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lundi 2 janvier 2017

Le tyran des songes - Oren Miller


// Editions EDB // 494 pages //

EDB ose... et vous?
Les adeptes de cette maison d'édition connaissent leur crédo, mais difficile d'être à nouveau surpris même si l'on se délecte de chaque nouvelle sortie, et pourtant...
Avec Le tyran des songes, EDB lance sa collection dream, celle à laquelle on ne s'attendait pas.
J'aimerai vous dire que c'est une réussite, mais ce serait mentir.
Le tyran des songes n'est pas juste réussi. 
C'est un sacré bon sang de bonsoir de coup de cœur de la mort (nouvelle année, langage châtié.).

~ Pour commencer ~
Emma a un don : elle voit l'âme des gens. C'est pour ça qu'elle ne doit jamais les regarder en face. C'est pour ça qu'elle s'est toujours sentie différente, à part, inadaptée. Heureusement, elle a Saki et Yoann, ses irremplaçable amis. Et surtout, il y a Vlad, le beau et mystérieux jeune homme qui travaille à la librairie où elle se rend régulièrement pour le voir, comme si de rien n'était. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que Vlad l'observe depuis sa plus tendre enfance. Et il n'est pas seul, puisque Jack, l'étrange propriétaire de la librairie l'accompagne. Car Emma n'est pas humaine, pas tout à fait. Et bon nombre de personnes sont à sa poursuite et tout particulièrement le très redoutable Marchand de Sable que l'autre monde craint plus que la Mort.



~ Mon avis ~
Le tyran des songes, LE titre qui sort du lot, celui que l'on a tous attendu cette année. Car même si l'on croise toujours de belles lectures, agréables, qui nous font voyager, il y a énormément de répétitions, de similitudes, de thèmes récurrents... et il est difficile de faire de réelles découvertes, inattendues et surprenantes. On se trouve ici catapulté dans un univers familier et totalement nouveau à la fois. L'auteure nous sert une intrigue ancrée au cœur d'un monde de magie et de mythologie, de complots politiques menés par des êtres que nous n'aurions pas soupçonné croiser ici (et certainement pas chez EDB il y a quelques mois!). L’héroïne assez classique que nous rencontrons au début de l'histoire devient une toute autre personne au fil du récit. Les personnages qui l'accompagnent durant ses aventures sont tous plus intéressants, percutants et charismatiques les uns que les autres. Je ne souhaite pas en dire plus, car il faut VIVRE cette histoire. Il faut s'imprégner de cet univers complexe et passionnant que nous offre l'auteure. Ce n'est pas si simple d'y entrer. Personnellement, je suis restée dans le flou lors de certains passages, un peu comme notre héroïne qui se retrouve catapultée dans une dimension parallèle qui lui est totalement inconnue. Puis une fois mes marques prises et les différents protagonistes clairement situés dans mon esprit, impossible de m'en défaire.
Ajoutez à cela les superbes illustrations réalisées par Oren Miller elle-même et vous obtenez la pépite que, j'espère, vous tiendrez très vite entre vos mains.


~ Un dernier mot pour la fin ~
Merci aux éditions EDB de toujours plus oser, de nous proposer ces excellents titres dans de superbes box qui nous font croire que Noël c'est toute l'année. J'espère très rapidement pouvoir découvrir la suite du Tyran des Songes, impatiente de retrouver Emma, Jack, Orion, Astrée et bien évidement ce cher Marchant de Sable...

jeudi 17 mars 2016

American Horror Story - Murder House (Saison 1)



Saison 1 - 12 épisodes // Diffusée en 2011
Série en cours (6 saisons en 2016)

~ Pour commencer ~
La famille Harmon, composée d'un psychiatre infidèle, de sa femme meurtrie et de leur fille dépressive, s'installe dans un manoir - hanté - après l'adultère du père et la fausse couche de la mère. Il pensent reconstruire leur famille, retrouver ce qu'ils ont perdu, mais la demeure est peuplée d’esprits qui n'ont certainement pas l'intention de les laisser en paix.



~ Mon avis ~
J'ai démarré cette série sans grande conviction... pour me retrouver happée par l'histoire, le passé de chaque esprit prisonnier des murs de cette maison. L'ambiance est glauque à souhait, les personnages hauts en couleur et complètement frappés, et tout ceci se révèle passionnant! Difficile de ne pas être touché par le personnage de Tate Langton. Chaque révélation peut nous faire rire, pleurer ou dresser les cheveux sur la tête. Pour certaines, âmes sensibles s'abstenir. Mon coup de cœur vient de mon attachement à certains univers morbides et macabres si tant est qu'ils soient associés à un soupçon de bons sentiments.



~ Un dernier mot pour la fin ~
Si les fantômes et les sombres histoires de meurtre ne vous font pas peur, jetez vous sur ce condensé de frissons à la réalisation impeccable. Vous ne vous engagez pas pour longtemps, chaque saison étant indépendante l'un de l'autre. Enjoy!

mardi 19 janvier 2016

The Revenant - Alejandro González Iñárritu



~ Blabla et anecdotes ~ 
Il ne s'agit pas du tout d'un style de film que je regarde des dizaines de fois, m'extasiant sur la mise en scène et la qualité du scénario, mais étant dotée d'un minimum d'objectivité lorsque je me fais violence, je vais vous présenter un article convenable ne serait-ce que par égard pour le meilleur acteur qui soit à l'heure actuel.
Pour la petite histoire, le film est tiré d'un roman de Michael Punke qui retrace le véritable périple de Hugh Glass qui a eu la malchance d'être laissé pour mort par son équipe après avoir été attaqué par un ours. Oui, c'est déjà écrit sur l'affiche, mais je le répète parce qu'en regardant le film ça parait tout juste invraisemblable!
Le tournage aurait du durer 80 jours, mais s'est étendu sur 9 mois. La météo n'a pas été de leur côté, et comme le réalisateur souhaitait absolument tourner en lumière naturelle dans ces superbes décors... Eh bah ils ont du faire avec! J'ai mal vécu mes quatre heures dans le froid de Paris devant le Grand Rex alors l'admiration que je leur porte n'en est que décuplée! Les paroles de Léo, décrivant ce rôle comme le plus difficile de sa carrière prend alors tout son sens.
Leonardo DiCaprio a refusé le rôle de Steeve Jobs, Tom Hardy celui qu'on lui proposait dans Suicide Squad, et ainsi se sont retrouvé une nouvelle fois à tourner ensemble. Que du bon pour nous!

~ Passons aux choses sérieuses... ou pas ~ 
Je ne vais pas vous raconter l'histoire. Je ne vais pas dire qu'on est étouffe par le suspense (le film dure 3 heures et comme on connait le personnage principal, on se doute qu'il va théoriquement tenir le coup jusqu'à la fin).
Non, je vais juste partager avec vous mon ressenti, en quelques mots, parce que je ne suis pas journaliste ni chroniqueuse, et ce n'est pas pour rien. 
Ce film est un sans faute. Ils ont voulu tourner en décors réels pour que le film soit... réaliste? Eh bien c'est réussi! On ressent le froid nous mordre les chairs, la peur d'être tué par l'ours de la forêt, le désespoir de la perte, la haine et la soif de vengeance... Les acteurs incarnent leur rôle à la perfection.
Oui, bien sur, il y a Leonardo, mais il est sacrément bien entouré. 
C'est pas la foule, hein, mais Tom Hardy. Toujours doué pour être détestable mais là on veut vraiment lui faire la peau. Il est méconnaissable avec son look de trappeur. Le jeune Will Poulter s'en sort bien, très bien même. Effrayé et rongé par les remords et la honte. Et bien sur je n'oublie pas notre cher Weasley - euh, oups pardon ^^ - Andrew Henry, interprété par Domhnall Gleeson (on le voit partout en ce moment c'est dingue !!), dont chaque pas est guidé par l'honneur.
Passons à Leo. Leo, Léo, Léo (que j'ai vu de mes yeux vus et que je ne m'en remettrai certainement jamais tellement je suis émue huhuhu).
Leo est amoureux, Leo perd l'amour, Leo se fait purement et simplement massacrer, Leo perd ce qui lui reste de famille, Leo a la haine, Leo souffre, Leo a encore plus la haine et Leo va traverser le pays avec la chair à vif et des membres brisés. Certes, ce n'est pas Leo, c'est Hugh, mais Leo a du le vivre un peu quand même.
Ce film m'a fait dresser les cheveux sur la tête tant l'immersion est inévitable. Le récit est sombre, triste, guidé par la vengeance et ne connais pas vraiment de fin. Les images sont époustouflantes. Je ne connais rien aux termes techniques employés pour décrire les mouvements de caméra, etc. Pourtant on ne peut que constater que c'est cette manière toute particulière de filmer - celle de Monsieur Iñarritu - qui donne tout son réalisme au film (en plus de son indispensable lumière naturelle bien sur!).
Bref.
Ce n'est pas mon film préféré, je le trouve même tellement effrayant et déprimant que je vais attendre avant de le revoir, mais je ne peux qu'approuver son succès, ses prix, sa reconnaissance et inciter les gens à courir au cinéma dès sa sortie!


Comme il s'agit d'un film inspiré de faits réels, je me suis un peu documentée sur le net et il est intéressant de parcourir l'histoire vraie de Hugh Glass. En effet, le film est un peu plus dramatique, même si le calvaire de cette personne était bien vrai, c'est indéniable! Mais c'est amusant de jouer au jeu de différences tout au long de ce périple ;)


~ Petit topo ~

Golden Globes
- Meilleur Film
- Meilleur Réalisateur
- Meilleur Acteur dans un Film Dramatique

Oscars (Nominations)
- Meilleur Film
- Meilleur Réalisateur
- Meilleur Acteur
- Meilleur Acteur dans un Second Rôle
- Meilleurs Décors
- Meilleure Création de Costumes
- Meilleurs Maquillages et Coiffures
- Meilleure Photographie
- Meilleur Montage
- Meilleur Montage de Son
- Meilleur Mixage de Son
- Meilleurs Effets Visuels

Please, give him the Oscar !!!