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mardi 2 août 2016

Miss Dumplin - Julie Murphy



// Editions Michel Lafon // 376 pages //

~ Pour commencer ~
Willowdean Dickson est grosse. Pour elle, ce n'est pas une insulte ni une moquerie, c'est comme ça qu'elle se voit et s'assume. Qu'importe qu'Ellen, sa meilleure amie de toujours ait le physique d'un Miss Lupin Junior, elles sont inséparables. Même si parfois El ne voit pas certaines choses pourtant évident pour Will. Et puis un jour, Bo Larson embrasse Will, et surtout, il pose ses mains sur elle. Dès lors, toutes ses convictions s'effondrent. Il dit qu'il la trouve magnifique, elle se trouve grosse, est-il vraiment possible qu'elle soit les deux à la fois?



~ Mon avis ~
Oh. Mon. Dieu.
Enfin, ENFIN un bouquin qui parle de véritables sujets de la vie de tous les jours!
Willowdean, c'est le personnage que j'attendais. Il y a peu, je râlais de toujours voir apparaître "la-bonne-copine-grosse-mais-rigolote". Toujours un second rôle, avec des relations potaches mais jamais la romance qui fait rêver. 
Julie Murphy casse les règles, change les codes tout en restant réaliste (les moqueries et bizutages en tout genre ne disparaissent pas d'un coup de baguette magique...). J'ai eu le sourire aux lèvres quand j'ai lu qu'Ellen était plus grande que son copain sans que cela ne soit tourné en ridicule. Enfin !
Bref.
Willowdean est un personnage charismatique, avec un véritable caractère. Ce n'est pas une Sainte, elle fait des erreurs avec sa famille, ses amis, ses amours et c'est en cela qu'elle nous touche. Son assurance est réelle mais s'effrite quand surviennent les sentiments. Ce qui ne l'empêche pas de garder son piquant qui m'a fait rire aux éclats bon nombre de fois! On la voit, en quelques pages, devenir cette jeune femme belle et épanouie qu'elle doit devenir. Et ça fait du bien. Il n'est pas seulement question de Will car d'autres "laissées pour compte" ont leur importance dans cette histoire mais je ne vais pas tout vous révéler non plus!  
J'ajouterai seulement que, en effet, Bo porte bien son nom. J'ai été ravie de découvrir un jeune homme beau et séduisant certes mais qui en a dans la caboche et qui ne sert pas seulement de fantasme ambulant, il est bien plu que ça!
Très sincèrement, j'en aurais voulu plus. J'aurais voulu que les relations soient plus développées, que la partie concernant le concours ait plus d'importance, qu'on voit Bo plus souvent ainsi qu'Ellen, en savoir d'avantage, quoi! Mais tant pis, je suis quand même ravie, j'ai passé un excellent moment de lecture et espère que l'adaptation prévue au cinéma sera à la hauteur.

Crédit http://www.ohthebookfeels.com/


~Un dernier mot pour la fin ~
Le maître mot de l'histoire c'est, pourquoi devrais-je changer pour les autres? Je suis tel que je suis. Je m'aime tel que je suis. Et j'accepte enfin que les autres m'aiment tel que je suis. On a tous droit à notre petit bonheur, notre petit Paradis, qu'on soit grand ou petit, gros ou maigre, doté d'une plastique parfaite ou esquinté par la vie. Deux personnes n'ont pas besoin d'être "assorties" pour se compléter et s'aimer. Aimer ne nécessite aucune condition, sinon aimer.
Et garder un accès Deezer à proximité pour écouter les chansons de Dolly Parton citées dans le roman. Et profitez!


lundi 2 novembre 2015

Quelqu'un pour qui trembler - Gilles Legardinier



// Editions Fleuve // 429 pages //

~ Pour commencer ~ 
Parti prendre soin des plus démunis à l'autre bout du monde, Thomas découvre vingt ans après qu'il est le père d'une jeune fille dont il ignorait l’existence. Dès lors, il fait tout pour la connaître. Peut-il faire partie de sa vie après tout ce temps perdu? A peine arrivé, il devient le Directeur d'une résidence pour personnes âgées, collègue d'une infirmière bien originale, protecteur d'un chanteur à la voix d'ange et sauveur de chatons à ses heures perdues. De quoi passer le temps et prendre conscience de tous ces êtres qu'il apprend à aimer, ces individus qui comptent tant, toutes ces personnes pour qui trembler.

~ Mon avis ~ 
Après une période creuse niveau lecture qui a laissé mon blog vide de toute nouveauté, voici le livre qui a su m'en sortir.
Gilles Legardinier, cet auteur que l'on a rencontré à travers ses lignes il y a quelques années, qui a su nous faire rire et pleurer, nous faire réfléchir sur des questions existentielles tout en nous contant les aventures d'un faux majordome anglais exilé dans la campagne française ou d'une fille farfelue raide dingue de son voisin.
Le ton semble différent au premier abord, et pourtant, on retrouve avec un bonheur inégalable la griffe de notre cher Gilou! Pour cette nouvelle pépite, il nous a réservé tout un programme : paternité, responsabilité, amour et attachement, choix et vérité, regret et rencontres... Les "plans foireux" n'ont pas été rayé de la liste, oh que non! Pauline m'a rappelé avec plaisir Julie (Demain, j'arrête!) avec son grand cœur et sa personnalité complètement délirante. L'armée de petits vieux, pour moi qui suis actuellement infirmière en maison de retraite... Bon sang comme je l'ai aimée!
En fait, je ne sais pas vraiment pourquoi j'écris ces lignes... Je n'arriverai pas à rendre justice à ce roman. C'est beau, c'est drôle, sensible et léger, riche et divertissant, c'est comme une part de gâteau maison accompagnée d'un thé glacé qu'on déguste à la terrasse d'un charmant salon. Un bonheur simple qui nous donne le sourire, tout simplement.

~ Un dernier mot pour la fin ~ 
Bref, c'est un roman de Gilles Legardinier.


mercredi 27 mai 2015

FanGirl - Rainbow Rowell



// Editions Castelmore // 507 pages //


~ Pour commencer ~  
Cath et Wren sont jumelles. Elles ont toujours été inséparables, passionnées par la grande saga de Simon Snow. Sauf qu'aujourd'hui, elles rentrent à l'Université et rien n'est plus pareil. Alors que Cath est une Nerd qui vit dans le monde des Mages et dont le quotidien est mené par la rédaction de sa fanfiction Carry on, Wren, toujours plus sexy et fêtarde, a décidé de prendre une collocation à part et de faire chaque jour de nouvelles expériences.
Entre Reagan avec qui elle partage sa chambre étudiante, Lévi qui traîne tout le temps dans ladite chambre, Nick le garçon de la bibliothèque ou encore Arthur son père un peu original, Cath n'aura pas le temps de s'ennuyer, et qu'importe son aversion pour toute vie sociale!

~ Mon avis ~ 

Après mon énorme coup de cœur pour eleanor & park, il m'était impossible de ne pas vouloir découvrir les autres titres de l'auteur. FanGirl m'intriguait sérieusement et semblait sortir du lot. Ce qui me freinait, c'était le nombre de personnes ayant interrompu leur lecture. Et je me suis dit que rien ne vaut de se faire son propre avis! 
Il est vrai que ce pavé peu impressionner. De même que les premiers chapitres très descriptifs, voire un peu poussifs. Et puis cette héroïne qui ne semble vouloir se lier à personne, dont l'entourage semble hostile au possible tant les descriptions qu'elle en fait sont peu engageantes. Et puis avec un petit effort, on se laisse prendre à l'histoire. La passion qu'elle voue au monde de Simon Snow (qu'on pourrait qualifier de bel hommage à celui d'Harry Potter, ainsi que la même passion qu'il a suscité auprès des fans?), sa difficulté à s'attacher au réel, au présent, sans nul doute à cause de leur mère qui les a abandonnées dans leur enfance.
Ce livre est une histoire de vie, une histoire de tous les jours sur le passage à l'âge adulte, le premier amour, les relations qu'on se crée, les responsabilités que l'on prend. Le thème de la maladie mentale est subtilement abordé, de même que ses répercussions sur le quotidien et la famille. On retrouve avec plaisir la plume de Rainbow Rowell qui traite de l'amour avec une telle légèreté, un véritable bol d'air frais. Ici pas de clash, de cris et de larmes. Cather découvre petit à petit ses sentiments et ses désirs naissants. 
Pas de scènes torrides dans ces pages, juste des rencontres, des approches imperceptibles et des émotions sincères. L'évolution de la relation entre Cath et ... son cher et tendre (ne spoilons pas cet élément!) m'a fait penser à ce passage du Petit Prince durant lequel il veut apprivoiser le renard. Mais aussi celui de la rose, laquelle est pour lui unique au monde.
Rien d'extraordinaire, mais de vrais petits moments de bonheur. J'ai retrouvé à chaque fois avec plaisir cet univers sans artifices, qui m'a permis de m'évader lors de mes moments de détente...
Joli fan-art d'une scène du livre


~ Un dernier mot pour la fin ~

Un joli roman sur la vie de jeunes adultes en devenir, l'amour et l'amitié, l'importance de la fiction dans notre quotidien et le potentiel Sex Appeal des Geek ! (c'est une blague, mais il faut bien conclure en beauté cette courte chronique!). Et vivement la sortie de Carry on by Rainbow Rowell :)


dimanche 19 avril 2015

Les Bottes Rouges - Fleur Hana


 // Editions EdiBitch // 356 pages //

Pour info
*sortie format ebook : le 1er mai 2015*
*sortie format papier : le 1er juin 2015*

Qu'on se le dise, je suis faible. En premier lieu, j'ai craqué sur la couverture : l'illustration est juste sublime. Le rouge qui ressort en parfaite adéquation avec le titre, le visage dissimulé de la jeune fille sous la pluie... De plus, les illustrations en début de chapitre et de flash-back ajoutent réellement un plus. 
Sans trop en dévoiler, le contenant est à la hauteur du contenu.

~ Remerciements ~

http://edbeditions.com/blog/

EdiBitch, c'est une maison d'édition que j'ai découverts comme ça, par hasard, sur le net, alors que la team faisait une super promo pour la sortie de "Oh my phone!". Bien évidemment, j'ai proposé ma candidature pour recevoir un exemplaire et en faire une chronique et même si je n'ai pas fait partie des élues, ma copine Jiji des instants volés à la vie en était et ne m'en a dit que du bien! De quoi rester attentive à la suite des évènements... J'ai continué à suivre la page Facebook et j'avoue que l'humour et la pêche de EDB ne m'a pas laissée indifférente! J'ai commencé à bosser, rentrer très tard, ne même plus trouver le temps de lire un malheureux bouquin lorsque elles ont posté cette annonce qui proposait d'envoyer un mail et peut-être recevoir un exemplaire des Bottes Rouges, ce mystérieux roman à la couverture qui m'a littéralement tapé dans l’œil. Un autre soir où je rentrais encore lessivée à une heure avancée, ledit roman était dans ma boîte mail, accompagné de recommandations qui m'ont donné le sourire aux lèvres. Comme quoi, on peut se montrer professionnel et drôlement original.
Désolée pour ce blabla inutile, mais le but est de dire "merci" à EdiBitch pour cette exclusivité, la première qui ait été offerte à mon modeste blog littéraire/cinéma/bric-à-brac !! C'est bien beau tout ça, mais qu'est-ce-que j'en ai pensé concrètement? Ça vient, ça vient...

~ Pour commencer ~
Angélique vient de perdre son grand frère, décédé lors d'un accident de moto alors qu'ils se rendaient à une soirée ensemble. Le temps de remettre les choses en ordre dans sa vie, elle retrouve sa ville natale, ses parents, ses meilleurs amis, les anciennes connaissances du lycée... mais aussi les potes de son frère. Valentin en fait partie. Le bad boy tatoué et percé, ce n'est pas vraiment son type, et pourtant, elle a bien besoin de se changer les idées et fuir tous ces regards désolés et ces mots de pitié qu'elle ne supporte vite plus. 



~ Mon avis ~
Le deuil, une romance, la jeune fille qui arrive ou revient dans une ville, le bad boy inaccessible et torturé... des thèmes déjà connus qui m'ont vite rappelé Tes mots sur mes lèvres ou encore Indécent. D'accord, je les ai beaucoup aimé ces livres, mais parfois trop d'émotion tue l'émotion et je souffrais avec les personnages (empathie quand tu nous tiens)... bref!
Rien à voir avec Les Bottes Rouges.

Très rapidement, le ton est donné. Angélique est une jeune femme qui souffre énormément de la perte de son grand frère qu'elle adorait, vraiment. Mais son deuil, elle y fait face seule et n'a pas besoin de toute cette pitié, ces longues phrases débitées sans qu'elles ne contiennent une once de vérité. Un saint? Son frère? Non mais sans rire! 
Et puis ce n'est pas ce drame qui va lui faire perdre son sens de l'humour. Entre répliques cinglantes et autodérision,  je ne compte plus le nombre de fois où Angie m'a fait rire aux éclats! "Pierre... Euh, non, Jacques!". L'auteure nous dépeint une fille forte, une vraie battante, qui ne nie pas sa souffrance mais qui tente de la surmonter comme elle peut, à sa manière et avec ceux à qui elle tient. Un tempérament de feu, une répartie bien placée et un sex appeal qui en laisse bien peu indifférents... voici ce qui qualifie l'Angie que l'on découvre chapitre après chapitre.
On ne peut parler d'elle sans passer par Josselin et Anita, ses deux amis de toujours. Lui, c'est un coureur de jupon invétéré, ce qui ne l'empêche pas de prononcer de grandes tirades sur la vie et ses choix. Elle, le cœur d’artichaut,  est une véritable pile électrique drôle et attachante.
Il y a aussi sa mère dont le moteur de la vie est l'aide qu'elle peut apporter aux autres, et son père à qui elle ressemble le plus, et qui vit la perte dans le silence.
Elle va rencontrer Jonas, le garagiste au cœur tendre qui connait la miss presque aussi bien qu'elle. Et il y aura Valentin, alias V.
J'avoue, le look et l'attitude du bad boy associés, son langage de charretier et ses multiples conquêtes m'ont laissée sceptique sur le coup. Et puis les confrontation avec Angie ont tout changé. Parce que c'est justement ensemble qu'ils sont géniaux. C'est à son contact qu'il est amené à sortir de sa coquille, laisser place à des choses vraies et même belles sans que cela ne vire au patho ni à la guimauve. Il s'est fixé des barrières, des règles qu'il se borne à tenir tandis qu'Angie est libre et n'a de chaînes que sa culpabilité et sa tristesse. Et c'est peut-être pour ça qu'il ne peut vite plus se passer d'elle...

Donc pour faire simple, on a bien évidemment une histoire d'amour naissant. Le chemin n'est pas sans embuches, donc il va y avoir des "oui, mais non" qui font soupirer d'exaspération mais dont on ne peut se lasser parce que c'est justement pour ça qu'on lit des romances. On a aussi une vraie héroïne intéressante avec un caractère bien définit et un lover qui se creuse avec le temps et auquel j'ai fini par énormément m'attacher. Les personnages secondaires ne font pas tapisserie, loin de là, ils ont une réelle importance et apportent une nuance particulière à l'histoire, permettant de faire lien dans tout ce petit monde.
Ce qui m'a énormément plu aussi, c'est faire connaissance avec Damien, à travers les flash-back disséminé tout au long du récit. Chacun trouve sa place naturellement et rend justice au frère tant aimé.
Quoi, j'ai oublié quelque chose?
Aha, oui, je sais.
On est pas dans une comédie romantique qui passe en début de soirée alors oui, il y a du sexe. Et pas la même scène répétée en boucle, merci bien. Non, on a du piquant. Du grisant qui nous émoustille. D'autant plus que nos deux tourtereaux se cherchent, se perdent, se retrouvent et les réconciliations sous la couette (ou sur le comptoir... vous verrez bien en le lisant) sont les meilleures! 
En parlant de ce qui peut être classé comme politiquement incorrecte, il y a le vocabulaire. Mais étant donné j'ai tendance à m'exprimer comme à la cour de Louis XV et que le langage de la belle Angie ne m'a pas outrageusement choquée je me permettrait de dire qu'il est adapté à la griffe de l’œuvre et ne gâche en rien sa lecture et la rend même d'autant plus attrayante! 


~ Un dernier mot pour la fin ~
On démarre par un drame à nous arracher une larme, on fait la connaissance d'une héroïne à l'humour décapant, on croise le chemin d'un bad boy sexy, on se ronge les ongles à les voir se jeter et s'adorer, on souhaite taper la causette à chaque personnage qui partage leur vie, on rit à gorge déployée et on tourne la dernière page, le sourire aux lèvres.
Bref, la Bitch Team tient ses promesses en nous offrant un titre Love, Fun and Sex!



mardi 31 mars 2015

Bilan cinéma du mois de mars

PROJET ALMANAC - DEAN ISRAELITE David est un petit génie, comme son père décédé dix ans plus tôt. Son rêve, c'est entrer au Massachusetts Institute of Technology. Il est admit et reçoit même une bourse de cinq mille dollars. Problème : ses études en coûteront quarante mille. Il décide de créer un projet encore plus fou que le premier pour les impressionner et recevoir une bourse qui lui permettrait d'entrer à l'université sans que sa mère n'ait à vendre leur maison et tout quitter pour lui.
En fouillant dans les affaires de son père, il retrouve une vidéo de ses sept ans. Sur laquelle il s'aperçoit, lui, tel qu'il est aujourd'hui. Puis il trouve des notes et plan sur un projet de déplacement temporel. C'est une idée folle, mais il ne lâchera pas l'affaire, et ses amis sont là pour l'aider à mener à bien son objectif.
Quel dommage! Ce film est vraiment sympa, le concept bien que vu et revu est excellent! Mais on perd son temps avec la construction de la machine qui prend un temps fou, le passage au festival qui fait redite de Projet X et autres séquences "ados en fête" du même genre... Tout devient plus intéressant lors de la "rupture" et que tout bascule. Le rythme s'accélère, on a un bon shoot d'adrénaline et j'ai trouvé cette dernière partie excellente! Même si je suis déçue par la fin avec le père. Beaucoup de questions restent en suspend alors qu'il y avait plein de choses à en tirer! Dommage...
De plus, la caméra subjective n'a pas grand intérêt je trouve. On s'en serait passé. Et on aurait pu donner de l'importance à la sœur, toujours derrière la caméra, qui n'est là que pour le maintient d'une parité hommes/femmes visiblement. Et puis ce style de réalisation me rend souvent malade (j'ai mal vécu Chronicles tout en l'ayant trouvé génial ^^)
Bref, un film sympa sans plus dont on regrette qu'il ne soit pas plus aboutis, surtout quand on est fan de voyage dans le temps!

KINGSMAN : SERVICES SECRETS - MATTHEW VAUGHN

Gary Unwin a grandit dans les quartiers difficiles. Des délits, il en a commis, mais là il est vraiment dans un sale pétrin. Avant d'être embarqué, il a le droit de passer un coup de fil. Le numéro qu'il compose, c'est celui inscrit sur la médaille de bravoure qui lui a été remise à la mort de son père, 17 ans auparavant.  
Il se retrouve face à Harry Hart qui avait jadis travaillé avec son père. Il découvre que ce dernier était un agent secret au service d'une agence nommée Kingsman. Ils viennent de perdre un agent qui doit être remplacé dans les plus brefs délais. Gary se retrouve alors embarqué dans un programme d'entrainement intensif durant lequel sera désigné le nouveau Lancelot. C'est sans compter le complot contre le monde entier qui se joue et auquel l'agence doit faire face. 

Que dire de ce film? Je l'attendais tellement. Réalisé par Matthew Vaughn (Stardust, X-men : le commencement, Kick-Ass), tiré d'un comic de Mark Millar (Kick-Ass, Wanted), avec Colin Firth, Samuel L. Jackson, Mark Strong et Michael Caine... Bref, que du bon! Et puis les films d'espionnage bourrés de gadgets, j'adore! La démesure dans toute sa splendeur, c'est un vrai bonheur! 
De belles barres de rire, des moments trash et flashy comme on a pu les apprécier dans Kick-Ass ou Wanted... Le seul bémol c'est la VF (oui, oui, je sais, mais je trouve que certaines VF sont bien et là ce n'est pas le cas, point.) qui nous fait croire qu'un jeune de banlieue s'exprime comme un paysan du Moyen-Âge qui négocie la vente de sa dernière vache laitière ("c'est-y pas qu'on fait comme ça chez nous, eh pardi!"). Passons.
J'ai trouvé l'acteur qui interprète Gary (Taron Egerton) excellent. Son personnage évolue de manière intéressante. Derrière sa façade bourrue on voit dès le début qu'il cache un grand potentiel et un cœur sincère (c'est nunuche mais vrai). Les scènes d'actions sont PAR-FAITES. Des chorégraphies entrainantes et visuellement magnifiques. Je suis une nouvelle grande fan de la dame aux pieds de sabre alias Gazelle qui ajoute un plus vraiment fun à l'histoire et surtout au méchant qu'en revanche je n'ai pas vraiment trouvé extraordinaire.
Les gadgets, les épreuves, le toutou de Gary, le parapluie de Harry (et Harry lui-même bien sur!)... malgré deux, trois longueurs peut-être (mais vite oubliées) je pense que tout m'a plu tant c'est divertissant et plein de punch!
Si vous avez aimé les références citées en début de paragraphe, courez voir ce film, sinon, regardez-le un jour par curiosité. Enjoy!


CHAPPIE - NEILL BLOMKAMP

Deon, ingénieur de génie, a fournis aux forces de police ses androïde qui ont permis de réduire  considérablement le taux de criminalité. Pourtant, son rêve, c'est de créer une intelligence artificielle, qui apprend d'elle même et fait ses propres choix. Enfin il y parvient. Le problème? Cette A.I. est introduite dans un androïde défectueux dont la batterie irremplaçable ne tiendra pas plus de quelques jours. Et que son précieux robot nouveau né se retrouve kidnappé par les membres d'un gang qui voient en lui le moyen de régler leur lourde dette qu'ils ont envers le caïd de la ville.

Je suis passée à côté du phénomène District 9, mais j'ai eu l'occasion de voir Elysium qui m'avait bien plus. Et puis, le film centré sur l'intelligence artificielle, ça me plait, la plupart du temps. Il y a toujours de l'émotion, de grande questions sur l'existence, sur la cruauté humaine et l'innocence de la machine qui ne connait pas la cupidité de l'Homme. Je pense bien évidemment au film de Spielberg qui m'a fait pleurer à chaque fois, mais aussi à Chobits dessiné par les Clamp, Terminator 2 que mon chéri aime tant... 
Bref. Je me suis terriblement attachée aux différents personnages. Surtout Yolandi. Elle est très représentative de l'innocence avec laquelle le film est abordé. La première partie est centrée sur la découverte du monde par Chappie. Après, ça castagne dur. Il y a des scènes fortes, parfois cruelles. La première est celle de la confrontation de Chappie avec "le monde". Qu'est ce que j'ai pleuré durant ce film !! J'ai aussi énormément ri lorsque Chappie récupère les voitures que l'on a volé à son père. Aha. Je me suis agrippée au bras de mon chéri. On  a été tous les deux subjugués par la fin. Une vraie, surprenante et souhaité, comme on l'espérait. Sans compter que c'est un plaisir de retrouver ces acteurs tant aimés : Hugh Jackman, Dev Patel, Sigourney Weaver (toujours parfaite, évidemment!) et en découvrir, pour ma part, de nouveaux en particulier la chanteuse Anri du Toit =)

Difficile de me montrer objective, j'ai adoré. Mais je peux difficilement m'empêcher de vous inciter à y aller, juste par curiosité. En espérant que le côté "gangsta" ne vous rebute pas ^^ Enjoy! 


HACKER - MICHAEL MANN
Printemps du Cinéma oblige, nous sommes allés voir le film qui nous tentait le plus : Hacker.
Nicholas Hathaway purge une peine de 15 ans de prison pour grosse bagarre et fraude de carte bancaire. Ce hacker de génie a pour le moins un atout de taille : l'un de ses amis de longue date, Chen Dawai, travaille avec le gouvernement chinois et s’arrange pour l'intégrer dans l'affaire sur laquelle il travaille actuellement avec le FBI. Il s'agit d'un hacking qui entraîne une réaction en chaîne et plombe les marchés boursiers mondiaux. Seul Hathaway peut les aider à venir à bout de ces hackeurs. Ce dernier voit cette occasion comme une carte de sortie inestimable.
La réalisation est excellente, les acteurs parfaits dans leur rôle, je n'ai vraiment rien à redire sinon que ce film est sympa, mais sans plus... Disons que la trame m'a semblé manquer d'originalité, c'est du bon déjà-vu, mais du déjà-vu quand même. J'ai passé un agréable moment avec de l'action, de la romance et tout mais les relations entre les personnages ne sont pas vraiment creusées. C'est même carrément plat. Ils sont là pour réaliser diverses actions permettant au film d'avancer et d'arriver à son terme.
Ce n'est pas raté, mais ce n'est pas un film qui fera date pour moi et je l'oublierai très certainement assez vite. Il gardera l'étiquette du film de hacker avec Chris Hemsworth (qui reste à mon avis le seul argument vendable du film avec le thème qui est plutôt sympa).

THE LAZARUS EFFECT - DAVID GELB
Des scientifiques mènent des recherchent afin de créer un sérum permettant de ramener un corps mort à la vie et ainsi offrir plus de temps à la médecine pour faire son œuvre. Un nouveau test sur un chien euthanasié se révèle concluant, même si l'attitude dudit animal devient inquiétante... Lors du test suivant, un drame survient. Zoé décède. Frank, son fiancé et associé tente le tout pour le tout en lui injectant le sérum Lazarus. Zoé revient, mais il est certain qu'elle n'est plus la même désormais.
Les 45 premières minutes sont excellentes, jusqu'à la mort de Zoé en gros. Et puis après tout barre en sucette! Entre le mode zombie, les super pouvoirs à la Lucy de Besson et le côté retour de l'Enfer j'avoue que tout m'a paru brouillon et sans intérêt.
Ce qui aurait pu être un super film devient pour moi un échec décevant... Dommage!
 

dimanche 8 mars 2015

Bilan cinéma du mois de Février

LA FAMILLE BÉLIER - ERIC LARTIGAU
"Paula Bélier, comme le bélier".
Alors que la soirée filles spéciale "Cinquante nuances de Grey" battait son plein, j'ai profité d'une visite de ma maman pour nous organiser une séance de "La famille Bélier", qui nous tentait depuis sa sortie.
Paula Bélier, seize ans, est une adolescente ordinaire. Au lycée elle ne quitte jamais sa meilleure amie, a le béguin pour un garçon et aimerait aussi être invitée aux soirées organisées par la pimbêche populaire du bahut. En fait, sa vie est un peu différente, peut-être. Quand elle rentre chez elle, Paula retrouve ses parents agriculteurs et son petit frère. Dans sa famille, elle est la seule entendante. Elle joue un rôle indispensable d’interprète avec le médecin, la banque, les clients de la ferme etc. Et puis elle s'inscrit à la chorale du lycée, et tout bascule. Paula a un don. Pour s'y consacrer, elle doit se présenter à une audition qui lui permettra d'intégrer une grande école sur Paris. Et c'est à ce moment que son père se présente aux élections municipales et qu'il aura plus que jamais besoin d'elle. J'ai adoré ce film. Une trame tellement classique, et pourtant elle fonctionne toujours. Cette histoire de famille si touchante a su me prendre aux tripes à plus d'une occasion. Le personnage de Paula porte l'histoire sur ses épaules, et la jeune actrice s'en sort à merveille (et la miss est nominée aux Césars 2015, je croise les doigts!). Les parents, interprétés par Karin Viard et François Damiens sont juste excellents! Ils m'ont fait rire aux larmes, j'en avais mal aux côtes! J'ai beaucoup aimé le rôle du professeur de musique, Fabien Thomasson, intransigeant et qui n'a pas la langue dans sa poche ^^ Mathilde, la meilleure amie est juste géniale, son côté frivole en est même attachant et à mon avis elle joue un rôle essentiel dans l'évolution de Paula. Le petit frère, Quentin, est adorable et m'a bien fait rire car quand il a une idée en tête il s'y tient, et ses mimiques pour se faire comprendre se sont révélées hilarantes. Gabriel, c'est le personnage qui aurait mérité d'être un peu plus développé, on connait sa passion pour la musique puis l'amour qu'il porte à Paula mais pour moi tout ça reste flou...
Il s'agit d'un très beau film sur la famille et le passage à l'âge adulte. Le fait que les membres de la famille de Paula soient sourds est un élément en plus. Paula gère énormément de choses tant pour sa famille que pour la ferme. Elle est tiraillée entre l'envie de se consacrer à sa passion et la culpabilité d'"abandonner" ses parents. Mais, comme le dit si bien Mathilde "C'est pas des bébés chiots, ils se débrouillaient très bien avant que tu naisses". De fait, Gigi et Rodolphe arrivent très bien à se faire comprendre! L'inconvénient, c'est que leur fille a un don pour le chant, un domaine qui leur est difficilement accessible. J'ai beaucoup aimé la scène du spectacle, quand le son est coupé pour nous mettre à leur place ainsi que celle durant laquelle le père essaie d'écouter sa fille grâce aux vibrations.
La scène de fin m'a arraché une petite larme, vraiment. La voix de Louane Emera est superbe, de même que son jeu d'actrice.
Je vous conseille chaudement ce film qui ne fera peut-être pas date qui, j'en suis sure, vous donnera du baume au cœur et vous fera passer un excellent moment de tendresse


JUPITER : LE DESTIN DE L'UNIVERS - WACHOWSKI
Jupiter Jones (Mila Kunis) n'aime pas sa vie qu'elle gagne en faisant des ménages avec sa mère et sa tante, immigrées russes vivant à Chicago. Alors qu'elle s’apprête à vendre des ovaires, espérant gagner plus pour s'offrir le télescope dont elle rêve tant, des extraterrestres tentent de la tuer. Elle est sauvée par Caine (Channing Tatum), chasseur militaire hybride venu sur Terre pour la retrouver. Pourquoi ces aliens en voulaient-ils à sa vie? Apparemment, elle porterait l'ADN d'une des grandes souveraines de l'Univers, rien que ça!
Pour tout vous dire, je n'ai pas adoré ce film. Les effets spéciaux sont impressionnants, ça il n'y a rien à redire. Les personnages ont un petit quelque chose d'attachant quoique pas très crédible. Jupiter se fait assez vite à l'idée d'être la réincarnation d'une reine venant d'une autre galaxie. Et puis elle allume très vite Mister Caine alors qu'elle était plutôt du genre à éviter les hommes. Et puis ce n'est pas comme s'ils avaient vraiment le temps de faire connaissance! Hormis son look ange-loup-garou et son côté homme des cavernes maladroit je ne vois pas trop ce qu'elle pouvait lui trouver.
Je ne dois pas être médisante, je dois être objective - tout en précisant que je suis allée voir ce film pour faire plaisir à mon chéri, ahaha ^^
C'est un PLAISIR de voir Eddie Redmayne dans ce rôle! J'adore cet acteur. Il est excellent dans ce film, inquiétant dans ce rôle de méchant cruel et calculateur.
L'histoire est... intéressante. Même si l'on n'a ici rien de vraiment original. Une occasion nouvelle de faire de la science-fiction, caser une petite romance avec amours impossibles, réincarnation, guerres de pouvoir, etc.
Ce film plaira aux amateurs de films à grand spectacle - ce que je suis, ne vous méprenez pas - mais je n'ai pas vraiment de recommandation à faire. Il ne m'a pas vraiment plu, mais je n'ai pas détesté, il s'agit d'un chouette moment de divertissement et je serais ravie de recueillir vos avis positifs comme négatifs.
 
L'INTERVIEW QUI TUE - EVAN GOLDBERG/ SETH ROGEN
Dave Skylark (James Franco) anime Skylark Tonight dont Aaron Rappaport (Seth Rogen) est le producteur. C'est alors qu'ils fêtent leur 1000ème épisode qu'Aaron retrouve un ancien camarade de fac. Ce dernier lui montre que même s'ils occupent un poste similaire dans deux émissions différentes, le travail d'Aaron est une vraie rigolade à côté du sien qui prône une réelle information du public et non des interviews people sans intérêt. Aaron en fait part à Dave qui lui apprend rapidement qu'ils tiennent leur interview de personnage politique important : le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un serait un véritable fan de leur émission. Tandis qu'ils se font purement et simplement descendre sur toutes les chaîne suite à l'annonce de ce prochain entretien, la CIA leur propose un accord afin que Dave et Aaron les aident à assassiner Kim ce qui entrainerait un véritable coup d’État.
Ce film a fait un véritable buzz entre le piratage de Sony Pictures, l'annulation de sa diffusion puis la reprise de celle-ci... Tout cela ne peut qu'attiser d'avantage la curiosité des spectateurs! Ce fut mon cas.
De manière générale, je ne dis jamais non à une collaboration entre Seth Rogen et James Franco, ce duo est juste sensationnel. D'accord, ce sont des amateurs d'humour gras et de mauvais goût, mais je suis plutôt bon public à ce niveau-là (sauf pour My Movie Project que j'ai presque détesté).
Bref, le personnage de Dave est complètement décalé, tout le monde le prend pour un crétin, il est crédule et impulsif mais je l'ai trouvé terriblement sympathique ^^ Aaron, lui, est sage et réfléchit. Sa situation lui plait mais ne lui convient pas totalement car il souhaite être pris au sérieux.
L'humour est assez décapant, et carrément osé. Aucun doute que ledit dirigeant n'a pas du apprécier d'être présenté de la sorte! Il persiste un certains mystère autour de la Corée du Nord, tellement inaccessible, et ce film fait carrément du rentre dedans. Qu'on le perçoive comme un film politique ou seulement comme un divertissement de presque deux heures, ce film vaut le coup d’œil. Je me suis pris de sacrées barres de rire!
On se rappellera Inglorious Basterds qui se permet de réécrire l'Histoire de manière assez brutale!
The Interview, il m'est difficile d'en donner un avis objectif. Moi, j'ai passé un excellent moment, j'ai adoré les deux acteurs principaux - une fois de plus - ainsi que l'humour omniprésent tout au long de l'aventure.
J'attends avec impatience vos avis afin d'échanger et de réfléchir à nouveau sur ce film.
 
LES NOUVEAUX HÉROS - DON HALL // CHRIS WILLIAMS
Le film d'animation issue de la collaboration entre Disney et Marvel, bon sang mais à quoi on s'attendait ?
Moi, à pas grand chose, je m'étais dit, "on verra"...
Et j'ai vu une véritable tuerie !! (ce n'est qu'une expression).
Hiro Hamada, treize ans, est un véritable génie de la robotique. Que lui importe les études si c'est pour apprendre tout ce qu'il sait déjà. Alors il participe à des combats de robots clandestins. Jusqu'à ce que son grand frère, Tadashi, arrive à lui ouvrir les yeux sur ce à quoi il peut réellement accéder. Dès lors Hiro n'a qu'une idée en tête : entrer dans la même université que son frère et ses amis pour se consacrer à sa passion. Un drame survient, et tout s'écroule. Puis ressurgit la création à laquelle Tadashi a consacré des années de sa vie : BayMax.
Une merveille, une pépite, un concentré d'humour et d'émotion, d'action et de tendresse... Les nouveaux héros/ Big hero 6 est la preuve que l'animation a de beaux jours devant elle. J'ai souvent parlé comme la petite mamie râleuse qu'il m'arrive d'être parfois, affirmant que les films de nos jours ne se centraient que sur les effets spéciaux, la mise en scène et plus du tout sur les dialogues, les sentiments et l'histoire elle-même. Ce film m'a bien montré le contraire. J'ai pleuré de tristesse et de rire en quelques secondes. Je me suis attachées comme jamais à Hiro, ce garçon que la vie n'a pas épargné mais qui reste droit malgré quelques petits passages à vide par lesquels on serait tous passé. C'est un génie, mais ses réactions restent très humaines, il a un côté tellement touchant... Je suis complètement fan de BayMax et de ses failles informatiques qui le rendent borné à la procédure, ce qui nous offre de beaux moments de rigolade! L'équipe d'étudiants-super-héros est excellente, et j'aime le côté assumé des super pouvoirs adaptés de leurs sujets d'étude qui donne un résultat plutôt amusant. La bande son claque bien et ajoute du punch à cette aventure! Visuellement, c'est juste parfait à tout point de vue.
Bref, si vous voulez passer un moment sans prise de tête et vous en mettre plein la vue, filez-y tout de suite!