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samedi 31 janvier 2015

Bilan cinéma du mois de Janvier

MEN, WOMEN AND CHILDREN de Jason Reithman. 
Le réalisateur de Juno, In the air et Young adult nous dépeint ici une fresque des plus actuelles. On découvre chacun des protagonistes, leurs rapports entre eux, leurs modes de communication, l'image qu'ils ont d'eux même et leur vie affective. Pour ce qui des thèmes sensibles, il s'est fait plaisir : sexualité, relation avec les parents, adultère, anorexie, pornographie et tout ce qui peut avoir trait au mal-être, que l'on soit un homme, une femme ou un enfant/adolescent. En soit, j'ai trouvé le concept très intéressant. Même si l'accumulation des situations torturées rend le film presque difficile à voir. Je m'entends, il n'y a rien de profondément choquant étant donné qu'il s'agit de problématiques déjà abordées, et d'une triste réalité. Celle qui m'a le plus affectée, c'est celle d'Allison Doss. Peut être la plus fréquente, et pourtant presque banalisée et responsable de bien des souffrances!
J'ai du mal à me décider sur ce que je pense de ce film. Je l'ai trouvé bon, mais trop long. Les intrigues sont intéressantes mais parfois trop pompeuses. Et malgré les sujets difficiles, je trouve la réalisation glaciale, ne laissant presque pas de place à l'émotion, ce qui est probablement le souhait du réalisateur...
Bref, ce film vaut malgré tout le coup d’œil! Et même si je vous l'ai décrit comme torturé, il y a de beaux passages qui redonnent le sourire (ouf!).


SOUVENIRS DE MARNIE de Hiromasa Yonebayashi

Je dois avouer qu'il m'a laissée perplexe. Je m'explique. Pendant une très grande partie du film, les évènements se déroulent sans qu'on ne comprenne trop où l'histoire nous mène. Il règne un mystère difficile à définir, une ambiance particulière, une tristesse qu'on a du mal à expliquer... 
Anna est envoyée par ses parents adoptifs à la campagne pour quelques semaines. Solitaire, elle se réfugie dans le dessin et c'est lors d'une de ses escapades en pleine nature qu'elle découvre le Manoir. Elle y rencontre la douce et fascinante Marnie avec laquelle elle crée un lien incroyablement fort, tout en ayant la sensation de l'avoir toujours connue.

On se doute que quelque chose cloche. Anna semble en vouloir au monde entier et souffrir de ne pas être "normale". Marnie lui fait jurer de garder leur amitié secrète. Tous le village parle du Manoir comme d'un lieu "hanté" et "abandonné". On nous balade pendant un moment, il y a beaucoup de répétitions, de longueurs, ce que je trouve bien dommage car j'ai vraiment beaucoup aimé la fin.

Car à la fin, toutes les connections se font. Chaque élément prend du sens et il ne faut que quelques minutes à l'histoire pour qu'elle gagne en profondeur. Le récit se conclu d'une belle manière, triste et émouvante mais belle quand même.
Je serai curieuse de lire le roman à l'origine de ce film. L'histoire de Marnie, celle qui nous est contée assez rapidement à la fin m'a émue et j'aurai voulu en savoir plus! Je dirai que ce film souffre d'une mauvaise organisation. Son histoire est forte, intéressante, mais le scénario se perd dans des rencontres répétées qui ne mènent à rien. Certes le mystère est maintenu, mais lassant, et la libération vient presque trop tard.
Allez, je souhaite quand même terminer sur une note positive... Découvrez ce film quand vous aurez l'occasion, par amour pour ce studio et en soutien aux successeurs du Grand Hayao! Malgré ses maladresses, de belles choses sont à en tirer et vous aurez plaisir à vous remémorer les petits détails que vous aurez remarqué, lorsque le secret vous sera révélé
UNE MERVEILLEUSE HISTOIRE DU TEMPS de James Marsh
Le titre français donne une parfaite idée de ce que j'ai ressenti en sortant du cinéma. Ce film est merveilleux, bouleversant.
Il est adapté de Travelling to Infinity: My Life with Stephen écrit par Jane Hawking.
Je trouve que cette histoire alterne avec brio les évènements de la vie sentimentale et scientifique de Stephen Hawking. On passe d'une émotion à une autre, se laissant bercer par la musique qui est absolument enchanteresse...
J'ai pu retrouver pour mon grand plaisir Eddie Redmayne que j'avais découvert grâce aux Piliers de la Terre ainsi que Felicity Jones que je connaissais grâce à Like Crazy et Oh My God!
Tous deux forment un couple magnifique. Le film est centré sur leur histoire à eux. L'affection, le soutien inébranlable et l'admiration que porte Jane à Stephen lui permettent de continuer quoi qu'il advienne.
Eddie Redmayne est vraiment incroyable dans ce rôle. Ayant travaillé aux contact de personnes atteintes de pathologies neurodégénératives telles que celle-ci, beaucoup d'éléments m'ont parlé tant en ce qui concerne Stephen lui-même que les personnes qui l'entourent.
J'ai été émue lorsque Stephen annonce son voyage aux États-Unis. C'est un moment fort dans lequel il lui exprime tout son amour et sa reconnaissance.
J'ai lu dans une interview que ce qui avait le plus posé soucis à Eddie n'était pas de jouer le rôle d'une personne atteinte de SLA, mais de débiter des théories en physique quantique tout en ayant l'air de savoir de quoi il en retournait! ^^
Qu'est-ce que j'ai pu pleurer! Au début, au milieu, à la fin... C'est triste, c'est beau, c'est grand.
Même s'il y a de grandes chances qu'il le remporte, je croise les doigts pour que notre cher Eddie remporte l'Oscar cette année

vendredi 29 août 2014

Bilan des sorties cinéma de l'été

Le mois d'Août touche bientôt à sa fin. Je ne suis pas allée au cinéma autant de fois que je l'aurai souhaité, loin de là, mais j'ai vu quelques uns des films qui faisaient partie de ma wish-list (et à la place je suis allée voir la comédie musicale La Belle et la Bête, le concert d'America,... pas de regrets, quoi!). 



LUCY, c'est le film dans lequel Luc Besson s'est fait très plaisir. "Donc, pour faire mon boulot, j'ai une bombe talentueuse et un studio pour faire des effets spéciaux de malade... c'est parti !!!".
Lucy se retrouve malgré elle embarquée dans une sordide histoire de narcotrafiquants. Elle se fait enlever, et se réveille avec le sachet d'une toute nouvelle drogue dans l'abdomen. Un mauvais coup et cette substance passe dans son organisme, mais au lieu de la tuer, elle décuple ses facultés.
Ce n'est pas un chef d'oeuvre, ce n'est pas un navet (enfin, ce n'est que mon avis). Ce film est pour moi à prendre avec une certaine légèreté, il est très divertissant, nous en fait voir de toutes les couleurs avec une histoire somme toute assez simple. Je l'ai trouvé très plaisant et agréable à regarder. Un film parfait pour l'été!

Les films d'animation des studios Dreamworks et mois, c'est une grande histoire d'amour. Même s'ils ont à présent, comme Disney, abandonné l'animation traditionnelle (The Prince of EgyptSpirit : Stallion of CimarronSinbad : Legend of the Seven Seas, que des merveilles!) ce qu'ils nous proposent a de quoi nous consoler (Shrek, Rise of the Guardians). 
How to train your dragon a été un réel coup de cœur pour moi de part son humour et sa sensibilité. Des histoires assez classiques avec des personnages qui évoluent au cours de l'aventure tandis qu'il cherchent leur voie, ça fonctionne toujours!
Dans ce second volet, Harold a gagné en maturité et en assurance, son village de Vikings vit en harmonie avec les dragons, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que cette entente avec les dragons n'est pas perçue d'un très bon œil par tout le monde, notamment un  groupe de dragonniers qui croiseront leur route... Un scénario très classique qui pour certains aura des airs de déjà vu, mais pour ma part je trouve que ça fonctionne parfaitement. J'ai beaucoup ailé cette histoire, j'ai ris, j'ai même pleuré, et ma tendre affection pour cet adorable Furie Nocturne ne pourrait en pâtir! 

Je mets cette affiche parce qu'en voyant le singe armé menant ses troupes à la bataille ceci à dos de cheval je me suis dit que les créateurs s'étaient sacrément fait plaisir! Ce film est... bien. Je ne m'attendais pas vraiment à ça. J'ai trouvé sympathique le premier préquel de La Planète des singes avec James Franco. Là aussi, le film est bien mené, il n'y a pas beaucoup de marge de manœuvre étant donné qu'il fait le lien entre deux histoires, donc on se doute de ce qui va se produire. Malgré quelques longueurs, c'est un bon divertissement, un peu mélodramatique à certains moments (larmes, drame, cruauté, guerre inévitable...). Après, ce film est destiné aux amateurs du genre, je ne pense pas qu'il s'agit du premier choix d'une soirée ciné au hasard. Petite note personnelle : j'ai été ravie de voir Jason Clarke avoir le rôle principal dans une production de cette envergure! La première fois que j'ai vu cet acteur, il jouait un pseudo mafieux dans un film des sœurs Olsen : Liées par le secret (Our Lips Are Sealed) en 2000. Entre Public Ennemies, Des hommes sans lois et Gatsby il en a fait du chemin le bonhomme! C'est terminé pour mon-avis-qui-sert-à-rien-sur-un-film...

Tout ça pour arriver à mon film chéri adoré de l'été : Les Gardiens de la Galaxie !!! Je ne connais pas le Comics, j'ai eu le coup de foudre pour ce film en voyant la bande annonce. Le raton-laveur m'a convaincue, je pense, ainsi que les scènes d'actions à gogo. 
Le film démarre. Une scène. Cinq minute après le début de la projection, je pleure toutes les larmes de mon corps (je tourne la tête pour voir que je ne suis pas la seule...). C'est rare, ce genre de chose. Être capable de transmettre aussi vite des émotions, ça promet du bon, du très bon. 
Et je ne suis pas déçue. Ce film est un condensé d'éclats de rire, de scènes rythmées, d'actions qui nous tiennent en haleine, d'émotions (je le recase parce qu'elles sont toujours présentes au long de cette belle histoire!). Chaque personnage est unique, attachant, un peu barré aussi, avec ses propres raisons de mener la quête qu'il partagent à son terme. Petits plaisirs en plus : c'est coloré, un peu flashy, la musique (des années 80) est excellente et nous entraîne dans une aventure vraiment palpitante :)  
Quelques grands noms présents qui ne sont pas sur l'affiche : Djimon Hounsou, Glenn Close et Benicio Del Toro qu'on est contents de retrouver dans des looks assez improbables ^^ Vous noterez que la belle Zoe Saldana aime décidément changer de couleur en jouant les aliens (après Avatar et Star Trek ça commence à faire!).


Ayant donné mon avis sur le roman, j'ai trouvé logique d'en faire de même pour le film, mais à la suite du même article que vous trouverez ici.





lundi 28 juillet 2014

Nos étoiles contraires - John Green

Le roman de l'été. Celui dont tout le monde parle depuis un moment. Celui dont le taux de ventes a du exploser avec la promotion du film (on voit les affiches à chaque coin de rue depuis des mois). Je me suis dit que j'aimerai lire l'oeuvre originale avant de voir l'adaptation et peut être aussi par curiosité parce que les best seller qui font autant de bruit intriguent toujours...
Je connaissais un peu le pitch : deux adolescents atteints de cancer se rencontrent et tombent amoureux. Rien que ça, ça surprend lorsque l'on se souvient des photos postées sur instagram sur lesquelles des adolescentes le dévorent en prenant le soleil à la plage (on est loin des Confessions d'une accro du shopping!).
Je m'y suis mise. Et ce livre est beau. Une jolie écriture, agréable, facile. C'est court mais concis, avec de belles phrases percutantes qu'on retrouve retranscrite dans à peu près tous les blogs littéraires. J'aime beaucoup cette idée d'éternité qu'Augustus a offert à Hazel. Il ne s'agit pas de maladie dans ce bouquin, il s'agit d'un premier amour fort, intense et sincère.
Il s'agit peut être juste d'une question de timing mais j'ai récemment vu Le temps d'un automne, Restless et Now is good (Je veux vivre de Jenny Downham). Le sujet ne me semblait alors pas être d'une très grande originalité, mais il a su me toucher.
La bande-annonce du film laisse présager une belle adaptation... en attendant, faites-vous votre avis :)

<< Je ne t'en voudrais pas, Hazel Grace. 
Ce serait un privilège d'avoir le cœur brisé par toi. >>




Bon, après avoir séché mes yeux tout rouges, il est temps que je fasse le point. J'ai beaucoup, beaucoup aimé le film "Nos étoiles contraires". Je trouve chaque acteur très bien choisi, en particulier celui d'Augustus, il est parfait. Son sourire aussi. Il EST Augustus, plus qu'aucun acteur ne pourrait parvenir à être son personnage. C'est pour moi une très bonne adaptation et un joli film agréable, émouvant, touchant sans en faire des tonnes. Le déroulé du livre est respecté mais Dieu merci les longueurs interminables sur les jeux vidéos ont été évincées! J'ai grandement apprécié que le ton un peu cynique mis en avant dans le roman se retrouve dans la mise en scène du film au tout début de l'histoire. J'ai beaucoup aimé l'OST, pop et entraînante. J'en vient à me demander si le film ne m'a pas un poil plus touchée que le livre. J'ai beaucoup ri, je n'ai pu empêcher les larmes de couler lors des moments d'émotions. Un film à voir, que l'on ait lu ou non le roman, au cinéma ou lors de son passage à la télé (pour les plus patients...). 

J'ajoute les photos de promotion que j'aime beaucoup et sur lesquelles l'alchimie entre les deux acteurs fait plaisir à voir :)