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mercredi 15 février 2017

The Vanishing Girl, Tome 1 - Laura Thalassa


// Éditions Amazon Crossing //

Remerciements : Un grand merci à NetGalley et Amazon Crossing pour l'accès à ce titre qui n'est pas encore paru et qui sera disponible à la vente à partir du 21 mars 2017.

~ Pour commencer ~
Ember Pierce disparait chaque nuit l'espace de dix minutes. Elle se retrouve alors dans des lieux qu'elle ne connait pas, face à de parfait inconnus. Elle improvise, joue un rôle et attend que le sablier laisse tomber son dernier grain.
Puis le jour de ses dix-huit ans, des hommes prétendant appartenir au Gouvernement viennent la chercher. Elle n'est pas née naturellement, elle n'est même pas tout à fait une simple humaine et surtout, elle apprend être la propriété d'un programme secret entrainant d'autres jeunes gens comme elle. Peut-elle se fier à Caden Hawthorne, cet homme aussi séduisant que dangereux qui lui est attribué comme partenaire? Que cache réellement ce programme et les missions qui leurs sont attribuées?

~ Mon avis ~
On démarre sur une jeune fille porteuse de facultés hors normes, qui va participer à un programme spécial, développer ses capacités et bien évidemment connaître l'amour. J'ai quitté ce titre avec un avis assez mitigée. Mais je précise qu'il n'est pas négatif non plus, loin de là!
Tout d'abord, il faut savoir que le style narratif m'a plu. Certes, on découvre l'histoire à travers les pensées de l'héroïne ce qui inclus la nécessité d'employer un langage "parlé", mais celui-ci est utilisé judicieusement et ne m'a, pour une fois, pas trop dérangée. Ember est une adolescente au tempérament résolument rebelle mais elle fait preuve d'une certaine maturité malgré son apparente agressivité. 
Concernant Caden, on voit arriver gros comme une maison le rôle qu'il va jouer dans l'histoire. Il est beau, sexy, fort, intelligent, mais aussi séducteur, gentil, protecteur et dévoué. 
"Veuillez l'ajouter à la liste de mes courses, c'est pour consommer tout de suite, merci!"
Je suis habituellement agacée par le stéréotype de l'homme qui représente TOUT ce dont la fille a toujours rêvé. Il est torturé, elle est la seule à pouvoir le libérer de ses chaîne comme il est le seul a avoir réussi à percer sa carapace de femme forte et insensible. 
Je n'irai pas jusqu'à dire que je me suis attachée aux personnages, mais je les ai trouvé plutôt touchant dans leur désir de prouver qu'au cœur de la tempête, seul l'amour compte et permet de faire face à l'adversité. 
Bon. Je pourrai aussi vous dire que j'ai été passablement agacée par les scènes de sexe à répétition qui interviennent entre chaque mission au cas où on n'aurait pas compris qu'ils se désirent ardemment et s'aiment fougueusement. Mais comme j'ai essentiellement lu ce roman dans les trasports pour aller au boulot, il faut avouer qu'un petit paragraphe coup de chaud et fantasme ne fait jamais de mal pour se mettre d'aplomb.
Concernant le contexte, la machination au cœur de laquelle se retrouve Ember bien malgré elle... que c'est long! La vie dans le camp militaire est bien décrite, on sent la dureté des conditions dans lesquelles les personnages doivent vivre au quotidien. Ce qui me pose problème, c'est qu'on nous révèle des détails, de petites informations dont on se doutait déjà plus ou moins au compte goutte. C'est frustrant. J'aurais aimé que tout cela soit bien plus développé, parce que j'ai surtout eu l'impression que cette histoire de projet secret était un gros argument pour étoffer et justifier un contexte particulier à notre histoire d'amour qui prend énormément de place.
Je ne suis pas contre, mais il faut que le lecteur ait du grain à moudre sur tous les points du livre. Et là, avec le peu de grain que j'ai en ma possession c'est à peine si j'ai de quoi faire une baguette de pain!

~ Un dernier mot pour la fin ~ 
Afin de terminer sur une note positive, il est bon de savoir que The Vanishing Girl est un roman assez captivant qui se lit rapidement et dans lequel il est facile de se plonger. Je ne sais pas encore si je lirai la suite mais il faut bien avouer que la fin du tome 1 nous laisse sur une scène de suspense assez dingue. Donc, c'est un "peut-être".

lundi 13 février 2017

Belgravia - Julian Fellowes


// Éditions JC Lattès // 476 pages //

~ Pour commencer ~
Lady Caroline Brockenhurst et Anne Trenchard n'ont, en apparence, rien en commun. Elles sont issues de milieux radicalement différents, et n'auraient même du jamais se croiser. Pourtant, la vie va leur réserver bien des surprises, comme partager le secret d'un petit-fils illégitime qu'elles chériront de tout leur être, et dont l'existence va radicalement changer l'existence de tout leur entourage. 

~ Mon avis ~
Passionnée de longue date par la série Downton Abbey et toujours désespérément abattue par la fin de celle-ci, il était évident que je me plongerai un jour dans l'un des romans écrits par son créateur : Julian Fellowes. 
La lecture de ce titre se révéla être un réel plaisir. Le décor est rapidement posé et l'arbre généalogique des deux familles clairement établis (c'est un élément important parce que dans ce genre d'histoire je lutte pour me souvenir des liens entre les personnages). 
L'intrigue n'est pas d'une originalité ahurissante, mais elle tient la route et donne envie d'en connaître le dénouement. Le seul regret que je peux avoir, c'est la distance entre le lecteur et les personnages.
La plume de l'auteur est délicate, en accord avec l'époque traitée et maîtrise clairement son sujet. Pourtant, il est difficile de s'attacher aux différents protagonistes. On s'en soucis, on apprend à les connaître, leur vie et leur caractère, et même leurs plus intimes pensées grâce à l’emploi d'un narrateur omniscient. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié le parallèle que propose l'auteur à plusieurs reprises entre les pensées des différents personnages. 
On a notamment le séducteur invétéré qui pense ne devoir qu'à son charme irrésistible et sa connaissance aiguë des femmes d'en avoir mis une nouvelle dans son lit, face à ladite jeune femme qui joue le rôle de la faible insatisfaite en quête de romantisme alors que ceci n'est qu'une des étapes d'un plan qu'elle tente de mettre en place. 
Pourtant, on reste juste observateur, sans pouvoir même réellement s'impliquer émotionnellement. Sans doute justement parce que les émotions-mêmes des personnages sont décrites de manière assez succincte et que le but ne semble pas être de nous les faire ressentir. De même, est-ce peut-être un choix, car à l'époque il n'était pas de bon ton d’étaler ses sentiments sur la place publique.
C'est un éléments qui pourrait en rebuter, malgré tout j'ai passé un excellent moment avec ce roman somme toute assez différent de ce que j'ai l'habitude de lire. 

~ Un dernier mot pour la fin ~
Si vous êtes adepte des intrigues familiales d'une autre époque, ou si vous voulez justement vous y mettre, Belgravia semble un titre tout indiqué. C'est divertissant, sans prise de tête et intéressant.

vendredi 20 janvier 2017

One, Tome 1 : Même pas peur - Jacinthe Nitouche


// Éditions Hachette //

~ Pour commencer ~
Sacha, 10 ans, voit un jour débarquer dans sa vie Charlie. Elle a un an de moins que lui. Dès leur première rencontre, il savent que plus rien ne sera comme avant. Les années passent et ils deviennent tout l'un pour l'autre. Même après que Charlie ait disparu pendant deux ans et que Sacha se soit persuadé de l'avoir oubliée. Mais cette fille, ce n'est pas n'importe qui. Cette fille, c'est Charlie.

~ Mon avis ~
J'ai eu la chance de me procurer en un rien de temps One grâce à NetGalley (merci Jiji pour l'info!). Je l'ai commencé comme ça, pour passer le temps dans les transports, sur le chemin du boulot.
Et je n'ai plus pu décrocher.
Des romances, on en croise à tour de bras dans les librairies et difficile d'en trouver qui sortent du lot. One sort du lot. One nous fait ressentir toute une palette d'émotions auxquelles on ne s'attend pas.
Tout tourne autour des deux personnages principaux. Charlie et Sacha s'aiment d'un amour que personne ne comprend, d'un amour né à leur plus jeune âge, celui auquel on ne se pose pas de question et qu'on vit, tout simplement. Cet amour est pur, fort et sans limite. Ils connaissent tout l'un de l'autre, acceptent tout, se donnent tout.
Ce livre est vivant.
Il est criant de vérité. Les questions que l'on se pose à l'adolescence sont abordées avec beaucoup de finesse. Les frontières s'effondrent. Celles entre amour et amitié, hétérosexualité et homosexualité, attirance et attachement... Pourquoi s'imposer les étiquettes qui nous bouffent l'existence? C'est la question qui m'est revenue plusieurs fois. Le récit m'a semblé complexe mais aussi assez révélateur des évidences que l'on n'accepte pas toujours.
Qu'on se le dise, hein, on n'est pas dans un traité sur les questionnements de l'existence, mais un feel-good book qui se déguste sans modération! Seulement, je l'ai trouvé bien plus profond qu'il n'y parait. Je ne m’attarderai pas sur l'amour idéal fantasmé qui se brise une fois possédé. Ça fait du bien de casser le mythe de temps en temps histoire de se rappeler que la réalité que l'on vit vaut tellement plus que ces fictions trop parfaites.

~ Un dernier mot pour la fin ~
J'AIME Charlie et Sacha, Sacha et Charlie, ces deux êtres tendres, drôles et merveilleusement percutant qui forment un tout, non pas parfait, mais tellement évident. Inutile de vous préciser que je trépigne d'impatience à l'idée de lire la suite qui sortira courant mars 2017.
Je terminerai cet article par un standing ovation dédié à Zoé qui m'a fait littéralement mourir de rire par ses répliques qui méritent de figurer dans le palmarès de mes citations favorites!

jeudi 12 janvier 2017

La Maison des Morts - Sarah Pinborough


// Éditions Milady // 384 pages //

~ Pour commencer ~
Toby est un Déficient. Comme des dizaines de jeunes, un test sanguin a fait basculer sa vie, révélant qu'il est porteur du gène tant redouté. Cloîtrés dans ce manoir perdu au milieu d'un île déserte par Matrone et ses infirmières, ils espèrent chaque jour ne pas être les prochains à partir pour le sanatorium dont personne ne revient. Toby, lui, vit la nuit tandis que tous dorment. Jusqu'à ce que la nuit ne lui appartienne plus. Jusqu'à ce qu'elle fasse irruption dans sa vie.

~ Mon avis ~ 
Difficile de le dire autrement, ce roman est sacrément déroutant. Pas de grande révélation, pas de mystère à percer, non. La Maison des Morts est avant tout un récit de dortoir avec son lot de conflits, de coups bas, d'amitiés et de premières amours. Qu'importe l'absence d'action à vous couper le souffle, la plume de Sarah Pinborough vous fait voguer paisiblement dans cet univers intrigant dont on ne nous cède que quelques indices. Ici, l'important ce ne sont pas les faits mais les actes et les paroles. Cette petite communauté d'adolescents, tous à bout de nerfs mais solidaires, à la veille de mourir mais toujours désireux de vivre.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Ne vous attendez pas à un roman d'épouvante, ni de fantastique ou de grande quête... La Maison des Morts traite les sentiments, la valeur de la vie, celle qu'on lui donne lorsque l'on est chaque jour à même de la perdre. Sauf que, cette fois-ci, on en a réellement conscience. Une jolie manière de traiter les émois de l'adolescence et les décisions que comportent le passage à l'âge adulte, quand bien même on ne puisse jamais l’atteindre.

dimanche 8 janvier 2017

Orange - Ichigo Takano



// 5 tomes d'environ 200 pages // Éditions Akata // 

~ Pour commencer ~

Un matin comme les autres, Naho reçoit une lettre étrange, écrite par elle-même, dix ans plus tard. Cette lettre annonce les différents évènements qui vont se produire dans les mois qui suivent, et contient des recommandations sur ce qu'elle devra faire pour ne pas connaître les regrets qui la hanteront dans le futur. Au début, elle n'y croit pas. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Kakeru, un nouveau venu dans sa classe, et que les premières prédiction se déroulent comme prévu. Dès lors, Naho va devoir prendre des décisions qui lui feront violence, elle qui s'est toujours effacée pour faire de la place aux autres. 


~ Mon avis ~
Je trouve parfaite l'idée d'un message venant du futur pour traiter d'un sujet aussi universel que le regret. Universel? Oui, on l'a tous connu, sauf qu'il est plus ou moins douloureux et bien trop banalisé quant à la souffrance qu'il peut occasionner. Donc oui, le regret, mais ici l’aboutissement n'est pas vraiment celui auquel on aurait pu s'attendre. Notre héroïne est un personnage timide, passif, presque effacé... On se demande même ce qu'elle fait dans cette bande de boute-en-train! Puis après cela semble évident. Ils se complètent tous : le beau-gosse sportif, la jolie fille pleine de vie, la grande froide et cynique mais adorable, l'intello à l'humour douteux... et finalement le petit bout de femme réservée mais maternelle. Puis arrive Kakeru, ce jeune homme mystérieux, doux et gentil que l'on veut sauver.
Si l'on sait ce que nous réserve l'avenir, peut-on le contrer? Une fois le l'Histoire modifiée, il n'est plus possible de se baser sur le futur connu. Dès lors les personnages vont devoir puiser en eux-même les ressources pour se battre, pour atteindre leur but. Je regrette que Naho reste si passive, et même si sa timidité est connue, j'ai levé les yeux au ciel suite aux bonds impensables qu'elle fait dès que Kakeru s’approche d'elle "trop près" ou face à son incompréhension dans certaines situations (genre la main tendue ou tous ces trucs évidents qui lui sont proposés et qu'elle ne percute absolument pas). 
Les deux personnages qui m'ont profondément touchée sont Kakeru et Suwa. Kakeru pour sa souffrance, le déchirement qu'il ressent à cause de cette culpabilité qui lui interdit de savourer le bonheur qu'il connait grâce au groupe ainsi que son désir de vivre et d'être heureux.
Suwa, c'est le héro typique à la Colleen Hoover (que j'aime beaucoup, hein, j'ai juste fait une overdose durant l'été ^^). Il est gentil, sensible, dévoué corps et âme et prêt à tous les sacrifices pour les gens qu'il aime. Si quelqu'un trouve la moindre chose que l'on puisse lui reprocher, lancez une alerte! En somme, c'est exactement le genre de personnage qui m'horripile au plus haut point d'habitude, mais là, non. Je l'ai aimé pour son amour, pour l'amitié sans faille qu'il porte à Kakeru et le cœur qu'il a sur la main chaque page que l'on tourne.
Les autres membres de la bande sont drôles et attachants et ont aussi su m'émouvoir, mais mon gros coup de cœur est surtout centré sur ces deux charmants jeunes hommes. 
Pour moi, le message de Orange, c'est surtout de se dépasser et donner tout ce que l'on a pour les gens qu'on aime et ce qui nous tient à cœur. A partir de là, qu'importe ce qui peut arriver. Car c'est en se freinant, en n'osant pas, que nos héros portent en eux une montagne de regrets. Comme chacun de nous.



~ Un dernier mot pour la route ~
Bref, j'espère ne pas en avoir trop dit, mais au moins juste assez pour vous donner envie de découvrir ce merveilleux récit d'amitié qui m'a transportée cette semaine. Je ne saurais dire tous les états par lesquels je suis passée mais malgré les sujets sombres qui sont abordés, j'ai ri aux éclats bon nombre de fois! J'espère qu'il en sera de même pour vous. Et si vous avez déjà succombé à Orange, je ne peux que vous recommander d'en faire de même avec Elle et Lui (Kare Kano) de Masami Tsuda ainsi que C'était Nous de Yuki Obata, deux autres mangas forts d'une sensibilité à fleur de peau, qui traitent de sujets durs et de l'espoir toujours présent grâce aux sentiments forts de l'amour et l'amitié.

lundi 2 janvier 2017

Le tyran des songes - Oren Miller


// Editions EDB // 494 pages //

EDB ose... et vous?
Les adeptes de cette maison d'édition connaissent leur crédo, mais difficile d'être à nouveau surpris même si l'on se délecte de chaque nouvelle sortie, et pourtant...
Avec Le tyran des songes, EDB lance sa collection dream, celle à laquelle on ne s'attendait pas.
J'aimerai vous dire que c'est une réussite, mais ce serait mentir.
Le tyran des songes n'est pas juste réussi. 
C'est un sacré bon sang de bonsoir de coup de cœur de la mort (nouvelle année, langage châtié.).

~ Pour commencer ~
Emma a un don : elle voit l'âme des gens. C'est pour ça qu'elle ne doit jamais les regarder en face. C'est pour ça qu'elle s'est toujours sentie différente, à part, inadaptée. Heureusement, elle a Saki et Yoann, ses irremplaçable amis. Et surtout, il y a Vlad, le beau et mystérieux jeune homme qui travaille à la librairie où elle se rend régulièrement pour le voir, comme si de rien n'était. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que Vlad l'observe depuis sa plus tendre enfance. Et il n'est pas seul, puisque Jack, l'étrange propriétaire de la librairie l'accompagne. Car Emma n'est pas humaine, pas tout à fait. Et bon nombre de personnes sont à sa poursuite et tout particulièrement le très redoutable Marchand de Sable que l'autre monde craint plus que la Mort.



~ Mon avis ~
Le tyran des songes, LE titre qui sort du lot, celui que l'on a tous attendu cette année. Car même si l'on croise toujours de belles lectures, agréables, qui nous font voyager, il y a énormément de répétitions, de similitudes, de thèmes récurrents... et il est difficile de faire de réelles découvertes, inattendues et surprenantes. On se trouve ici catapulté dans un univers familier et totalement nouveau à la fois. L'auteure nous sert une intrigue ancrée au cœur d'un monde de magie et de mythologie, de complots politiques menés par des êtres que nous n'aurions pas soupçonné croiser ici (et certainement pas chez EDB il y a quelques mois!). L’héroïne assez classique que nous rencontrons au début de l'histoire devient une toute autre personne au fil du récit. Les personnages qui l'accompagnent durant ses aventures sont tous plus intéressants, percutants et charismatiques les uns que les autres. Je ne souhaite pas en dire plus, car il faut VIVRE cette histoire. Il faut s'imprégner de cet univers complexe et passionnant que nous offre l'auteure. Ce n'est pas si simple d'y entrer. Personnellement, je suis restée dans le flou lors de certains passages, un peu comme notre héroïne qui se retrouve catapultée dans une dimension parallèle qui lui est totalement inconnue. Puis une fois mes marques prises et les différents protagonistes clairement situés dans mon esprit, impossible de m'en défaire.
Ajoutez à cela les superbes illustrations réalisées par Oren Miller elle-même et vous obtenez la pépite que, j'espère, vous tiendrez très vite entre vos mains.


~ Un dernier mot pour la fin ~
Merci aux éditions EDB de toujours plus oser, de nous proposer ces excellents titres dans de superbes box qui nous font croire que Noël c'est toute l'année. J'espère très rapidement pouvoir découvrir la suite du Tyran des Songes, impatiente de retrouver Emma, Jack, Orion, Astrée et bien évidement ce cher Marchant de Sable...

dimanche 20 novembre 2016

Je suis là - Clélie Avit


// Éditions Le Livre de Poche // 235 pages //

~ Pour commencer ~
Chambre 55 il y a Sylvain, hospitalisé suite à l'accident de voiture dans lequel il a tué deux adolescentes alors qu'il conduisait en état d'ivresse.
Chambre 52, il y a Elsa, plongée dans le coma suite à un accident d'escalade en montagne.
Thibault, le frère de Sylvain, refuse de voir ce dernier, de lui pardonner. Alors qu'il accompagne sa mère pour sa visite habituelle, Thibault se retrouve par hasard dans la chambre d'Elsa. S'installe une relation inattendue, où Thibault parle et vit, où Elsa entend et ressent.

~ Mon avis ~
J'ai acheté ce livre avant de prendre le train, songeant que je viendrai à bout des 200 et quelques pages en 3h30 de voyage. C'était sans compter la joie de supporter ces adorables bambins qui ne m'ont pas laissé la moindre minute de silence durant TOUT le trajet. Bref.
Une semaine plus tard, j'ai tourné la dernière page.
C'est assez difficile pour moi de parler de ce bouquin. J'ai presque adoré et détesté, à vrai dire. Avec moins de passion. Donc j'ai bien aimé sans être ultra emballée non plus, mais bon moment à retenir.
Commençons par ce qui me chiffonne : je suis une grande romantique, toujours touchée par les invraisemblables coups de foudre mais... sincèrement? Le type qui tombe amoureux d'une inconnue dans le coma, vous y croyez? Être touché par ou s'attacher à une personne "endormie", pourquoi pas. Mais de là à parler d'amour! Je trouve bon nombre d'histoires naïves attendrissantes mais là je trouve que c'est carrément tiré par les cheveux. Elsa, qui entend, comprend et sent ce qui l'entoure peut en effet ressentir des sentiments pour Thibault, cela me parait plausible, mais l'inverse me fait penser aux contes de fées si souvent critiqués, à bon escient. Certes, ici ils ne se jurent pas un amour éternel, mais les paroles et pensées de Thibault m'ont tout l'air d'une réaction aux différents évènements qu'il a vécu. Bref.
Ensuite, je trouve que beaucoup de personnages sont dans le jugement de manière assez gratuite. La dame qui s'occupe de l'entretien et qui se permet de dire à l'interne "vous me décevez". Ou encore Elsa dont la décision de ses parents "la dégoute". Oui, bien, merci. Hormis Thibault qui a la foi suite aux quelques éléments qui amènent à se questionner, comment en vouloir à l'équipe médicale et à la famille de vouloir mettre un terme à une assistance médicale lorsque, d'après tous les examens réalisés, le cerveau d'Elsa ne réagit plus à rien et son corps est considéré comme une enveloppe vide? Notons que pour les proches, c'est assez insoutenable de voir son corps maintenu en vie de manière artificielle. La science n'a pas toute les réponses et garder l'espoir quoiqu'il arrive est tout à fait louable et humain mais accuser à tour de bras tout le monde d'égoïsme et de lâcheté je trouve cela un peu fort (même si je pense que c'est le genre de réaction qui doit arriver tous les jours dans ces services).
Je parle beaucoup parce que ce livre a suscité en moi des réactions, des réflexion et c'est une grande force. Je trouve que ce petit livre arrive à se démarquer à bien des égards. Comme Elsa est immobile, tout ce qu'elle vit est décrit de manière très particulière les gens, les mouvements, les paroles, les attitudes de manière très particulière. Contrairement à ce que je craignais (à savoir une redite de "Si je reste" de Gayle Forman) on ne s’embarrasse pas du passé, tout est dans l'instant présent. J'ai beaucoup apprécié la relation de Thibault avec son meilleur ami. Je regrette que son amertume envers son frère ne soit pas traitée plus en profondeur et que l'histoire prenne fin ainsi. Mais rend aussi l'histoire réaliste, bien proche des évènements de la réalité qui nous assaillent. 

~ Un dernier mot pour la fin ~
Ce livre ne me laissera pas un souvenir impérissable mais je l'ai trouvé intéressant, sympathique, intrigant. Il vaut le détour si les rencontres inattendues et improbables vous plaisent.

mercredi 9 novembre 2016

Poldark - Saison 1 / Saison 2



SAISON 1

Le petit blabla plein d'amour que j'avais écrit sur la page le 28 août 2016
Et voilà la vérité, je suis faible. On me balance une belle histoire romantique avec un fond de drame et un acteur plutôt séduisant... me voilà comblée!
Poldark revient chez lui après une absence de trois ans. Plutôt que la prison, il a préféré la guerre. Mais tout le monde l'a cru mort. Il découvre le décès de son père, mais aussi l'union prochaine de Francis, son cousin, avec Elizabeth, la femme qu'il avait promis d'aimer pour toujours. 
Tant de personnages hauts en couleur qui ont su m'émouvoir! Poldark, bien évidemment, mais aussi la belle et douce Demelza. Je me suis terriblement attachée à Verity, la catherinette laissée pour compte, dont le dévouement et l'amour qu'elle porte à sa famille sont sans égal.
La musique est tout simplement sublime et ne fait qu'aggraver les moments de douleur que traversent nos héros (et ils sont nombreux).
La trame de l'histoire est toute simple, rien de nouveau sous le soleil, et pourtant j'ai dévoré les 8 épisodes en à peine plus d'une journée et ce fut un régal.
Encore une nouvelle venue sur Netflix, j'attends avec impatience votre avis, et ne tiens plus en place à l'idée de découvrir la suite dont la diffusion commencera début septembre!



SAISON 2

Aujourd'hui, j'ai regardé l'épisode 10 de la saison 2 qui clôture cette seconde partie.
Je suis passée par absolument TOUTES les émotions. La joie, la tristesse, la compassion, la haine, l'euphorie, la rage, bref. Au début, cela m'a déplut, puis je me suis dit : ce n'est pas si mal d'être à ce point en colère contre le personnage principal d'une histoire. Car non, Ross n'est pas parfait. Loin, bien loin de là! Et j'en suis heureuse à présent.
Bon. Il faut avouer que tout au long de la diffusion, je n'ai cessé de le qualifier d'un nombre invraisemblable de nom d'oiseaux. La preuve que cette série suscite en moi beaucoup de passion! Entre son manque de tact, son obsession pour la mine et Elizabeth, et son incompréhension des sentiments de Demelza... Raaaaaah!!! Mais enfin. Sa dernière réplique est tellement parfaite que mon pathétique petit cerveau romantique s'en est retrouvé presque amnésique (mais une femme n'oublie jamais, souviens-t-en, Ross!).
Le personnage d'Elizabeth m'a moins plu. Je la trouve passive, rejetant sans cesse la faute sur autrui, perpétuellement indécise et finalement ne m'a fait ressentir que de la pitié, vraiment. 
Au tout début, j'ai trouvé que cette saison était un peu longue à démarrer... Puis ça ne s'est plus arrêté. Un personnage déjà connu a su faire une place importante dans l'intrigue (et dans mon cœur tant il est adorable) : Dwight Enys. Au début on le connait juste gentil et serviable, même s'il a quelques pots cassés à son actif (là encore, nos personnages ne sont pas des anges et c'est tant mieux!). Petit à petit on le voit prendre des risques, se retrouver confronter à une décision difficile, faire des choix, se remettre en question, il évolue et reste toujours très attachant. 
On retrouve le reste de la famille Poldark égale à elle-même, ainsi que leur grand ennemi George, mais je n'entrerai pas dans les détails afin de ne rien vous spoiler.
Je me contenterai de dire que, mon personnage préféré se révèle être Demelza. Je trouve cette femme forte, surprenante, terriblement touchante et même si je pense que ses doute et sa crainte de perdre l'amour de Ross en ont peut-être agacé certains, j'ai songé que j'aurai éprouvé les mêmes sentiments dans une situation semblable. 
La tension et le drame grimpent crescendo lors des derniers épisodes, et la fin m'a fait bondir le cœur. En bien ou en mal? Cela vous le découvrirez par vous-même. Je peux seulement vous assurer que cette série fait désormais partie de mes incontournable et qu'il va être bien douloureux d'attendre une année entière avant d'avoir la suite !

lundi 31 octobre 2016

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tome 2 : Hollow City - Ransom Riggs



// Editions Bayard (Jeunesse) // 502 pages //

Je vais faire bref afin que cet article ne contienne aucun spoilers.
Néanmoins, il est important de préciser que ce livre est un énormissime coup de cœur. J'avais beaucoup aimé le premier opus des aventures de nos enfants particuliers : la découverte de cet univers unique, de chaque personnage à part, le danger qui les menace etc.
Dans Hollow City, le ton m'a semble tout autre. On apprend vraiment à connaître les membres de notre petite troupe, leur caractère, leur réaction face aux différents évènements qui se produisent, leurs sentiments... Ils rencontrent toute une palette d'individus, particuliers ou non, amis ou ennemis, et cette épopée n'en est que plus palpitante, de bout en bout. 
Je suis passée par l'amusement - parce que oui, nos particuliers arrivent à se montrer particulièrement drôle malgré les drames qu'ils traversent -, mais aussi par la peine lorsque la perte de certains personnages s'est produite, et enfin l'angoisse parce que - bon sang! - ce livre regorge de scènes à vous faire dresser les cheveux sur la tête et tourner les pages à toute allure!
Voilà, c'est tout.
Je n'en dirai pas plus sur tout l'amour que je porte à ce livre.
Quoique, si!
Il s'agit certainement d'une alliance parfaite entre la merveilleuse plume de l'auteur et la traduction de qualité qu'en a fait les éditions Bayard, mais chaque phrase est un délice. Sans compter les mots que pose Jacob sur les sentiments qu'il éprouve envers Emma. Je suis tout simplement sous le charme!
Est-ce un conte? Un roman fantastique? Une merveille de papier?
Qu'importe. Prenez votre courage à deux mains et franchissez cette boucle temporelle pour tous les rejoindre!

Une photo prise par mes soins au lieu de l'habituelle couverture capturée sur internet : vous préférez ou on fait comme avant ?

Happy Halloween !

dimanche 2 octobre 2016

A la place du coeur - Arnaud Cathrine


// Éditions Robert Laffont (Collection R) // 252 pages //

~ Pour commencer ~
Caumes vit les meilleurs moments de sa vie. Il vient d'avoir 17 ans. Il est amoureux. Il est libre et sûr d'un avenir plein de promesses. Mais nous sommes le 7 janvier 2015, et avec la vie de Caumes, c'est la France toute entière qui bascule. Comment savourer ces instants quand son pays n'est qu'horreur? 

~ Mon avis ~
Je trouve que "A la place du cœur" est un roman intéressant, intelligent. L'histoire entre Caumes et Esther est présentée sans artifices, comme la vivent tous les adolescents, avec innocence, curiosité et fougue. Je trouve que le professeur de philosophie, quoique un brin trop posé et lucide, apporte énormément à l'histoire dans son approche du terrorisme, du racisme, de l'information, des médias... Ces jours terribles, nous les avons tous vécus, à notre manière et c'était douloureux de passer à nouveau par là, sans compter le souvenir de ce qui a suivit. Le personnage qui m'a le plus troublée est Hakim, parce qu'il est le représentant de tous les opprimés, les victimes injustes de l'incompréhension et de la bêtise humaine.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Un je ne sais quoi a fait que ce livre, quoique addictif et très facile à lire, n'a pas été un coup de cœur. Mais il fait partie des titres qui doivent être lus, qui sortent très clairement du lot et qui vous marquent. 

samedi 17 septembre 2016

Eirielle : Un monde nouveau - Claire Josserand



// Éditions CreateSpace // 176 pages //

~ Pour commencer ~
Océane est une jeune adolescente tout ce qu'il y a de plus normal jusqu'au jour où elle apprend qu'elle est la princesse d'Eirielle, un monde merveilleux de paix et de magie. C'est aussi à ce moment là qu'elle rencontre Nicolas, le garçon de ses rêves qui semble s'intéresser à elle.

~ Mon avis ~
Il m'est très difficile de donner mon avis sur ce titre. Je n'ai ni adoré ni détesté. Mais j'ai tout de même beaucoup de choses à dire... Alors je vais essayer de me montrer claire et concise.
Dès le début j'ai été très dérangée par le style d'écriture. C'est personnel, mais j'ai beaucoup de mal avec le langage "parlé" dans un roman. Je me doute que l'objectif est de rendre les dialogues et pensées plus spontanés, réalistes, mais cela m'agace plus qu'autre chose, de même que les répétitions. Ainsi j'ai trouvé dommage qu'il y ait tant de "super", "génial", "j'adore", sans compter les absences de négation et les lignes de point d'exclamation. Cela a en partie entravé ma lecture et mon attachement aux personnages qui est quasi-inexistant (prenez en compte que je viens de terminer la saison 4 de The Walking Dead et je me soucie vaguement du sort d'un seul personnage donc l'attachement que je peux porter est somme toute très relatif...).
J'ai beaucoup lu qu'Océane était niaise et immature. Ce n'est pas ma première pensée. Océane est une jeune fille pleine de vie, et les rapports qu'elle entretien avec sa meilleure amie, sa mère puis son copain sont à mon sens des plus normaux. Le côté immature résulte justement - je pense - du langage parlé qui passe très bien dans la vie de tous les jours et bien moins dans un roman.
Concernant ladite maturité de l'héroïne, j'ai une autre remarque.
Au début j'ai trouvé certains passages très négligés au niveau de la rédaction, et j'ai pensé qu'il s'agissait juste d'un style auquel je n'adhérais pas. A côté de cela, j'ai pu apprécier quelques paragraphe sacrément bien formulé, avec de belles phrases posées qui passaient à merveille. Alors, oui, peut-être que les passages qui m'ont dérangée sont "négligés".
Il est bon de savoir que depuis peu, j'en ai par dessus la tête des romances et plus encore des romances fantastiques (le premier tome des Etoiles de Noss Head m'est sorti par les yeux ^^) donc dès le départ, il est normal que je ne soit pas une grande admiratrice du bouquin.
Je trouve néanmoins qu'il est important de souligner bon nombre de points positifs.
Tout d'abord, l'auteure a su créer en détaillant au possible un monde entièrement régis par la magie, essayant de se démarquer en expliquant certains éléments de la vie quotidienne du peuple d'Eirielle. Qu'on aime ou non ce monde, on est obligé d'admettre que c'est une belle prouesse d'imagination. Personnellement, je n'ai jamais réussi à arriver au bout de l'écriture d'un roman de cette ampleur alors je ne peux qu'applaudir.
Ensuite comme je le précisais plus haut, il y a de très bons passages, aussi je me permets d'ajouter qu'avec un bon travail de réécriture, Eirielle pourrait s'améliorer dans sa forme et son contenu. 

~ Un dernier mot pour la fin ~
Eirielle appartient à un genre qui n'entre pas dans mes favoris, alors il est peu probable que je lise la suite. Malgré tout je souhaite une belle continuation à ce titre et son auteure (une charmante personne que j'ai rencontré sur instagram), en lui souhaitant une belle continuation dans son travail et de nouveau lecteurs pour les versions à venir.

jeudi 15 septembre 2016

Season Song 2 : A Hazy Shade Of Winter - Jacinthe Nitouche & Fleur Hana

~ Le petit blabla d'avant tout ~
Une fois de plus, un immense merci aux Editions EDB pour ce service presse, je me sens chanceuse ^^ (on peut tester à l'année, hein!). D'un point de vue purement esthétique, la couverture est sublimissime. On retrouve ces illustrations tout au long du roman et c'est un plaisir. Je valide à 100% le duo de choc Jacinthe x Fleur, vous faites des étincelles, les filles!

ATTENTION pour ceux qui n'auraient pas lu Summertime, cet article contient forcément quelques Spoils. Alors je vous conseille de fermer cette fenêtre et en ouvrir une nouvelle sur le site d'EDB, histoire de vous offrir un bon kiff et découvrir enfin cette petite bombe!



~ Pour commencer ~
Deux ans ont passé. Lou-Ann, Ugo, Mehdi... Sixtine avait traversé leur ciel comme une étoile filante. Elle avait brillé vivement, les avait émerveillé et s'était éteinte sans prévenir.
Quand Mehdi sort pour la énième fois de prison, beaucoup de choses ont changé. Ugo semble préférer la compagnie des nouveaux caïds du quartier à la sienne. Lou s'est battue, elle n'a pas oublié Six, et continue à être "cap". Et Mehdi n'a plus rien. Plus rien, hormis ces réunions réservées aux addicts auxquelles il doit assister pour éviter la cabane. Une formalité qui aurait pu se dérouler sans accros... s'il n'y avait pas eu Lolita.



~ Mon avis ~
Après avoir terminé mon dernier Colleen Hoover, je m'étais juré de ne PLUS JAMAIS lire de romance. Tout du moins, pas avant très longtemps, c'était certain. Mais comment résister à un nouveau titre proposé par EDB?
Quelques coups de chaud, un peu de tendresse et me voilà réconciliée avec le genre!
Comme quoi le problème dans la littérature ce n'est jamais le genre mais la manière dont l'auteur traite le sujet. Rien ne me sort plus par les yeux que les longues tirades poétiques qui n'ont rien de spontané, les personnages torturés mais dotés d'une dévotion envers et contre tout, prêts à être canonisés. La vérité c'est que je n'aime pas les personnages parfaits. Cela en fait rêver beaucoup, mais moi pas. En amour on doit être égoïste, piquer des crises sans raison, en vouloir à l'autre même si on a tord, changer d'avis toutes les cinq secondes et se réconcilier sous la couette. On a le droit d'être ensemble sans s'être promis un amour éternel, mais juste d'être sincère là, maintenant. De vouloir être avec l'autre, juste être avec l'autre (la préposition avec pouvant ici être remplacée par en, sur, sous, si on reste dans la logique de nos deux tourtereaux).
Bref.
J'ai énormément aimé le personnage de Medhi, ce type qui ne sait pas ce qu'il veut. Ce type qui porte le poids d'un grand malheur, qui a peur de trahir celle qu'il a perdue, tout ça pour réaliser que sa réelle peur ce n'est pas tant d'aimer que de perdre à nouveau. On a envie de lui coller des baffes, de lui hurler "ouvre les yeux" parce que...il est humain, bon sang! Donc oui, on peut être hyper badass et touchant sans citer Shakespeare. 
J'ai eu peur - l'espace d'un instant - qu'on sombre dans le mélo. On parle quand même d'un type qui a perdu la femme qu'il aimait, c'est une bonne base pour un roman de Nicholas Sparks (I love you Nico <3). Mais non, parce que les nanas aux commandes, c'est Jacinthe et Fleur. Alors A Hazy Shade Of Winter, c'est une romance qui parle de résilience, de rédemption, d'addiction, de passion... et de sexe. Juste ce qu'il faut pour nous émoustiller (et qu'on se jette sur cet innocent spécimen masculin tranquillement installé devant l'ordinateur sans qu'il ne comprenne ce qu'il lui arrive). 
Parlons de Lolita. Je l'ai vraiment adorée. J'ai un peu regretté qu'on n'en sache pas plus sur son passé et puis en y réfléchissant ça m'a paru évident. Medhi est hanté par le passé alors que Lolita, elle, a déjà mené ce combat (enfin, c'est ma théorie, il y a peut-être juste eu un nombre de pages limité!). Lolita est une femme belle, sexy, passionnée par la danse et par Medhi. Elle aime sincèrement, de tout son être et en souffre aussi. Mais ses paroles sont vraies et touchantes, percutantes, blessantes parfois mais toujours authentiques. Un personnage féminin dont je me souviendrai tant elle a suscité mon admiration. 
Passons à mon duo coup de cœur : Juan et Lou. Lou est moins présente dans cet opus, ce n'est pas l'héroïne. On a un bref aperçu de la vie qu'elle mène durant ces quelques mois, mais son rôle est indispensable. Juan et Lou offrent un versant humoristique à cette histoire sombre (deuil, souffrance, tout ça tout ça), et je ne compte pas les fois où j'ai du poser ma tablette pour me remettre de ces barres de rire qu'ils m'ont fait vivre!



~ Un dernier mot pour la fin ~
La trame de AHSOW est celle d'une romance tout ce qu'il y a de plus classique... et pourtant ce titre arrive parfaitement à se démarquer par ses dialogues percutants, son humour décapant et ses personnages au caractère bien trempé. J'ai passé un excellent moment de lecture et j'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à rencontrer Lolita, cette merveilleuse danseuse qui nous montre qu'un tempérament de feu et un cœur fondant d'amour ne sont pas incompatibles et donnent de bons résultats... en musique!
Et je suis sûre qu'on aura tôt ou tard un troisième opus centré sur Ugo et miss caïd, avec je l'espère, plus de chapitres sur Lou-Ann qui me manque déjà...



mardi 2 août 2016

Miss Dumplin - Julie Murphy



// Editions Michel Lafon // 376 pages //

~ Pour commencer ~
Willowdean Dickson est grosse. Pour elle, ce n'est pas une insulte ni une moquerie, c'est comme ça qu'elle se voit et s'assume. Qu'importe qu'Ellen, sa meilleure amie de toujours ait le physique d'un Miss Lupin Junior, elles sont inséparables. Même si parfois El ne voit pas certaines choses pourtant évident pour Will. Et puis un jour, Bo Larson embrasse Will, et surtout, il pose ses mains sur elle. Dès lors, toutes ses convictions s'effondrent. Il dit qu'il la trouve magnifique, elle se trouve grosse, est-il vraiment possible qu'elle soit les deux à la fois?



~ Mon avis ~
Oh. Mon. Dieu.
Enfin, ENFIN un bouquin qui parle de véritables sujets de la vie de tous les jours!
Willowdean, c'est le personnage que j'attendais. Il y a peu, je râlais de toujours voir apparaître "la-bonne-copine-grosse-mais-rigolote". Toujours un second rôle, avec des relations potaches mais jamais la romance qui fait rêver. 
Julie Murphy casse les règles, change les codes tout en restant réaliste (les moqueries et bizutages en tout genre ne disparaissent pas d'un coup de baguette magique...). J'ai eu le sourire aux lèvres quand j'ai lu qu'Ellen était plus grande que son copain sans que cela ne soit tourné en ridicule. Enfin !
Bref.
Willowdean est un personnage charismatique, avec un véritable caractère. Ce n'est pas une Sainte, elle fait des erreurs avec sa famille, ses amis, ses amours et c'est en cela qu'elle nous touche. Son assurance est réelle mais s'effrite quand surviennent les sentiments. Ce qui ne l'empêche pas de garder son piquant qui m'a fait rire aux éclats bon nombre de fois! On la voit, en quelques pages, devenir cette jeune femme belle et épanouie qu'elle doit devenir. Et ça fait du bien. Il n'est pas seulement question de Will car d'autres "laissées pour compte" ont leur importance dans cette histoire mais je ne vais pas tout vous révéler non plus!  
J'ajouterai seulement que, en effet, Bo porte bien son nom. J'ai été ravie de découvrir un jeune homme beau et séduisant certes mais qui en a dans la caboche et qui ne sert pas seulement de fantasme ambulant, il est bien plu que ça!
Très sincèrement, j'en aurais voulu plus. J'aurais voulu que les relations soient plus développées, que la partie concernant le concours ait plus d'importance, qu'on voit Bo plus souvent ainsi qu'Ellen, en savoir d'avantage, quoi! Mais tant pis, je suis quand même ravie, j'ai passé un excellent moment de lecture et espère que l'adaptation prévue au cinéma sera à la hauteur.

Crédit http://www.ohthebookfeels.com/


~Un dernier mot pour la fin ~
Le maître mot de l'histoire c'est, pourquoi devrais-je changer pour les autres? Je suis tel que je suis. Je m'aime tel que je suis. Et j'accepte enfin que les autres m'aiment tel que je suis. On a tous droit à notre petit bonheur, notre petit Paradis, qu'on soit grand ou petit, gros ou maigre, doté d'une plastique parfaite ou esquinté par la vie. Deux personnes n'ont pas besoin d'être "assorties" pour se compléter et s'aimer. Aimer ne nécessite aucune condition, sinon aimer.
Et garder un accès Deezer à proximité pour écouter les chansons de Dolly Parton citées dans le roman. Et profitez!


dimanche 10 juillet 2016

Everything everything - Nicola Yoon



// Editions Bayard // 360 pages //

~ Pour commencer ~
Madeline est malade. Elle est allergique au monde. Depuis sa plus tendre enfance, elle vit seule avec sa mère et Carla, son infirmière. Son quotidien est entrecoupé de soins, de cours avec des professeurs, de lecture et de jeux de société. Tous les jours, tout le temps, pour toujours. Puis de nouveaux voisins s'installent, et tout change. Maddy rencontre Olly.

~ Mon avis ~
Difficile de donner un avis objectif. Ce roman est un énorme coup de cœur, une véritable pépite trépidante, déchirante, à vous chambouler le palpitant. Une jolie histoire d'amour, tout en tendresse, construite sur de petits détails qui émerveillent. J'ai trouvé nos deux personnages tellement touchants! Ce roman chemine comme un journal intime dans lequel Maddy consigne ses moindres pensées mais aussi ses listes, les petits rituels qu'elle s'est créé toutes ces années (les spoils de romans, récompenses en cas de livre retrouvé...). Quoi de mieux que l'amour pour transmettre ce message selon lequel vivre, c'est prendre des risques? Sur certains points, Everything everything peut rappeler Nos étoiles contraires, mais en ce qui me concerne j'ai de loin préférée ma dernière lecture, plus fluide et plus spontanée... Les dernières pages sont riches en émotions, en révélations, et l'auteur parvient à nous tenir en haleine à la force de l'amour que l'on porte à nos héros.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Inutile de tergiverser, d'essayer de vous convaincre. Fiez-vous à cette superbe couverture, le contenu est largement à la hauteur de cette sublime illustration. Savourez!

jeudi 7 juillet 2016

Si on nous l'avait dit - Laura Trompette



// Éditions JC Lattès (&moi) // 283 pages //

~ Pour commencer ~
Alice, 22 ans, a passé toute sa vie dans sa campagne au fin fond de la France, avec sa famille et les animaux de la ferme. Mais attention, elle a beau parler tous les matins à ses vaches adorées, cela ne l'empêche pas d'être une jeune femme moderne, qui prend soin d'elle, rêve de nouveaux horizons, partage son quotidien sur YouTube et connait par cœur tout le répertoire de Muse... Ses journées paisibles et sans surprises se voient chamboulées avec l'arrivée de Nolan, sosie de Ian Somerhalder, un anglais venu faire du tourisme et qui se retrouve en rade au milieu des champs. L'attirance est immédiate, la confrontation inévitable. Mais tout les oppose, que pourraient-ils bien espérer?

~ Mon avis ~
Une romance fraiche, distrayante et facile à lire qui m'a accompagnée dans les transports ces derniers jours. Plutôt classique, rien qui ne sorte vraiment du lot, mais ce roman offre ce que l'on souhaite et qu'on attend : un très joli moment. Bon, il y a deux, trois trucs qui m'ont agacée. Genre Nolan qui appelle Alice "la petite". Alors je sais que c'est par rapport à sa taille, que c'est affectueux, mais moi je pensais plus au vieux du quartier qui parle de la fille des voisins. Et je pensais que ça évoluerait en même temps que leur relation, mais non. De même que "la petite a du goût" en parlant de Game Of Thrones. Tout le monde regarde GOT, ce n'est pas avoir du goût, c'est suivre une norme sociale à laquelle tout le monde se plie (dixit celle qui a deux saisons de retard...). Bref, c'est du détail.
Je regrette que certains points n'aient pas été développés (ce qui arrive à Déborah), ou l'importance de certains personnages justifiée (l'ex BFF de Nolan qui réapparait... oui, pourquoi pas?). L'absence de transition entre certains passages aurait pu me déranger mais je n'aime pas trop tergiverser alors au contraire, ça m'a plu. L'auteure fait l'impasse sur ce qui manque d'intérêt pour se consacrer à l'action, les évènements marquants et ainsi le rythme est soutenu tout le long et il n'y a pas vraiment de temps mort.
Les deux personnages principaux sont bien construits, attachants, leur personnalité est travaillée, alors même si les personnages secondaires le sont un peu moins, cela n’entache en rien la lecture puisque le thème principal du titre, c'est quand même la romance!

~ Un dernier mot pour la fin ~
Si on nous l'avait dit ne fera pas date pour moi, c'est certain, mais il restera un très joli titre qui m'aura fait sourire, émoustillée, émue... Un bol d'air frais passé à la campagne, un brin de chic et de choc au cœur de Londres... voyagez!
  

lundi 4 juillet 2016

La loi du coeur - Amy Harmon



// Éditions Robert Laffont (Collection R) // 432 pages //

~ Pour commencer ~
Il s'appelait Moïse Wright. Le bébé crack abandonné dans un panier au Lavomatic. Tout le monde avait peur de lui, de ses peintures et son regard étrange. Mais pas Georgie. Georgie c'est la dur-à-cuire par excellence et Moïse, elle le trouve fascinant, terriblement attirant. Georgie et Moïse connaîtront un "avant" et un "après". Et c'est au long de ses pages que vous les découvrirez...

~ Mon avis ~
Amy Harmon s'est définitivement fait une place dans le palmarès de mes auteurs préférés, c'est certains. Cela va être très compliqué de vous parler de La loi du cœur. Tout d'abord, j'ai mis trois semaines à le lire. Oui, oui, trois semaines. Ce n'est pas la longue lecture du livre qu'on peine à lire parce qu'on n'accroche pas. C'est la longue lecture du "je m'installe, j'ouvre mon livre, je me délecte". J'ai connu ça avec Eleanor and Park, que j'avais plus tôt terminé car à ce moment-là je ne travaillais pas (et ne faisais pas encore de couture, mon dernier hobby chronophage). 
J'ai savouré La loi du cœur, de bout en bout. La plume d'Amy Harmon s'est révélée d'une douceur incontestable, comme une fleur qui aurait éclos sous mes yeux. J'ai aimé ses personnages brut de décoffrage. Au début, le parlé de Georgie m'a heurté, puis je m'y suis tellement attachée, à cette adepte de rodéo. La manière dont est introduit Moïse est réellement surprenante. Je pense l'avoir découvert comme Georgie, intriguée et séduite à la fois. Puis j'ai moi aussi eu le cœur brisé. Puis j'ai fait plus ample connaissance avec Moïse à travers le regard qu'il porte sur le monde. Sa souffrance, ses rencontres, son évolution, sa confrontation avec l'amour, implacable et immuable. La deuxième partie offre de grandes révélations tout comme de grandes peines, mais aussi son lot de joie, de retrouvailles et de pardon.

Je suis ravie que Robert Laffont ait, comme pour Nos Faces Cachées, conservé la couverture originelle. En revanche je regrette un peu l’adaptation des textes. "The law of Moses", la loi de Moïse trouve tout son sens en lisant le roman. Après le choix définitif était certainement plus vendeur mais bon, ça m'a un peu chiffonnée. Et "The story of before and after, of new beginnings and never-endings" traduit mieux la finalité de l’œuvre que "Malgré elle, malgré lui, une seule loi : la passion". Je chipote, désolée, ce n'est pas si grave et puis vous avez fait un travail magnifique! Nous faire connaître Amy Harmon et nous l'amener de si belle manière dans notre cher pays! ^^

~ Un dernier mot pour la fin ~
C'est l'histoire d'un garçon et d'un fille, d'un homme et d'une femme, d'un avenir incertain et d'un amour infini. Ce roman n'est pas un enchainement incessant d'action et d'aventures. Ce roman est un concentré d'émotions, de sentiments, comme s'ils étaient contenus dans une fiole, à portée de main. Des personnages, principaux et secondaires, que l'on souhaite rencontrer, remercier et serrer dans nos bras.
J'ai aimé ce livre, à la folie, et la fin m'a terriblement émue et chamboulé le cœur.
Alors je me permets de vous le conseiller. Je sais qu'il en a déçu beaucoup. Et j'ai aussi conscience qu'à une autre époque, dans d'autres circonstances, ç'aurait pu être mon cas. Mais ce fut tout l'inverse. Et je vous souhaite de connaître la même expérience que celle que j'ai pu vivre en parcourant ces pages.