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mercredi 15 février 2017

The Vanishing Girl, Tome 1 - Laura Thalassa


// Éditions Amazon Crossing //

Remerciements : Un grand merci à NetGalley et Amazon Crossing pour l'accès à ce titre qui n'est pas encore paru et qui sera disponible à la vente à partir du 21 mars 2017.

~ Pour commencer ~
Ember Pierce disparait chaque nuit l'espace de dix minutes. Elle se retrouve alors dans des lieux qu'elle ne connait pas, face à de parfait inconnus. Elle improvise, joue un rôle et attend que le sablier laisse tomber son dernier grain.
Puis le jour de ses dix-huit ans, des hommes prétendant appartenir au Gouvernement viennent la chercher. Elle n'est pas née naturellement, elle n'est même pas tout à fait une simple humaine et surtout, elle apprend être la propriété d'un programme secret entrainant d'autres jeunes gens comme elle. Peut-elle se fier à Caden Hawthorne, cet homme aussi séduisant que dangereux qui lui est attribué comme partenaire? Que cache réellement ce programme et les missions qui leurs sont attribuées?

~ Mon avis ~
On démarre sur une jeune fille porteuse de facultés hors normes, qui va participer à un programme spécial, développer ses capacités et bien évidemment connaître l'amour. J'ai quitté ce titre avec un avis assez mitigée. Mais je précise qu'il n'est pas négatif non plus, loin de là!
Tout d'abord, il faut savoir que le style narratif m'a plu. Certes, on découvre l'histoire à travers les pensées de l'héroïne ce qui inclus la nécessité d'employer un langage "parlé", mais celui-ci est utilisé judicieusement et ne m'a, pour une fois, pas trop dérangée. Ember est une adolescente au tempérament résolument rebelle mais elle fait preuve d'une certaine maturité malgré son apparente agressivité. 
Concernant Caden, on voit arriver gros comme une maison le rôle qu'il va jouer dans l'histoire. Il est beau, sexy, fort, intelligent, mais aussi séducteur, gentil, protecteur et dévoué. 
"Veuillez l'ajouter à la liste de mes courses, c'est pour consommer tout de suite, merci!"
Je suis habituellement agacée par le stéréotype de l'homme qui représente TOUT ce dont la fille a toujours rêvé. Il est torturé, elle est la seule à pouvoir le libérer de ses chaîne comme il est le seul a avoir réussi à percer sa carapace de femme forte et insensible. 
Je n'irai pas jusqu'à dire que je me suis attachée aux personnages, mais je les ai trouvé plutôt touchant dans leur désir de prouver qu'au cœur de la tempête, seul l'amour compte et permet de faire face à l'adversité. 
Bon. Je pourrai aussi vous dire que j'ai été passablement agacée par les scènes de sexe à répétition qui interviennent entre chaque mission au cas où on n'aurait pas compris qu'ils se désirent ardemment et s'aiment fougueusement. Mais comme j'ai essentiellement lu ce roman dans les trasports pour aller au boulot, il faut avouer qu'un petit paragraphe coup de chaud et fantasme ne fait jamais de mal pour se mettre d'aplomb.
Concernant le contexte, la machination au cœur de laquelle se retrouve Ember bien malgré elle... que c'est long! La vie dans le camp militaire est bien décrite, on sent la dureté des conditions dans lesquelles les personnages doivent vivre au quotidien. Ce qui me pose problème, c'est qu'on nous révèle des détails, de petites informations dont on se doutait déjà plus ou moins au compte goutte. C'est frustrant. J'aurais aimé que tout cela soit bien plus développé, parce que j'ai surtout eu l'impression que cette histoire de projet secret était un gros argument pour étoffer et justifier un contexte particulier à notre histoire d'amour qui prend énormément de place.
Je ne suis pas contre, mais il faut que le lecteur ait du grain à moudre sur tous les points du livre. Et là, avec le peu de grain que j'ai en ma possession c'est à peine si j'ai de quoi faire une baguette de pain!

~ Un dernier mot pour la fin ~ 
Afin de terminer sur une note positive, il est bon de savoir que The Vanishing Girl est un roman assez captivant qui se lit rapidement et dans lequel il est facile de se plonger. Je ne sais pas encore si je lirai la suite mais il faut bien avouer que la fin du tome 1 nous laisse sur une scène de suspense assez dingue. Donc, c'est un "peut-être".

vendredi 20 janvier 2017

One, Tome 1 : Même pas peur - Jacinthe Nitouche


// Éditions Hachette //

~ Pour commencer ~
Sacha, 10 ans, voit un jour débarquer dans sa vie Charlie. Elle a un an de moins que lui. Dès leur première rencontre, il savent que plus rien ne sera comme avant. Les années passent et ils deviennent tout l'un pour l'autre. Même après que Charlie ait disparu pendant deux ans et que Sacha se soit persuadé de l'avoir oubliée. Mais cette fille, ce n'est pas n'importe qui. Cette fille, c'est Charlie.

~ Mon avis ~
J'ai eu la chance de me procurer en un rien de temps One grâce à NetGalley (merci Jiji pour l'info!). Je l'ai commencé comme ça, pour passer le temps dans les transports, sur le chemin du boulot.
Et je n'ai plus pu décrocher.
Des romances, on en croise à tour de bras dans les librairies et difficile d'en trouver qui sortent du lot. One sort du lot. One nous fait ressentir toute une palette d'émotions auxquelles on ne s'attend pas.
Tout tourne autour des deux personnages principaux. Charlie et Sacha s'aiment d'un amour que personne ne comprend, d'un amour né à leur plus jeune âge, celui auquel on ne se pose pas de question et qu'on vit, tout simplement. Cet amour est pur, fort et sans limite. Ils connaissent tout l'un de l'autre, acceptent tout, se donnent tout.
Ce livre est vivant.
Il est criant de vérité. Les questions que l'on se pose à l'adolescence sont abordées avec beaucoup de finesse. Les frontières s'effondrent. Celles entre amour et amitié, hétérosexualité et homosexualité, attirance et attachement... Pourquoi s'imposer les étiquettes qui nous bouffent l'existence? C'est la question qui m'est revenue plusieurs fois. Le récit m'a semblé complexe mais aussi assez révélateur des évidences que l'on n'accepte pas toujours.
Qu'on se le dise, hein, on n'est pas dans un traité sur les questionnements de l'existence, mais un feel-good book qui se déguste sans modération! Seulement, je l'ai trouvé bien plus profond qu'il n'y parait. Je ne m’attarderai pas sur l'amour idéal fantasmé qui se brise une fois possédé. Ça fait du bien de casser le mythe de temps en temps histoire de se rappeler que la réalité que l'on vit vaut tellement plus que ces fictions trop parfaites.

~ Un dernier mot pour la fin ~
J'AIME Charlie et Sacha, Sacha et Charlie, ces deux êtres tendres, drôles et merveilleusement percutant qui forment un tout, non pas parfait, mais tellement évident. Inutile de vous préciser que je trépigne d'impatience à l'idée de lire la suite qui sortira courant mars 2017.
Je terminerai cet article par un standing ovation dédié à Zoé qui m'a fait littéralement mourir de rire par ses répliques qui méritent de figurer dans le palmarès de mes citations favorites!

mercredi 9 novembre 2016

Poldark - Saison 1 / Saison 2



SAISON 1

Le petit blabla plein d'amour que j'avais écrit sur la page le 28 août 2016
Et voilà la vérité, je suis faible. On me balance une belle histoire romantique avec un fond de drame et un acteur plutôt séduisant... me voilà comblée!
Poldark revient chez lui après une absence de trois ans. Plutôt que la prison, il a préféré la guerre. Mais tout le monde l'a cru mort. Il découvre le décès de son père, mais aussi l'union prochaine de Francis, son cousin, avec Elizabeth, la femme qu'il avait promis d'aimer pour toujours. 
Tant de personnages hauts en couleur qui ont su m'émouvoir! Poldark, bien évidemment, mais aussi la belle et douce Demelza. Je me suis terriblement attachée à Verity, la catherinette laissée pour compte, dont le dévouement et l'amour qu'elle porte à sa famille sont sans égal.
La musique est tout simplement sublime et ne fait qu'aggraver les moments de douleur que traversent nos héros (et ils sont nombreux).
La trame de l'histoire est toute simple, rien de nouveau sous le soleil, et pourtant j'ai dévoré les 8 épisodes en à peine plus d'une journée et ce fut un régal.
Encore une nouvelle venue sur Netflix, j'attends avec impatience votre avis, et ne tiens plus en place à l'idée de découvrir la suite dont la diffusion commencera début septembre!



SAISON 2

Aujourd'hui, j'ai regardé l'épisode 10 de la saison 2 qui clôture cette seconde partie.
Je suis passée par absolument TOUTES les émotions. La joie, la tristesse, la compassion, la haine, l'euphorie, la rage, bref. Au début, cela m'a déplut, puis je me suis dit : ce n'est pas si mal d'être à ce point en colère contre le personnage principal d'une histoire. Car non, Ross n'est pas parfait. Loin, bien loin de là! Et j'en suis heureuse à présent.
Bon. Il faut avouer que tout au long de la diffusion, je n'ai cessé de le qualifier d'un nombre invraisemblable de nom d'oiseaux. La preuve que cette série suscite en moi beaucoup de passion! Entre son manque de tact, son obsession pour la mine et Elizabeth, et son incompréhension des sentiments de Demelza... Raaaaaah!!! Mais enfin. Sa dernière réplique est tellement parfaite que mon pathétique petit cerveau romantique s'en est retrouvé presque amnésique (mais une femme n'oublie jamais, souviens-t-en, Ross!).
Le personnage d'Elizabeth m'a moins plu. Je la trouve passive, rejetant sans cesse la faute sur autrui, perpétuellement indécise et finalement ne m'a fait ressentir que de la pitié, vraiment. 
Au tout début, j'ai trouvé que cette saison était un peu longue à démarrer... Puis ça ne s'est plus arrêté. Un personnage déjà connu a su faire une place importante dans l'intrigue (et dans mon cœur tant il est adorable) : Dwight Enys. Au début on le connait juste gentil et serviable, même s'il a quelques pots cassés à son actif (là encore, nos personnages ne sont pas des anges et c'est tant mieux!). Petit à petit on le voit prendre des risques, se retrouver confronter à une décision difficile, faire des choix, se remettre en question, il évolue et reste toujours très attachant. 
On retrouve le reste de la famille Poldark égale à elle-même, ainsi que leur grand ennemi George, mais je n'entrerai pas dans les détails afin de ne rien vous spoiler.
Je me contenterai de dire que, mon personnage préféré se révèle être Demelza. Je trouve cette femme forte, surprenante, terriblement touchante et même si je pense que ses doute et sa crainte de perdre l'amour de Ross en ont peut-être agacé certains, j'ai songé que j'aurai éprouvé les mêmes sentiments dans une situation semblable. 
La tension et le drame grimpent crescendo lors des derniers épisodes, et la fin m'a fait bondir le cœur. En bien ou en mal? Cela vous le découvrirez par vous-même. Je peux seulement vous assurer que cette série fait désormais partie de mes incontournable et qu'il va être bien douloureux d'attendre une année entière avant d'avoir la suite !

dimanche 2 octobre 2016

A la place du coeur - Arnaud Cathrine


// Éditions Robert Laffont (Collection R) // 252 pages //

~ Pour commencer ~
Caumes vit les meilleurs moments de sa vie. Il vient d'avoir 17 ans. Il est amoureux. Il est libre et sûr d'un avenir plein de promesses. Mais nous sommes le 7 janvier 2015, et avec la vie de Caumes, c'est la France toute entière qui bascule. Comment savourer ces instants quand son pays n'est qu'horreur? 

~ Mon avis ~
Je trouve que "A la place du cœur" est un roman intéressant, intelligent. L'histoire entre Caumes et Esther est présentée sans artifices, comme la vivent tous les adolescents, avec innocence, curiosité et fougue. Je trouve que le professeur de philosophie, quoique un brin trop posé et lucide, apporte énormément à l'histoire dans son approche du terrorisme, du racisme, de l'information, des médias... Ces jours terribles, nous les avons tous vécus, à notre manière et c'était douloureux de passer à nouveau par là, sans compter le souvenir de ce qui a suivit. Le personnage qui m'a le plus troublée est Hakim, parce qu'il est le représentant de tous les opprimés, les victimes injustes de l'incompréhension et de la bêtise humaine.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Un je ne sais quoi a fait que ce livre, quoique addictif et très facile à lire, n'a pas été un coup de cœur. Mais il fait partie des titres qui doivent être lus, qui sortent très clairement du lot et qui vous marquent. 

jeudi 14 juillet 2016

Feeling Good - Fleur Hana



// Éditions Hugo & Cie (Blanche) // 360 pages //

~ Pour commencer ~
Alors comme ça, les filles ne savent pas draguer? C'est ce qu'on va voir! Pour le prouver, Sarah Jones, 28 ans, accepte d'allumer en pleine boîte l'inconnu ténébreux que lui désigne son ami un peu macho. Elle se dit que de toute manière, ce type, elle ne le reverra jamais... enfin, c'est ce qu'elle croit!

~ Mon avis ~
On parle de romans "feel-good" et de romans érotiques... A-t-on déjà posé le terme de "feel-good érotique"? Parce qu'à mon humble avis, c'est exactement ce que Fleur Hana nous offre. Le titre est donc parfait. Tant dans sa référence à Muse, avec son morceau qui offre un point de départ à la rencontre de nos deux héros, que dans l'état d'esprit dans lequel on se trouve en le lisant. Trois jours de boulot, trois jours durant lesquels j'ai malgré tout trouvé le moyen de me plonger dans ce titre chaud bouillant. Quel bonheur, quel plaisir... J'avais bien aimé Beautiful Bastard, mais bien aimé seulement parce que c'était du sexe et... du sexe. Ici, le contexte n'est pas très éloigné, et concernant le cota de scènes caliente, on l’atteint très largement! Feeling Good nous fait complètement tourner la tête (Sandro, quoi!), rire aux éclats (de bonnes grosses barres dès le matin dans les transports ça n'a pas de prix ^^) et arrive même à faire fondre notre cœur chocolat. Sarah Jones est un personnage juste énormissime! Cette fille n'a pas de limites, on la voudrait dans notre cercle d'amis pour mettre une ambiance d'enfer! Elle qui a toujours été la fille sage du groupe, la voilà complètement libérée, décomplexée et enfin épanouie. De quoi nous rappeler que les femmes sont capables de tout si elles s'en donnent les moyens! C'est aussi une jolie histoire d'amour finalement... et sans prise de tête, enfin !!! Bon sang qu'est-ce que je déteste les pseudo complications qui ne mènent nulle part sous prétexte de nous donner du grain à moudre une fois le couple formé. Et là, on a la solution : nos personnages se montrent honnêtes et balancent le fond de leur pensée. Youhouhou! Désolée, cette remarque s'adresse un peu aux romans de Colleen Hoover qui se compliquent toujours et dont les personnages sont tous de véritables Saints, sans la moindre once de méchanceté, dévoués corps et âme... J'ai aimé connaitre les bourdes, les tords qu'avaient pu commettre Sarah et Sandro parce que, mince, c'est humain quoi! On évolue! (pas de référence à Pokémon). J'ai regretté que le passé, la vie de Sandro ne soit pas plus développé, on ne sait finalement que peu de choses de lui et après je me suis dit que justement, c'était le but : ce qui compte, c'est ce qu'ils sont aujourd'hui, maintenant, le passé est le passé.



~ Un dernier mot pour la fin ~
Question... le Dante des Golden Boys dont j'ai vu la couverture sur le net, c'est LE Dante de Feeling Good??? Bref. Si vous voulez un roman parfait pour les vacances : à vous donner des frissons à chaque page (oui, je n'en ai pas parlé plus que ça, mais il y a une scène de sexe par chapitre minimum, on trouve ça très vite normal!), une belle partie de rigolade, avec une héroïne badass qui n'a pas sa langue dans sa poche (c'est le cas de le dire), embarquez Feeling Good dans votre sac que vous partiez à la plage ou à la montagne, en France ou à l'étranger, il vous enverra au Septième Ciel!

jeudi 7 juillet 2016

Si on nous l'avait dit - Laura Trompette



// Éditions JC Lattès (&moi) // 283 pages //

~ Pour commencer ~
Alice, 22 ans, a passé toute sa vie dans sa campagne au fin fond de la France, avec sa famille et les animaux de la ferme. Mais attention, elle a beau parler tous les matins à ses vaches adorées, cela ne l'empêche pas d'être une jeune femme moderne, qui prend soin d'elle, rêve de nouveaux horizons, partage son quotidien sur YouTube et connait par cœur tout le répertoire de Muse... Ses journées paisibles et sans surprises se voient chamboulées avec l'arrivée de Nolan, sosie de Ian Somerhalder, un anglais venu faire du tourisme et qui se retrouve en rade au milieu des champs. L'attirance est immédiate, la confrontation inévitable. Mais tout les oppose, que pourraient-ils bien espérer?

~ Mon avis ~
Une romance fraiche, distrayante et facile à lire qui m'a accompagnée dans les transports ces derniers jours. Plutôt classique, rien qui ne sorte vraiment du lot, mais ce roman offre ce que l'on souhaite et qu'on attend : un très joli moment. Bon, il y a deux, trois trucs qui m'ont agacée. Genre Nolan qui appelle Alice "la petite". Alors je sais que c'est par rapport à sa taille, que c'est affectueux, mais moi je pensais plus au vieux du quartier qui parle de la fille des voisins. Et je pensais que ça évoluerait en même temps que leur relation, mais non. De même que "la petite a du goût" en parlant de Game Of Thrones. Tout le monde regarde GOT, ce n'est pas avoir du goût, c'est suivre une norme sociale à laquelle tout le monde se plie (dixit celle qui a deux saisons de retard...). Bref, c'est du détail.
Je regrette que certains points n'aient pas été développés (ce qui arrive à Déborah), ou l'importance de certains personnages justifiée (l'ex BFF de Nolan qui réapparait... oui, pourquoi pas?). L'absence de transition entre certains passages aurait pu me déranger mais je n'aime pas trop tergiverser alors au contraire, ça m'a plu. L'auteure fait l'impasse sur ce qui manque d'intérêt pour se consacrer à l'action, les évènements marquants et ainsi le rythme est soutenu tout le long et il n'y a pas vraiment de temps mort.
Les deux personnages principaux sont bien construits, attachants, leur personnalité est travaillée, alors même si les personnages secondaires le sont un peu moins, cela n’entache en rien la lecture puisque le thème principal du titre, c'est quand même la romance!

~ Un dernier mot pour la fin ~
Si on nous l'avait dit ne fera pas date pour moi, c'est certain, mais il restera un très joli titre qui m'aura fait sourire, émoustillée, émue... Un bol d'air frais passé à la campagne, un brin de chic et de choc au cœur de Londres... voyagez!
  

lundi 4 juillet 2016

La loi du coeur - Amy Harmon



// Éditions Robert Laffont (Collection R) // 432 pages //

~ Pour commencer ~
Il s'appelait Moïse Wright. Le bébé crack abandonné dans un panier au Lavomatic. Tout le monde avait peur de lui, de ses peintures et son regard étrange. Mais pas Georgie. Georgie c'est la dur-à-cuire par excellence et Moïse, elle le trouve fascinant, terriblement attirant. Georgie et Moïse connaîtront un "avant" et un "après". Et c'est au long de ses pages que vous les découvrirez...

~ Mon avis ~
Amy Harmon s'est définitivement fait une place dans le palmarès de mes auteurs préférés, c'est certains. Cela va être très compliqué de vous parler de La loi du cœur. Tout d'abord, j'ai mis trois semaines à le lire. Oui, oui, trois semaines. Ce n'est pas la longue lecture du livre qu'on peine à lire parce qu'on n'accroche pas. C'est la longue lecture du "je m'installe, j'ouvre mon livre, je me délecte". J'ai connu ça avec Eleanor and Park, que j'avais plus tôt terminé car à ce moment-là je ne travaillais pas (et ne faisais pas encore de couture, mon dernier hobby chronophage). 
J'ai savouré La loi du cœur, de bout en bout. La plume d'Amy Harmon s'est révélée d'une douceur incontestable, comme une fleur qui aurait éclos sous mes yeux. J'ai aimé ses personnages brut de décoffrage. Au début, le parlé de Georgie m'a heurté, puis je m'y suis tellement attachée, à cette adepte de rodéo. La manière dont est introduit Moïse est réellement surprenante. Je pense l'avoir découvert comme Georgie, intriguée et séduite à la fois. Puis j'ai moi aussi eu le cœur brisé. Puis j'ai fait plus ample connaissance avec Moïse à travers le regard qu'il porte sur le monde. Sa souffrance, ses rencontres, son évolution, sa confrontation avec l'amour, implacable et immuable. La deuxième partie offre de grandes révélations tout comme de grandes peines, mais aussi son lot de joie, de retrouvailles et de pardon.

Je suis ravie que Robert Laffont ait, comme pour Nos Faces Cachées, conservé la couverture originelle. En revanche je regrette un peu l’adaptation des textes. "The law of Moses", la loi de Moïse trouve tout son sens en lisant le roman. Après le choix définitif était certainement plus vendeur mais bon, ça m'a un peu chiffonnée. Et "The story of before and after, of new beginnings and never-endings" traduit mieux la finalité de l’œuvre que "Malgré elle, malgré lui, une seule loi : la passion". Je chipote, désolée, ce n'est pas si grave et puis vous avez fait un travail magnifique! Nous faire connaître Amy Harmon et nous l'amener de si belle manière dans notre cher pays! ^^

~ Un dernier mot pour la fin ~
C'est l'histoire d'un garçon et d'un fille, d'un homme et d'une femme, d'un avenir incertain et d'un amour infini. Ce roman n'est pas un enchainement incessant d'action et d'aventures. Ce roman est un concentré d'émotions, de sentiments, comme s'ils étaient contenus dans une fiole, à portée de main. Des personnages, principaux et secondaires, que l'on souhaite rencontrer, remercier et serrer dans nos bras.
J'ai aimé ce livre, à la folie, et la fin m'a terriblement émue et chamboulé le cœur.
Alors je me permets de vous le conseiller. Je sais qu'il en a déçu beaucoup. Et j'ai aussi conscience qu'à une autre époque, dans d'autres circonstances, ç'aurait pu être mon cas. Mais ce fut tout l'inverse. Et je vous souhaite de connaître la même expérience que celle que j'ai pu vivre en parcourant ces pages.

samedi 28 mai 2016

Confess - Colleen Hoover



// Editions Hugo & Cie (New Romance) // 344 pages //

~ Pour commencer ~
Aubrun a quinze ans. Elle exprime une toute dernière fois son amour pour Adam avant d'être 
séparée de lui. Avant qu'il ne quitte ce monde. Cinq ans plus tard, Auburn a absolument besoin d'un second boulot. Owen a immédiatement besoin d'une nouvelle employée. Ils se rencontrent au moment où ils ont le plus besoin l'un de l'autre, mais aussi au moment où tout les séparent. Et pourtant...



~ Mon avis ~
Je n'entre pas plus dans les détails tout simplement parce que j'ai lu ce livre sans la moindre idée de son contenu et cela m'a certainement permis de l'apprécier plus encore. J'ai lu presque tous les romans de Colleen Hoover sortis en France et il me semble que c'est mon préféré, avec Ugly Love. Je dois avouer, aucun n'est pour l'instant un coup de cœur. Il y a toujours quelques chose qui me chiffonne. Trop de scènes larmoyantes, de moment où tous les personnages s'apitoient sur leur sort. Tellement de souffrance que Rémi sans famille et Princesse Sarah peuvent allez jouer dans la cour! Et les personnages sont parfait, irréprochables. Tous leurs actes ont pour but de protéger l'autre. Dévotion, sacrifice... Ce sont de belles valeurs qui comptent, surtout dans un roman centré sur l'amour mais c'en est presque étouffant parfois! 
Bref. Calmons-nous!
Je l'ai quand même dévoré. J'ai adoré Owen, ses convictions, son assurance, l'amour qu'il porte en lui. Auburn, je lui ai trouvé moins de saveurs. Sa crainte de perdre ce qui compte le plus pour elle l'a rend passive sauf à la fin, bien heureusement (enfin !!).
J'ai a-do-ré Emory, la coloc' d'Auburn. On la voit peu, mais elle laisse une sacrée marque : la fille drôle, un brin cynique qui n'a pas froid aux yeux.
Concernant Lydia et Trey, je les ai cordialement détesté, na!
J'au eu un énorme coup de cœur pour le dernier chapitre. Tout vient de là. C'est ce que j'ai préféré. Je l'ai lu à 7h du matin, j'ai versé toutes les larmes de mon corps. C'est l'un des plus beaux passages que j'aie lu. Le livre doit être lu, ne serait-ce que pour ce passage.
J'ai adoré les toiles disséminées tout au long du roman, ce qui m'a donné envie de découvrir leur auteur qui fait des merveilles : Danny O'Connor.



~Un dernier mot pour la fin ~
Du bon Colleen Hoover comme on les aime, avec son lot de drames bien dramatiques (non, non je n'exagère pas). C'est tendre et émouvant, c'est beau, ça donne envie de se battre pour ce qui compte, d'être amoureux ou alors de se blottir dans les bras de son cher et tendre.

samedi 21 mai 2016

Zia met son nez partout - Claire DeLille


// Editions EdiBitch // 367 pages // (sortie le 1er juin 2016)

~ Remerciements ~
Un énorme merci plein d'amour aux seules et uniques éditions EDB qui m'offrent ici mon troisième service presse! Depuis Les Bottes Rouges et Les Tribulations d'une gothique amoureuse, j'ai eu la chance de rencontrer cette super équipe au Livre Paris et j'en garde un souvenir dingue =) ça me donne une envie monstre de bosser sur mes écrits à l'abandon et leur envoyer un manuscrit qui pétille... bref!

~ Pour commencer ~ 
Nastasia, rédactrice de Zia met son nez partout pour le webzine Girls Only, a décidé de se battre pour que son complexe de toujours devienne l'atout qui la rendrait plus forte. Bon, elle classe tout de même les hommes en deux catégories : ceux qui lui sont accessibles et les purs beaux-gosses intouchables. C'est l'un de la seconde catégorie qui croisera son chemin, mais pas dans les conditions qui l’auraient fait rêver! Zia se retrouve malgré elle le suspect numéro un dans une affaire de meurtre! Alors qu'elle n'avait fait que son job en dénonçant les déboires d'une starlette montante... Mais Zia ne se laissera pas faire. Pour prouver son innocence, elle est prête à tout.

 
~ Mon avis ~
Zia met son nez partout est une véritable petite bombe! La chick-lit, je pensais l'avoir presque totalement explorée... mais mixée à une enquête pour meurtre, on la savoure comme au premier jour! Claire DeLille nous offre une héroïne drôle et attachante, au caractère de feu (ou de chiotte selon les dires, vous comprendrez en lisant...). Zia intrépide mais pas sans peur. Elle nous le fait bien savoir, quand elle a les chocottes! L'amitié qu'elle porte à Alex m'a fait fondre... Son manque d'assurance aussi, lorsqu'il s'agit de son physique, même si celui-ci n'apparait que quand les sentiments la rendent vulnérable. C'est ce qui permet de nous identifier à elle! Zia est drôle, fait des bourdes, détient en elle le grand art de l'autodérision, elle croque la vie à pleines dents et veut s'en sortir coûte que coûte... même si ses qualités d'enquêtrice, elle les tire des romans et films policiers diffusés le samedi soir.
Passons à l'enquête elle-même. Elle est trépidante! Je me suis surprise à poser tout un tas d'hypothèses sur l'identité du véritable coupable, ses motivations, les circonstances et tout le reste. J'ai un tout petit peu tiqué lors des derniers chapitres, car la résolution m'a paru survenir très rapidement alors que les indices avaient été égrenés petit à petit tout au long du roman. Mais - ouf! - cela n'a en rien gâché ma lecture! Et cette fin si touchante qui m'a plaqué un méga smile sur les lèvres (je suis une grande sentimentale, je l'admets!). 
J'ai passé un excellent moment de lecture et je remercie à nouveau la Bitch Team : sans vous, je n'aurais pas à nouveau eu le plaisir de me taper l'affiche, à me marrer comme une idiote dans le bus sur le chemin du boulot!

~ Un dernier mot pour la fin ~
Zia met son nez partout possède tous les ingrédients du cocktail sexy dont vous rêvez : une héroïne classe et déjantée qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, une enquête de dingue qui vous tient en haleine jusqu'au bout, une plume qui décape entre franche rigolade et cœur sensible... Mention spéciale au joli message passé à travers cette histoire - du moins, c'est comme ça que je l'ai perçu! - sur la beauté des femmes qui s'assument et la force de caractère qui ne les rend que plus éclatantes.

vendredi 1 avril 2016

Les espions de la couronne, Tome 1 : Les roses rouges du passé - Julie Garwood



// Editions J'ai Lu (Aventures & Passions) // 380 pages //

~ Pour commencer ~
Christina Bennett, dite "la princesse" fait sensation dans la haute société depuis son arrivée à Londres quelques mois auparavant. Le marquis de Lyonwood, homme brisé et trahis, ne voit d'abord en elle qu'une jeune beauté de plus à mettre dans son lit. Dès lors que le premier baiser s'enchainent jeux de séduction et promesse de ne pas s'aimer. C'est sans compter les fantômes du passé qui ne tarderont pas à refaire surface lorsque les sentiments prendront le pas sur leur volonté de ne pas céder...

~ Mon avis ~
Très sincèrement, rien de bien fou, vraiment. Ce livre a été mon livre attitré aux transports en commun et fut un excellent compagnon dans mes moments partagés avec la RATP. Plus sérieusement, il s'agit d'une romance classique mais touchante, teintée d'une certaine originalité que l'on doit notamment au secret de Christina, à ses origines et le caractère bien trempé résultant de son éducation peu commune. 
Certains éléments ont manqué de panache ou n'ont été que peu développés, comme le LOURD secret de Lyon, ou la rencontre décisive des derniers chapitres qui semble un peu bâclée comparé à tous les détails fournis lors des scènes de galipettes (qui, à ce propos, sont bien dosées! ni trop ni pas assez ^^).

~ Un dernier mot pour la fin ~
Une romance qui ne fera pas date, certainement, mais qui a le mérite d'offrir un chouette divertissement sans prise de tête, joliment écrit et avec de quoi nous émoustiller le temps de quelques lignes.

lundi 15 février 2016

Outlander - Saison 1



Première diffusion en août 2014 sur STARZ
Saison 1 : 16 épisodes (en production)

~ Pour commencer ~ 
Outlander est une série tirée de la saga romanesque Le Chardon et le Tartan de Diana Gabaldon.
L'histoire démarre en 1945. La guerre est enfin terminée et Claire Randall s'octroie une seconde lune de miel auprès de son mari dont elle a été séparée ces dernières années. Entre rencontres mystérieuses et prédictions déroutantes, Claire assiste à un rituel celtique juste avant de se retrouver propulsée en l'an 1743. C'est là qu'elle rencontre des membres du Clan McKenzie auprès desquels elle parvient à se faire accepter grâce à ses compétences médicales. Il décident de l'emmener avec eux, rencontrer le chef de leur Clan. Dès lors, elle cherchera un moyen de rentrer chez elle, de rester en vie malgré les soupçons qui pèsent sur elle et sa rencontre le beau et mystérieux highlander : Jamie  Fraser.

~ Mon avis ~
Outlander, difficile de passer à côté. Tous les blogs littéraires que je suis en ont fait un étalage assez ahurissant. Sans compter l'admiration que suscite en permanence le beau Sam Heughan alias Jamie Fraser! Une chose en ayant entrainé une autre, malgré mon envie de me lancer dans cette série, depuis sa toute première diffusion, l'occasion ne s'est pas présentée... jusqu'à cette semaine. Je voulais d’abord découvrir le roman, que j'avais commencé, juste après ma première prise de poste. Il a été tristement abandonné au bout de 100 pages... *honte sur moi* Un jour le reprendrai-je, qui sait?
Bref.
Outlander est une série très plaisante. 16 épisodes dévorés en une semaine durant mes sessions couture. Un joli mélange de romance, de récit historique et de science-fiction. De plus, les images sont magnifiques avec des paysages époustouflants et les costumes m'ont semblé sacrément bien travaillés (ne me parlez pas du respect de la réalité historique en revanche je n'en sais fichtre rien!). Le casting est assez exceptionnel, chacun a su me convaincre dans le rôle confié, et le trio principal Claire/Jamie/Frank//Jack est tout simplement parfait. Le plus incroyable, c'est quand même Tobias Menzies qui arrive à être aussi adorable (Frank) que affreusement détestable (Jack).
Bon, avouons-le, cette série a un petit côté "roman Harlequin" qui pourra autant plaire aux uns qu'horripiler d'autres... mais c'est juste un petit côté. Pour le reste, on a une véritable héroïne combattive, qui a connu la guerre (une infirmière youhouhou!!), ne craint pas le sang, a la langue bien pendue, sort les griffes quand il faut, ne se laisse pas faire, s'abandonne à sa fougue, aime avec passion, bref, une vraie nana qui a du cran et qu'on se plait à admirer! Elle fera des trucs bêtes et se montrera nunuche, ce sera rare mais ça la rendra quand même humaine, non mais!


Je dirai que la série est assez égale tout au long des épisodes. Certes, elle met un peu de temps à démarrer, parce qu'au début on reste dans l'observation donc c'est assez... contemplatif. Puis après on a deux ou trois épisodes ou les scénaristes devaient trouver le temps long alors on nous balance des scènes de sexe à foison durant lesquelles le corps de Jamie est exposé au maximum histoire que les spectateurs/spectatrices en prennent plein les mirettes. Il y a deux/trois passages un peu WTF? dû au choc des cultures et des époques, certes mais aussi des séquences très - eh bien justement ce que je disais - "Harlequin" (encore une fois ce n'est pas un véritable reproche, juste que ça fait parfois sourire ou même rire aux éclats). Pour ne pas citer le "Appelle-moi Maître" en pleine action. No comment ^^
J'ajoute à cela que la bande son est juste su-bli-mis-sime ! Je l'écoute en ce moment même alors que je déblatère mon bavardage sans fin. Le générique peut se révéler un longuet pour certains, mais je l'ai regardé en entier à chaque fois tant je le trouve beau. J'en ai dit assez? Je continue?
Bon, pour ceux qui n'ont pas vu la série, jetez-y un coup d’œil, vous saurez rapidement si elle est susceptible de vous plaire, mais ne passez pas à côté sans essayer, ce serait bien dommage!! Mais arrêtez-vous là, la suite comprend des spoilers.

SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS


Non mais sincèrement, c'était vraiment obligé de détailler à ce point la scène du viol de Jamie dans l'avant-dernier épisode ?! Oui, bien, on a compris : traumatisme, souffrance psychologique, etc. pas besoin de nous faire un dessin. J'ai horreur des passages comprenant torture/viol/autres et là c'était loin d'être indispensable. Les ellipses ont aussi été instaurées pour ça, bon sang! L'objet de sa honte qu'il avoue à Claire par la suite - avoir fait l'amour - okay, ça, ça s'explique (fantasme, extase, huile d'amande et confettis!) mais la violence gratuite et exposée merci j'aurais pu m'en passer (et il y a déjà Game Of Thrones pour ça!).
Et puis qu'est-ce qu'ils ont tous avec Jamie? Entre la jeune peste machiavélique qui souhaite la mort de Claire pour le récupérer et le Capitaine sadique et pervers dont il hante les rêves on ne sait plus où donner de la tête! Jamie, c'est un peu le super bonus de la série. Il est beau, bien foutu, il est dévoué corps et âme à Claire, sa femme, sa déesse. Bref, le modèle qu'on rêve de trouver dans toutes les vitrines. Malgré tout, si Claire est dotée d'un caractère bien trempé, on ne peut pas en dire autant de Jamie dont on retient plus le regard envoutant que la personnalité flamboyante.

 
Mis à part ça, j'ai apprécié que Claire n'oublie pas comme un rien son gentil mari qui l'aime et attend désespérément son retour. J'ai d'ailleurs eu beaucoup de peine pour ce pauvre bougre. On lui dit que sa femme est partie avec un autre. Ce n'est pas tout à fait vrai, mais ce n'est pas entièrement faux finalement. Et puis au début de l'histoire, Claire exprime bien son sentiment que la guerre les a éloignés et qu'ils ne se retrouvent vraiment qu'à la faveur de la nuit au chaud sous la couette. Il y a une rupture qui est bien définie par les affiche de la première et de la seconde partie de saison. D'abord Claire se tourne vers Frank, et s'accroche à son époque, le futur est son présent. Dans la seconde Claire menace Jack et le repousse, et je l'ai perçu comme si elle repoussait alors son époque et se tournait vers le passé, son nouveau présent à elle.
Je trouve assez dérangeant le parallèle qui est fait entre Frank et Jack. L’ancêtre de Frank est un monstre qui semble avoir pour habitude d'abuser sexuellement ou de torturer selon son bon plaisir toute personne qui s'oppose à lui. Je me demande bien comme est-ce qu'il va se débrouiller pour produire une descendance celui-là parce que la tendresse et la vie de famille ne semblent vraiment pas être son fort. 
J'ai été très intriguée par la dernière scène où l'on voit Geillis Ducan. Il semble qu'elle ait, comme Claire, traversé le temps. Est-ce qu'on la verra à nouveau? Est-ce qu'on verra d'autre voyageurs du temps?
Bon, à la fin de la saison 1, rien de bien fou. Est-ce que Jack est mort? (j'ai adoré le plan d'évasion, une idée de génie, vraiment!) Claire attend un enfant, youhouhou, ils partent vers la France, mais bon... après? L'éventualité, abordée par Claire, de modifier les évènements du passé pour influer sur l'avenir... ça m'intéresse! L'intrigue prendra une tournure radicalement différente de la saison 1 et cela pourrait être vraiment sympa :)

SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS

~ Un dernier mot pour la fin ~
Outlander ne m'a pas déçue (oui, je peux me montrer cynique, mais quand même j'ai beaucoup aimé, na!). Une série divertissante qui allie amour et aventure. Pas prise de tête pour un sous - hormis quelques scènes un peu torturées, rien de bien méchant. C'est pour les yeux et la tête, à consommer au chaud sous la couette avec une boisson bien sucrée, renouvellement automatique.



mercredi 13 janvier 2016

L'infini + un - Amy Harmon


// Editions Robert Laffont (Collection R) // 421 pages //

~ Pour commencer ~
Bonnie Rae Shelby est une chanteuse country, jeune, belle et adulée de tous. Pourtant, le soir de son dernier concert, elle tente de mettre un terme à son existence. Elle y serait parvenue si seulement ce type ne l'en avait pas empêché. Finn Clyde, brillant mais paumé et sans le sous.
Tout ce qu'il veut, c'est éviter les soucis, et Bonnie semble en être un gros. Mais elle parvient à le convaincre de l'embarquer avec lui, vers Las Vegas.

~ Mon avis ~
Amy Harmon fait partie des ces auteurs qui ont débarqué sans crier garde et qui ont chamboulé la littérature Young Adult en l'espace de quelques pages. Il y a eu Nos Faces Cachées, l'incontournable de début 2015. Malgré tout le bruit qu'il a pu faire, je n'ai pas connu de déception, au contraire. J'avais quelques appréhensions quant à L'infini + un. Difficile de faire deux fois un aussi bon tir, et pourtant...
Un road-trip, une histoire d'amour, les noms de Bonnie et Clyde énoncés... comment résister?
J'ai vécu une merveilleuse lecture.
Par un concours de circonstances non choisi, j'étais toujours en déplacement : dans le train, le RER, le métro, le bus... de quoi bien me mettre dans l'ambiance!
Passons.
L'héroïne est certes suicidaire au début du roman, mais on découvre très vite une jeune femme qui respire la joie de vivre. La raison l'ayant amené à ce geste nous est dévoilé et explicité peu à peu au cours de l'histoire. Ce n'est pas le plus important, mais cet élément est conduit avec subtilité et douceur. Pareil pour Finn, porteur d'un lourd secret, d'un passé plutôt chaotique et d'une âme en morceaux... comme Bonnie en fin de compte. La ressemblance de ces deux personnages ne s'arrête pas là, mais loin de moins l'envie de vous spoiler toute l'histoire et risquer de vous gâcher le plaisir! C'est un avis sans révélations.
C'est l'histoire de deux être meurtris, de leur rencontre, de leur amour flamboyant et passionné. C'est l'histoire de leur combat pour se relever, pour leur liberté.
Bref.
J'ai aimé ces imprévus, cette impulsivité qui les caractérise, la douce folie qui les transporte et leur donne des ailes! 
C'est beau, c'est fort, c'est divertissant, c'est captivant, c'est émouvant, c'est amusant, c'est révoltant.
Un livre tendre et plein d'espoir, qui traite de résilience, d'erreur et de pardon.
C'est un livre parfait pour démarrer l'année, tout simplement.

~ Un dernier mot pour la fin ~
All you need is love!
Et si vous aimez ce genre d'histoire d'amour un peu fou, les road-trip ou les couples à la Bonnie & Clyde je vous recommande chaudement l'un de mes films préférés entre tous : True Romance, réalisé par Tony Scott et scénarisé par Quentin Tarantino <3



vendredi 6 novembre 2015

Ugly Love - Colleen Hoover


// Editions Hugo & Cie (New Romance) // 326 pages //

~ Pour commencer ~ 
Entre Tate et Miles, au premier regard c'est le coup de foudre... enfin presque! L'attirance est sans précédent, mais leur relation devra suivre les deux règles de Miles : pas de questions sur le passé et ne rien espérer du futur. Tate en impose une troisième : Miles ne doit rien faire qui lui donne l'espoir d'une possible vraie relation. Le marché est conclu, la passion dévorante et les cœurs meurtris malgré tout. 

~ Mon avis ~ 
Qu'on se le dise. Il s'agit exactement du style de roman que j'ai en horreur depuis quelques temps. Toujours des relations soi-disant impossibles, interdites par des personnages sans raison qui ne me semble vraiment valable. Toujours des héros qui se triturent les méninges pour un rien pour trouver la solution, comme par miracle, après des centaines de pages de larmes et de souffrance.
Bref.
J'ai tout de même eu énormément de plaisir à lire Ugly Love.
Durant un bon moment, c'était juste de la lecture détente constituée essentiellement de scènes de sexe. Ma curiosité restait attisée par les flash-back concernant Miles et Rachel. Que s'était-il passé? Comment une histoire si idyllique avait-elle pu se briser?
J'ai surtout été agacée par cette énième notion de relation physique sans attachement parfaitement consentie, avec un type tout sauf convaincant qui embrasse le bout du nez de sa relation charnel. Perte de crédibilité immédiate. Il n'y a que les couples-mimi-tout-plein qui font ça (j'en fais partie et j'assume). Mais comme le type qui s'y abandonne peut ensuite affirmer toute absence d'amour ou même d'attachement. Je parle du bisous-nez mais aussi de toutes les autres marques d'affection qu'il affiche dès le début. Alors qu'il n'est censé donner aucun espoir à Tate. On n'y croit même pas. Même Dorian Grey (je ne suis pas une fan de 50SOG mais j'ai vu le film) est plus fidèle à ses principes.
Bon.
Une fois que l'on sait enfin le pourquoi du comment, les choses deviennent vraiment intéressantes.
Il s'agit à nouveau de drame, de vie brisée, de pardon, de résilience. La force d'aimer, à nouveau. Et c'est beau, vraiment. J'ai trouvé cette conclusion pleine d'espoir. L'espoir que l'amour permet de braver tous les obstacles (cette phrase n'est pas de moi, vous m'avez percée à jour, mais c'est du 100% véridique). J'ai vraiment adoré le personnage de Rachel. Car, soyons honnête, niveau personnages secondaires il n'y a rien de bien fou. Le Cap'tain est bien sympathique, le frère de l'héroïne permet deux, trois scènes de dialogue intéressantes mais à ce stade on colmate surtout les brèches.
Et il y a Rachel. La source de l'amour, du désespoir et du renouveau. Je dirais même que c'est elle que j'ai préféré dans l'histoire. Tellement humaine, tellement vraie et finalement tellement vivante.

~ Un dernier mot pour la fin ~ 
Dévoré en à peine plus d'une journée, Ugly Love vous permettra de passer un moment de lecture détente tout en faisait cogiter vos petits neurones afin qu'ils ne restent pas trop longtemps inactifs. Quelques scènes caliente mais pas trop, juste ce qu'il faut pour qu'on rêvasse tranquillement, et de beaux passages à vous chambouler le cœur et vous faire cligner des yeux, mais pas trop non plus pour que vous puissiez vous excuser d'avoir reçu une petite poussière, un sourire de soulagement sur les lèvres.  

Petit +
J'ai trouvé un trailer de Ugly Love sur Youtube... Non mais j'espère que c'est une blague? On dirait la BA de 50 nuances de Grey avec un type qui s'envoie des hôtesses de l'air alors que, au passage, notre cher Miles est tout sauf un coureur dans le roman. Et en plus il est censé être blond, avec les yeux bleus. Non, mais!

mardi 1 septembre 2015

Avant toi - Jojo Moyes


// Editions Milady // 520 pages // 

~ Pour commencer ~
Lou, 24 ans, se retrouve au chômage lorsque le propriétaire du bar dans lequel elle travaille depuis des années décide de partir à l'autre bout du monde. Sans la moindre formation, responsable d'une grosse partie des revenus de sa famille dont la situation est loin d'être facile... la pression est énorme, et la tâche bien loin d'être évidente! La seule chose qu'on lui propose, c'est de devenir "aide-soignante", ou plutôt de tenir compagnie à un trentenaire tétraplégique enfermé dans le Château, seul lieu touristique de ce coin paumé d'Angleterre.

~ Mon avis ~
Reçu lors du SWAP réalisé avec Jiji, il s'agissait d'un titre phare de ma wish-list qui me faisait de l’œil depuis bien longtemps! Lorsque j'ai su que l'adaptation cinématographique était en cours, je ne voulais pas prendre le risque de connaître le film avant le livre dont la portée émotionnelle s'annonçait d'emblée sans conséquent.
Je suis passée par toutes les émotions.
La surprise, la joie, l'amusement, la colère, la tristesse, la révolte, le désespoir,... parce que ce livre ne traite certainement pas d'un sujet facile. Il ne se contente pas de balancer une histoire d'amour et de handicap pour sombrer dans le mélo, non. L'auteur nous décortique les personnages, nos deux principaux : Lou et Will. On finit par les connaître par coeur, avec le sentiment qu'on veut les connaître plus encore. On vit cette histoire avec eux. On comprend leurs choix, leurs doutes, leurs peines, qu'ils soient semblables ou divergents. Et on les aime, on les aime tellement!
J'ai souffert de ma séparation avec ce livre. Il m'a amenée à me poser tant de questions. Il s'agit de la vie, celle que l'on souhaite, à laquelle on aspire réellement. L'amour que les autres nous porte, celui que l'on porte aux autres, et ce que tout cela implique. 
On est bien loin de la comédie romantique sur fond légèrement dramatique à laquelle je m'attendais. Jojo Moyes nous offre une véritable leçon de vie. D'accord ou pas avec ce qu'il advient de nos personnages, il est impossible que cette histoire vous laisse indifférent. Elle a un réel sens et on n'en sort certainement pas indemne.
Mise à part ces quelques paragraphes bien sérieux... qu'est-ce-que j'ai ri! Non mais vraiment, j'ai adoré le personnage de Lou. Si naturelle, si spontanée. Et Will. Comment ne pas tomber sous le charme de cet homme grossier au premier abord, avec un cœur gros comme ça? Leur amour m'a mis dans tous mes états. J'ai aimé ce livre, vraiment, et j'espère que vous l'aimerez même s'il vous triturera le cœur...

~ Un dernier mot pour la fin ~
Lisez-le!
(ou sinon, attendez le film qui, je l'espère, sera à la hauteur ^^)

dimanche 9 août 2015

Larme Ultime - Shin Takahashi



// Editions Delcourt // Sept tomes de 220 à 350 pages //


~ Pour commencer ~ 
Chise est une lycéenne maladroite et timide. Un jour, elle prend son courage à deux mains et avoue ses sentiments à Shûji, qui accepte de sortir avec elle sans vraiment savoir pourquoi. Ce qu'il ignore, c'est que son empotée de petite copine est une arme de destruction massive dont le corps est alors modifié et contrôlé par l'armée japonaise.

~ Mon avis ~ 
J'ai découverts Larme Ultime (ou L'Arme Ultime) avec l'animé que j'ai reçu en Noël 2006 (eh oui, ça date!). J'en avais été bouleversée. Depuis, je gardais en tête l'idée de me plonger un jour dans le manga. C'est chose faite, enfin.
Le dessin de l'auteur ressemble à une esquisse. Le trait semble presque timide, comme ses personnages toujours incertains de leurs sentiments. Dans cette histoire, tout est question d'amour, de courage et de persévérance. Chise est "faible", elle s'en excuse sans cesse. C'est assez paradoxal avec sa nature d'arme qui prend peu à peu possession d'elle.

 
Chise le scande dès le premier tome : elle veut devenir forte. Ce souhait, c'est celui de chaque personnage que l'on apprend à découvrir. Shûji déteste son caractère brutal, il gronde Chise et la traite d'idiote alors que c'est tout l'inverse qu'il veut lui manifester. Il y a aussi Akemi, qui pousse Chise dans les bras de Shûji au lieu d'avouer ses sentiments à ce dernier. On croise aussi Fuyumi, Testsu, Atsushi... tous se retrouvent mêlés malgré eux à cette guerre, tous se battent pour se sentir vivant, aimer et être aimé.
Le dernier chant d'amour sur cette petite planète. Le chant de Chise dont seul le sentiment amoureux lui permet de sentir humaine après tout ce qu'elle a commis, tout ce que son corps a subit.
Les premières relations amoureuses sont subtilement abordées, avec la douceur et la maladresse qui incombent à ceux qui ne savent pas comment s'y prendre... Attention cependant, ce manga est un Sheinen, réservé à un public avertis de part des scènes plus qu'explicites (oui, oui, pour ce qui est du sexe - comme pour le reste de son œuvre - l'auteur n'y va pas avec le dos de la cuillère!). 
Sachez que l'anime est une excellente adaptation tant sur le plan scénaristique qu'artistique.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Ce manga est une œuvre poétique, torturée, emplie de sentiments, menant à de longues réflexions sur l'être humain et la vie qui l'anime. C'est fort et brutal, c'est profond et bouleversant. Une saga incontournable, sans le moindre doute.