dimanche 26 juillet 2015

Les étoiles de Noss Head, T.1 : Vertige - Sophie Jomain


// Editions J'ai Lu // 350 pages //



~ Pour commencer ~ 

Hannah, dix-huit, passe comme chaque été ses vacances à Wick, petite ville d’Écosse où vit sa grand-mère. Elle retrouve le sympathique Davis, son ami d'enfance qui semble la voir bien différemment à présent. Elle, en revanche, en pince immédiatement pour Leith, le mystérieux garçon qui semble toujours se trouver sur son chemin. Il est beau comme un dieu, doté de capacités hors du commun et visiblement Hannah ne le laisse pas indifférent. Si seulement il n'y avait pas tout ce danger qui les guète aux alentours! Mais alors, il n'y aurait pas d'histoire... 

~ Mon avis ~ 

La plume de Sophie Jomain est un véritable bonheur. Ses personnages ont un réel tempérament qu'elle sait bien construire, brique par brique et des répliques bien senties qui détonnent avec les titres du genre. Mais... Mais... Pourquoi CETTE histoire? Stephenie Meyer n'a peut-être rien inventé, mais toujours est-il que depuis la sortie de Fascination, le même schéma se répète un peu trop souvent à mon goût. Le garçon mystérieux qui rencontre la fille maladroite (qui, bien évidemment n'a jamais eu de copain!), il a un lourd secret, il s'éloigne pour la protéger, elle a une odeur irrésistible alors elle devient la proie d'un être cruel et incontrôlable, elle rencontre sa future belle-famille (et oui puisqu'ils sont déjà liés pour l'éternité), elle tente de venir en aide à son doux mais tombe lamentablement dans le piège et ouf tout est bien qui finit bien mais attention, le danger rôde toujours... Heureusement, il y a une suite!
Les loooooongs passages sur les pensées de la fille qui décrit ô combien le garçon est irrésistible. Et toutes les cinq minutes lui en rajoute en l’aguichant et lui affirmant combien elle est belle et séduisante. Ils s'effleurent à peine mais visiblement ils le vivent comme une relation torride, grand bien leur en fasse! Hannah est légèrement moins quiche qu'ailleurs, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds... et puis après elle se Bellatise complètement!   
Alors oui, pour super Sophie et certains personnages qui m'ont bien plu (même si le "Je souhaite devenir ton petit-ami, acceptes-tu?" m'a vraiment tuée!) je lirai la suite, peut-être, mais pas maintenant... il faut que je me remette! En souhaitant bien évidemment que la suite ne sera pas semblable, chapitre par chapitre, à Tentation, sinon je ne réponds plus de rien!

~ Un dernier mot pour la fin ~ 

Difficile d'être objective. Je dirais que, comme pour After, j'aurais pris bien plus de plaisir à lire ce roman si seulement je n'en avais pas déjà lu des dizaines de semblables auparavant... Le style et l'humour décapant de l'auteur m'ont permis de poursuivre sans que ce ne soit non plus un supplice, mais peut-être aussi suis-je en train de devenir une vieille aigrie et que je dois abandonner ces belles histoires pleines de magie et de romance (JAMAIS !!!).
N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, et trouver les mots pour me convaincre de me jeter sur le tome 2 ^^

Mon petit blabla laissé sur Livraddict :  "Comme je le craignais, je me suis retrouvée confrontée à un Twilight bis. Heureusement, j'ai trouvé le style et les personnages de Sophie Jomain plus intéressants mais dommage que ce talent ne soit pas pleinement consacré à des oeuvres originales et exclusives (comme ses romances contemporaines qui sont extraordinaires!) qui ne laissent pas un arrière goût de déjà vu!"

vendredi 17 juillet 2015

Dieu me déteste - Hollis Seamon


 // Editions Anne Carrière // 276 pages //

Richard a dix-sept ans, presque dix-huit. Il vit au service de soins palliatifs, à l'hôpital. D'après lui, ce n'est pas si terrible. Et puis, il y a Sylvie, et ensemble les deux pauvres petits adolescents mourant font les quatre cent coups! Quand on sait qu'il ne nous reste que peu de temps, autant le vivre pleinement pour braver les interdits, faire la fête, et peut-être même tomber amoureux?

Une véritable petite perle bourrée d'humour et d'émotion. Je suis restée agrippée à ce livre, animée par le besoin de savoir jusqu'où Richard et son énergie débordante pourraient bien le mener. C'est brutal, cruellement réaliste, parfois un peu fantaisiste, et c'est un bonheur de parcourir ces pages contant les périples de notre jeune héro. Les dernières pages m'ont semblé un peu confuses, rapides, perdues... un peu comme l'esprit troublé de Richard dont le cœur est mis à rude épreuve par tout un tas d’événements.

Bref, tout le monde a crié au chef-d’œuvre lorsque Nos étoiles contraires est paru. Pour moi, celui-ci vaut largement autant, voire bien plus le détour. Savourez!



mardi 7 juillet 2015

Le vide de nos coeurs - Jasmine Warga



// Edition Hugo Roman (New Way) // 303 pages //

~ Pour commencer ~ 

Aysel a décidé d'en finir. Pour de bon. Le crime de son père a gâché sa vie. Peut-être est-elle comme lui? Peut-être le deviendra-t-elle? Autant ne pas prendre de risque. 
Roman, lui, c'est différent. Il a commis l'irréparable et depuis, la culpabilité le ronge.
Ils se sont rencontrés sur un site plutôt particulier. Partenaires de suicide, voilà ce qu'ils sont. 
Il reste 26 jours avant la date fatidique. Aysel l'assure, elle n'est pas une dégonflée. Elle ira jusqu'au bout, avec Roman.

~ Mon avis ~

La collection New Way de Hugo Roman a fait fort pour son tout premier titre. Il s'agit d'une histoire percutante sur un sujet plus que tabou. Le suicide, d'adolescents qui plus est. Ce roman est assez unique. Le style n'est pas commun, il évolue avec Aysel elle-même, son état d'esprit et les battements de son cœur. Les premières pages peuvent sembler plates, fades. Normal, Aysel n'a plus goût à rien. Pas d'avenir, pas d'aspiration ne serait-ce que pour demain. C'est au cours de ma lecture que j'ai compris ce choix de rédaction très pertinent. Roman est assez différent. De l'extérieur il semble sans problème, plus vivant, sans compter qu'il est populaire et n'a qu'à reprendre le basketball pour avoir le monde à ses pieds. Son secret en revanche paraît bien plus lourd à porter.
Je n'en dirai pas plus.
Ce livre se savoure, il se lit tranquillement dans une loveuse, au calme. Il porte à réflexion, offre des questions sur la vie que se pose Aysel alors qu'elle souhaite la quitter à jamais. Je regrette juste deux, trois petits accros comme les absences de négation dans certaines phrases, des exclamations qu'Aysel prononce dans sa tête. C'est peut-être un choix pour sembler plus "réel" mais ça me fait toujours tiquer dans un livre ^^
Sinon, rien à dire.
Ce petit bloc de papier ne vous laissera pas indifférent!

~ Un dernier mot pour la fin ~

Une histoire qui traite d'un sujet grave sans tomber dans le mélodrame, portée par un style très agréable. La fin m'a émue, vraiment, et j'ai tournée la dernière page le sourire au lèvres, certaine d'avoir vécue une aventure qui en valait la peine.


lundi 6 juillet 2015

SWAP de l'été


Vers le mois de Septembre 2014, j'ai rencontré, totalement par hasard sur la blogosphère livresque une livraddict nommée Jiji. Le courant est passé tout de suite. J'ai pu assister au succès croissant de sa page puis de son blog consacré à sa passion : Les instants volés à la vie. On a continué à parler de tout et de rien, de livre, de cinéma, de la vie, de nos tracas et de nos grandes joies. On est devenues amies.
Je n'avais jamais participé à un swap, mais je savais que ça arriverait, et certainement avec elle! Alors voilà, quand elle m'a proposé de m'inscrire au swap de l'été de Tic Tac books, je n'ai pas pu résister!

Merci chère Jiji pour ce beau swap! Cet échange, ce plaisir de vouloir faire plaisir, d'offrir et de recevoir. Il me tarde le prochain en attendant que nos portes-monnaie se rétablissent ;) 


L'objectif était simple : un colis d'une valeur d'environ 30€ comprenant 1 livre sur le thème de l'été et/ou 1 livre de notre wish-list, 1 marque page et 1 cadeau et/ou 1 friandise. Bon, nous, on a un peu craqué.
Le colis que Jiji m'a envoyé était par-fait. Du papier cadeau à chaque objet envoyé en passant par les petits mots et les confettis libellules. Merci copine, tu es adorable et magique =D 

Vous voulez tout connaitre en détail ? C'est parti !!


Pour ce qui est des recettes, les éditions Marabout sont incontournables. Les smoothies? La solution de l'été, surtout en cette période caniculaire. J'ai fais le plein de fruits cette semaine, je vais m'en donner à cœur joie!


  
L'été à Lulaby - Rémi Giordano

Lola et Léo. Deux amis. Ils vivent à Lulaby, une bourgade comme beaucoup d'autres, sans grand intérêt pour les jeunes, qui ne pensent qu'à la quitter pour rejoindre la capitale. Léo aime Lola, mais pas comme Lola l'aime. Comme toutes les filles du lycée, Lola est amoureuse d'Adam. Pourtant Léo aurait été parfait pour Lola, mais il n'est pas assez beau. Léo aussi aime Adam, qui l'attire irrésistiblement.
Lola a été choisie par Adam, elle se sent importante, rêve déjà de son mariage avec lui. L'amour, la découverte de la sexualité, l'homosexualité, le rejet. L'Eté à Lulaby, véritable cartographie de l'adolescence et de ses orages, explore les émotions et les sensations intenses de ceux qui ont quitté l'enfance, leurs tourments, leurs conflits intérieurs, tous ces bouleversements qui laisseront tant de traces dans l'adulte qu'ils deviendront.

On voit bien qu'elle me connait Jiji! Le petit résumé de ce livre m'a tout de suite donné envie de le dévorer! Et un titre que je ne connaissais absolument pas! Une nouvelle tentation dans ma PAL ^^



Avant toi - Jojo Moyes
Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.

Je le voulais tellement! Et le lire avant que ne sorte son adaptation cinématographique! Quelle époque, aussitôt écrit aussitôt au ciné ^^ 




A un fil - Rainbow Rowell
Georgie McCool sait que son mariage bât de l'aile, et que c'est le cas depuis un long moment. Elle aime toujours son mari, Neal, et Neal l'aime encore, énormément - mais ça paraîtrait presque hors sujet désormais.
Peut-être que ça a toujours été hors sujet.
Deux jours avant de partir passer Noël dans la famille de Neal à Omaha, Georgie lui annonce qu'elle ne partira pas. Elle écrit pour la télévision, et elle doit travailler sur sa série ; elle doit rester à Los Angeles. Elle sait que ça agacera Neal - Neal est toujours agacé par ce que fait Georgie - mais elle ne s'attendait pas à ce qu'il prenne leurs filles sous le bras et parte sans elle.
Quand son mari et leurs filles partent pour l'aéroport, Georgie se demande si elle a finalement dépassé les bornes. Si elle a tout gâché.
Cette nuit, Georgie découvre un moyen de communiquer avec le Neal du passé. Ce n'est pas vraiment comme du voyage dans le temps, mais elle a l'impression d'avoir l'opportunité de sauver leur mariage avant qu'il n'ait commencé.
Est-ce que c'est ce qu'elle est supposée faire ?
Ou est-ce que Georgie et Neal seraient plus heureux si leur mariage n'était jamais arrivé ?

Le dernier des Rainbow Rowell qui me manquait. Enfin! Elle fait partie de mes auteurs chouchou depuis ma lecture d'Eleanor and Park. Le thème semble plus adulte et je trouve intéressant de découvrir un auteur sous toutes ses facettes. C'était sans doute le livre que je voulais le plus à l'heure actuelle... Merci <3




Passons aux cadeaux... Non mais sincèrement, est-ce-que ce n'est pas trop choux? J'étais dingue en voyant les gommes! Il faut savoir que c'est une collection de longue date dans la famille, conservée dans une vitrine emplie de merveilles. Celles-ci vont vite retrouver le reste de leurs camarades! La petite carte est adorable, trop mignonne, mais le message restera top secret, parce que c'est rien que pour moi, na! Je suis fan des badges de book lovers, je n'en avais jamais eu! Cette carte du bonheur, ce carnet de stickers, ces marques page (d'un livre qu'il faut que je lise un jour!). J'aime tout, TOUT!




Tout déballé ça donne ça! Il ne vous manquait que les friandises qui sont presque toutes consommées (mon chéri n'a pas rechigné à m'aider, hein!).
Bref. J'ai adoré faire ce swap avec Jiji. Rechercher de nouvelles idées de livres ou de cadeaux, faire coïncider le tout pour que ça fasse un chouette colis (et que tout rentre dans la boîte hihihi ^^). Envoyer, attendre que l'autre découvre votre colis et ouvrir celui que vous recevez, c'est une succession de petits attentes délicieuses et pleines de surprises!

Merci Jiji et merci au blog Du temps pour lire !


Pour voir l'article de Jiji sur le colis qu'elle a reçu, c'est ICI



vendredi 3 juillet 2015

Oscar et la dame rose - Eric-Emmanuel Schmitt

Oscar a dix ans. Il vit à l'hôpital à cause d'une leucémie. Il en veut aux adultes qui n'osent pas lui dire qu'il va mourir. Sauf Mamie Rose. Elle, elle dit tout à Oscar. Elle lui raconte son passé de catcheuse et lui parle de Dieu. Dieu, Oscar n'y croit pas, mais il va quand même lui écrire quelques lettres, parce que Mamie Rose lui a dit. Chaque jour Oscar vieillit de dix ans. De l'adolescence à l'âge adulte pour arriver à un âge avancé, Oscar trouve que c'est pas facile tous les jours, la vie, mais qu'est-ce-que c'est beau!

Un petit paquet de pages dévoré en à peine plus d'une heures. Des rires et quelques larmes versées. C'est une magnifique histoire de vie que nous offre l'auteur (dont j'avais déjà beaucoup aimé Concerto à la mémoire d'un ange). De vie, d'espoir, de joie qu'on accorde à l'instant présent. inutile que mon article devienne plus long que l'ouvrage lui-même. Posez-vous à l'ombre d'un arbre, ouvrez-le, et savourez.

samedi 27 juin 2015

After, Saison 1 - Anna Todd



// Edition Hugo Romans (New Romance) // 594 pages //

~ Pour commencer ~ 

Theresa Young - Tessa - mène une vie irréprochable sous le regard pointilleux de sa mère depuis que son père alcoolique les a abandonnées quand elle avait 10 ans. Elle a Noah, le petit-ami parfait bien sous tout rapport, un parcours scolaire excellent et un emploi du temps détaillé à la seconde comprenant même le choix de ses cardigans. 
Tout bascule lors de son entrée à l'Université. Sa colocataire n'est en rien la fille studieuse qu'elle imaginait dans un lieu consacré au Savoir et pour lequel elle avait décroché une bourse. Steph est adepte de tatouages, piercings et cheveux rouges. Comment Tessa pourrait-elle partager sa chambre avec cette "punk"? Sans compter cette bande de garçons qui débarque alors, tout affublés d'un style similaires. Parmi eux, le plus grossier et irrévérencieux personnage qu'ait jamais rencontré Tessa : Hardin. Elle qui n'est jamais allée au delà du respectueux baiser avec Noah, la confrontation n'est que plus brutale avec ce garçon fougueux et provocateur. Ils n'ont rien en commun, absolument tout les oppose, et pourtant ils sont irrémédiablement attirés l'un l'un vers l'autre. 

~ Mon avis ~ 

Il est beau mon texte d'introduction, non? C'est amusant comme l'histoire d'amour entre la petite BCBG et le roublard de service fonctionne. Grease, ça vous dit quelque chose, non? 
Bref. Difficile de dire ce que j'ai pensé de ce livre. Je suis partagée, tiraillée... 
Disons que tout au long du livre, il m'est arrivé de le refermer et soupirer un "n'importe quoi!". Presque 600 pages c'est long, très long, surtout quand on sait que 4 tomes comme celui-ci vont suivre. Et puis il ne se passe que trois mois!

La fille innocente, qui s'habille comme une religieuse et s'offusque au moindre juron ça devient un peu lassant. Et elle est tout compte fait d'une telle mauvaise Foi! Dès qu'une embrouille arrive, c'est la faute de quelqu'un - le plus souvent Hardin. Si elle a bu, trompé son copain... elle va essayé de le cacher et si cela échoue, autant le balancer à la figure d'un autre. Mais évidemment, Hardin est tellement irrésistible qu'il est tout bonnement im-pos-sible de lui échapper!

Hem.

S'en suit une grosse partie du roman qui consiste en l'initiation sexuelle de notre héroïne. Son entrée dans le monde de la manipulation et autres coups bas aussi, domaine dans lequel elle se débrouille plutôt bien!

Et le garçon violent et torturé à l'enfance difficile, victime d'un traumatisme dont il n'a jamais parlé à personne (vu dans 50SOG, Maybe Someday, Indécent, Tes mots sur mes lèvres...). 

C'est de la redite mais c'est sympa, divertissant, ça se lit vite et sans prise de tête... Mais 600 pages, quand même! (là, c'est moi qui me répète) Et puis ils se déclarent, se disputent, se séparent, se rabibochent, se réconcilient sous la couette, c'est mignon tout plein mais parfois un peu gonflant.

Et puis, et puis, il y a la fin. Le TOUT dernier chapitre. Tous les petits détails auxquels on a fait plus ou moins attention qui refont surface brutalement et on se le prend en pleine poire, un peu comme l'héroïne. Ce retournement de situation, on l'a déjà croisé aussi, mais on ne s'y attend toujours pas tellement c'est énorme.

~ Un dernier mot pour la fin ~

Si vous voulez un bouquin pour la plage allez-y : votre cerveau n'aura pas besoin de fonctionner, si les gamins vous agacent avec leur ballon vous pourrez vous interrompre sans perdre le fil de l'histoire, s'il manque un pied à l'armoire de votre bungalow vous pourrez vous en servir comme cale... 
Désolée pour un pareil cynisme. J'ai lu trop d'histoires qui se ressemblent. Si ce livre avait été le premier il serait sans doute mieux passé, la preuve qu'il faut que je change un peu mes prochaines lectures! Je précise quand même que j'ai beaucoup de respect pour Anna Todd qui a remporté un franc succès et touché un large public. Je lui souhaite une belle continuation :) 
De mon côté je lirai la suite, un jour, peut-être, afin de savoir ce que Zed a de si intéressant à dire!

mardi 9 juin 2015

Devil's Lost Soul - Kaori Yuki



// Editions PIKA // 6 tomes (série terminée) //

~ Pour commencer ~

À Tokyo, durant le faste Empire du Japon, Sorath, un orphelin seul survivant d’un tremblement de terre, est recueilli dans la résidence la “fleur de sang” du baron Kamichika. Sorath tisse de puissants liens d’amitié avec Garan, le fils et héritier du baron, et Kiyora, la fiancée de Garan. Ces trois jeunes gens se jureront une amitié éternelle qui sera bientôt tâchée de sang… Des sentiments dissimulés, les manœuvres du baron et la présence d’une beauté énigmatique. Une jeune fille au charme fascinant et des rencontres fatales… Tout mène à la “nuit de Walpurgis”, le comble du cauchemar ! »

~ Mon avis ~

En grande adoratrice de Kaori Yuki (voir mon article qui lui est consacré ICI) j'attendais avec impatience sa toute dernière série. Quel dommage! Cette histoire est forte en symboles, magie et mythologie associées, une belle palette de personnages s'offre à nous mais c'est un tel fouillis! Le premier tome pose les bases, très bien. Mais les tomes du milieu n'ont presque aucun sens! On nous sème des indices par-ci par-là. Il y a une histoire sympa de complot avec un tueur qui se croit dirigé par un ange maléfique, ça nous rappelle rapidement Angel Sanctuary, mais l'intérêt n'est pas très conséquent. Il s'agit d'une enquête anecdotique, mais comme il s'agit plus ou moins de la seule anecdote de la série on reste focalisé dessus durant trois tomes sans avancer dans l'intrigue. J'avoue, j'ai été déçue. 
Mais... MAIS... il y a les deux derniers tomes qui relève le niveau à tous les points. Et là, je me suis régalée! Donc bon, j'ai vite oublié ma vilaine rancœur et j'ai souris en entendant cette petite voix me disant que oui, je les aime les œuvres de Kaori!



J'ai tant aimé cette famille bricolée. Ce côté romantique et macabre à la fois qu'on lui connait si bien. Ce trait délicat et percutant dont elle a le secret. Tous ces humains, ces anges et ces démons... Ce garçon - Sorath - sombre et aimant. Cette diablesse sans cœur, et pourtant. Cette petite fille innocente qui n'est pas sans rappeler la chère sœur du beau Comte Caïn (God Child, mon favoris entre tous!).
En deux mots : cette série est peut-être en bas de l'échelle des titres de l'auteur, mais malgré un développement décousus elle a su me captiver dans ses derniers chapitres.

~ Un dernier mot pour la fin ~ 

Kaori Yuki est un auteur incontournable du shojo manga, la reine de la Dark Fantasy. Dans sa carrière, il y a eu des hauts (beaucoup) et des bas (quelques-uns). Ce titre n'est certainement pas celui qu'il faut lire absolument, surtout si vous souhaitez découvrir cette mangaka, mais les fans pourront y grappiller quelques scènes joliment tournées et des personnages torturés, inquiétants et attachants comme elle sait si bien leur donner vie.

mercredi 3 juin 2015

Maybe Someday - Colleen Hoover



// Éditions Hugo Roman (New Romance) // 389 pages //


~ Pour commencer ~ 

Sydney a la vie d'une jeune adulte dont tout le monde rêve. Elle étudie la musique, est en colocation avec sa meilleure amie et sort avec le garçon parfait depuis plusieurs années. Pourtant, la perspective de l'existence qui s'annonce ne semble pas l'enthousiasmer plus que ça. Et elle culpabilise un peu, s'installer sur le balcon dans l'unique but d'écouter le voisin d'en face jouer de la guitare ne lui semble pas très glorieux. Mais après tout, lorsqu'ils en viennent à communiquer, ce n'est que pour qu'elle écrive des paroles adaptées à ces morceaux qu'elle connait par cœur. Alors oui, quand elle découvre que Tori et Hunter s'envoient en l'air dans son dos depuis des lustres, que tout ce en quoi elle croyait jusqu'alors n'est qu'une vaste mascarade, elle explose. Qui aurait cru que ledit voisin serait celui qui l'accueillerait sous son toit. Beau gosse, musicien, céli... ah, non. Il a une copine. Vraiment, quel anniversaire minable, pour ses vingt-deux ans!




~ Mon avis ~

Bon, commençons par les points qui m'ont fait pousser de longs soupirs d'exaspération et même quitter ma lecture quelques moments... Le reste n'est que positif, mais pour être objectif, mieux vaut crever l'abcès. Déjà, nos personnages sont attachants, certes, mais ils sont affreusement et désespérément PARFAITS. Non mais franchement, en fait les seuls reproches qu'ils se font l'un à l'autre c'est de trop s'aimer, de vouloir se protéger. Il se demandent pardon de s'être montré intègre, honnête, fidèle, on aura vraiment tout vu! Une fois que tout est enfin - ou presque - résolu, ils dressent encore des murs car ils doivent panser leurs plaies, laisser passer du temps pour être en accord avec eux-même... L'éternel "oui, mais non c'est impossible". Enfin. Ces éléments ont ainsi entrainé quelques longueurs dont je me serais bien passée, mais ce n'est pas non plus un drame. Enfin si, avec toute la souffrance générée dans ces pages, on peut vraiment parler de drame! Parfois c'en était un peu trop. Entre les secrets de Ridge - épisode sur l'enfance triste et douloureuse, le retour - et ceux de Maggie, on se demande bien de quoi se plaint Sydney, qui au final est juste délestée d'un type dont elle ne voulait plus vraiment! Pour conclure, les émotions : oui. Mais le trop plein de mélo : non!


Passons à l'avis doux et sincère, à l'opposé du Dark Side râleur exprimé plus haut. Colleen Hoover fait partie de ces auteurs dont on entame le livre sans même avoir besoin d'en connaître le thème. Ses histoires, sous des traits bien communs de romance contemporaine se parent de sujets sensibles qui nécessitent d'être traitées dans les œuvres destinées aux jeunes adultes. Ici, on aborde la surdité et la musique. C'est un si beau mariage - qui avait su me toucher dans La Famille Bélier - qu'à lui seul, il a intensifié l'intérêt que je portais au livre, sachant dores et déjà qu'il serait brillamment amené. Une fois n'est pas coutume, on parle de maladie, dans un contexte compliqué et douloureux. Le roman tourne autour de l'attirance de deux êtres qui ne peuvent être ensemble (Amour impossible, sort de ce livre!) par obligation, fidélité et intégrité (déjà cités, mais tellement présents dans ces pages!). 
Les deux personnages principaux sont tendres et attachants, leur liens et extraordinaire et leur complicité fascinante, car l'auteur a su décrire avec brios les petits riens qui créent le coup de foudre, l'amour qui ne s'exprime pas avec de simples mots, la fusion de deux êtres qui va au delà du ici et maintenant. De plus, nos personnages ont chacun leur caractère. Sydney a beau être douce et sensible, elle a un tempérament bien trempé et ne se laisse pas faire. Ridge est drôle, intelligent, attentif à tout ce qui l'entoure, aux personnes qui lui sont chères... bref, de vraies perles, ces héros! Ce que j'ai préféré, je pense que c'est tous les modes de communication qu'ils utilisent. Les moyens employés pour vivre et ressentir la musique malgré le silence, le toucher, les vibrations... j'ai trouvé chaque démarche unique et émouvante.
Concernant les personnages secondaires... Warren est excellent! Il paraît infect au premier abord, mais ce joyeux luron se révèle des plus adorables! Pour les autres, Bridget n'a pas de réelle importance et le frère de Ridge (j'ai oublié son nom) est pour ainsi dire inexistant. Maggie quoique sympathique, n'intervient pas assez  dans l'histoire pour qu'on la connaisse réellement.
Si je ne m'abuse, Maybe not, le volume suivant devrait parler de la relation Briget/Warren (de même que Cherche jeune femme avisée et D'un commun accord de Sophie Jomain font intervenir les mêmes personnages mais leur implication dans l'histoire n'est pas la même).



Passons à autre chose. J'ai ADORE écouter les morceaux composés par Ridge et Sydney tout en lisant les paroles. Un véritable bonheur, et de quoi se plonger avec plus de délectation encore dans l'histoire. Dans Indécent, il est question de slam. Pour être tout à fait franche, ce n'est absolument pas un art que je sais apprécier. Par contre, les titres interprétés par Griffin Peterson sont tout ce que j'aime : la voix un brin rocailleuse du romantique armé de sa guitare... et vous pouvez les retrouver en toute légalité ici, sur Deezer.

~ Un dernier mot pour la fin ~ 

Maybe Someday est une superbe histoire d'Amour - pur, vrai et fort - à lire en musique, et ce sans la moindre hésitation si vous aimez Colleen Hoover et plus encore si vous ne la connaissez pas, ce sera une belle découverte! L'accumulation d'éléments tristes et dramatiques pourrait en rebuter certains, mais allez jusqu'au bout ne serait-ce que pour le charme de certains personnages et la bande-son qui nous emporte en un clin d’œil!


mercredi 27 mai 2015

FanGirl - Rainbow Rowell



// Editions Castelmore // 507 pages //


~ Pour commencer ~  
Cath et Wren sont jumelles. Elles ont toujours été inséparables, passionnées par la grande saga de Simon Snow. Sauf qu'aujourd'hui, elles rentrent à l'Université et rien n'est plus pareil. Alors que Cath est une Nerd qui vit dans le monde des Mages et dont le quotidien est mené par la rédaction de sa fanfiction Carry on, Wren, toujours plus sexy et fêtarde, a décidé de prendre une collocation à part et de faire chaque jour de nouvelles expériences.
Entre Reagan avec qui elle partage sa chambre étudiante, Lévi qui traîne tout le temps dans ladite chambre, Nick le garçon de la bibliothèque ou encore Arthur son père un peu original, Cath n'aura pas le temps de s'ennuyer, et qu'importe son aversion pour toute vie sociale!

~ Mon avis ~ 

Après mon énorme coup de cœur pour eleanor & park, il m'était impossible de ne pas vouloir découvrir les autres titres de l'auteur. FanGirl m'intriguait sérieusement et semblait sortir du lot. Ce qui me freinait, c'était le nombre de personnes ayant interrompu leur lecture. Et je me suis dit que rien ne vaut de se faire son propre avis! 
Il est vrai que ce pavé peu impressionner. De même que les premiers chapitres très descriptifs, voire un peu poussifs. Et puis cette héroïne qui ne semble vouloir se lier à personne, dont l'entourage semble hostile au possible tant les descriptions qu'elle en fait sont peu engageantes. Et puis avec un petit effort, on se laisse prendre à l'histoire. La passion qu'elle voue au monde de Simon Snow (qu'on pourrait qualifier de bel hommage à celui d'Harry Potter, ainsi que la même passion qu'il a suscité auprès des fans?), sa difficulté à s'attacher au réel, au présent, sans nul doute à cause de leur mère qui les a abandonnées dans leur enfance.
Ce livre est une histoire de vie, une histoire de tous les jours sur le passage à l'âge adulte, le premier amour, les relations qu'on se crée, les responsabilités que l'on prend. Le thème de la maladie mentale est subtilement abordé, de même que ses répercussions sur le quotidien et la famille. On retrouve avec plaisir la plume de Rainbow Rowell qui traite de l'amour avec une telle légèreté, un véritable bol d'air frais. Ici pas de clash, de cris et de larmes. Cather découvre petit à petit ses sentiments et ses désirs naissants. 
Pas de scènes torrides dans ces pages, juste des rencontres, des approches imperceptibles et des émotions sincères. L'évolution de la relation entre Cath et ... son cher et tendre (ne spoilons pas cet élément!) m'a fait penser à ce passage du Petit Prince durant lequel il veut apprivoiser le renard. Mais aussi celui de la rose, laquelle est pour lui unique au monde.
Rien d'extraordinaire, mais de vrais petits moments de bonheur. J'ai retrouvé à chaque fois avec plaisir cet univers sans artifices, qui m'a permis de m'évader lors de mes moments de détente...
Joli fan-art d'une scène du livre


~ Un dernier mot pour la fin ~

Un joli roman sur la vie de jeunes adultes en devenir, l'amour et l'amitié, l'importance de la fiction dans notre quotidien et le potentiel Sex Appeal des Geek ! (c'est une blague, mais il faut bien conclure en beauté cette courte chronique!). Et vivement la sortie de Carry on by Rainbow Rowell :)


jeudi 7 mai 2015

From The Past, tome 1 : Adaptation - Lauren Peretti



// Edition JB2S // ePub //

~ Pour commencer ~
D'habitude, je fais un résumé perso des lectures que je présente, mais là, conserver l'original a son importance car lorsque son auteur me l'a transmis, j'ai été immédiatement convaincue.

Belmont Massachussetts, 1955.
Livia a dix-sept ans. Étouffée par les angoisses de son père, elle rêve d'émancipation. Mais, alors que pour la première fois, elle est autorisée à sortir avec ses amis pour voir le succès annoncé de la Fureur de Vivre, Livia perd subitement connaissance.
Quand elle se réveille, 59 ans se sont écoulés mais elle a toujours 17 ans... Surtout, elle possède d'inquiétantes capacités inexpliquées.
Aidée par Kate, neurologue chevronnée, Livia parviendra à s'échapper de FitcherTeck qui la tient captive.
Meurtrie par la perte des siens, elle devra relever plus d'un défi : rattraper près de soixante ans d'histoire, de technologie et d'évolutions sociales et culturelles, maîtriser ses nouvelles capacités mais, surtout, découvrir ce qu'il lui est arrivé, le tout sous la menace de FitcherTeck, organisation sans scrupule qui met tout en œuvre pour la retrouver.
Dans sa fuite vers son destin, Livia découvrira l'amour avec le beau William, fils naturel de Kate abandonné à la naissance, lui-même brisé par la vie. Ensemble, ils tenteront de se reconstruire.

~ Mon Avis ~
Le monde de l'édition doit être compliqué et nécessiter de nombreux critères spécifiques pour que ce joli bouquin n'ait pas trouvé d'acquéreur... J'ai bien évidemment été intéressée. Il s'agit d'un mélange de plein de thèmes que j'ai aimé découvrir tant dans des films que des romans : la propulsion dans le futur, l'association secrète, le complot national, l'amour compliqué et magnétique, les capacités hors du commun, la vie au lycée...
J'avoue, j'ai parfois été exaspérée par l'éternel "oui mais non" (cité plus bas pour Les Bottes Rouges) qu'on retrouve entre Livia et William mais bon, s'il n'existait pas nos petits cœurs romantiques s'en retrouveraient grandement frustrés!
Comme je suis sur les remarques désobligeantes, autant continuer par elles car leur nombre et moindre. Étant donné la richesse de cette histoire, j'ai parfois été déçue par quelques passages qui auraient mérité d'être un peu plus développés. Le roman est parcouru de moments forts, de passages romantiques, d'éléments plus techniques et de mystères et je les aurais souhaité plus creusés.
S'agissant du premier tome d'une trilogie, ce volume se construit comme l'amorce pour quelque chose de bien plus grand. Autant vous dire que j'attends beaucoup de la suite qui s'annonce forte en rebondissements.
L'intrigue est centrée sur trois personnages : Livia, Kate et William. De ce fait, leur personnalité est travaillée, on a tout le loisir de faire leur connaissance et d'apprendre à les apprécier. Livia, jeune fille durant les années 50 évolue avec sa découverte d'une époque dont elle ignore tout et des nouveaux pouvoirs qui lui sont étrangers. Kate a su me toucher par ses choix douloureux, mais courageux et l'affection qu'elle porte à Livia.
La relation entre Livia et William m'a fait penser à Fern et Ambrose (Nos Faces Cachées) par leur souffrance et cette nécessité de se reconstruire après le drame de la guerre, la culpabilité etc. J'ai aimé la personnalité de Livia, cette fille forte de ses convictions, forte mais se refusant aux excès de notre époques. Elle se bat pour l'amour qu'elle partage avec William, pour rendre fière Kate, pour sauver Andrew, pour découvrir ce qui lui arrivé.
Le mystère plane autour de FitcherTeck. On en apprend par-ci par-là au cours du récit mais je pense que le gros de cette manigance nous sera révélé par la suite.Bref, il me tarde d'en savoir plus! Surtout avec la fin qui nous est servie, l'attente sera longue.
Point très important à souligner : la plume de l'auteur. Quel plaisir de profiter d'une pareille histoire en parcourant de belles phrases, construites, au vocabulaire travaillé!

~ Un dernier mot pour la fin ~

Je remercie Lauren Peretti d'être venue à moi pour me proposer un exemplaire de From The Past afin que j'en présente une chronique. J'ai été conquise. Un premier roman fort et riche, servi par un style excellent. Je ne peux que vous le conseiller afin de découvrir cette nouvelle héroïne mais aussi soutenir l'auteur et permettre à son histoire de se faire connaître plus encore :)

jeudi 23 avril 2015

L'instant présent - Guillaume Musso



// Éditions XO //  374 pages //

Une couverture douce et sobre. Pas d'illustration mais une photo cette fois... et quand même, ça me plait!

"Lisa et Arthur n'ont rendez-vous qu'une fois pas an".
C'est marrant, cette histoire d'amour ressemble à celle qui existe entre Guillaume Musso et ses lecteurs. Qu'importent les années, c'est un rendez-vous que je ne manque jamais, la sortie du nouveau Musso. C'est toujours un bonheur de le retrouver, de faire connaissance avec ses nouveaux personnages, de partager avec lui cette nouvelle aventure...

~ Pour commencer ~
Les dernières volontés de son père mènent Arthur à une malédiction dont il se retrouve prisonnier. Le phare des vingt-quatre vents le condamnent à vivre un jour par an durant les vingt-quatre prochaines années et à la fin de celles-ci, tout ce qu'il aura vécu et construit disparaitra. Mais Arthur refuse d'y croire, car son amour pour Lisa est plus fort que tout.

~ Mon avis ~ 
Ma première réaction quand j'ai commencé ce roman a été "Non mais Guigui où vas-tu donc nous pêcher des histoires pareilles?". Certains le critiquent beaucoup, le considèrent comme un auteur populaire sans talent... Quand bien même! Sept ans que je le lis, plus de dix romans à son nom dans ma bibliothèque et même si certains titres m'ont plus plu que d'autres, je le maintiens, Guillaume Musso est un auteur incontournable! Ses romans sont divertissants, surprenants, revigorants, attendrissants, passionnants... 
Je ne vais pas faire un article très long.
On rencontre Arthur, qui est médecin (oui, encore ^^) qui tombe amoureux de Lisa qui est une jeune femme un peu torturée mais avec une force de caractère inégalable (oui, encore ^^). Du déjà vu, certes, mais c'est un plaisir de retrouver ces personnages made in Musso. C'est sa griffe, sa marque de fabrique, ça fonctionne et c'est tant mieux.
Ici il est question de voyage dans le temps, de sacrifice et de malédiction, d'espoir en un avenir des plus incertains. Le titre prend tout son sens à la fin, même si on le comprend peu à peu dans chaque chapitre : Arthur profite de son existence au compte goutte mais savoir chaque instant comme un cadeau inestimable.
Le personnage du Sullivan est juste ex-cel-lent! Il est tellement attachant.
L'histoire se construit autour d'un petit noyau de personnages, à peine cinq qui se révèlent vraiment importants et qui nous font tourner les pages à grande vitesse.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Vous aimez Guillaume Musso? Vous n'avez sans doute pas pris le temps de lire ce blabla intempestif car vous ne vous posez plus de question avant de vous jeter sur son dernier roman. Vous ne connaissez pas? Eh bien jetez-vous à l'eau et découvrez afin de vous faire votre propre opinion et décider si oui ou non cette lecture vaut le coup. Bonne lecture!

dimanche 19 avril 2015

Les Bottes Rouges - Fleur Hana


 // Editions EdiBitch // 356 pages //

Pour info
*sortie format ebook : le 1er mai 2015*
*sortie format papier : le 1er juin 2015*

Qu'on se le dise, je suis faible. En premier lieu, j'ai craqué sur la couverture : l'illustration est juste sublime. Le rouge qui ressort en parfaite adéquation avec le titre, le visage dissimulé de la jeune fille sous la pluie... De plus, les illustrations en début de chapitre et de flash-back ajoutent réellement un plus. 
Sans trop en dévoiler, le contenant est à la hauteur du contenu.

~ Remerciements ~

http://edbeditions.com/blog/

EdiBitch, c'est une maison d'édition que j'ai découverts comme ça, par hasard, sur le net, alors que la team faisait une super promo pour la sortie de "Oh my phone!". Bien évidemment, j'ai proposé ma candidature pour recevoir un exemplaire et en faire une chronique et même si je n'ai pas fait partie des élues, ma copine Jiji des instants volés à la vie en était et ne m'en a dit que du bien! De quoi rester attentive à la suite des évènements... J'ai continué à suivre la page Facebook et j'avoue que l'humour et la pêche de EDB ne m'a pas laissée indifférente! J'ai commencé à bosser, rentrer très tard, ne même plus trouver le temps de lire un malheureux bouquin lorsque elles ont posté cette annonce qui proposait d'envoyer un mail et peut-être recevoir un exemplaire des Bottes Rouges, ce mystérieux roman à la couverture qui m'a littéralement tapé dans l’œil. Un autre soir où je rentrais encore lessivée à une heure avancée, ledit roman était dans ma boîte mail, accompagné de recommandations qui m'ont donné le sourire aux lèvres. Comme quoi, on peut se montrer professionnel et drôlement original.
Désolée pour ce blabla inutile, mais le but est de dire "merci" à EdiBitch pour cette exclusivité, la première qui ait été offerte à mon modeste blog littéraire/cinéma/bric-à-brac !! C'est bien beau tout ça, mais qu'est-ce-que j'en ai pensé concrètement? Ça vient, ça vient...

~ Pour commencer ~
Angélique vient de perdre son grand frère, décédé lors d'un accident de moto alors qu'ils se rendaient à une soirée ensemble. Le temps de remettre les choses en ordre dans sa vie, elle retrouve sa ville natale, ses parents, ses meilleurs amis, les anciennes connaissances du lycée... mais aussi les potes de son frère. Valentin en fait partie. Le bad boy tatoué et percé, ce n'est pas vraiment son type, et pourtant, elle a bien besoin de se changer les idées et fuir tous ces regards désolés et ces mots de pitié qu'elle ne supporte vite plus. 



~ Mon avis ~
Le deuil, une romance, la jeune fille qui arrive ou revient dans une ville, le bad boy inaccessible et torturé... des thèmes déjà connus qui m'ont vite rappelé Tes mots sur mes lèvres ou encore Indécent. D'accord, je les ai beaucoup aimé ces livres, mais parfois trop d'émotion tue l'émotion et je souffrais avec les personnages (empathie quand tu nous tiens)... bref!
Rien à voir avec Les Bottes Rouges.

Très rapidement, le ton est donné. Angélique est une jeune femme qui souffre énormément de la perte de son grand frère qu'elle adorait, vraiment. Mais son deuil, elle y fait face seule et n'a pas besoin de toute cette pitié, ces longues phrases débitées sans qu'elles ne contiennent une once de vérité. Un saint? Son frère? Non mais sans rire! 
Et puis ce n'est pas ce drame qui va lui faire perdre son sens de l'humour. Entre répliques cinglantes et autodérision,  je ne compte plus le nombre de fois où Angie m'a fait rire aux éclats! "Pierre... Euh, non, Jacques!". L'auteure nous dépeint une fille forte, une vraie battante, qui ne nie pas sa souffrance mais qui tente de la surmonter comme elle peut, à sa manière et avec ceux à qui elle tient. Un tempérament de feu, une répartie bien placée et un sex appeal qui en laisse bien peu indifférents... voici ce qui qualifie l'Angie que l'on découvre chapitre après chapitre.
On ne peut parler d'elle sans passer par Josselin et Anita, ses deux amis de toujours. Lui, c'est un coureur de jupon invétéré, ce qui ne l'empêche pas de prononcer de grandes tirades sur la vie et ses choix. Elle, le cœur d’artichaut,  est une véritable pile électrique drôle et attachante.
Il y a aussi sa mère dont le moteur de la vie est l'aide qu'elle peut apporter aux autres, et son père à qui elle ressemble le plus, et qui vit la perte dans le silence.
Elle va rencontrer Jonas, le garagiste au cœur tendre qui connait la miss presque aussi bien qu'elle. Et il y aura Valentin, alias V.
J'avoue, le look et l'attitude du bad boy associés, son langage de charretier et ses multiples conquêtes m'ont laissée sceptique sur le coup. Et puis les confrontation avec Angie ont tout changé. Parce que c'est justement ensemble qu'ils sont géniaux. C'est à son contact qu'il est amené à sortir de sa coquille, laisser place à des choses vraies et même belles sans que cela ne vire au patho ni à la guimauve. Il s'est fixé des barrières, des règles qu'il se borne à tenir tandis qu'Angie est libre et n'a de chaînes que sa culpabilité et sa tristesse. Et c'est peut-être pour ça qu'il ne peut vite plus se passer d'elle...

Donc pour faire simple, on a bien évidemment une histoire d'amour naissant. Le chemin n'est pas sans embuches, donc il va y avoir des "oui, mais non" qui font soupirer d'exaspération mais dont on ne peut se lasser parce que c'est justement pour ça qu'on lit des romances. On a aussi une vraie héroïne intéressante avec un caractère bien définit et un lover qui se creuse avec le temps et auquel j'ai fini par énormément m'attacher. Les personnages secondaires ne font pas tapisserie, loin de là, ils ont une réelle importance et apportent une nuance particulière à l'histoire, permettant de faire lien dans tout ce petit monde.
Ce qui m'a énormément plu aussi, c'est faire connaissance avec Damien, à travers les flash-back disséminé tout au long du récit. Chacun trouve sa place naturellement et rend justice au frère tant aimé.
Quoi, j'ai oublié quelque chose?
Aha, oui, je sais.
On est pas dans une comédie romantique qui passe en début de soirée alors oui, il y a du sexe. Et pas la même scène répétée en boucle, merci bien. Non, on a du piquant. Du grisant qui nous émoustille. D'autant plus que nos deux tourtereaux se cherchent, se perdent, se retrouvent et les réconciliations sous la couette (ou sur le comptoir... vous verrez bien en le lisant) sont les meilleures! 
En parlant de ce qui peut être classé comme politiquement incorrecte, il y a le vocabulaire. Mais étant donné j'ai tendance à m'exprimer comme à la cour de Louis XV et que le langage de la belle Angie ne m'a pas outrageusement choquée je me permettrait de dire qu'il est adapté à la griffe de l’œuvre et ne gâche en rien sa lecture et la rend même d'autant plus attrayante! 


~ Un dernier mot pour la fin ~
On démarre par un drame à nous arracher une larme, on fait la connaissance d'une héroïne à l'humour décapant, on croise le chemin d'un bad boy sexy, on se ronge les ongles à les voir se jeter et s'adorer, on souhaite taper la causette à chaque personnage qui partage leur vie, on rit à gorge déployée et on tourne la dernière page, le sourire aux lèvres.
Bref, la Bitch Team tient ses promesses en nous offrant un titre Love, Fun and Sex!



samedi 4 avril 2015

Harry Potter - L'Exposition





Avec ma super copine Eva, bloggeuse de Les Poussières d'étoiles, nous avons gagné des places pour l'inauguration de l'exposition Harry Potter, à la Cité du Cinéma de Saint-Denis. Une fois le sms de RTL reçu, ni une ni deux nous réservons nos billets de train (qui ne fut pas une mince affaire, quelques jours avant le weekend de Pâques...).
Nous avons décidé de vous concocter un article commun au travers duquel nous partagerons impressions, photos et coup de cœur, peut-être même vidéo si ma Mrs Cullen préférée a le temps de télécharger tout ça :) Voici notre journal de bord !
06h18 : départ du train vers Paris. L’excitation est à son comble. Courage, plus que trois heures de train… Selfies et annonces sur intagram pour rameuter les fans et lancer les échanges, pari tenu.

Instagram // @littlepoppy
09h35 : arrivées à Paris. Nos missions à exécuter en impératif : trouver le distributeur Birchbox, se fournir un plan de Paris et des tickets de métro. Mission accomplie les chatons !
Aux environs de 10h30, une fois sorties du métro nous partons à la recherche de la Cité du Cinéma. Notre quête n’est pas si rude, bien heureusement pour nous le chemin est fléché.


L’objet de notre périple étant atteint et en attendant l’heure de notre passage, nous pouvons tranquillement nous rendre dans un lieu magique inconnu dans nos contrées du Sud-Ouest : Primark. Nous en ressortirons allégées de quelques Gallions mais chargées de précieux objets.

A 13h00 nous revoilà à la Cité du Cinéma. On tente de rentrer et apercevons brièvement les célèbres interprètes des jumeaux Weasley. On se fait refouler bien gentiment parce que nous, on est invité alors hop hop hop attendez dehors dans le froid les enfants.



Quelques paroles échangées et nous faisons connaissances avec deux Potterheads dont le webmaster de Harry Potter France. Alors que nous attendons près de l’entrée, Eva  repère l’un des jumeaux sorti se désaltérer. La règle est stricte, ni photo ni autographe. Mais qu’importe, il est bel et bien là !
Quelques instants plus tard James et Oliver sortent de l’exposition. Ils passent à quelques mètres de nous et s’éloignent vers le véhicule qui les conduira à la Fnac. Ce souvenir restera gravé dans nos mémoires : nous avons vu James et Oliver Phelps de nos propres yeux !!

Crédit image : Harry Potter France

14h00 précises (merci RTL) les portes s’ouvrent enfin, nous permettant de quitter le froid et la pluie. En échange de notre nom, on reçoit un billet (on ne le sait pas encore, mais il s’agira du seul présent que recevront les heureux gagnants du concours RTL à qui l’on avait promis de nombreuses surprises…). 


Nous étions les toutes premières à entrer !! Munies d’une baguette magique (officielle) le temps d’une photo, nous esquissons notre plus beau sourire agrémenté d’une pose improbable. *cheese* (malheureusement nous sommes passées l’une après l’autre, acheter ladite photo n’avait donc pas grand intérêt…).



Les portes de Poudlard s’ouvrent sur la salle de répartition des maisons. Eva, heureuse volontaire, se manifestant par un levé de main digne d’Hermione Granger herself partira à Serdaigle. Moi, je ne porterai pas le Choixpeau et restera une Serpentard dans son cœur (merci Pottermore).



Contrairement à l’histoire de J.K. Rowling, nous prenons le Poudlard Express après la répartition des maisons. Et enfin, la véritable aventure commence…

/!\ ALERTE SPOILERS /!\

Chères lectrices, chers lecteurs, nous vous conseillons d’arrêter ici votre lecture si vous ne souhaitez pas en voir plus et garder la surprise… Dans ce qui suit, photos et description de l'exposition dans ses grandes lignes. A la fin, un bilan de cette escapade magique!

Commençons...

L'exposition démarre dans la salle des portraits. Quelques-uns plus ou moins connus et finalement, celui de la Grosse Dame, tentant à nouveau de pousser la chansonnette jusqu'à atteindre la notre ultime.
L'exposition et comme une grande salle des portraits. Une succession de tableaux, chacun consacrés à un ou plusieurs personnages. Le premier qui m'a attiré était centré sur Luna Lovegood et Neville Londubat. Leurs différentes tenues, détente et uniforme, les objets qui leur appartiennent, qui les qualifient, auxquels on les associe. De petits écriteaux avec commentaire sur chaque éléments. Le tout est joliment présenté, c'est clair, divertissant et visuellement très plaisant.

Neville Londubat - Luna Lovegood


Harry Potter

Les personnages sont présentés dans différents décors, dont la salle commune de Gryffondor avec son panneau d'affichage, mais aussi les dortoirs avec leurs lits à baldaquin, les salles de cours et bureaux des professeurs qui sont reconstruits dans d'étroites surface mais de manière complète.

Le bureau de Dolores Ombrage
 On a droit a des décors très symboliques que j'ai été ravie de voir ainsi. Je ne m'attendais pas à certain et quelle ne fut pas ma surprise qu'un cadre aussi important soit consacré au professeur Lupin et sa fameuse armoire abritant l'épouvantard!


Ce qui nous beaucoup amusé, nous petits fans de la première heure et grands gamins à nos heures perdues... c'est le cours de botanique avec soins aux mandragores! On s'y serait cru! C'est une très chouette initiative de proposer des interactivités telles que celle-ci!


Par la suite, on quitte la salle des portraits, les dortoirs et le château de Poudlard pour faire un petit crochet vers le terrain de Quidditch (et engager une partie avec les copains) avant de s'aventurer dans la Forêt Interdite. Heureusement on a le temps de se réfugier dans la cabane d'Hagrid qui nous accueille sur son canapé moelleux!



Plein de choses sympa que je ne publierai pas parce que si vous voulez vraiment tout voir en détail, certains vous le présenteront bien mieux que moi, et personnellement je n'aime pas quand on m'en montre trop. Juste assez pour donner envie.



L'exposition se clôture sur la salle de banquer, plus précisémment lors du bal de Noël de Harry Potter et la Coupe de Feu. Sur les lieux, les costumes de bal, la Coupe de Feu elle-même, les ouvrages de Rita Skeeter, mais aussi quelques baguettes comme il en a été ainsi pour tous les personnages, et d'autres bonus comme Dobby ou Fumseck en taille réelle.


Comme toute exposition, celle-ci nous mène à la boutique. Quelle déception! Déjà, voir que la photo prise à l'entrée coute 18€ ça fait mal, mais c'est un choix. Ne faites pas la même erreur que nous (si vous considérez aussi que c'en est une) et pensez à demander à prendre la photo avec vos amis et pas en individuel! C'est plus sympa comme souvenir - ce n'est que mon avis - qu'une photo de soit brandissant une baguette sur un fond incrusté. Bref.
J'avais décidé de m'offrir une écharpe et un bonnet aux couleurs de Serpentard, Eva aux couleurs de Serdaigle. Tout était là. Mais il s'agissait des produits dérivés très bas de gamme et pourtant à un prix élevé. Donc tant pis. Toutes les baguettes étaient proposées sur place, c'est un plus et a du plaire à bon nombre de personnes. Possibilité aussi de s'offrir des objets de collection tels que la carte du maraudeur, un coffret avec les différentes pièces de Gringotts, des stylos des quatre maison... Peut-être que je fais des caprices me direz-vous mais je m'attendais à plus, des choses différentes et exclusives. Résultat je me suis offert le guide de l'exposition qui représente pour moi un bel objet souvenir et une chocogrenouille. 
En fait, ce qu'on voulait absolument avec Eva, c'était la même poche que celle postée par Natacha Bird sur son compte instagram. De vraies gosses je vous dis!

Natacha a fait de nous des jumelles de phonepaper!
Donc à 15h00 et des brouettes, nous quittons la Cité du Cinéma pour partir à la conquête de Paris jusqu'au départ du train à 20h28. Album, Pulp's et d'autres ont eu droit à nos cris d'admiration devant chaque objet un peu fou renvoyant à l'une ou l'autre de nos addiction...

Un dernier mot pour la fin...
Nous, l'expo, on a adoré. Parce qu'on n'a pas fait les Studio donc c'était la première fois qu'on entrait dans un endroit comme celui-ci, consacré à notre saga préférée. Et parce qu'on ne savait pas où donner de la tête tant il y a de choses à voir. Qu'on y est allées ensemble comme promis et qu'on a plein de super souvenirs en stock.

Les moins :
- la boutique
- l'envergure de l'exposition. Cela nous a pris une heure, sans l'audio guide. C'est court pour ceux qui viennent de loin, mais ça n'empêche pas à l'exposition d'être de qualité. Disons qu'il faut le savoir pour ne pas être déçu.
- l'obscurité (nécessaire) à certains endroit et l'interdiction d'utiliser le flash empêche de faire certaines photos

Les plus : 
- Bah. C'est Harry Potter quoi.
- l'équipe d'animation est très sympa
- les "ateliers" interactifs comme la botanique ou le Quidditch
- le découpage de l'exposition qui n'était pas évident à mettre en place mais qui se révèle excellent

En espérant que cet article vous aura plu! N'hésitez à partager vos impressions sur l'expo, laisser un mot si vous vous y rendez prochainement... Peut-être je complèterai cet article avec les vidéos d'Eva ou d'autres photos, n'hésitez pas non plus à dire si vous voulez plus de photos, de précisions sur l'évènement etc.



Enjoy PotterHeads !!