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mardi 29 mars 2016

The heroic legend of Arslan - Yoshiki Tanaka x Hiromu Arakawa
















// Editions KUROKAWA // 4 volumes (série en cours) //

Grande fan de FullMetal Alchemist depuis 2005, c'est avec une immense joie que je me suis jetée sur le premier tome de la nouvelle saga épique signée Arakawa! Je ne connaissais le premier anime d'Arslan que de nom, je ne suis donc pas en mesure de faire un comparatif.

J'ai eu énormément de mal à me plonger dans cette histoire. Beaucoup de discours, de scènes de guerre, des tas de personnages, on se serait cru dans une version de Game Of Thrones sans sexe, vraiment... 
Puis il y eu l'arrivée de Gieve. Un peu de fraîcheur et une franche déconnade au sein de cette histoire en perdition! Non, j'exagère... Mais c'est disons vers le tome 3 que le manga prend une réelle consistance, dosant avec justesse les moments sérieux et l'humour apporté par quelques personnages clé. Une charmante petite bande se crée autour de notre héro, Arslan, ce jeune prince peureux et sans talent néanmoins animé d'un désir de justice qui l'amène à se surpasser. 
Pour l'instant, je ne suis pas non plus dingue de cette histoire. Il y a des passage que j'ai adoré mais aussi de grosses longueurs, ainsi il m'est difficile de dire si je tiendrai très longtemps.
Il est indispensable de faire un point sur le graphisme. Sincèrement, j'aime toujours autant le style d'Arakawa! Ici, le dynamisme qu'elle donne à ses personnages lors des scènes de combats par exemple nous donne l'impression d'y être! Je regrette que nos héros, quoique attachants soient si peu développés. Disons qu'on ne les connait pas vraiment, mais étant donné leur variété, il est difficile de se pencher suffisamment sur chacun d'eux. Il n'empêche que les grimaces, expressions des visages etc. sont toujours d'une efficacité redoutable!
Affaire à suivre...


lundi 15 février 2016

Outlander - Saison 1



Première diffusion en août 2014 sur STARZ
Saison 1 : 16 épisodes (en production)

~ Pour commencer ~ 
Outlander est une série tirée de la saga romanesque Le Chardon et le Tartan de Diana Gabaldon.
L'histoire démarre en 1945. La guerre est enfin terminée et Claire Randall s'octroie une seconde lune de miel auprès de son mari dont elle a été séparée ces dernières années. Entre rencontres mystérieuses et prédictions déroutantes, Claire assiste à un rituel celtique juste avant de se retrouver propulsée en l'an 1743. C'est là qu'elle rencontre des membres du Clan McKenzie auprès desquels elle parvient à se faire accepter grâce à ses compétences médicales. Il décident de l'emmener avec eux, rencontrer le chef de leur Clan. Dès lors, elle cherchera un moyen de rentrer chez elle, de rester en vie malgré les soupçons qui pèsent sur elle et sa rencontre le beau et mystérieux highlander : Jamie  Fraser.

~ Mon avis ~
Outlander, difficile de passer à côté. Tous les blogs littéraires que je suis en ont fait un étalage assez ahurissant. Sans compter l'admiration que suscite en permanence le beau Sam Heughan alias Jamie Fraser! Une chose en ayant entrainé une autre, malgré mon envie de me lancer dans cette série, depuis sa toute première diffusion, l'occasion ne s'est pas présentée... jusqu'à cette semaine. Je voulais d’abord découvrir le roman, que j'avais commencé, juste après ma première prise de poste. Il a été tristement abandonné au bout de 100 pages... *honte sur moi* Un jour le reprendrai-je, qui sait?
Bref.
Outlander est une série très plaisante. 16 épisodes dévorés en une semaine durant mes sessions couture. Un joli mélange de romance, de récit historique et de science-fiction. De plus, les images sont magnifiques avec des paysages époustouflants et les costumes m'ont semblé sacrément bien travaillés (ne me parlez pas du respect de la réalité historique en revanche je n'en sais fichtre rien!). Le casting est assez exceptionnel, chacun a su me convaincre dans le rôle confié, et le trio principal Claire/Jamie/Frank//Jack est tout simplement parfait. Le plus incroyable, c'est quand même Tobias Menzies qui arrive à être aussi adorable (Frank) que affreusement détestable (Jack).
Bon, avouons-le, cette série a un petit côté "roman Harlequin" qui pourra autant plaire aux uns qu'horripiler d'autres... mais c'est juste un petit côté. Pour le reste, on a une véritable héroïne combattive, qui a connu la guerre (une infirmière youhouhou!!), ne craint pas le sang, a la langue bien pendue, sort les griffes quand il faut, ne se laisse pas faire, s'abandonne à sa fougue, aime avec passion, bref, une vraie nana qui a du cran et qu'on se plait à admirer! Elle fera des trucs bêtes et se montrera nunuche, ce sera rare mais ça la rendra quand même humaine, non mais!


Je dirai que la série est assez égale tout au long des épisodes. Certes, elle met un peu de temps à démarrer, parce qu'au début on reste dans l'observation donc c'est assez... contemplatif. Puis après on a deux ou trois épisodes ou les scénaristes devaient trouver le temps long alors on nous balance des scènes de sexe à foison durant lesquelles le corps de Jamie est exposé au maximum histoire que les spectateurs/spectatrices en prennent plein les mirettes. Il y a deux/trois passages un peu WTF? dû au choc des cultures et des époques, certes mais aussi des séquences très - eh bien justement ce que je disais - "Harlequin" (encore une fois ce n'est pas un véritable reproche, juste que ça fait parfois sourire ou même rire aux éclats). Pour ne pas citer le "Appelle-moi Maître" en pleine action. No comment ^^
J'ajoute à cela que la bande son est juste su-bli-mis-sime ! Je l'écoute en ce moment même alors que je déblatère mon bavardage sans fin. Le générique peut se révéler un longuet pour certains, mais je l'ai regardé en entier à chaque fois tant je le trouve beau. J'en ai dit assez? Je continue?
Bon, pour ceux qui n'ont pas vu la série, jetez-y un coup d’œil, vous saurez rapidement si elle est susceptible de vous plaire, mais ne passez pas à côté sans essayer, ce serait bien dommage!! Mais arrêtez-vous là, la suite comprend des spoilers.

SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS


Non mais sincèrement, c'était vraiment obligé de détailler à ce point la scène du viol de Jamie dans l'avant-dernier épisode ?! Oui, bien, on a compris : traumatisme, souffrance psychologique, etc. pas besoin de nous faire un dessin. J'ai horreur des passages comprenant torture/viol/autres et là c'était loin d'être indispensable. Les ellipses ont aussi été instaurées pour ça, bon sang! L'objet de sa honte qu'il avoue à Claire par la suite - avoir fait l'amour - okay, ça, ça s'explique (fantasme, extase, huile d'amande et confettis!) mais la violence gratuite et exposée merci j'aurais pu m'en passer (et il y a déjà Game Of Thrones pour ça!).
Et puis qu'est-ce qu'ils ont tous avec Jamie? Entre la jeune peste machiavélique qui souhaite la mort de Claire pour le récupérer et le Capitaine sadique et pervers dont il hante les rêves on ne sait plus où donner de la tête! Jamie, c'est un peu le super bonus de la série. Il est beau, bien foutu, il est dévoué corps et âme à Claire, sa femme, sa déesse. Bref, le modèle qu'on rêve de trouver dans toutes les vitrines. Malgré tout, si Claire est dotée d'un caractère bien trempé, on ne peut pas en dire autant de Jamie dont on retient plus le regard envoutant que la personnalité flamboyante.

 
Mis à part ça, j'ai apprécié que Claire n'oublie pas comme un rien son gentil mari qui l'aime et attend désespérément son retour. J'ai d'ailleurs eu beaucoup de peine pour ce pauvre bougre. On lui dit que sa femme est partie avec un autre. Ce n'est pas tout à fait vrai, mais ce n'est pas entièrement faux finalement. Et puis au début de l'histoire, Claire exprime bien son sentiment que la guerre les a éloignés et qu'ils ne se retrouvent vraiment qu'à la faveur de la nuit au chaud sous la couette. Il y a une rupture qui est bien définie par les affiche de la première et de la seconde partie de saison. D'abord Claire se tourne vers Frank, et s'accroche à son époque, le futur est son présent. Dans la seconde Claire menace Jack et le repousse, et je l'ai perçu comme si elle repoussait alors son époque et se tournait vers le passé, son nouveau présent à elle.
Je trouve assez dérangeant le parallèle qui est fait entre Frank et Jack. L’ancêtre de Frank est un monstre qui semble avoir pour habitude d'abuser sexuellement ou de torturer selon son bon plaisir toute personne qui s'oppose à lui. Je me demande bien comme est-ce qu'il va se débrouiller pour produire une descendance celui-là parce que la tendresse et la vie de famille ne semblent vraiment pas être son fort. 
J'ai été très intriguée par la dernière scène où l'on voit Geillis Ducan. Il semble qu'elle ait, comme Claire, traversé le temps. Est-ce qu'on la verra à nouveau? Est-ce qu'on verra d'autre voyageurs du temps?
Bon, à la fin de la saison 1, rien de bien fou. Est-ce que Jack est mort? (j'ai adoré le plan d'évasion, une idée de génie, vraiment!) Claire attend un enfant, youhouhou, ils partent vers la France, mais bon... après? L'éventualité, abordée par Claire, de modifier les évènements du passé pour influer sur l'avenir... ça m'intéresse! L'intrigue prendra une tournure radicalement différente de la saison 1 et cela pourrait être vraiment sympa :)

SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS

~ Un dernier mot pour la fin ~
Outlander ne m'a pas déçue (oui, je peux me montrer cynique, mais quand même j'ai beaucoup aimé, na!). Une série divertissante qui allie amour et aventure. Pas prise de tête pour un sous - hormis quelques scènes un peu torturées, rien de bien méchant. C'est pour les yeux et la tête, à consommer au chaud sous la couette avec une boisson bien sucrée, renouvellement automatique.



mardi 19 janvier 2016

The Revenant - Alejandro González Iñárritu



~ Blabla et anecdotes ~ 
Il ne s'agit pas du tout d'un style de film que je regarde des dizaines de fois, m'extasiant sur la mise en scène et la qualité du scénario, mais étant dotée d'un minimum d'objectivité lorsque je me fais violence, je vais vous présenter un article convenable ne serait-ce que par égard pour le meilleur acteur qui soit à l'heure actuel.
Pour la petite histoire, le film est tiré d'un roman de Michael Punke qui retrace le véritable périple de Hugh Glass qui a eu la malchance d'être laissé pour mort par son équipe après avoir été attaqué par un ours. Oui, c'est déjà écrit sur l'affiche, mais je le répète parce qu'en regardant le film ça parait tout juste invraisemblable!
Le tournage aurait du durer 80 jours, mais s'est étendu sur 9 mois. La météo n'a pas été de leur côté, et comme le réalisateur souhaitait absolument tourner en lumière naturelle dans ces superbes décors... Eh bah ils ont du faire avec! J'ai mal vécu mes quatre heures dans le froid de Paris devant le Grand Rex alors l'admiration que je leur porte n'en est que décuplée! Les paroles de Léo, décrivant ce rôle comme le plus difficile de sa carrière prend alors tout son sens.
Leonardo DiCaprio a refusé le rôle de Steeve Jobs, Tom Hardy celui qu'on lui proposait dans Suicide Squad, et ainsi se sont retrouvé une nouvelle fois à tourner ensemble. Que du bon pour nous!

~ Passons aux choses sérieuses... ou pas ~ 
Je ne vais pas vous raconter l'histoire. Je ne vais pas dire qu'on est étouffe par le suspense (le film dure 3 heures et comme on connait le personnage principal, on se doute qu'il va théoriquement tenir le coup jusqu'à la fin).
Non, je vais juste partager avec vous mon ressenti, en quelques mots, parce que je ne suis pas journaliste ni chroniqueuse, et ce n'est pas pour rien. 
Ce film est un sans faute. Ils ont voulu tourner en décors réels pour que le film soit... réaliste? Eh bien c'est réussi! On ressent le froid nous mordre les chairs, la peur d'être tué par l'ours de la forêt, le désespoir de la perte, la haine et la soif de vengeance... Les acteurs incarnent leur rôle à la perfection.
Oui, bien sur, il y a Leonardo, mais il est sacrément bien entouré. 
C'est pas la foule, hein, mais Tom Hardy. Toujours doué pour être détestable mais là on veut vraiment lui faire la peau. Il est méconnaissable avec son look de trappeur. Le jeune Will Poulter s'en sort bien, très bien même. Effrayé et rongé par les remords et la honte. Et bien sur je n'oublie pas notre cher Weasley - euh, oups pardon ^^ - Andrew Henry, interprété par Domhnall Gleeson (on le voit partout en ce moment c'est dingue !!), dont chaque pas est guidé par l'honneur.
Passons à Leo. Leo, Léo, Léo (que j'ai vu de mes yeux vus et que je ne m'en remettrai certainement jamais tellement je suis émue huhuhu).
Leo est amoureux, Leo perd l'amour, Leo se fait purement et simplement massacrer, Leo perd ce qui lui reste de famille, Leo a la haine, Leo souffre, Leo a encore plus la haine et Leo va traverser le pays avec la chair à vif et des membres brisés. Certes, ce n'est pas Leo, c'est Hugh, mais Leo a du le vivre un peu quand même.
Ce film m'a fait dresser les cheveux sur la tête tant l'immersion est inévitable. Le récit est sombre, triste, guidé par la vengeance et ne connais pas vraiment de fin. Les images sont époustouflantes. Je ne connais rien aux termes techniques employés pour décrire les mouvements de caméra, etc. Pourtant on ne peut que constater que c'est cette manière toute particulière de filmer - celle de Monsieur Iñarritu - qui donne tout son réalisme au film (en plus de son indispensable lumière naturelle bien sur!).
Bref.
Ce n'est pas mon film préféré, je le trouve même tellement effrayant et déprimant que je vais attendre avant de le revoir, mais je ne peux qu'approuver son succès, ses prix, sa reconnaissance et inciter les gens à courir au cinéma dès sa sortie!


Comme il s'agit d'un film inspiré de faits réels, je me suis un peu documentée sur le net et il est intéressant de parcourir l'histoire vraie de Hugh Glass. En effet, le film est un peu plus dramatique, même si le calvaire de cette personne était bien vrai, c'est indéniable! Mais c'est amusant de jouer au jeu de différences tout au long de ce périple ;)


~ Petit topo ~

Golden Globes
- Meilleur Film
- Meilleur Réalisateur
- Meilleur Acteur dans un Film Dramatique

Oscars (Nominations)
- Meilleur Film
- Meilleur Réalisateur
- Meilleur Acteur
- Meilleur Acteur dans un Second Rôle
- Meilleurs Décors
- Meilleure Création de Costumes
- Meilleurs Maquillages et Coiffures
- Meilleure Photographie
- Meilleur Montage
- Meilleur Montage de Son
- Meilleur Mixage de Son
- Meilleurs Effets Visuels

Please, give him the Oscar !!!


dimanche 8 mars 2015

Bilan cinéma du mois de Février

LA FAMILLE BÉLIER - ERIC LARTIGAU
"Paula Bélier, comme le bélier".
Alors que la soirée filles spéciale "Cinquante nuances de Grey" battait son plein, j'ai profité d'une visite de ma maman pour nous organiser une séance de "La famille Bélier", qui nous tentait depuis sa sortie.
Paula Bélier, seize ans, est une adolescente ordinaire. Au lycée elle ne quitte jamais sa meilleure amie, a le béguin pour un garçon et aimerait aussi être invitée aux soirées organisées par la pimbêche populaire du bahut. En fait, sa vie est un peu différente, peut-être. Quand elle rentre chez elle, Paula retrouve ses parents agriculteurs et son petit frère. Dans sa famille, elle est la seule entendante. Elle joue un rôle indispensable d’interprète avec le médecin, la banque, les clients de la ferme etc. Et puis elle s'inscrit à la chorale du lycée, et tout bascule. Paula a un don. Pour s'y consacrer, elle doit se présenter à une audition qui lui permettra d'intégrer une grande école sur Paris. Et c'est à ce moment que son père se présente aux élections municipales et qu'il aura plus que jamais besoin d'elle. J'ai adoré ce film. Une trame tellement classique, et pourtant elle fonctionne toujours. Cette histoire de famille si touchante a su me prendre aux tripes à plus d'une occasion. Le personnage de Paula porte l'histoire sur ses épaules, et la jeune actrice s'en sort à merveille (et la miss est nominée aux Césars 2015, je croise les doigts!). Les parents, interprétés par Karin Viard et François Damiens sont juste excellents! Ils m'ont fait rire aux larmes, j'en avais mal aux côtes! J'ai beaucoup aimé le rôle du professeur de musique, Fabien Thomasson, intransigeant et qui n'a pas la langue dans sa poche ^^ Mathilde, la meilleure amie est juste géniale, son côté frivole en est même attachant et à mon avis elle joue un rôle essentiel dans l'évolution de Paula. Le petit frère, Quentin, est adorable et m'a bien fait rire car quand il a une idée en tête il s'y tient, et ses mimiques pour se faire comprendre se sont révélées hilarantes. Gabriel, c'est le personnage qui aurait mérité d'être un peu plus développé, on connait sa passion pour la musique puis l'amour qu'il porte à Paula mais pour moi tout ça reste flou...
Il s'agit d'un très beau film sur la famille et le passage à l'âge adulte. Le fait que les membres de la famille de Paula soient sourds est un élément en plus. Paula gère énormément de choses tant pour sa famille que pour la ferme. Elle est tiraillée entre l'envie de se consacrer à sa passion et la culpabilité d'"abandonner" ses parents. Mais, comme le dit si bien Mathilde "C'est pas des bébés chiots, ils se débrouillaient très bien avant que tu naisses". De fait, Gigi et Rodolphe arrivent très bien à se faire comprendre! L'inconvénient, c'est que leur fille a un don pour le chant, un domaine qui leur est difficilement accessible. J'ai beaucoup aimé la scène du spectacle, quand le son est coupé pour nous mettre à leur place ainsi que celle durant laquelle le père essaie d'écouter sa fille grâce aux vibrations.
La scène de fin m'a arraché une petite larme, vraiment. La voix de Louane Emera est superbe, de même que son jeu d'actrice.
Je vous conseille chaudement ce film qui ne fera peut-être pas date qui, j'en suis sure, vous donnera du baume au cœur et vous fera passer un excellent moment de tendresse


JUPITER : LE DESTIN DE L'UNIVERS - WACHOWSKI
Jupiter Jones (Mila Kunis) n'aime pas sa vie qu'elle gagne en faisant des ménages avec sa mère et sa tante, immigrées russes vivant à Chicago. Alors qu'elle s’apprête à vendre des ovaires, espérant gagner plus pour s'offrir le télescope dont elle rêve tant, des extraterrestres tentent de la tuer. Elle est sauvée par Caine (Channing Tatum), chasseur militaire hybride venu sur Terre pour la retrouver. Pourquoi ces aliens en voulaient-ils à sa vie? Apparemment, elle porterait l'ADN d'une des grandes souveraines de l'Univers, rien que ça!
Pour tout vous dire, je n'ai pas adoré ce film. Les effets spéciaux sont impressionnants, ça il n'y a rien à redire. Les personnages ont un petit quelque chose d'attachant quoique pas très crédible. Jupiter se fait assez vite à l'idée d'être la réincarnation d'une reine venant d'une autre galaxie. Et puis elle allume très vite Mister Caine alors qu'elle était plutôt du genre à éviter les hommes. Et puis ce n'est pas comme s'ils avaient vraiment le temps de faire connaissance! Hormis son look ange-loup-garou et son côté homme des cavernes maladroit je ne vois pas trop ce qu'elle pouvait lui trouver.
Je ne dois pas être médisante, je dois être objective - tout en précisant que je suis allée voir ce film pour faire plaisir à mon chéri, ahaha ^^
C'est un PLAISIR de voir Eddie Redmayne dans ce rôle! J'adore cet acteur. Il est excellent dans ce film, inquiétant dans ce rôle de méchant cruel et calculateur.
L'histoire est... intéressante. Même si l'on n'a ici rien de vraiment original. Une occasion nouvelle de faire de la science-fiction, caser une petite romance avec amours impossibles, réincarnation, guerres de pouvoir, etc.
Ce film plaira aux amateurs de films à grand spectacle - ce que je suis, ne vous méprenez pas - mais je n'ai pas vraiment de recommandation à faire. Il ne m'a pas vraiment plu, mais je n'ai pas détesté, il s'agit d'un chouette moment de divertissement et je serais ravie de recueillir vos avis positifs comme négatifs.
 
L'INTERVIEW QUI TUE - EVAN GOLDBERG/ SETH ROGEN
Dave Skylark (James Franco) anime Skylark Tonight dont Aaron Rappaport (Seth Rogen) est le producteur. C'est alors qu'ils fêtent leur 1000ème épisode qu'Aaron retrouve un ancien camarade de fac. Ce dernier lui montre que même s'ils occupent un poste similaire dans deux émissions différentes, le travail d'Aaron est une vraie rigolade à côté du sien qui prône une réelle information du public et non des interviews people sans intérêt. Aaron en fait part à Dave qui lui apprend rapidement qu'ils tiennent leur interview de personnage politique important : le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un serait un véritable fan de leur émission. Tandis qu'ils se font purement et simplement descendre sur toutes les chaîne suite à l'annonce de ce prochain entretien, la CIA leur propose un accord afin que Dave et Aaron les aident à assassiner Kim ce qui entrainerait un véritable coup d’État.
Ce film a fait un véritable buzz entre le piratage de Sony Pictures, l'annulation de sa diffusion puis la reprise de celle-ci... Tout cela ne peut qu'attiser d'avantage la curiosité des spectateurs! Ce fut mon cas.
De manière générale, je ne dis jamais non à une collaboration entre Seth Rogen et James Franco, ce duo est juste sensationnel. D'accord, ce sont des amateurs d'humour gras et de mauvais goût, mais je suis plutôt bon public à ce niveau-là (sauf pour My Movie Project que j'ai presque détesté).
Bref, le personnage de Dave est complètement décalé, tout le monde le prend pour un crétin, il est crédule et impulsif mais je l'ai trouvé terriblement sympathique ^^ Aaron, lui, est sage et réfléchit. Sa situation lui plait mais ne lui convient pas totalement car il souhaite être pris au sérieux.
L'humour est assez décapant, et carrément osé. Aucun doute que ledit dirigeant n'a pas du apprécier d'être présenté de la sorte! Il persiste un certains mystère autour de la Corée du Nord, tellement inaccessible, et ce film fait carrément du rentre dedans. Qu'on le perçoive comme un film politique ou seulement comme un divertissement de presque deux heures, ce film vaut le coup d’œil. Je me suis pris de sacrées barres de rire!
On se rappellera Inglorious Basterds qui se permet de réécrire l'Histoire de manière assez brutale!
The Interview, il m'est difficile d'en donner un avis objectif. Moi, j'ai passé un excellent moment, j'ai adoré les deux acteurs principaux - une fois de plus - ainsi que l'humour omniprésent tout au long de l'aventure.
J'attends avec impatience vos avis afin d'échanger et de réfléchir à nouveau sur ce film.
 
LES NOUVEAUX HÉROS - DON HALL // CHRIS WILLIAMS
Le film d'animation issue de la collaboration entre Disney et Marvel, bon sang mais à quoi on s'attendait ?
Moi, à pas grand chose, je m'étais dit, "on verra"...
Et j'ai vu une véritable tuerie !! (ce n'est qu'une expression).
Hiro Hamada, treize ans, est un véritable génie de la robotique. Que lui importe les études si c'est pour apprendre tout ce qu'il sait déjà. Alors il participe à des combats de robots clandestins. Jusqu'à ce que son grand frère, Tadashi, arrive à lui ouvrir les yeux sur ce à quoi il peut réellement accéder. Dès lors Hiro n'a qu'une idée en tête : entrer dans la même université que son frère et ses amis pour se consacrer à sa passion. Un drame survient, et tout s'écroule. Puis ressurgit la création à laquelle Tadashi a consacré des années de sa vie : BayMax.
Une merveille, une pépite, un concentré d'humour et d'émotion, d'action et de tendresse... Les nouveaux héros/ Big hero 6 est la preuve que l'animation a de beaux jours devant elle. J'ai souvent parlé comme la petite mamie râleuse qu'il m'arrive d'être parfois, affirmant que les films de nos jours ne se centraient que sur les effets spéciaux, la mise en scène et plus du tout sur les dialogues, les sentiments et l'histoire elle-même. Ce film m'a bien montré le contraire. J'ai pleuré de tristesse et de rire en quelques secondes. Je me suis attachées comme jamais à Hiro, ce garçon que la vie n'a pas épargné mais qui reste droit malgré quelques petits passages à vide par lesquels on serait tous passé. C'est un génie, mais ses réactions restent très humaines, il a un côté tellement touchant... Je suis complètement fan de BayMax et de ses failles informatiques qui le rendent borné à la procédure, ce qui nous offre de beaux moments de rigolade! L'équipe d'étudiants-super-héros est excellente, et j'aime le côté assumé des super pouvoirs adaptés de leurs sujets d'étude qui donne un résultat plutôt amusant. La bande son claque bien et ajoute du punch à cette aventure! Visuellement, c'est juste parfait à tout point de vue.
Bref, si vous voulez passer un moment sans prise de tête et vous en mettre plein la vue, filez-y tout de suite!

samedi 31 janvier 2015

Bilan cinéma du mois de Janvier

MEN, WOMEN AND CHILDREN de Jason Reithman. 
Le réalisateur de Juno, In the air et Young adult nous dépeint ici une fresque des plus actuelles. On découvre chacun des protagonistes, leurs rapports entre eux, leurs modes de communication, l'image qu'ils ont d'eux même et leur vie affective. Pour ce qui des thèmes sensibles, il s'est fait plaisir : sexualité, relation avec les parents, adultère, anorexie, pornographie et tout ce qui peut avoir trait au mal-être, que l'on soit un homme, une femme ou un enfant/adolescent. En soit, j'ai trouvé le concept très intéressant. Même si l'accumulation des situations torturées rend le film presque difficile à voir. Je m'entends, il n'y a rien de profondément choquant étant donné qu'il s'agit de problématiques déjà abordées, et d'une triste réalité. Celle qui m'a le plus affectée, c'est celle d'Allison Doss. Peut être la plus fréquente, et pourtant presque banalisée et responsable de bien des souffrances!
J'ai du mal à me décider sur ce que je pense de ce film. Je l'ai trouvé bon, mais trop long. Les intrigues sont intéressantes mais parfois trop pompeuses. Et malgré les sujets difficiles, je trouve la réalisation glaciale, ne laissant presque pas de place à l'émotion, ce qui est probablement le souhait du réalisateur...
Bref, ce film vaut malgré tout le coup d’œil! Et même si je vous l'ai décrit comme torturé, il y a de beaux passages qui redonnent le sourire (ouf!).


SOUVENIRS DE MARNIE de Hiromasa Yonebayashi

Je dois avouer qu'il m'a laissée perplexe. Je m'explique. Pendant une très grande partie du film, les évènements se déroulent sans qu'on ne comprenne trop où l'histoire nous mène. Il règne un mystère difficile à définir, une ambiance particulière, une tristesse qu'on a du mal à expliquer... 
Anna est envoyée par ses parents adoptifs à la campagne pour quelques semaines. Solitaire, elle se réfugie dans le dessin et c'est lors d'une de ses escapades en pleine nature qu'elle découvre le Manoir. Elle y rencontre la douce et fascinante Marnie avec laquelle elle crée un lien incroyablement fort, tout en ayant la sensation de l'avoir toujours connue.

On se doute que quelque chose cloche. Anna semble en vouloir au monde entier et souffrir de ne pas être "normale". Marnie lui fait jurer de garder leur amitié secrète. Tous le village parle du Manoir comme d'un lieu "hanté" et "abandonné". On nous balade pendant un moment, il y a beaucoup de répétitions, de longueurs, ce que je trouve bien dommage car j'ai vraiment beaucoup aimé la fin.

Car à la fin, toutes les connections se font. Chaque élément prend du sens et il ne faut que quelques minutes à l'histoire pour qu'elle gagne en profondeur. Le récit se conclu d'une belle manière, triste et émouvante mais belle quand même.
Je serai curieuse de lire le roman à l'origine de ce film. L'histoire de Marnie, celle qui nous est contée assez rapidement à la fin m'a émue et j'aurai voulu en savoir plus! Je dirai que ce film souffre d'une mauvaise organisation. Son histoire est forte, intéressante, mais le scénario se perd dans des rencontres répétées qui ne mènent à rien. Certes le mystère est maintenu, mais lassant, et la libération vient presque trop tard.
Allez, je souhaite quand même terminer sur une note positive... Découvrez ce film quand vous aurez l'occasion, par amour pour ce studio et en soutien aux successeurs du Grand Hayao! Malgré ses maladresses, de belles choses sont à en tirer et vous aurez plaisir à vous remémorer les petits détails que vous aurez remarqué, lorsque le secret vous sera révélé
UNE MERVEILLEUSE HISTOIRE DU TEMPS de James Marsh
Le titre français donne une parfaite idée de ce que j'ai ressenti en sortant du cinéma. Ce film est merveilleux, bouleversant.
Il est adapté de Travelling to Infinity: My Life with Stephen écrit par Jane Hawking.
Je trouve que cette histoire alterne avec brio les évènements de la vie sentimentale et scientifique de Stephen Hawking. On passe d'une émotion à une autre, se laissant bercer par la musique qui est absolument enchanteresse...
J'ai pu retrouver pour mon grand plaisir Eddie Redmayne que j'avais découvert grâce aux Piliers de la Terre ainsi que Felicity Jones que je connaissais grâce à Like Crazy et Oh My God!
Tous deux forment un couple magnifique. Le film est centré sur leur histoire à eux. L'affection, le soutien inébranlable et l'admiration que porte Jane à Stephen lui permettent de continuer quoi qu'il advienne.
Eddie Redmayne est vraiment incroyable dans ce rôle. Ayant travaillé aux contact de personnes atteintes de pathologies neurodégénératives telles que celle-ci, beaucoup d'éléments m'ont parlé tant en ce qui concerne Stephen lui-même que les personnes qui l'entourent.
J'ai été émue lorsque Stephen annonce son voyage aux États-Unis. C'est un moment fort dans lequel il lui exprime tout son amour et sa reconnaissance.
J'ai lu dans une interview que ce qui avait le plus posé soucis à Eddie n'était pas de jouer le rôle d'une personne atteinte de SLA, mais de débiter des théories en physique quantique tout en ayant l'air de savoir de quoi il en retournait! ^^
Qu'est-ce que j'ai pu pleurer! Au début, au milieu, à la fin... C'est triste, c'est beau, c'est grand.
Même s'il y a de grandes chances qu'il le remporte, je croise les doigts pour que notre cher Eddie remporte l'Oscar cette année

jeudi 29 janvier 2015

Les Chroniques Lunaires Livre 3 : Cress - Marissa Meyer

 
// Éditions Pocket Jeunesse // 658 pages //

Une brève remarque sur la couverture : en plus d'être visuellement sublime, elle est d'une grande qualité. Le titre est en relief, argenté, la silhouette ressort grâce au papier brillant et le font est imprimé sur un support au toucher velouté. De plus, la reliure du livre est parfaitement réalisée, malgré les 700 pages, pas de pliure sur la tranche pour moi, chose que j'apprécie grandement! Bref, merci PKJ pour votre travail impeccable.

~ Pour commencer ~

Pour protéger la Terre face à la menace que représente la Reine Levana et afin de procurer à ses habitants l'antidote contre la Létumose, le Prince Kaito a accepté le contrat qui lui était proposé. Ainsi, l'Empereur de Néo-Bejing va épouser la Reine de la Lune.
Pour Cinder, il est hors de question que cela arrive. Non pas qu'elle porte tant d'importance à son béguin pour le Prince, mais quand même, il est évident que c'est sa vie à lui qu'il met en danger! Et puis, elle est l'héritière légitime du trône lunaire, il est de son devoir d'affronter Levana.
Cinder, Thorne, Scarlet, Loup et Iko partent alors à la rencontre de Cress, cette mystérieuse hackeuse qui leur a porté secours. Mais c'est sans compter les attaques incessantes de leurs ennemis! Ces derniers ne vont pas les laisser s'en sortir sans agir.

Fan-art très réussi des personnages de la saga


~ Mon avis ~

Alors me concernant, c'est très simple. J'adhère complètement à cette saga! Je ne m'en lasse pas.  Ce tome est tout bonnement explosif! Tellement plus addictif que le tome 2. Scarlet était un volume très sympa, mais souffrait de quelques longueurs... Dans Cress, aucun temps mort. On prend le temps de découvrir la nouvelle recrue, Cress, tout en continuant à suivre les aventures de nos héros que l'on connait bien à présent et qu'on a plaisir à retrouver dans ce nouvel opus.
Levana n'a jamais été si proche de son but et plus rien ne peut l'arrêter! La tension est à son comble. Notre petite bande vole en éclats et ses membres se retrouvent séparés, désemparés. L'auteur nous offre des scènes d'action à couper le souffle, une narration maîtrisée à la perfection tant dans la description un peu techniques des appareillages que les scènes plus romantiques. Cette histoire n'a rien à envier aux scénarios des grandes séries télé américaines, tous les ingrédients sont rassemblés pour nous tenir en haleine à chaque fin de chapitre.
L'humour est omniprésent grâce à Thorne et Iko, mes personnages chouchous qui n'en loupent pas une pour se faire remarquer aux moments les plus inattendus. Les histoires d'amour sont des plus plaisantes sans sombrer dans la guimauve. Cress m'a beaucoup touchée de part son innocence, mais aussi par sa combattivité et son désir de s'en sortir, de lutter contre cette vie qu'on lui a imposée.
De son côté, Cinder gagne en puissance, et ce pouvoir lui fait peur. La responsabilité qu'elle a envers ses amis et envers son peuple lui pèse. 
Je regrette un peu d'avoir si peu vu Scarlet dans ce tome, en espérant qu'elle reviendra en force dans le suivant, notre pauvre Loup commence sérieusement à se languir de notre courageuse rouquine, et nous aussi.
Que de révélations! Les 700 pages de ce beau pavé défilent sans que l'on ne s'en rende compte. J'ai bien du mal à me faire à l'idée qu'il me faut attendre avril 2015 pour découvrir l'histoire de Levana... Et la suite des aventures de Cinder et sa bande?

Cinder - Kaito - Scarlet - Loup - Cress - Thorne - Levana (?)


~ Un dernier mot pour la fin ~ 

La plume de Marissa Meyer nous transporte dans un conte de fée futuriste où les princesses sont de véritables guerrières qui se battent pour ramener la paix entre la Terre et la Lune, et vaincre une bonne fois la tyrannie de la Reine maléfique qui menace leur monde. Une véritable révolution est sur le point de se produire. L'amitié et l'amour sont au rendez-vous, sans oublier une jolie dose d'action et d'humour. 
Moi, pour ce que j'en dis... Jetez-vous dessus!

*
Pour ceux qui ne connaissent pas Les chroniques lunaires, 
je vous invite à lire mon avis sur Cinder [Tome1] et Scarlet [Tome2]

lundi 29 décembre 2014

Bilan cinéma du mois de Décembre

Nightcall - Dan Gilroy
Qu'on se le dise, c'est mon chéri qui voulait le voir. Moi je ne dis jamais non à une sortie ciné, donc bon... J'ai suivi, sans avoir la moindre idée de dont il s'agissait, sans voir vu la bande annonce, avec pour seule information qu'on comparait ce film à Drive et qu'il y avait Jake Gyllenhaal.
Bref.
Je l'ai trouvé excellent! D'ailleurs ce n'est pas la première fois que je suis emballée comme ça par un film que je vais voir à l'aveugle et c'est pas une si mauvaise idée, ça évite les déceptions ;)
Lou Bloom galère et vole pour gagner sa vie, rien de bien stable... Jusqu'au moment où il arrive sur les lieux d'un accident de la route. Une femme inconsciente dans une voiture qui prend feu. La police et les secours arrivent, mais c'est sur deux hommes qui filment la scène que se porte son attention. Après avoir cueilli quelques info et s'être procuré une caméra et une radio captant la fréquence de la Police, Lou Bloom se lance. Avec son acolyte qu'il paie au lance pierre, il va s'améliorer et gagner en technique, ce qui lui permettra de vendre quelques vidéos à la télévision. Cette confrontation à l'horreur et au crime semble le fasciner, mais ce roi de la manipulation n'en restera pas à quelques faits divers et prendra les devants pour que ses vidéos fassent les gros titres.
TOUT le film tourne autour de Jake Gyllenhaal qui est absolument génial dans ce rôle carrément effrayant. Le film est plutôt court, les actions s'enchainent sans temps mort et ainsi le temps passe sans qu'on ne s'en aperçoive. La réalisation est efficace, aussi froide que son personnage principal ce qui permet de s'immerger dans le quotidien de Lou.

Le Septième fils - Sergey Bodrov
Adaptation d'une célèbre série littéraire fantastique - L'apprenti épouvanteur - ce film nous conte l'histoire de Tom Ward, septième fils d'un septième fils, que vient chercher John Gregory afin d'en faire son apprenti. Le monde grouille de créatures maléfiques aux pouvoirs venus des ténèbres. Mère Malkin, sorcière que Gregory avait emprisonnée des années auparavant, parvint à briser ses chaînes et se prépare pour la grande bataille... Bon, voilà le petit topo de départ écrit par moi pour vous. Pour être tout à fait honnête, ce film n'est ni une catastrophe, ni un chef d’œuvre. Il s'agit d'un bon petit film fantastique mené par un sacré casting, avec des effets spéciaux plutôt impressionnant. Il est seulement dommage que cette belle épopée s'essouffle lors des moments de longueur assez inutiles, le tout du à une histoire et des situations vues et revues. Le résultat est convaincant, mais prévisible. Mention spéciale à la jolie histoire d'amour. Les amours impossibles, c'est peut être d'une banalité confondante mais je ne m'en lasserai jamais! Le but est qu'on y croit, pour ma part j'ai cru à celle-ci. Je suis néanmoins très curieuse de connaitre la raison d'un pareil engouement pour cette série littéraire qui me tente depuis longtemps, il faut que je m'y mette!Il me semble qu'en ce qui concerne la fidélité de l'adaptation, celle-ci laisse à désirer. Au premier coup d’œil : le personnage principal a normalement dans les 13-14 ans, et le beau Ben Barnes en a 33!

Le Hobbit : la bataille des cinq armées - Peter Jackson
Difficile de passer à côté, c'est très certainement le film de la saison!! Je ne sais pas s'il est utile que j'en parle des heures. On parle de Monsieur j'ai-réalisé-Le-Seigneur-des-anneaux quand même! Alors oui c'est beau, entrainant, palpitant... Bien moins épique que LA grande trilogie, il faut l'admettre, mais j'ai bien accroché à l'histoire, à notre petit troupe de nains, aux humains que l'on a pu croiser, à ce cher Bilbo.
La bataille des cinq armées? Il y a les nains, les elfes, les humains (si on peut parler d'une armée...), les orques et les magiciens métamorphes? C'était la question qu'on se posait avec mon amoureux ^^
On termine par une belle bataille bien épique (moins, j'ai dit, mais épique quand même) sans compter LE passage que j'ai trouvé tout simplement excellent... l'intervention des elfes alors qu'on les croyait partis, le saut qu'ils font par dessus l'amée des nains, lorsqu'il prennent les devant pour attaquer. 
Beaucoup disent que Legolas défie les lois de la gravité etc. mais, simple remarque, on est dans un film d'héroic-fantasy quand même, alors pour ce qui est de faire dans le réalisme vous avez sonné à la mauvaise porte! C'est d'ailleurs un réel plaisir de retrouver notre archer préféré, même s'il est plus sombre que dans la trilogie suivante.
SPOILS : ce que j'ai eu du mal à comprendre, c'est POURQUOI créer une histoire d'amour qui n'existe pas dans le roman (que je n'ai pas lu mais je fais comme si ^^) si c'est pour qu'elle finisse mal?! J'ai eu le cœur brisé, littéralement! Bref, je boude.

Voilà, il semble que je reste régulière avec mes trois sorties cinéma par mois! Des films à me conseiller? J'aimerai beaucoup voir la Famille Bélier, j'ai toujours été intéressée par le langage des signes, j'ai pu regarder Switched at birth et ce film semble emplis d'émotions!



mercredi 10 décembre 2014

Bilan cinéma du mois de Novembre

Cet article arrive très tardivement mais enfin le voilà!
Ce mois-ci encore trois films, ceux que je voulais voir en priorité donc c'est parfait!

Hunger Games, La Révolte Partie 1 - Francis Lawrence
Hunger Games est une trilogie de Suzanne Collins que j'ai commencé en février 2010, alors qu'elle était encore méconnue en France car fraichement éditée. J'ai attendu la suite patiemment et enfin, l'adaptation cinématographique. Je ne suis pas la plus grande fan de la saga qui existe, mais je trouve qu'il s'agit d'une des meilleures adaptations qu'on ait eu jusqu'alors. Tant au niveau des protagonistes que de l'histoire elle-même, la fidélité est admirative! Donc je m'étais préparée à ne pas trouver ce film absolument passionnant. Je m'explique : le dernier volume est scindé en deux films, comme pour le dernier Harry Potter. C'est malin, plus de films, plus de sous, on prolonge l'engouement pour cette grande aventure et les fans n'y perdent pas au change parce que l’adaptation est par conséquent plus proche du livre. Pour Harry Potter et les Reliques de la Mort partie 1, c'était tente, course poursuite en forêt, la partie longue du bouquin qui nous prépare à la grande bataille finale. Pour Hunger Games, La Révolte partie 1, eh bien c'est un peu pareil. On nous prépare le terrain pour la guerre qui changera le destin de tous. Donc je ne peux vraiment critiquer, juste affirmer que ce film est digne des précédents mais traine un peu de la patte, laissant présager ceux que les lecteurs de la première heure savent déjà : un ultime film explosif !!
Petite note pour la crédibilité d'une scène en particulier : la toute dernière, la plus marquante sans doute. C'est violent, fort et révoltant et risqué compte tenu du fait qu'un public relativement jeune regarde les films. Mais ça reste indispensable, car c'est la goutte d'eau qui va faire déborder le vase et Katniss s'en retrouve fin prête à être le geai moqueur plus ardent que jamais!

Interstellar - Christopher Nolan
Que les choses soient claires dès le début : je ne suis absolument pas fan de ce réalisateur. Je n'ai rien contre lui, et ne permettrai pas de le critiquer d'une quelconque manière. Il fait des films de qualité, c'est indéniable et je respecte ça, mais ses films ne sont pas de ceux qui me plaisent vraiment - du moins, pour ceux que j'ai vu. D'accord, j'ai adoré Inception. Après je ne sais pas si c'est tant le réalisateur que la présence de quelques acteurs fétiches et du rêve abordé dans ce film qui m'a vraiment enthousiasmée. Les Batman ne m'ont pas plu, contrairement à ceux de la trempe Tim Burton. Après, n'ayant pas lu les comics la notion de proximité avec l’œuvre originale m'est inconnue. Passons.
Ce qui m'a dérangée dans Interstellar - j'en ai parlé avec quelques personnes déjà sur le net ^^ - c'est d'avoir été assommée de termes techniques, de théories sur la physique quantique qui n'ont aucun sens pour le spectateur néophyte mais d'un autre côté on nous laisse complètement dans le brouillard sur certains aspects qui sont à mon avis indispensables. Il y a une équation, pour la résoudre il manque des éléments que l'équipe doit trouver dans l'espace, okay. Mais quoi? Comment savent-ils que c'est dans cet endroit, à cette époque? Et finalement, après trois heures de film, cette chose est toujours abstraite et personnellement j'ignore ce que c'est... J'espère que la réponse n'est pas donnée par ce bon vieux Matthew lorsqu'il crie "L'amour! C'est l'amour!!" parce que ce passage m'a laissée assez perplexe. Aussi, niveau crédibilité je trouve assez léger que le gars qui reste à la base, seul dans l'espace pendant trente ans n'ait pas pété un boulon et les reçoive patiemment, avec une mine un peu lasse. Et puis, cette histoire de bibliothèque? Comment l'humain du futur aurait-il pu créer cela avec les nouvelles technologies puisque, pour que l'espèce survive, le héro doit transmettre ces données grâce à cette bibliothèque? C'est incohérent mais là encore, mon petit esprit dépourvu de certaines capacités atteint peut être se limites. 
Je n'ai pas été touchée par les scènes dont le but était de nous faire éprouver des émotions parce que je ne me suis pas attachée tant que ça aux personnages, à l'histoire... Mais là encore je ne peux pas critiquer le film lui-même, seulement la perception que j'en ai eu tant d'autres que moi ont aimé ce film à la folie! Je me contenterai de déclarer que Christopher et moi, ça n'a pas fonctionné ^^
Mention spéciale à la bande son de Hans Zimmer qui est juste sublimissime et m'a fait chavirer pour quelques instant qu'elle accompagnait avec brio! 

Et (beaucoup) plus si affinités (What if?) - Michael Dowse
Mon film favori du mois sans aucun doute. Évidemment, après La Dame en Noir et Horns j'étais curieuse de découvrir Daniel Radcliffe dans une comédie romantique! Je dois dire que c'est une franche réussite. Cette histoire s'écarte des sentier battus pour nous offrir du neuf tout en conservant les indémodables et indispensables du genre. Le duo de charme qu'il forme avec Zoe Kazan (Elle s'appelle Ruby) est aussi explosif qu'adorable. L'humour des deux personnages est plus que douteux, mais ça fonctionne. La bande son entrainante qui accompagne chaque instant est parfaite pour cette histoire d'amour, sur l'amour, voyez ça comme vous voulez. Ce film n'est pas sans rappeler "(500) jours ensemble" que je considère comme une petite perle même s'il peut vous briser le cœur. Mon avis est bref mais j'espère qu'il vous donnera envie de voir ce joli film laissé à l'abandon par les salles françaises dont seules quelques unes lui ont ouvert leurs portes!

vendredi 28 novembre 2014

C'était Nous (Bokura ga ita) - Yuki Obata

Ma petite histoire avec cette histoire... (à lire si vous avez du temps à perdre ^^)
J'avais acheté le tome 5 à sa sortie car ils offraient le tome 1 avec et je trouvais que c'était une excellente occasion de commencer ce manga dont j'entendais tant parler. Un désastre. Je n'ai pas du tout accroché, ayant même du mal à terminer ma lecture du premier volume. Ces pauvres petits bouquins ont passé du temps dans la poussière, puis dans ma pile dans mangas à vendre. Mais un jour...
Déclic Collection aujourd'hui rebaptisé Manga Store propose l'intégrale de l'animé en coffret en édition Gold pour un prix tout à fait abordable. Design kawaï, fleur bleue à souhait (mon chéri parti passer les vacances dans sa famille j'ai besoin de ma dose de romantisme), Ni une, ni deux, décision prise : cadeau de Noël de moi à moi.
J'ai regardé les 22 derniers épisodes en une journée. Voilà. Je ne pouvais pas m'arrêter. Et le pire de tout? J'ai vite compris que l'animé ne comprenait que la moitié du manga (ce qui arrive si souvent). Comment connaitre la suite rapidement et sans me ruiner... *réflexion* 
Après quelques recherche je trouve une adaptation en drama, deux épisodes de deux heures chacun. Je m'y plonge illico (oui, oui, on parle bien de la période durant laquelle je devais travailler mon mémoire de fin d'études, tout à fait!!). Le premier épisode raconte la même histoire que l'animé, donc ce que je sais déjà mais il est tard, je devrai attendre le lendemain. Enfin, après avoir visionné tout le drama, je sais ce qu'il advient de nos personnages, ouf! 
Mais le sort n'en a pas assez et continue de me tourmenter... Quelques mois plus tard, dans un magasin d'occasion je trouve les dix premiers tomes littéralement neufs. Je prends ceux qui me manquent, parce que, voilà, j'ai pas pu résister quoi.
Aujourd'hui je suis passée à autre chose (je lis Dragon Ball, eh ouais!) mais je ne cesse de fureter en quête des six derniers volumes...

Petite intro...
Nanami Takahashi, 15 ans, vient d'entrer au lycée. Son objectif, c'est de faire de nouvelles connaissances, elle se mêle alors aux autres filles de sa classe, mais celles-ci n'ont qu'un seul nom à la bouche : celui de Yano Motoharu. Lorsqu'elle le croise, Nanami sait immédiatement qui est ce garçon séduisant, intelligent et toujours d'humeur joyeuse. Bien évidemment, même si elle le déteste au premier abord, elle fini par tomber amoureuse de lui et lui déclare sa flamme que Yano lui démontre être un véritable coup de tête. Dans les premiers moments de cette histoire, Nanami fait la connaissance de Masafumi Takeushi, le meilleur ami de Yano, mais aussi Yuri Yamamoto qui est dans leur classe et semble haïr au plus haut point Yano. 
C'est alors qu'on avance dans la relation entre Nanami et Yano que le passé ressurgit... 
Si vous ne connaissez rien de cette histoire je vous conseille de ne pas lire de résumé, c'est bien plus intéressant de découvrir petit à petit, de faire un point sur la manière dont on perçoit les personnages à tel ou tel moment, avant et après qu'on ait eu conscience de ce qu'ils ont pu vivre.

Le manga, l'anime, le drama... (même si j'essaie de les limiter au maximum, il y a nécessairement quelques spoils ^^)
Pour faire un comparatif à peu près logique, je vais me contenter de parler de la première partie, soit des 8 premiers volumes, lorsque les personnages sont encore au lycée.
Pour ma part, je trouve que l'anime est une excellente adaptation du manga tant au niveau du scénario que de l'animation, les musiques sont superbes et collent bien à cette univers pur shojo! Car oui, c'est un shojo, tout est centré sur l'histoire d'amour entre Nanami et Yano, mais il y a plein de petits éléments qui enrichissent cette énième guimauve pour en faire un drame troublant et fort. Parce qu'il est question de deuil (je l'écris souvent, ça, sur mon blog... il faudrait peut être que je regarde des trucs plus enjoués!), la perte de l'être cher, la rancune qu'on peut lui vouer sans pouvoir s'en débarrasser, le sentiment d'abandon, les choix que l'on peut être amené à faire pour son avenir et celui de ses proches, les responsabilités que l'on prend... 
J'ai du mal à exprimer en des termes clairs mon ressenti. En vérité, ce shojo est très torturé, les personnages doivent sans cesse faire des choix qui leur coûtent énormément, sont rongés par le passé et accaparés par l'avenir. J'ai par moment eu l'impression de me retrouver à la place de Nanami ou de Yano et ma lecture s'en est retrouvée douloureuse... Nanami aime Yano, Yano aime Nanami, mais Nanami souffre de se sentir "hantée" par le passé de Yano, par l'autre Nana... Yano aime Nanami, bien sur il pense à son passé. Il le regrette, s'en excuse tout le temps mais ne peut rien y faire. Il prend des mauvaises décisions sans le savoir qui ne cessent d'avoir des répercussions néfastes sur lui, ses relations, sa vie. 
Et Yano est pris de court lorsqu'il voit sa douce Nanami lui filer sous le nez. Parce que Nanami a le choix : une relation parsemée de moments douloureux et de représailles du passé avec le garçon dont elle est follement amoureuse ou une relation calme et posée, sans accros une attention à 100% avec le garçon qui l'aime en secret depuis un moment...

Le manga et l'anime, vous avez le choix pour découvrir cette belle histoire qui ne manquera pas de secouer les plus émotifs! Le drama vaut le coup, je l'ai beaucoup aimé, il a su me toucher et permet de connaitre les évènements marquant de cette histoire, même si évidemment il a fallu faire des concessions... mais 4 heures consacrées à une adaptation c'est déjà bien!
Les petits moins : comme dit plus haut, parfois les personnages, l'histoire, tout est un peu torturé. Très torturé. Trop torturé. Parfois j'étais malheureuse comme les pierres en lisant ce manga! La tristesse, les larmes, les remords, la douleur... Je sais, la vie n'est pas facile mais quand même, il s'agit d'un shojo avec le graphisme le plus kawaï que j'aie jamais vu! 
Autre point négatif, les deux copines de Nanami. Je les ai trouvées insipides et insignifiantes. Je ne retiens ni leur nom ni leur visage, comme la plupart des personnages en fait. Les seuls à avoir de l'importance c'est Nanami, Yano, Yuri, Masafumi, la sœur de Masafumi, Nana et c'est tout. Les autres camarades de classe, les parents, les autres, bof bof... Mais de nouveaux personnages arrivent dès le tome 9 si je ne m'abuse ^^
Les petits plus : une romance des plus mignonnettes par moment, mais qui sait heurter et traiter des sujets forts à d'autres ce qui permet à cette longue relation de ne pas sombrer dans le fadasse et de gagner en consistance comme les personnages en caractère. Ah, même si on n'en fait pas des tonnes, on parle un peu sexualité. Yano et Nanami sont tout mignon choupi trognon, mais ils ont 15 ans, 16 ans, puis 17 ans. Et enfin voilà, quoi, ils s'aiment et veulent connaitre les choses de la vie! Ah, et le dessin est quand même sublimissimement magnifique dans le manga. Et même si j'ai dis une bonne quinzaine de fois combien c'était torturé et traumatisant, j'admets que je me suis un peu emballée. Le tout est bien dosé, mais le tome 10 (le dernier que j'ai) m'a semblé triste et j'ai mal vécu de ne pas avoir la suite. Tout ça pour dire que souvent, très souvent même, je me suis pris de belles barres de rire!

Conclusion : une jolie histoire avec sa dose d'émotion et de larme qui plaira aux plus romantiques d'entre vous, et vous en mettra plein les mirettes avec son dessin fin et soigné - si vous lisez le manga - mais aussi plein les oreilles de la magnifique bande son - si vous regardez l'anime. Le drama, ne vous en privez pas, c'est un vrai petit bonheur qui permet de plonger dans C'était Nous sans y passer des jours mais assez pour en être chamboulé.

En espérant que mon blabla passionné vous donnera envie de découvrir le manga de Yuki Obata... et à bientôt pour un article consacré à la seconde partie de ce beau shojo. Enjoy!