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mardi 2 août 2016

Miss Dumplin - Julie Murphy



// Editions Michel Lafon // 376 pages //

~ Pour commencer ~
Willowdean Dickson est grosse. Pour elle, ce n'est pas une insulte ni une moquerie, c'est comme ça qu'elle se voit et s'assume. Qu'importe qu'Ellen, sa meilleure amie de toujours ait le physique d'un Miss Lupin Junior, elles sont inséparables. Même si parfois El ne voit pas certaines choses pourtant évident pour Will. Et puis un jour, Bo Larson embrasse Will, et surtout, il pose ses mains sur elle. Dès lors, toutes ses convictions s'effondrent. Il dit qu'il la trouve magnifique, elle se trouve grosse, est-il vraiment possible qu'elle soit les deux à la fois?



~ Mon avis ~
Oh. Mon. Dieu.
Enfin, ENFIN un bouquin qui parle de véritables sujets de la vie de tous les jours!
Willowdean, c'est le personnage que j'attendais. Il y a peu, je râlais de toujours voir apparaître "la-bonne-copine-grosse-mais-rigolote". Toujours un second rôle, avec des relations potaches mais jamais la romance qui fait rêver. 
Julie Murphy casse les règles, change les codes tout en restant réaliste (les moqueries et bizutages en tout genre ne disparaissent pas d'un coup de baguette magique...). J'ai eu le sourire aux lèvres quand j'ai lu qu'Ellen était plus grande que son copain sans que cela ne soit tourné en ridicule. Enfin !
Bref.
Willowdean est un personnage charismatique, avec un véritable caractère. Ce n'est pas une Sainte, elle fait des erreurs avec sa famille, ses amis, ses amours et c'est en cela qu'elle nous touche. Son assurance est réelle mais s'effrite quand surviennent les sentiments. Ce qui ne l'empêche pas de garder son piquant qui m'a fait rire aux éclats bon nombre de fois! On la voit, en quelques pages, devenir cette jeune femme belle et épanouie qu'elle doit devenir. Et ça fait du bien. Il n'est pas seulement question de Will car d'autres "laissées pour compte" ont leur importance dans cette histoire mais je ne vais pas tout vous révéler non plus!  
J'ajouterai seulement que, en effet, Bo porte bien son nom. J'ai été ravie de découvrir un jeune homme beau et séduisant certes mais qui en a dans la caboche et qui ne sert pas seulement de fantasme ambulant, il est bien plu que ça!
Très sincèrement, j'en aurais voulu plus. J'aurais voulu que les relations soient plus développées, que la partie concernant le concours ait plus d'importance, qu'on voit Bo plus souvent ainsi qu'Ellen, en savoir d'avantage, quoi! Mais tant pis, je suis quand même ravie, j'ai passé un excellent moment de lecture et espère que l'adaptation prévue au cinéma sera à la hauteur.

Crédit http://www.ohthebookfeels.com/


~Un dernier mot pour la fin ~
Le maître mot de l'histoire c'est, pourquoi devrais-je changer pour les autres? Je suis tel que je suis. Je m'aime tel que je suis. Et j'accepte enfin que les autres m'aiment tel que je suis. On a tous droit à notre petit bonheur, notre petit Paradis, qu'on soit grand ou petit, gros ou maigre, doté d'une plastique parfaite ou esquinté par la vie. Deux personnes n'ont pas besoin d'être "assorties" pour se compléter et s'aimer. Aimer ne nécessite aucune condition, sinon aimer.
Et garder un accès Deezer à proximité pour écouter les chansons de Dolly Parton citées dans le roman. Et profitez!


dimanche 5 juin 2016

Hopeless - Colleen Hoover

 
// Editions Fleuve Noir (Territoires) // 506 pages //

~ Pour commencer ~
Sky mène une vit tranquille avec sa mère adoptive, Karen, et sa meilleure amie, Six. Karen est opposée à toutes les nouvelles technologies, alors Sky a grandit sans et s'occupe sainement : lecture, course à pied, soirées avec Six... Après des années de scolarité à domicile, elle décide de passer la toute dernière au lycée, histoire de connaître une vie d'ado normale pour quelques mois. Puis elle rencontre Holder. Et tout bascule.

~ Mon avis ~
Bon, il faut que je me fasse une raison : interdiction de lire la moindre romance dans les mois à venir !!! Je pense sincèrement avoir fait une overdose de Colleen Hoover... Parlons de ce roman.
Ce fut un supplice durant la première partie. Que dis-je? Les soixante premiers pourcents. C'est beau l'amour, les débuts d'une relation, la découverte de l'autre... mais bon sang j'ai cru que ça ne prendrait jamais fin! Déjà le premier baiser on en fait tout un foin, môssieur Holder a décrété qu'il serait l'élu. Alors il faut faire durer le suspense parce comme Sky n'a jamais rien ressenti avec un homme, il faut que lui, il lui offre le feu d'artifice de la fin des temps. Quel manque de spontanéité, bon sang... Cela n'engage que moi, mais j'aime les histoires d'amour qui se font naturellement, sans complication. Deux personnes se plaisent, sont attirées l'une vers l'autre, puis les sentiments évoluent... Là on se croirait dans un jeu vidéo. "Level One : YOU WIN!!". Bon, on a le droit de délirer un peu dans sa tête, mais 300 pages de flirt basé sur des phrases ultra cliché, de "suis-moi je te fuis", d'allumage avorté par un "non ce n'est pas le moment, pas tout de suite". Raaaaaah!
Heureusement, passé ce long et tortueux périple on arrive à l'histoire évoqué dans le synopsis (on est bien à 300 pages passées comme dis plus haut, hein!) et le passé de Sky refait surface. L'histoire, à mon sens, est drôlement bien ficelée. C'est torturée à un point difficilement atteignable mais cela permet d'aborder différents sujets douloureux, voire tabous, et c'est nécessaire. Passée la première révélation, on en apprend toujours un peu plus de manière graduelle et tout s'éclaire. J'ai beaucoup aimé cette partie. C'est d'ailleurs à ce moment-là que l'amour des deux personnages prend toute son importance et les aide à faire face aux démons du passé. Avec une bonne adaptation en scénarios, ce roman pourrait faire un très chouette film.
Comme d'habitude, les personnages secondaires sont intéressants mais pas assez exploitée : les deux BFF, j'aurai souhaité les voir plus souvent mais au sein de ce chaos qu'est la vie de Sky, il n'y avait de place que pour son unique est grand amour. 
La plume de Colleen Hoover est toujours efficace, chaque titre se lit facilement. Mais je ne le dirait jamais assez : trop de guimauve, tue la guimauve. Quoique concernant on pourrait dire que la guimauve fond comme neige au soleil. Bref, à force de faire des tartines d'amour j'en fais des indigestions, donc stop!

~ Un dernier mot pour la fin ~
Si vous terminez juste les quinze tomes de Game Of Thrones et que vous avez besoin d'amour, de tendresse, de passion, de roucoulade, de longues tirades sur l'endless love des deux héros... jetez-vous dessus! Si vous êtes fan de Colleen Hoover, eh bien lisez-le parce que c'est bien d'elle, aucun doute! Et pour ceux qui ont envie de mettre le feu aux vitrine lors de la St Valentin, passez votre chemin.
Désolée pour le brin de cynisme qui pimente cet article! Je suis confrontée à l'addiction de ma lecture et l'exaspération qu'elle me fait ressentir malgré tout. Ma vie de lectrice est en plein conflit.

jeudi 17 mars 2016

American Horror Story - Murder House (Saison 1)



Saison 1 - 12 épisodes // Diffusée en 2011
Série en cours (6 saisons en 2016)

~ Pour commencer ~
La famille Harmon, composée d'un psychiatre infidèle, de sa femme meurtrie et de leur fille dépressive, s'installe dans un manoir - hanté - après l'adultère du père et la fausse couche de la mère. Il pensent reconstruire leur famille, retrouver ce qu'ils ont perdu, mais la demeure est peuplée d’esprits qui n'ont certainement pas l'intention de les laisser en paix.



~ Mon avis ~
J'ai démarré cette série sans grande conviction... pour me retrouver happée par l'histoire, le passé de chaque esprit prisonnier des murs de cette maison. L'ambiance est glauque à souhait, les personnages hauts en couleur et complètement frappés, et tout ceci se révèle passionnant! Difficile de ne pas être touché par le personnage de Tate Langton. Chaque révélation peut nous faire rire, pleurer ou dresser les cheveux sur la tête. Pour certaines, âmes sensibles s'abstenir. Mon coup de cœur vient de mon attachement à certains univers morbides et macabres si tant est qu'ils soient associés à un soupçon de bons sentiments.



~ Un dernier mot pour la fin ~
Si les fantômes et les sombres histoires de meurtre ne vous font pas peur, jetez vous sur ce condensé de frissons à la réalisation impeccable. Vous ne vous engagez pas pour longtemps, chaque saison étant indépendante l'un de l'autre. Enjoy!

dimanche 9 août 2015

Larme Ultime - Shin Takahashi



// Editions Delcourt // Sept tomes de 220 à 350 pages //


~ Pour commencer ~ 
Chise est une lycéenne maladroite et timide. Un jour, elle prend son courage à deux mains et avoue ses sentiments à Shûji, qui accepte de sortir avec elle sans vraiment savoir pourquoi. Ce qu'il ignore, c'est que son empotée de petite copine est une arme de destruction massive dont le corps est alors modifié et contrôlé par l'armée japonaise.

~ Mon avis ~ 
J'ai découverts Larme Ultime (ou L'Arme Ultime) avec l'animé que j'ai reçu en Noël 2006 (eh oui, ça date!). J'en avais été bouleversée. Depuis, je gardais en tête l'idée de me plonger un jour dans le manga. C'est chose faite, enfin.
Le dessin de l'auteur ressemble à une esquisse. Le trait semble presque timide, comme ses personnages toujours incertains de leurs sentiments. Dans cette histoire, tout est question d'amour, de courage et de persévérance. Chise est "faible", elle s'en excuse sans cesse. C'est assez paradoxal avec sa nature d'arme qui prend peu à peu possession d'elle.

 
Chise le scande dès le premier tome : elle veut devenir forte. Ce souhait, c'est celui de chaque personnage que l'on apprend à découvrir. Shûji déteste son caractère brutal, il gronde Chise et la traite d'idiote alors que c'est tout l'inverse qu'il veut lui manifester. Il y a aussi Akemi, qui pousse Chise dans les bras de Shûji au lieu d'avouer ses sentiments à ce dernier. On croise aussi Fuyumi, Testsu, Atsushi... tous se retrouvent mêlés malgré eux à cette guerre, tous se battent pour se sentir vivant, aimer et être aimé.
Le dernier chant d'amour sur cette petite planète. Le chant de Chise dont seul le sentiment amoureux lui permet de sentir humaine après tout ce qu'elle a commis, tout ce que son corps a subit.
Les premières relations amoureuses sont subtilement abordées, avec la douceur et la maladresse qui incombent à ceux qui ne savent pas comment s'y prendre... Attention cependant, ce manga est un Sheinen, réservé à un public avertis de part des scènes plus qu'explicites (oui, oui, pour ce qui est du sexe - comme pour le reste de son œuvre - l'auteur n'y va pas avec le dos de la cuillère!). 
Sachez que l'anime est une excellente adaptation tant sur le plan scénaristique qu'artistique.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Ce manga est une œuvre poétique, torturée, emplie de sentiments, menant à de longues réflexions sur l'être humain et la vie qui l'anime. C'est fort et brutal, c'est profond et bouleversant. Une saga incontournable, sans le moindre doute.

mardi 7 juillet 2015

Le vide de nos coeurs - Jasmine Warga



// Edition Hugo Roman (New Way) // 303 pages //

~ Pour commencer ~ 

Aysel a décidé d'en finir. Pour de bon. Le crime de son père a gâché sa vie. Peut-être est-elle comme lui? Peut-être le deviendra-t-elle? Autant ne pas prendre de risque. 
Roman, lui, c'est différent. Il a commis l'irréparable et depuis, la culpabilité le ronge.
Ils se sont rencontrés sur un site plutôt particulier. Partenaires de suicide, voilà ce qu'ils sont. 
Il reste 26 jours avant la date fatidique. Aysel l'assure, elle n'est pas une dégonflée. Elle ira jusqu'au bout, avec Roman.

~ Mon avis ~

La collection New Way de Hugo Roman a fait fort pour son tout premier titre. Il s'agit d'une histoire percutante sur un sujet plus que tabou. Le suicide, d'adolescents qui plus est. Ce roman est assez unique. Le style n'est pas commun, il évolue avec Aysel elle-même, son état d'esprit et les battements de son cœur. Les premières pages peuvent sembler plates, fades. Normal, Aysel n'a plus goût à rien. Pas d'avenir, pas d'aspiration ne serait-ce que pour demain. C'est au cours de ma lecture que j'ai compris ce choix de rédaction très pertinent. Roman est assez différent. De l'extérieur il semble sans problème, plus vivant, sans compter qu'il est populaire et n'a qu'à reprendre le basketball pour avoir le monde à ses pieds. Son secret en revanche paraît bien plus lourd à porter.
Je n'en dirai pas plus.
Ce livre se savoure, il se lit tranquillement dans une loveuse, au calme. Il porte à réflexion, offre des questions sur la vie que se pose Aysel alors qu'elle souhaite la quitter à jamais. Je regrette juste deux, trois petits accros comme les absences de négation dans certaines phrases, des exclamations qu'Aysel prononce dans sa tête. C'est peut-être un choix pour sembler plus "réel" mais ça me fait toujours tiquer dans un livre ^^
Sinon, rien à dire.
Ce petit bloc de papier ne vous laissera pas indifférent!

~ Un dernier mot pour la fin ~

Une histoire qui traite d'un sujet grave sans tomber dans le mélodrame, portée par un style très agréable. La fin m'a émue, vraiment, et j'ai tournée la dernière page le sourire au lèvres, certaine d'avoir vécue une aventure qui en valait la peine.


samedi 31 janvier 2015

Bilan cinéma du mois de Janvier

MEN, WOMEN AND CHILDREN de Jason Reithman. 
Le réalisateur de Juno, In the air et Young adult nous dépeint ici une fresque des plus actuelles. On découvre chacun des protagonistes, leurs rapports entre eux, leurs modes de communication, l'image qu'ils ont d'eux même et leur vie affective. Pour ce qui des thèmes sensibles, il s'est fait plaisir : sexualité, relation avec les parents, adultère, anorexie, pornographie et tout ce qui peut avoir trait au mal-être, que l'on soit un homme, une femme ou un enfant/adolescent. En soit, j'ai trouvé le concept très intéressant. Même si l'accumulation des situations torturées rend le film presque difficile à voir. Je m'entends, il n'y a rien de profondément choquant étant donné qu'il s'agit de problématiques déjà abordées, et d'une triste réalité. Celle qui m'a le plus affectée, c'est celle d'Allison Doss. Peut être la plus fréquente, et pourtant presque banalisée et responsable de bien des souffrances!
J'ai du mal à me décider sur ce que je pense de ce film. Je l'ai trouvé bon, mais trop long. Les intrigues sont intéressantes mais parfois trop pompeuses. Et malgré les sujets difficiles, je trouve la réalisation glaciale, ne laissant presque pas de place à l'émotion, ce qui est probablement le souhait du réalisateur...
Bref, ce film vaut malgré tout le coup d’œil! Et même si je vous l'ai décrit comme torturé, il y a de beaux passages qui redonnent le sourire (ouf!).


SOUVENIRS DE MARNIE de Hiromasa Yonebayashi

Je dois avouer qu'il m'a laissée perplexe. Je m'explique. Pendant une très grande partie du film, les évènements se déroulent sans qu'on ne comprenne trop où l'histoire nous mène. Il règne un mystère difficile à définir, une ambiance particulière, une tristesse qu'on a du mal à expliquer... 
Anna est envoyée par ses parents adoptifs à la campagne pour quelques semaines. Solitaire, elle se réfugie dans le dessin et c'est lors d'une de ses escapades en pleine nature qu'elle découvre le Manoir. Elle y rencontre la douce et fascinante Marnie avec laquelle elle crée un lien incroyablement fort, tout en ayant la sensation de l'avoir toujours connue.

On se doute que quelque chose cloche. Anna semble en vouloir au monde entier et souffrir de ne pas être "normale". Marnie lui fait jurer de garder leur amitié secrète. Tous le village parle du Manoir comme d'un lieu "hanté" et "abandonné". On nous balade pendant un moment, il y a beaucoup de répétitions, de longueurs, ce que je trouve bien dommage car j'ai vraiment beaucoup aimé la fin.

Car à la fin, toutes les connections se font. Chaque élément prend du sens et il ne faut que quelques minutes à l'histoire pour qu'elle gagne en profondeur. Le récit se conclu d'une belle manière, triste et émouvante mais belle quand même.
Je serai curieuse de lire le roman à l'origine de ce film. L'histoire de Marnie, celle qui nous est contée assez rapidement à la fin m'a émue et j'aurai voulu en savoir plus! Je dirai que ce film souffre d'une mauvaise organisation. Son histoire est forte, intéressante, mais le scénario se perd dans des rencontres répétées qui ne mènent à rien. Certes le mystère est maintenu, mais lassant, et la libération vient presque trop tard.
Allez, je souhaite quand même terminer sur une note positive... Découvrez ce film quand vous aurez l'occasion, par amour pour ce studio et en soutien aux successeurs du Grand Hayao! Malgré ses maladresses, de belles choses sont à en tirer et vous aurez plaisir à vous remémorer les petits détails que vous aurez remarqué, lorsque le secret vous sera révélé
UNE MERVEILLEUSE HISTOIRE DU TEMPS de James Marsh
Le titre français donne une parfaite idée de ce que j'ai ressenti en sortant du cinéma. Ce film est merveilleux, bouleversant.
Il est adapté de Travelling to Infinity: My Life with Stephen écrit par Jane Hawking.
Je trouve que cette histoire alterne avec brio les évènements de la vie sentimentale et scientifique de Stephen Hawking. On passe d'une émotion à une autre, se laissant bercer par la musique qui est absolument enchanteresse...
J'ai pu retrouver pour mon grand plaisir Eddie Redmayne que j'avais découvert grâce aux Piliers de la Terre ainsi que Felicity Jones que je connaissais grâce à Like Crazy et Oh My God!
Tous deux forment un couple magnifique. Le film est centré sur leur histoire à eux. L'affection, le soutien inébranlable et l'admiration que porte Jane à Stephen lui permettent de continuer quoi qu'il advienne.
Eddie Redmayne est vraiment incroyable dans ce rôle. Ayant travaillé aux contact de personnes atteintes de pathologies neurodégénératives telles que celle-ci, beaucoup d'éléments m'ont parlé tant en ce qui concerne Stephen lui-même que les personnes qui l'entourent.
J'ai été émue lorsque Stephen annonce son voyage aux États-Unis. C'est un moment fort dans lequel il lui exprime tout son amour et sa reconnaissance.
J'ai lu dans une interview que ce qui avait le plus posé soucis à Eddie n'était pas de jouer le rôle d'une personne atteinte de SLA, mais de débiter des théories en physique quantique tout en ayant l'air de savoir de quoi il en retournait! ^^
Qu'est-ce que j'ai pu pleurer! Au début, au milieu, à la fin... C'est triste, c'est beau, c'est grand.
Même s'il y a de grandes chances qu'il le remporte, je croise les doigts pour que notre cher Eddie remporte l'Oscar cette année

lundi 26 janvier 2015

Nos faces cachées - Amy Harmon


// Éditions Robert Laffont (Collection R) // 437 pages //

Le livre le plus attendu de ce début d'année, le phénomène de janvier 2015, j'ai nommé Nos faces cachées! Impossible de passer à côté de ce best-seller dont tous les chroniqueurs du web nous ont vanté les mérites. Moi même, j'en suis venue à mourir d'envie de le lire alors que je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il contait.
Enfin, je sais.

~ Pour commencer ~ 

Fern Taylor est amoureuse de Ambrose Young. Ambrose est grand, beau, athlétique, et aucun héro de romance ne lui arrive à la cheville. Car Fern, elle en connait un rayon sur les romances. La petite et frêle Fern, dont le visage timide est mangé par de grosses lunettes, et comme si sa tignasse rousse ne suffisait pas elle doit supporter de porter un appareil dentaire durant ses années de lycée. Mais elle s'en fiche de ne pas être populaire, même si elle aimerait être un peu plus jolie pour qu'Ambrose la regarde, ne serait-ce qu'une seule fois. Elle a Bailey, son cousin et meilleur ami. Il est atteint de la myopathie de Duchenne qui le cloue à son fauteuil roulant depuis ses onze ans. Il vit au jour le jour et est doté d'un humour mordant ainsi que d'un sens de la répartie sans pareil. 
Ambrose est destiné à devenir étudiant et lutteur, comme tous l'attendent de lui. Mais un évènement tragique va bouleverser sa vie, celle des habitants de Hannah Lake, celle du pays tout entier. Dès lors il décide de s'engager. Et ses amis les plus fidèles le suivent, à la vie à la mort.
Lorsque Ambrose revient à Hannah Lake, rien n'est plus pareil.

~ Mon avis ~ 

Ce livre est déroutant. On nous présente l'histoire habituelle de la fille banale, amoureuse de la coqueluche du lycée, bien évidemment un garçon baraqué et beau comme un dieu, bref, rien de très original. Et pourtant... On nous donne des pistes, bien évidemment. Quelques flash-back des plus touchants, de petites anecdotes qui auraient pu sembler sans importance, mais on devine très vite que tout part de là.
Mon petit regret, c'est qu'il me semble ne pas avoir assez eu de temps pour connaître et m'attacher à Paul, Grant, Jesse et Beans. J'aurais voulu en savoir plus sur eux. J'ai pensé la même chose d'Ambrose, mais c'est à son retour dans sa ville qu'on fait réellement sa connaissance, dans le présent comme le passé. 
Fern est adorable. Elle m'a fait penser à Tohru Honda de Fruits Basket. La jeune fille dévouée, purement gentille, avec le cœur sur la main. D'accord, elle est mignonne mais bon, parfois elle m'a un peu agacée quand même, avec ses moues de petite fille quand elle râle... (enfin, dans mon imagination elle était un peu agaçante mais il n'empêche que c'est un super personnage). Ce que je trouve dingue, c'est que dans la littérature, les rousses sont condamnées aux extrêmes : soit elles sont torrides, pulpeuses et envoutantes soit elles sont très banales, voire cataloguées "moche et grosse". Moi je trouve ça chouette les cheveux roux mais comme les miens sont d'un châtain fadasse je n'ai pas droit au chapitre.

J'ai beaucoup aimé la manière dont la beauté était abordée dans ce livre. La Belle & la Bête avait déjà fait du bon travail! Quoique j'ai beaucoup pensé au génial Wonder de R.J. Placio. Toute beauté compte ici, qu'elle soit intérieure ou extérieure. Fern elle-même a l'honnêteté de dire qu'elle souhaiterai être aimée pour son physique, alors qu'elle est celle qui voit le mieux la beauté du cœur des personnes qui l'entourent. Autre chose intéressante dans ce roman : l'auteur ose mettre à l'écrit les pensées des personnages quelles qu'elles soient, même quand on les croit inappropriées, elles sont vraies et on peut s'y reconnaitre. Bref, si l'on reste sur le thème de la beauté, même s'il m'a énormément plu, que les passages religieux sont pertinents et qu'on découvre avec plaisir la beauté (ou la laideur) de chacun, j'ai parfois été chiffonnée par la réaction de certains personnages...
De plus, toutes les comparaisons ont une grande valeur pour l'histoire elle-même. Au début c'est Ambrose qu'on compare sans cesse à Hercule, mais après avoir tourné la dernière page, pour moi c'était Bailey le héro, le vrai. En même temps, il s'agit de mon personnage préféré. Il profite de la vie, a conscience des réalités, aime avec passion et se permet même d'être l'ange gardien des personnages principaux. Fern a une attitude très maternelle, car elle s'est toujours occupée des autres. Elle apprend qu'il y a une différence entre "aimer" et "prendre soin", que les deux peuvent se conjuguer mais qu'il ne faut pas tout mélanger.
J'ai beaucoup aimé voir Ambrose se reconstruire petit à petit. Poser une à une les briques de sa vie brisée pour la faire tenir comme il peut, mais toujours avec cœur. 

Je ne m'attendais pas à ce que toute l'histoire se déroule dans la petite ville de Hannah Lake où tout le monde se connait, où tout le monde partage ses bonheurs et ses peines, et ça m'a plu. En fait, Nos faces cachées m'a pas mal fait pensé à Eleanor&Park de Rainbow Rowell sous certains aspect ou encore à Indécent de Colleen Hoover. Des sujets fort abordés au travers de la vie de quelques héros auxquels on peut s'identifier sans le moindre mal, car ils ont des failles, des peurs et des espoirs.  

~ Un dernier mot pour la fin ~ 

Ce livre nous parle de l'amour d'une jeune fille pour un garçon qui lui est inaccessible. Il parle du combat pour la vie. Du deuil et des regrets. D'une amitié sans bornes entre un garçon et sa cousine, entre un homme et ses compagnons d'armes. De l'amour d'un homme meurtri pour celle qu'il voit enfin, pour la première fois. De visages magnifiques ou dévastés, de cœurs maculés de lumière et de ténèbres. 

vendredi 9 janvier 2015

Et plus encore - Patrick Ness

L'histoire s'ouvre sur la mort. Celle d'un jeune homme qui se noie dans l'océan, et dont le corps malmené par les vagues se brise avec elles contre les rochers...
Et pourtant, ses yeux s'ouvrent. Il s'éveille dans sa maison. Celle dans laquelle il a vécu, avant qu'il ne quitte l'Angleterre pour les États-Unis. Avant que ce drame ne survienne.

Je vais être très honnête, ce livre m'a beaucoup intriguée lors des première pages, avant que cette redécouverte de la ville désertée par toute forme de vie ne me semble loooooooongue! J'ai énormément trainé. Je connais Patrick Ness et sa manie à nous présenter une histoire des plus banales pour nous en faire un roman du tonnerre à vous secouer les tripes et vous retourner la tête. Mais là, j'ai eu un doute... Beaucoup de description tant de l'environnement que des actions du personnage, des répétitions, on tourne en rond. Puis un évènement survient à la deuxième partie. Une rencontre. C'est un peu plus intéressant, mais pas non plus outrageusement palpitant. Ce que j'ai préféré, c'est les flash-back, ou plutôt les rêves que fait Seth, qu'il a l'impression de revivre tant l'émotion le submerge. J'ai beaucoup aimé les personnes qui ont fait partie de sa vie, ces amis dont il était proche, qui lui manquent. Mais j'ai aussi été frustrée de ces coupures, désireuses de plus longs et nombreux instants de vie si bien écrits et décrits...
150 pages avant la fin de son étrange roman, l'auteur se décide à nous donner des pistes sur ce qu'il veut nous faire comprendre. Il est temps pour moi de faire une petite annonce

(petits) SPOILERS SPOILERS SPOILERS (où je ne révèle pas TOUT )
Patrick Ness nous donne le choix. Vous avez souffert, vous souhaiteriez tout oublier, effacer, recommencer? Dans ce futur-là, c'est possible. Enfin, ce n'est pas la vraie vie, mais ce serait tout comme. Une chance de vivre la vie parfaite, inaccessible dans ce monde corrompu au bord de l'implosion. Alors les êtres humains sont plongés dans un sommeil artificiel. Léthé exploite leurs souvenirs, les données auxquelles il peut accéder, et ainsi rembobine le tout, juste avant le point de rupture. Ce n'est pas tout à fait exact. On ne peut pas tout effacer, mais on peut corriger, améliorer... alors on bifurque, et l'histoire prend une autre tournure.
Mais là n'est pas le fin mot de l'histoire, que je trouve d'ailleurs assez magnifique.
Seth en hanté par ce crime dont il se croit coupable, l'erreur d'un enfant de huit ans. Il perçoit chez ses parents une déception et une rancune envers lui qui le rongent. Puis il y a CETTE personne qu'il l'aime plus que tout, et qui l'aime en retour. S'il a voulu stopper tout cela, c'est parce qu'il a cru perdre cet amour, et même ne jamais l'avoir totalement possédé (pour peut qu'on puisse posséder quelqu'un, bien évidemment...). Puis il réalise que les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être, et ce grâce à ses deux compagnons auxquels il s'attache, finit par faire confiance et même risquer sa vie pour les sauver! 
La fin est emplie de mystère, qu'il s'agisse du Conducteur ou du départ de Seth... Ce n'est pas une chose que j'apprécie plus que ça, mais j'ai quitté ce livre en paix (finalement je ne boude par Sir Ness, alors que j'aurai pu!).
END OF SPOILERS END OF SPOILERS

J'en profite pour vous recommander chaudement ses autres livres qui sont de vraies pépites! Le premier volume du Chaos en marche avait été un supplice pour moi durant les 150-200 premières pages avant que je le dévore avidement jusqu'à la fin du tome 3! Quelques minutes après minuit, tant par son histoire troublante que par ses superbes dessins m'a arraché une larme et marquée pour les années à venir.









vendredi 28 novembre 2014

C'était Nous (Bokura ga ita) - Yuki Obata

Ma petite histoire avec cette histoire... (à lire si vous avez du temps à perdre ^^)
J'avais acheté le tome 5 à sa sortie car ils offraient le tome 1 avec et je trouvais que c'était une excellente occasion de commencer ce manga dont j'entendais tant parler. Un désastre. Je n'ai pas du tout accroché, ayant même du mal à terminer ma lecture du premier volume. Ces pauvres petits bouquins ont passé du temps dans la poussière, puis dans ma pile dans mangas à vendre. Mais un jour...
Déclic Collection aujourd'hui rebaptisé Manga Store propose l'intégrale de l'animé en coffret en édition Gold pour un prix tout à fait abordable. Design kawaï, fleur bleue à souhait (mon chéri parti passer les vacances dans sa famille j'ai besoin de ma dose de romantisme), Ni une, ni deux, décision prise : cadeau de Noël de moi à moi.
J'ai regardé les 22 derniers épisodes en une journée. Voilà. Je ne pouvais pas m'arrêter. Et le pire de tout? J'ai vite compris que l'animé ne comprenait que la moitié du manga (ce qui arrive si souvent). Comment connaitre la suite rapidement et sans me ruiner... *réflexion* 
Après quelques recherche je trouve une adaptation en drama, deux épisodes de deux heures chacun. Je m'y plonge illico (oui, oui, on parle bien de la période durant laquelle je devais travailler mon mémoire de fin d'études, tout à fait!!). Le premier épisode raconte la même histoire que l'animé, donc ce que je sais déjà mais il est tard, je devrai attendre le lendemain. Enfin, après avoir visionné tout le drama, je sais ce qu'il advient de nos personnages, ouf! 
Mais le sort n'en a pas assez et continue de me tourmenter... Quelques mois plus tard, dans un magasin d'occasion je trouve les dix premiers tomes littéralement neufs. Je prends ceux qui me manquent, parce que, voilà, j'ai pas pu résister quoi.
Aujourd'hui je suis passée à autre chose (je lis Dragon Ball, eh ouais!) mais je ne cesse de fureter en quête des six derniers volumes...

Petite intro...
Nanami Takahashi, 15 ans, vient d'entrer au lycée. Son objectif, c'est de faire de nouvelles connaissances, elle se mêle alors aux autres filles de sa classe, mais celles-ci n'ont qu'un seul nom à la bouche : celui de Yano Motoharu. Lorsqu'elle le croise, Nanami sait immédiatement qui est ce garçon séduisant, intelligent et toujours d'humeur joyeuse. Bien évidemment, même si elle le déteste au premier abord, elle fini par tomber amoureuse de lui et lui déclare sa flamme que Yano lui démontre être un véritable coup de tête. Dans les premiers moments de cette histoire, Nanami fait la connaissance de Masafumi Takeushi, le meilleur ami de Yano, mais aussi Yuri Yamamoto qui est dans leur classe et semble haïr au plus haut point Yano. 
C'est alors qu'on avance dans la relation entre Nanami et Yano que le passé ressurgit... 
Si vous ne connaissez rien de cette histoire je vous conseille de ne pas lire de résumé, c'est bien plus intéressant de découvrir petit à petit, de faire un point sur la manière dont on perçoit les personnages à tel ou tel moment, avant et après qu'on ait eu conscience de ce qu'ils ont pu vivre.

Le manga, l'anime, le drama... (même si j'essaie de les limiter au maximum, il y a nécessairement quelques spoils ^^)
Pour faire un comparatif à peu près logique, je vais me contenter de parler de la première partie, soit des 8 premiers volumes, lorsque les personnages sont encore au lycée.
Pour ma part, je trouve que l'anime est une excellente adaptation du manga tant au niveau du scénario que de l'animation, les musiques sont superbes et collent bien à cette univers pur shojo! Car oui, c'est un shojo, tout est centré sur l'histoire d'amour entre Nanami et Yano, mais il y a plein de petits éléments qui enrichissent cette énième guimauve pour en faire un drame troublant et fort. Parce qu'il est question de deuil (je l'écris souvent, ça, sur mon blog... il faudrait peut être que je regarde des trucs plus enjoués!), la perte de l'être cher, la rancune qu'on peut lui vouer sans pouvoir s'en débarrasser, le sentiment d'abandon, les choix que l'on peut être amené à faire pour son avenir et celui de ses proches, les responsabilités que l'on prend... 
J'ai du mal à exprimer en des termes clairs mon ressenti. En vérité, ce shojo est très torturé, les personnages doivent sans cesse faire des choix qui leur coûtent énormément, sont rongés par le passé et accaparés par l'avenir. J'ai par moment eu l'impression de me retrouver à la place de Nanami ou de Yano et ma lecture s'en est retrouvée douloureuse... Nanami aime Yano, Yano aime Nanami, mais Nanami souffre de se sentir "hantée" par le passé de Yano, par l'autre Nana... Yano aime Nanami, bien sur il pense à son passé. Il le regrette, s'en excuse tout le temps mais ne peut rien y faire. Il prend des mauvaises décisions sans le savoir qui ne cessent d'avoir des répercussions néfastes sur lui, ses relations, sa vie. 
Et Yano est pris de court lorsqu'il voit sa douce Nanami lui filer sous le nez. Parce que Nanami a le choix : une relation parsemée de moments douloureux et de représailles du passé avec le garçon dont elle est follement amoureuse ou une relation calme et posée, sans accros une attention à 100% avec le garçon qui l'aime en secret depuis un moment...

Le manga et l'anime, vous avez le choix pour découvrir cette belle histoire qui ne manquera pas de secouer les plus émotifs! Le drama vaut le coup, je l'ai beaucoup aimé, il a su me toucher et permet de connaitre les évènements marquant de cette histoire, même si évidemment il a fallu faire des concessions... mais 4 heures consacrées à une adaptation c'est déjà bien!
Les petits moins : comme dit plus haut, parfois les personnages, l'histoire, tout est un peu torturé. Très torturé. Trop torturé. Parfois j'étais malheureuse comme les pierres en lisant ce manga! La tristesse, les larmes, les remords, la douleur... Je sais, la vie n'est pas facile mais quand même, il s'agit d'un shojo avec le graphisme le plus kawaï que j'aie jamais vu! 
Autre point négatif, les deux copines de Nanami. Je les ai trouvées insipides et insignifiantes. Je ne retiens ni leur nom ni leur visage, comme la plupart des personnages en fait. Les seuls à avoir de l'importance c'est Nanami, Yano, Yuri, Masafumi, la sœur de Masafumi, Nana et c'est tout. Les autres camarades de classe, les parents, les autres, bof bof... Mais de nouveaux personnages arrivent dès le tome 9 si je ne m'abuse ^^
Les petits plus : une romance des plus mignonnettes par moment, mais qui sait heurter et traiter des sujets forts à d'autres ce qui permet à cette longue relation de ne pas sombrer dans le fadasse et de gagner en consistance comme les personnages en caractère. Ah, même si on n'en fait pas des tonnes, on parle un peu sexualité. Yano et Nanami sont tout mignon choupi trognon, mais ils ont 15 ans, 16 ans, puis 17 ans. Et enfin voilà, quoi, ils s'aiment et veulent connaitre les choses de la vie! Ah, et le dessin est quand même sublimissimement magnifique dans le manga. Et même si j'ai dis une bonne quinzaine de fois combien c'était torturé et traumatisant, j'admets que je me suis un peu emballée. Le tout est bien dosé, mais le tome 10 (le dernier que j'ai) m'a semblé triste et j'ai mal vécu de ne pas avoir la suite. Tout ça pour dire que souvent, très souvent même, je me suis pris de belles barres de rire!

Conclusion : une jolie histoire avec sa dose d'émotion et de larme qui plaira aux plus romantiques d'entre vous, et vous en mettra plein les mirettes avec son dessin fin et soigné - si vous lisez le manga - mais aussi plein les oreilles de la magnifique bande son - si vous regardez l'anime. Le drama, ne vous en privez pas, c'est un vrai petit bonheur qui permet de plonger dans C'était Nous sans y passer des jours mais assez pour en être chamboulé.

En espérant que mon blabla passionné vous donnera envie de découvrir le manga de Yuki Obata... et à bientôt pour un article consacré à la seconde partie de ce beau shojo. Enjoy!

mardi 18 novembre 2014

Je ne suis pas un ange - Ai Yazawa

Midori Saejima fait partie de la toute première promotion du lycée Hijiri et se présente à l'élection du comité des élèves. Elle est amoureuse d'Akira Sudo. Il est élu président et elle vice-présidente, ça tombe bien! Elle devient amie avec Mamiya, élue secrétaire du comité et Takigawa qui lui, est le trésorier. Mamiya est amoureuse de Takigawa. Sauf que Takigawa a déjà une petite amie. Midori pense qu'Akira en a une lui-aussi.

Edition Deluxe chez Delcourt Tomes 1 à 4

Avouons que le pitch de départ n'a rien à faire sauter au plafond. Les romances lycéennes fleurs bleues c'est toujours sympas, mais c'est très répétitif! Et pourtant...
Quelle magicienne cet Ai Yazawa!
Ce manga m'a fait rire aux éclats (mon chéri levait sans cesses les yeux de sa guitare en me faisant remarquer que ce gros pavé avait l'air d'être une franche rigolade!) mais aussi pleurer (toujours en même temps que Midori qui pleure déjà beaucoup), m'angoisser (oui car comme toute nana romantique qui se respecte je me torture l'esprit jusqu'au bout, lorsqu'on apprend si oui on nous ça finira bien!) et verser des larmes de joie (car cette histoire écrite il y a plus de 20 ans a le mérite d'être intemporelle...).

Hiroko, Midori, Akira

Encore une fois, enfin disons plutôt - déjà à ses débuts, Miss Yazawa nous dépeint des personnages drôles, plein d'énergie, tourmentés, torturés, qui se battent et s'accrochent, croient en un avenir meilleur et en ces rêves qu'ils espèrent voir se réaliser un jour. Ce manga est une véritable bouffée d'oxygène! Son personnage central - Midori - ma fait penser à ma meilleure amie ^^ Elle a toujours la pêche, se démène pour le bonheur de son entourage auquel elle tient tant, sans compter qu'elle est passionnée et vit chaque instant à fond! Akira sous ses airs de beau-gosse un peu caricatural (il a quand même le look de John Travolta dans Grease!) est un jeune homme au passé lourd dont il lui manque des pièces pour comprendre ce qu'il a vécu et enfin tourner la page... et il se révèle tellement romantique >.< Petit à petit s'installent de nombreux personnages secondaires tous plus attachants les uns que les autres (Hiroko <3).
Ce que j'aime dans ce manga, c'est sa pureté. Il n'y a pas de "méchant" et de "gentil", ce qui donne tout son sens au titre. Chacun fait comme il peut, s'adapte aux évènements, à ses émotions et tente de s'en sortir même si tout n'est pas rose. Ce qui prime c'est l'amour (l'amitié étant inclus dans le lot!). La bonne humeur vient d'elle-même par la suite... Cela peut sembler naïf, mais ces pages sont indispensables, donnent le sourire et l'espoir dont on a tous besoin et c'est un des rôles que doit jouer - à mon avis - un roman, un manga, quelques lignes et dessins gravés dans un joli bloc de papier.




La joyeuse troupe!

Petite note concernant les dessins : 
Horreur, j'ai lu que, étant une œuvre antérieure, les dessins de Je ne suis pas un ange étaient moins "beaux". Je ne suis absolument pas d'accord! Je trouve les dessins magnifiques (bien plus en noir et blanc, mais ça reste mon avis!) et même si le style de l'auteur a changé les années suivantes, il n'empêche qu'il reste de grande qualité et n'entame en rien le plaisir de lecture! Peut être que j'ai trouvé le dessin un peu "fade" dans le premier tome mais c'est vite réparé, j'aime énormément le style dynamique avec un encrage marqué que nous offre l'auteur... Après, tout dépend de ce que l'on aime, étant donné que je voue un amour sans bornes à La Rose de Versailles dont le dessins est considéré par beaucoup comme "vieillots". En revanche, le changement de style m'a plus heurté quand j'ai lu quelques uns des premiers mangas de Kaori Yuki, mais quoi qu'il en soit je pense qu'il faut au moins feuilleter quelques chapitres pour constater sois-même si l'on apprécie ou pas le style...

Alors, elle est pas jolie cette planche?



J'en suis venue à me demander si je ne préférais pas les "vieux" mangas d'Ai Yazawa, mais il est difficile de porter un regard objectif sur Nana alors que persiste cette lourde frustration qu'est l'attente perpétuelle d'une suite et fin... En sachant que cette attente est due à des problèmes de santé, je ne peux que souhaiter un prompt rétablissement à cet auteur qui a partagé tant de belles histoires avec nous =)

mardi 28 octobre 2014

Hemlock Grove - Saison 1

Bon, on a tous entendu parler de Netflix. Moi aussi, mais j'ai compris ce que c'était tardivement. Qu'à cela ne tienne, nous avons testé le premier mois gratuit! Quitte à regarder quelque chose, autant démarrer avec une création de la maison. Deux épisodes de Orange is the new black ne nous ont pas convaincus. Puis il y a eu... Hemlock Grove.

Dans les bois de Hemlock Grove en Pennsylvanie, près de l'aciérie abandonnée de Godfrey, est retrouvé le corps mutilé et sans vie d'une jeune fille. Une chasse à l'homme s'ensuit mais les autorités ne sont pas certaines que ce soit d'un homme dont elles devraient être à la recherche...(merci Allociné !!)

Le pitch c'est du vu et revu. Et pourtant, dès le premier épisode, ça a été le coup de foudre. Et non, ce n'est pas seulement la présence de Bill Skarsgard (le petit frère de ce bon vieux Eric Northman) qui m'a incité à poursuivre cet énième histoire de loup-garou et de vampire dans une ville paumé avec des lycéens bizarres. Les créateurs de cette série ont réussi à instaurer une ambiance unique, inquiétante tout en maintenant une certaine légèreté, avec personnages assez atypiques. D'accord, il y a le nouveau venu en ville que tout le monde soupçonne, mais il y a bien plus. C'est la relation entre les différents personnages qui m'a le plus touchée. L'amitié improbable qui se crée entre Roman et Peter mais surtout l'affection sans borne de Roman pour sa sœurette Shelley que je trouve terriblement attachante. Elle voit tout, elle ressent tout, mais se fait parfois oublier parce qu'elle ne parle jamais. Bon, après la tendresse de Roman pour Letha - sa cousine, donc - est particulière et dérangeante mais bon, on comprend pourquoi plus tard.

Roman, Letha, Olivia, Shelley, Norman, Lynda, Peter


J'ai beaucoup beaucoup aimé le personnage de Roman. Solitaire, il se prend d'amitié pour Peter durant leur quête du meurtrier. C'est un personnage torturé qui tient à son entourage, parait juste hautain et arrogant au début mais se révèle drôle et très sympathique, même si de douloureux moments durant lesquels il va perdre le contrôle vont parfois surgir. Peter est un personnage "cool" mais je l'ai trouvé assez horripilant par moment! Ils forment un duo explosif qui porte sur ses épaules toute la série. Les personnages secondaires ne sont pas en reste malgré tout et ont chacun leur importance et une personnalité bien marquée qui permet de nous attacher à eux.
Les révélations se font rares, mais les deux derniers épisodes sont riches en évènements et nous en apprennent bien plus que la saison toute entière.

Petite remarque : bien que cette série ne soit pas aussi "trash" que les premières saisons de True Blood, sachez qu'elle se montre parfois sanguinolente! Néanmoins que cela ne vous arrête pas dans votre élan, jetez un coup d’œil et vous saurez vite si cette petite série (qui s'achèvera à la fin de la saison 3) est faite pour vous. Enjoy!

lundi 27 octobre 2014

Kaleb - Myra Eljundir

À 19 ans, Kaleb se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour où sa propre puissance le dépasse et où tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Pour ce qui est du résumé en 4ème de couverture, je ne suis pas trop d'accord. Je trouve que ce qu'on lit est finalement assez différent. Le "il n'en sera pas désolé", disons qu'il devient presque vrai à la toute fin. Au début Kaleb est tout de même très mal à l'aise lorsqu'il comprend qu'il est capable de manipuler ceux qui l'entourent, mais il le fait par nécessité. Pour ce qui est de la séduction, il en a toujours joué et se plait à être un "bad boy" que les filles s'arrachent depuis des années. La relation qu'il entretient avec Lucille, c'est différent. Elle est destructrice et le mal vient de l'un comme de l'autre, d'un besoin réciproque.
Alors, Kaleb. C'est un livre qui m'a beaucoup plu. Bien construit, ce roman démarre sans nous laisser le temps de souffler en nous offrant un personnage arrogant et séducteur, un peu déboussolé par ce "pouvoir" qui l'envahis peu à peu malgré lui, mais au final moins agaçant ou détestable que ce à quoi je m'attendais donc ouf! Je trouve dommage que le rythme soit altéré par la nécessité de donner des explications. Les enfants du volcan, les sentinelles, les origines d'Islande... mais c'est indispensable pour que l'histoire gagne en profondeur et même si ce changement m'a freinée dans ma lecture, que j'ai presque eu du mal à poursuivre à un moment, elle ouvre les portes vers une suite qui nous promet bon nombre d'évènements bien plus passionnants avec une rencontre - c'est certain - entre Kaleb et Abigail.
L'accent est mis sur les pulsions. Entre les pouvoirs de Kaleb et ceux d'Abigail, on va dire que la séduction, le sexe et tout ce qui s'y rattache est omniprésent. Cela est justifié notamment par la violence dont est victime Kaleb. Il ressent les émotions - positives comme négatives - qui l'entourent et le percutent de plein fouet, ce qui entraine forcément un besoin de se perdre complètement, de s'abandonner pour reprendre possession de ses propres sensations. 
Malgré le ton très sombre, on sent qu'il s'agit d'un livre destiné aux adolescents, ce qui est parfois déroutant. L'auteur veut en faire, mais pas trop. Ce livre aurait pu être destiné à un public adulte, la plume de l'auteur aurait été la même - de qualité - mais la narration aurait été moins "censurée". Pour autant, ce livre n'est pas si différent de quelques autres romans young adult : on a des pouvoirs qui surgissent et avec lesquel le héro doit apprendre à composer, on apprend qu'il n'est pas le seul, il existe un groupe de personnes qui savent ce qu'il est et éventuellement le mettre hors d'état de nuire et une prophétie! De chouettes éléments qui permettent de monter une saga prometteuse.
Sur ce, bonne lecture à vous et laissez-vous tenter...

dimanche 26 octobre 2014

King's Game - Nobuaki Kanazawa



Roman pour téléphone adapté par la suite en manga, King's Game relate les périples d'une classe de lycéens japonais impliqués malgré eux dans ce qui est appelé "le Jeu du Roi". Le principe est simple : le Roi donne ses ordres par SMS. Quiconque n'accomplis pas le gage, meurt. C'est une hécatombe. Au début personne ne veut y croire, puis l'évidence s'impose petit à petit et le jeu devient une lutte pour survivre. C'est sans compter ceux qui cherchent à tout prix à démasquer le Roi.

Illustration de début de chapitre

Ce que j'ai pensé de cette série... Cinq tomes, c'est bien. C'est court donc on n'a pas le risque de s'éterniser sur les mêmes histoires. J'ai trouvé le début un peu long... puis une fois entré dans l'histoire, les actions s'enchainent, le rythme est rapide et rend tout ça assez addictif : on veut connaître le suite des évènements! Mais voilà, la fin est un peu tirée par les cheveux, même s'il faut bien admettre que trouver une explication plausible se révélait bien compliqué dès le premier tome. 
Et puis ma grosse déception : le graphisme. Notez bien, j'ai acheté mes tomes ensemble, empaquetés car d'occasion. Je connaissais cette série de réputation, les avis me semblaient positifs et comme l'offre était intéressante et que l'idée me plaisait je me suis dit "pourquoi pas?". Et voyez les illustrations de couvertures : superbes. Celles en début de chapitre sont aussi soignées et très plaisantes. Une fois les premières pages tournées j'ai trouvé un dessin certes dynamique mais aux allures bâclées. Il me semble que ce même dessin s'améliore au fur et à mesure des tomes ce qui permet de gagner en puissance dramatique, mais tout de même cet élément m'a chiffonnée...

Double page de bande dessinée - Chapitre 1

En somme, King's Game est un thriller sympa qui vaut le coup d'être découvert, fort d'une intrigue intéressante et d'un rythme haletant. Même si pour moi il ne fera pas date, ce fut un agréable moment de lecture.



dimanche 28 septembre 2014

Indécent - Colleen Hoover

Après une longue absence causée par l'écriture d'un manuscrit destiné au concours Harlequin HQN, la relecture plus que plaisante de Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban ainsi que la lecture longue et douloureuse de Rouge Rubis que je risque d'abandonner... me revoici!
Colleen Hoover l'auteur dont je retrouve le nom sur tous les blogs littéraires de la toile. La nouvelle plume en vogue dont les éloges ne tarissent pas, surtout en ce qui concerne les émotions qu'elle transmet. Qu'à cela ne tienne, je n'ai pas hésité longtemps avant de me lancer dans Indécent.

C'est loin d'être un coup de cœur, mais j'ai eu énormément de plaisir à lire ce roman presque d'une traite. Le style de l'auteur est très agréable, fluide, les pages défilent sans que l'on ne s'en rende compte. Il est efficace, clair et ne se perd pas dans des descriptions invraisemblables pour se consacrer au personnages dont les caractéristiques sont mises en avant.

Des sujets forts sont abordés. On parle ici d'amour et d'amitié, certes, mais aussi de devoir, de responsabilité, de deuil, de résilience, de la mort et surtout de la vie (tiens, j'ai énuméré à quelque chose près les mêmes thèmes en parlant de Tes mots sur mes lèvres!).
Layken, tout juste 18 ans, a brutalement perdu son père il y a de cela quelques mois. Avec sa mère et son petits frères les voilà obligés de quitter le Texas pour venir s'installer dans le Michigan. A son arrivée, elle fait la connaissance de son voisin, Will Cooper. C'est le coup de foudre, littéralement. Mais comme le roman fait plus de 200 pages, ils ne peuvent pas juste se marier et vivre heureux comme ça, se serait trop simple. Un évènement va alors les frapper de plein fouet, détruisant toute possibilité de poursuivre cette relation.

Les retournements de situations, les annonces "choc", c'est ce qui rend ce livre plaisant... et parfois même agaçant. Tout d'abord, même si je suis une romantique invétérée j'ai été surprise par la rapidité avec laquelle le courant est passé entre Lake et Will. Entre les moments où ils ne peuvent plus contenir la passion qui les ronges et les séparations déchirantes causées par cet amour impossible j'ai poussé de nombreux soupirs d'exaspération. Non mais il sait ce qu'il veut ou pas? C'est là que j'ai pu me sentir proche de Lake, qui est un personnage complexe mais qui au final se prend bien moins la tête que nombre d'héroïnes de ce genre. Lorsqu'elle s'énerve contre lui et l'insulte, j'arrive à la comprendre. Le personnage de Will est très attirant, c'est le but, mais je le trouve trop mélodramatique, il a traversé un drame innommable, mais il le ressasse sans arrêt et tout tourne autour de lui, avec son "ne me fais pas passer pour le méchant". Ce pourquoi, lorsque Lake lui jette à la figure qu'il n'est plus le "martyr", j'étais bien fière d'elle! Après, je trouve que tout se résout bien facilement et ce en quelques pages à peine. S'ils s'étaient posé dix minutes pour faire le point, on en aurait évité des claquements de porte!

Passons aux personnages secondaires. Kel et Caulder sont extra, vraiment. Ils apportent une touche d’innocence dans cet univers de déchirement et de tristesse. Mais il n'en sont pas pour autant naïfs, car eux aussi ont souffert, bien plus que quiconque. Mais ils représentent une vraie bouffée d'air frais. Les passages douloureux le sont tellement moins grâce à eux.
Puis il y a Julia, la mère de Lake et Kel. J'en dirai peu sur elle pour ne pas vous empêcher de découvrir ce qui la concerne et qui relève d'un grand intérêt dans l'histoire. C'est une vraie maman. Aimante et douce, qui fait face à vents et marées pour ses enfants. Elle m'a beaucoup émue. C'est grâce à elle que le soleil revient. 

Je termine par ma préférée d'entre tous : Eddie. Elle me fait penser à un condensé de toutes mes amies. Elle est joyeuse, enthousiaste, sincère, vraie et fidèle. Son histoire d'amour avec Gavin est tout bonnement adorable. Petit coup de cœur pour la scène de son anniversaire qui m'a énormément touchée.

Bref, en bilan, je dirai que ce fut un plaisir de découvrir cet auteur dont je lirai d'autres ouvrages avec plaisir. J'ai parfois été agacée par les longueurs larmoyantes et presque nunuches venant exclusivement de Will. Concernant les autres, je dirais que ce qui relève des sentiments et des émotions était subtil et poignant. Je n'ai ni apprécié ni détesté les passages de poème/slam, disons que ce n'est pas vraiment ma tasse de thé mais cela étant ça ne m'a pas gâché ma lecture.
L'auteur nous offre un roman percutants, ce pour nous transmettre un message plein de vie lorsque l'on tourne la dernière page. En somme, je vous conseille vivement cette lecture!

Petite note concernant la couverture : je me suis plusieurs fois dit que sans tous ces avis, ce tabouret associé à ce titre ne m'auraient jamais donné envie de lire ce livre, songeant qu'il s'agissait d'une énième romance érotique (allez savoir pourquoi). J'ai compris par la suite la signification de l'image, plutôt en me reportant à la couverture VO qui est bien plus explicite. Concernant le titre, mystère.