derrière cette histoire de gentils et de méchants aux teintes colorées et pouvoirs magiques se cache un récit bien plus complexe, mêlant mythologie japonaise et réincarnations.

Codename Sailor V

Sailor Moon, c'est tout d'abord un manga papier de 18 tomes, écrits et dessinés par Naoko Takeuchi qui on été réédités récemment en version Deluxe réduite à 12 tomes. Avant Sailor Moon, il y a eu Codename Sailor V, série de trois tomes contant les aventures de Minako (Mathilda sans la VF) devenue Sailor V avec l'aide d'Artémis (encore un chat de la Lune ^^) puis Sailor Vénus lorsqu'elle rejoint l'équipe de Sailor Moon dans la série principale.


Chaque guerrière est associée une planète : Moon, Mercure, Mars, Jupiter et Vénus. En viennent d'autres au fur et à mesure de l'histoire, un peu comme dans Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque) on a le noyau central de guerriers puis de nouveaux personnages qui se greffent mais restent en second plan. On apprend vite que leur rôle est de protéger la Princesse Serenity, la princesse de la Lune qui, comme chaque guerrière s'est réincarnée en un être du XXème siècle, le tout est de savoir qui. Sans compter que de nombreux ennemis entrent en jeux, veulent détruire la Terre, ce pourquoi ils recherchent le Silver Crystal (qui appartient à ladite princesse). Personnellement, je trouve qu'il est facile de s'embrouiller dans toutes ces histoires de réincarnation, de passé, de futur (il y a aussi du voyage dans le temps!), d'habitant de la Lune et de la Terre. 


Toujours est-il qu'on a droit à de belles amitiés qui naissent au cours de cette aventure, une histoire d'amour qui affronte le temps et l'espace, des combats, de la magie, de beaux costumes... Bref, c'est une sacrée épopée qui n'a cessé de faire rêver durant toutes ces années!


Ce qu'il faut savoir : l'animé, première adaptation du manga compte 200 épisodes. Il suit la trame du manga, les événements principaux sont conservés. Néanmoins, de nombreux éléments sont ajoutés à l'animé, on a une saison de 40 épisodes pour 2 tomes à peu près. Il y a plus de combats, plus d'anecdotes, plus de gags, le ton est d'ailleurs plus léger et enfantin même si l'on a droit à des séquences bien dramatiques! Le manga met plus en avant la relation amoureuse entre Usagi et Mamoru.


A savoir qu'il est intéressant de regarder l'anime en VOST non censurée, car en 1990, la France ne voulait pas présenter à ses enfants des couples homosexuels, il était donc tellement plus logique d'afficher deux frères se déclarer leur affection au milieu des fleurs ou encore de faire croire qu'un homme se transforme en femme guerrière plutôt que d'admettre que, oui, deux femmes sont en couple.

Les temps ayant changé, cette série est actuellement en réédition DVD en VF et VOSTFR par Kazé dans de beaux packaging :) Il s'agit d'une série majeure de cette époque, avec des génériques originaux excellents (même si j'ai chanté à tue-tête la version de Bernard Minet)  et maintenant ancrés dans l'esprit des fans. 

La grande nouveauté de 2014, c'est Sailor Moon Crystal. Une nouvelle adaptation en animé, bien plus proche du manga originel, elle permettra au spectateurs de découvrir ou redécouvrir cette oeuvre avec un regard tout neuf!


De nombreux points positifs : le chara-design avec ces membres effilés, ces yeux perçant et des costumes plus proches de ceux créés par l'auteure. On entre plus vite dans l'aventure, jusqu'à maintenant pas de surplus, l'histoire d'origine semble rigoureusement respectée. Les génériques sont superbes, la bande son aussi (les chants durant les combats!!). Seul bémol, les transformations. La 3D mélangée à l'animation traditionnelle, je ne suis pas contre mais là elle nous crève les yeux dans le mouvement des costumes lors de chaque transformation. J'aurai préféré une animation plus classique car les dessins et la réalisation eux-mêmes sont très réussis! J'espère à ce propos qu'ils calmeront leurs hardeur et ne nous feront pas défilé chaque transformation de chaque Sailor lors de chaque combat comme c'était le cas dans le premier dessin animé. On perd du temps et c'est affreusement lassant!! Pour l'instant, je trouve les personnages un peu moins attachants, mais peut être dois-je être patiente. Il s'agit d'une transition difficile, le fait de passer de LA série de mon enfance à son adaptation 20 ans plus tard...

A ceux qui connaissent, j'espère que ce petit retour en arrière vous aura plu. Pour les autres, j'espère que mon article aura quelque peu attisé votre curiosité!