samedi 28 mai 2016

Confess - Colleen Hoover



// Editions Hugo & Cie (New Romance) // 344 pages //

~ Pour commencer ~
Aubrun a quinze ans. Elle exprime une toute dernière fois son amour pour Adam avant d'être 
séparée de lui. Avant qu'il ne quitte ce monde. Cinq ans plus tard, Auburn a absolument besoin d'un second boulot. Owen a immédiatement besoin d'une nouvelle employée. Ils se rencontrent au moment où ils ont le plus besoin l'un de l'autre, mais aussi au moment où tout les séparent. Et pourtant...



~ Mon avis ~
Je n'entre pas plus dans les détails tout simplement parce que j'ai lu ce livre sans la moindre idée de son contenu et cela m'a certainement permis de l'apprécier plus encore. J'ai lu presque tous les romans de Colleen Hoover sortis en France et il me semble que c'est mon préféré, avec Ugly Love. Je dois avouer, aucun n'est pour l'instant un coup de cœur. Il y a toujours quelques chose qui me chiffonne. Trop de scènes larmoyantes, de moment où tous les personnages s'apitoient sur leur sort. Tellement de souffrance que Rémi sans famille et Princesse Sarah peuvent allez jouer dans la cour! Et les personnages sont parfait, irréprochables. Tous leurs actes ont pour but de protéger l'autre. Dévotion, sacrifice... Ce sont de belles valeurs qui comptent, surtout dans un roman centré sur l'amour mais c'en est presque étouffant parfois! 
Bref. Calmons-nous!
Je l'ai quand même dévoré. J'ai adoré Owen, ses convictions, son assurance, l'amour qu'il porte en lui. Auburn, je lui ai trouvé moins de saveurs. Sa crainte de perdre ce qui compte le plus pour elle l'a rend passive sauf à la fin, bien heureusement (enfin !!).
J'ai a-do-ré Emory, la coloc' d'Auburn. On la voit peu, mais elle laisse une sacrée marque : la fille drôle, un brin cynique qui n'a pas froid aux yeux.
Concernant Lydia et Trey, je les ai cordialement détesté, na!
J'au eu un énorme coup de cœur pour le dernier chapitre. Tout vient de là. C'est ce que j'ai préféré. Je l'ai lu à 7h du matin, j'ai versé toutes les larmes de mon corps. C'est l'un des plus beaux passages que j'aie lu. Le livre doit être lu, ne serait-ce que pour ce passage.
J'ai adoré les toiles disséminées tout au long du roman, ce qui m'a donné envie de découvrir leur auteur qui fait des merveilles : Danny O'Connor.



~Un dernier mot pour la fin ~
Du bon Colleen Hoover comme on les aime, avec son lot de drames bien dramatiques (non, non je n'exagère pas). C'est tendre et émouvant, c'est beau, ça donne envie de se battre pour ce qui compte, d'être amoureux ou alors de se blottir dans les bras de son cher et tendre.

mercredi 25 mai 2016

Le petit, c'est sexy !

Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, autant se faire plaisir, allons-y!
Que je vous explique le titre...
Je suis très, très, très grande pour une femme. 
On m'a longtemps bassiné avec de faux apitoiements selon lesquels j'aurai du mal à trouver quelqu'un d'assez grand pour moi. Puis, quand j'ai commencé à penser à moi, à ce que je voulais, à ce qui me plaisait, j'ai constaté que beaucoup d'hommes bien plus petits que moi faisaient chavirer mon cœur. Pourquoi me priver pour une bête histoire de centimètres? Cette idée m'est venue, avant que je ne rencontre enfin mon cher et tendre, grâce à certains acteurs qui me faisaient rêver sans être forcément montés comme des armoires à glace ni gigantesques. 
Chères lectrices, chers lecteurs, voici une petite liste non exhaustive de mes "petits" chouchous (on prend toujours cela sur le ton de la plaisanterie,hein!) du cinéma.

Tom Cruise - 1,70 m
Tom a toujours été considéré comme "petit" alors que sa taille n'a rien de ridicule, mais bon... j'ai entendu tellement de bêtises à ce niveau-là! Il est toujours terriblement séduisant et on se fait même plus attention à son âge, il semble être comme le bon vin celui-là! Je déplore seulement que le cinéma se sente obligé de faire tout un tas de mouvements caméra, de mise en scène, de plan calculés pour le faire paraître plus grand que ses compagnes au cinéma dont il est avéré qu'elles sont plus grandes que lui! Comment expliquez-vous que Cameron Diaz (1,75m) fasse tout juste sa taille quand elle a des talon? Avec une belle gueule comme la sienne pas de quoi rougir pour quelques centimètres!

James McAvoy - 1,70 m
James, c'est mon chouchou toutes catégories. Depuis que je l'ai découvert dans Becoming Jane, puis au voulu voir tous ses films comme Penelope, Atonement, Narnia, Wanted... Maintenant il s'est fait une sacrée notoriété en partie grâce à X-Men, mais voilà, c'est un acteur vraiment extra et personnellement, ses yeux bleus... ouahou! (oui, je suis faible.)

Daniel Radcliffe - 1,67 m
Certains vont penser "Ah, l'acteur de Harry Potter!", eh bien excusez-moi, mais quand j'ai regardé Horns, j'ai pensé à tout sauf à HP. Daniel a su se détacher du héro qui l'a rendu célèbre et entre Kill your darlings et What if il a fait un joli bout de chemin! C'est devenu un bel homme 'enfin, ce n'est que mon avis, hein!) et je lui souhaite une belle carrière! Et pour info, sa fiancée est plus grande que lui! Hihihihi ^^ (un point pour la team des grandes gigues!)

Emile Hirsh - 1,67m
Non? Sa tête ne vous revient pas? Pourtant c'est lui qui incarne à merveille le personnage principal dans Into The Wild. On l'a aussi vu dans The Girl next door ou encore les Seigneurs de Dogtown mais malheureusement Emile n'a plus été tellement vu au cinéma ces dernières années...

[Article en pleine croissance qui peut grandir encore un peu]




samedi 21 mai 2016

Zia met son nez partout - Claire DeLille


// Editions EdiBitch // 367 pages // (sortie le 1er juin 2016)

~ Remerciements ~
Un énorme merci plein d'amour aux seules et uniques éditions EDB qui m'offrent ici mon troisième service presse! Depuis Les Bottes Rouges et Les Tribulations d'une gothique amoureuse, j'ai eu la chance de rencontrer cette super équipe au Livre Paris et j'en garde un souvenir dingue =) ça me donne une envie monstre de bosser sur mes écrits à l'abandon et leur envoyer un manuscrit qui pétille... bref!

~ Pour commencer ~ 
Nastasia, rédactrice de Zia met son nez partout pour le webzine Girls Only, a décidé de se battre pour que son complexe de toujours devienne l'atout qui la rendrait plus forte. Bon, elle classe tout de même les hommes en deux catégories : ceux qui lui sont accessibles et les purs beaux-gosses intouchables. C'est l'un de la seconde catégorie qui croisera son chemin, mais pas dans les conditions qui l’auraient fait rêver! Zia se retrouve malgré elle le suspect numéro un dans une affaire de meurtre! Alors qu'elle n'avait fait que son job en dénonçant les déboires d'une starlette montante... Mais Zia ne se laissera pas faire. Pour prouver son innocence, elle est prête à tout.

 
~ Mon avis ~
Zia met son nez partout est une véritable petite bombe! La chick-lit, je pensais l'avoir presque totalement explorée... mais mixée à une enquête pour meurtre, on la savoure comme au premier jour! Claire DeLille nous offre une héroïne drôle et attachante, au caractère de feu (ou de chiotte selon les dires, vous comprendrez en lisant...). Zia intrépide mais pas sans peur. Elle nous le fait bien savoir, quand elle a les chocottes! L'amitié qu'elle porte à Alex m'a fait fondre... Son manque d'assurance aussi, lorsqu'il s'agit de son physique, même si celui-ci n'apparait que quand les sentiments la rendent vulnérable. C'est ce qui permet de nous identifier à elle! Zia est drôle, fait des bourdes, détient en elle le grand art de l'autodérision, elle croque la vie à pleines dents et veut s'en sortir coûte que coûte... même si ses qualités d'enquêtrice, elle les tire des romans et films policiers diffusés le samedi soir.
Passons à l'enquête elle-même. Elle est trépidante! Je me suis surprise à poser tout un tas d'hypothèses sur l'identité du véritable coupable, ses motivations, les circonstances et tout le reste. J'ai un tout petit peu tiqué lors des derniers chapitres, car la résolution m'a paru survenir très rapidement alors que les indices avaient été égrenés petit à petit tout au long du roman. Mais - ouf! - cela n'a en rien gâché ma lecture! Et cette fin si touchante qui m'a plaqué un méga smile sur les lèvres (je suis une grande sentimentale, je l'admets!). 
J'ai passé un excellent moment de lecture et je remercie à nouveau la Bitch Team : sans vous, je n'aurais pas à nouveau eu le plaisir de me taper l'affiche, à me marrer comme une idiote dans le bus sur le chemin du boulot!

~ Un dernier mot pour la fin ~
Zia met son nez partout possède tous les ingrédients du cocktail sexy dont vous rêvez : une héroïne classe et déjantée qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, une enquête de dingue qui vous tient en haleine jusqu'au bout, une plume qui décape entre franche rigolade et cœur sensible... Mention spéciale au joli message passé à travers cette histoire - du moins, c'est comme ça que je l'ai perçu! - sur la beauté des femmes qui s'assument et la force de caractère qui ne les rend que plus éclatantes.

lundi 18 avril 2016

American Horror Story - Coven (Saison 3)



Saison 3 - 13 épisodes // 2013 - 2014
Série en cours (6 saisons en 2016)

Comme j'ai aimé l'ambiance de cette saison! Le début est, avouons-le, assez violent! Il m'a fait penser au tragique passé de Malicia dans X-Men :'( de même que la suite, avec l'école, les écarts de principes avec les autres sorcières etc.
Cet institut qui accueille de jeunes filles pourvues de dons, de capacités particulières, de... "pouvoirs". J'ai été ravie de voir Emma Roberts rejoindre le casting! J'ai toujours beaucoup aimé ses personnages de pimbêche séductrice qui cache bien plus que ce qu'on ne voit au premier abord. 
Toute l'histoire tourne autour du personnage de Fiona, interprété par Jessica Lange, qui est la "Suprême", la reine des abeilles chez les sorcières de Salem. Qui lui succédera? Qui entraînera sa chute? Jusqu'où ira-t-elle pour garder son titre? 
Ryan Murphy aurait évoqué son souhait d'introduire, comme dans Murder House, une histoire d'amour à la Romeo & Juliet. Pour ma part, je trouve que le résultat n'est vraiment pas le même! Bon, ce qui compte c'est qu'il y ait toujours Evan Peters (on ne dit pas non à un beau blondinet!) mais son personnage n'a pas de véritable importance je trouve. Hormis d'être un sujet de discorde pour les deux adolescentes jalouses!


Les flash-back relatant les abominations perpétrées par Marie-Delphine Lalaurie sont les plus sombres, monstrueux et cruels. Ils sont responsables des conflits persistants des siècles après, entre les deux clans de sorcières.

Bref, j'ai passé un bon moment avec cette saison qui se révèle plus légère que les précédentes, autorisant quelques traits d'humour, sans compter le contexte "pensionnat" qui ajoute toujours de l'intérêt au récit.
Me voilà à l'épisode 4 de Freak Show et le clown me terrorise littéralement!

Parlez moi de cette série, vos saisons préférées? Des séries coup de cœur en ce moment?

La fille de Brooklyn - Guillaume Musso



// Editions XO // 470 pages //

J'ai découverts Guillaume Musso en 2008, durant mon année de Première Scientifique (merci ma copine Eva !!). J'ai rattrapé mon retard en engloutissant tous les titres que Monsieur Musso avait écrit jusqu'alors, et me suis procuré chaque roman à sa sortie dans les années qui ont suivit. 
Parmi ces treize titres il y a eu du grand amour, des déceptions, des coups de cœur, des moment de lassitude... et pourtant chaque année, j'attends avec impatience "le nouveau Musso", comme un rituel, une petite tradition à moi que je partage avec les fans.
La fille de Brooklyn n'est certainement pas mon titre préféré. L'histoire m'a laissé un sentiment de "déjà vu". Et pourtant j'ai été surprise, émue, agrippée à mon bouquin durant certains passages. Et combien de fois me suis-je laissée à m'exclamer "Sacré Guillaume!" parce que même en partant d'un standard des enquêtes policières, il réussit à ajouter son grain de sel, son petit plus personnel qui n'appartient qu'à lui.
Le tout dernier chapitre m'a profondément émue. Car au cœur de cette enquête qui nous semble familière, se joue une tout autre histoire, mais cela je ne vous en parlerai pas.

mercredi 13 avril 2016

Je suis un monstre - Keren Nott


// Editions Underground // 350 pages //

~ Pour commencer ~
Edselias Greaper est un monstre. Est-il né en tant que tel ou l'est-il devenu? Vous le déciderez en lisant ce journal dans lequel il retrace son existence. Quel rôle ont pu jouer le manque d'amour de sa mère? La cruauté de ses camarades? La violence de certaines rencontres? La passion qui a su le consumer? Allez-y, découvrez...

~ Mon avis ~
Oh mon Dieu! Bon sang! 
Mais quelle claque... QUELLE ÉNORME CLAQUE !
Calmons-nous.
Je suis un monstre est très certainement l'un des livres les plus surprenants qu'il m'ait été donné de lire, sincèrement. Un livre qui m'a complètement chamboulée. 
Alors, qu'on se le dise dès le départ : âmes sensibles s'abstenir. C'est du dur, du violent, du sanglant. L'auteur ne fait pas dans la dentelle. Le mot "souffrance" n'est rien comparé à l'illustration qui en est faite à travers ces pages. Y sont décrits des meurtres commis de sang froid, par plaisir, par jouissance de la domination et du désespoir d’autrui. Je me suis mentalement censuré certains passages tellement c'était hard, pour vous dire...
Ce livre est effrayant. Ce qu'il décrit est dérangeant, malsain, souvent ignoble... et pourtant j'ai été happée, fascinée par son récit, agrippée à ses pages. Le personnage d'Edselias, aussi destructeur soit-il m'a touché de part la puissance de ses sentiments. Qu'il s'agisse de son amour comme de sa haine. Certains passages m'ont pris aux tripes. Pas à cause des effusions d'hémoglobine, hein, mais à cause de la passion dévorante qu'il éprouve pour un certain personnage dont je tairai le nom. Aucune mièvrerie (en même temps, ça ferait terriblement tâche vu le contexte) mais des émotions décrites avec une finesse qui m'a éblouie.
Ah, oui. J'ai adoré la plume de l'auteur. 
C'est quand même extraordinaire de décrire des scènes de massacres et des scènes de sexe comme elle le fait. Je m'explique. On rencontre énormément de déception dans ces cas là car il y en a toujours trop peu ou pas assez. Et là, c'était parfait, tout simplement. Pareil pour le langage d'Edselias. Il est jeune, son parlé évolue, il jure, mais rien à voir avec cet étalage incessant de jurons et d'expression mal intégrées que l'on doit parfois subir. Il en semble bien plus mature pour l'âge qu'il devrait avoir, mais cela rend la lecture encore plus agréable.
De nombreux "monstres" viennent à croiser le chemin d'Edselias. Tous des victimes de la vie et des hommes, qui veulent obtenir vengeance. Tous des êtres que l'on apprend à connaître et auxquels on s'attache, malgré leurs crimes et leur haine. Et au milieu de tout ce sang, de toute cette dépravation, certains passages apparaissent beaux, troublants, déchirants. 
Il ne servirai à rien de continuer à en parler. Le plaisir que j'ai éprouvé durant cette lecture est en partie dû au mystère, à l'inconnu dans lequel je me suis engagée. Je ne savais pas où j'allais et ce fut une sacrée expérience! 

~ Un dernier mot pour la fin ~
Amis lecteurs dotés d'un estomac solide et de nerfs d'acier, qui souhaitez du neuf et du surprenant mené par une narration impeccable : lâchez-vous! (et prenez bien en compte mes recommandation, en ce moment je suis rodée par trois saisons consécutives de American Horror Story mais peut-être aurai-je eu plus de mal avant ça! ^^)

~ A propos de la maison d'édition ~
Les Editions Underground existent depuis avril 2015. Une toute jeune maison qui propose bon nombre de titres tous plus intrigants les uns que les autres. Lors du Livre Paris, j'ai eu la chance d'en avoir une présentation et de rencontrer quelques auteurs. J'ai acheté un livre papier (Jusqu'à la fin des temps) et un usebook (La balafre de Dieu). A peine arrivée chez moi j'ai repensé à deux autres titres qui me tentaient bien aussi. Ni une, ni deux, j'ai acheté sur leur site deux ebook : Artefacts et Je suis un monstre. Leur stand était tout près de celui des éditions EDB et Rebelles. Bref, j'étais dans un coin bien sympa! 


vendredi 1 avril 2016

Les espions de la couronne, Tome 1 : Les roses rouges du passé - Julie Garwood



// Editions J'ai Lu (Aventures & Passions) // 380 pages //

~ Pour commencer ~
Christina Bennett, dite "la princesse" fait sensation dans la haute société depuis son arrivée à Londres quelques mois auparavant. Le marquis de Lyonwood, homme brisé et trahis, ne voit d'abord en elle qu'une jeune beauté de plus à mettre dans son lit. Dès lors que le premier baiser s'enchainent jeux de séduction et promesse de ne pas s'aimer. C'est sans compter les fantômes du passé qui ne tarderont pas à refaire surface lorsque les sentiments prendront le pas sur leur volonté de ne pas céder...

~ Mon avis ~
Très sincèrement, rien de bien fou, vraiment. Ce livre a été mon livre attitré aux transports en commun et fut un excellent compagnon dans mes moments partagés avec la RATP. Plus sérieusement, il s'agit d'une romance classique mais touchante, teintée d'une certaine originalité que l'on doit notamment au secret de Christina, à ses origines et le caractère bien trempé résultant de son éducation peu commune. 
Certains éléments ont manqué de panache ou n'ont été que peu développés, comme le LOURD secret de Lyon, ou la rencontre décisive des derniers chapitres qui semble un peu bâclée comparé à tous les détails fournis lors des scènes de galipettes (qui, à ce propos, sont bien dosées! ni trop ni pas assez ^^).

~ Un dernier mot pour la fin ~
Une romance qui ne fera pas date, certainement, mais qui a le mérite d'offrir un chouette divertissement sans prise de tête, joliment écrit et avec de quoi nous émoustiller le temps de quelques lignes.

mardi 29 mars 2016

The heroic legend of Arslan - Yoshiki Tanaka x Hiromu Arakawa
















// Editions KUROKAWA // 4 volumes (série en cours) //

Grande fan de FullMetal Alchemist depuis 2005, c'est avec une immense joie que je me suis jetée sur le premier tome de la nouvelle saga épique signée Arakawa! Je ne connaissais le premier anime d'Arslan que de nom, je ne suis donc pas en mesure de faire un comparatif.

J'ai eu énormément de mal à me plonger dans cette histoire. Beaucoup de discours, de scènes de guerre, des tas de personnages, on se serait cru dans une version de Game Of Thrones sans sexe, vraiment... 
Puis il y eu l'arrivée de Gieve. Un peu de fraîcheur et une franche déconnade au sein de cette histoire en perdition! Non, j'exagère... Mais c'est disons vers le tome 3 que le manga prend une réelle consistance, dosant avec justesse les moments sérieux et l'humour apporté par quelques personnages clé. Une charmante petite bande se crée autour de notre héro, Arslan, ce jeune prince peureux et sans talent néanmoins animé d'un désir de justice qui l'amène à se surpasser. 
Pour l'instant, je ne suis pas non plus dingue de cette histoire. Il y a des passage que j'ai adoré mais aussi de grosses longueurs, ainsi il m'est difficile de dire si je tiendrai très longtemps.
Il est indispensable de faire un point sur le graphisme. Sincèrement, j'aime toujours autant le style d'Arakawa! Ici, le dynamisme qu'elle donne à ses personnages lors des scènes de combats par exemple nous donne l'impression d'y être! Je regrette que nos héros, quoique attachants soient si peu développés. Disons qu'on ne les connait pas vraiment, mais étant donné leur variété, il est difficile de se pencher suffisamment sur chacun d'eux. Il n'empêche que les grimaces, expressions des visages etc. sont toujours d'une efficacité redoutable!
Affaire à suivre...


Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tome 1 - Ransom Riggs



// Editions Bayard Jeunesse // 432 pages //

~ Pour commencer ~
Depuis la plus tendre enfance de Jacob, son grand-père s'est toujours révélé un peu fantasque. Ce bonhomme mystérieux lui a toujours parlé de l'orphelinat où il a grandit, avec ses amis dotés de pouvoirs incroyables. Adolescent, Jacob trouve évident que ces vieilles photographies sont truquées, c'est tellement grossier! Il en vient à se ranger de l'avis de son père, que le vieux monsieur a peuplé son passé d'imaginaire pour cacher une liaison qu'il aurait entretenue depuis des années, ce qui expliquerait ses fréquentes disparitions et ces lettres inconnues. Pourtant, Jacob est certain d'avoir vu un monstre attaquer son grand-père. A-t-il rêvé? Est-il devenu fou? C'est seulement en se rendant sur l'île qui a servit de théâtre à ses contes d'enfance qu'il pourra en avoir le cœur net. 


~ Mon avis ~
Ce livre, ce magnifique objet est un ovni. Une pépite. Une merveille à laquelle on pense s'attendre mais que l'on n'a décidément pas vu venir. Le début peut sembler long à certains, pourtant il est savoureux. On passe tout doucement de notre monde à celui des particuliers. On découvre un à un les personnages que Jacob connait depuis toujours sans les avoir jamais connu. Les photos apportent une dimension extraordinaire au récit (et il est tellement plaisant que leur origine soit détaillée à la fin de l'ouvrage). J'ai toujours été attachée à ces histoire merveilleuses qui mettent en doute "le réel", ces histoires qui content des choses incroyables qui ne peuvent pas être vues de tous, et qui posent toujours la question de ce qui est vrai, ce que la personne voit, ce qu'elle croit. 



~ Un dernier mot pour la fin ~
Difficile de rédiger un quelconque résumé ou une véritable chronique qui ferait honneur à Miss Peregrine et les enfants particuliers, c'est une aventure dans laquelle on se plonge, que l'on vit pleinement ou pas du tout. Aussi, je me permettrai seulement de vous inciter à vous faire votre propre opinion.
Et si vous aimez, deux tomes suivront celui-ci.
Et pour les plus fainéants ou les plus "visuels", il vous reste le film de Tim Burton qui vient bientôt!


jeudi 24 mars 2016

American Horror Story - Asylum (Saison 2)



Saison 2 - 13 épisodes // 2012-2013
Série en cours (6 saisons en 2016)

Quelle surprise que cette série. Comme c'est déroutant d'être à la fois révulsé et fasciné par ces histoires glauques et morbides, ces personnages à la fois malsains, dérangeants et parfois même attachants.  

Les créateurs ont joué le jeu à fond. L'histoire se passe dans un "asile de fou" ce triste débarras où l'on enfermait les personnes atteintes de pathologies psychiatriques, ainsi que tous les représentants de la société qu'on voulait voir disparaître... avant que des prises en charge un peu plus humaines ne soient mises en place avec hôpitaux et cliniques de santé mentale, bref.
Tout est mis en doute. Qui dit la vérité, qui croit dire la vérité, qui délire, qui est victime d'hallucinations, qui est possédé, qui a rêvé? Le spectateur assiste à des scènes dont il ne peut même pas être lui-même sûr qu'elles sont vraies! C'est ce que j'ai trouvé extra.
Gros avertissement : âmes sensibles s'abstenir.
Je m'étais dit "ouf, c'est pas si terrible" après la saison 1 mais j'ignorais ne pas être au bout de mes surprises! Cette saison est douloureuse, torturée, cruelle, violente visuellement et moralement donc on y va en prenant ses précautions!


Cette saison sera teintée de mystère, beaucoup d’événements resteront sans explication. Cela concorde avec cette notion de réel et de réalité dont on ne sera jamais certains pour bon nombre de personnages. Les extraterrestres, le Diable, Bloody Face, ainsi qu'un monstre assez effrayant qu'on aperçoit mais dont on ne sait jamais d'où il vient ni qui il est...
Le plus terrifiant peut-être, c'est la triste et cruelle réalité dont s'inspire le manoir de Briarcliff car "la réalité est toujours plus terrifiante que la fiction" d'après Ryan Murphy.

J'ai eu du mal à comprendre l'intérêt de démarrer la saison avec un couple, à notre époque, visitant les décombres de Briarcliff mais tout ceci est expliqué... à la fin!
Comme d'habitude le personnage interprété par Evan Peters est juste... tellement touchant et dramatique et, et, et je n'en dirai pas plus! 
Il fait partie des personnages centraux, mais il y en a tellement! Deux religieuses, une journaliste (elle surtout!), un médecin, un prêtre qui cachent tous de sombres secrets.


Difficile de dire si j'ai préféré la saison 1... Je trouve seulement dommage qu'Asylum se perde dans tout plein d'intrigue, laisse passer quelques moments de longueur inutile, ne développe pas tant que ça certains personnages intéressants, mais sinon c'est une sacrée réussite vu la complexité du scénario dans lequel ils se sont embarqué!
Et big up à Jessica Lange qu'on déteste puis qu'on adore, qui nous offre toujours un jeu d'une justesse incomparable ainsi qu'un petit show inoubliable!

Encore un blabla inutile avant de faire une petite pause lecture et peut-être même démarrer la saison 3? Sur ce, belle soirée et je vous laisse sur cette petite chanson (qui ne me quitte plus, plus jamais... brrrrr!)

 

Enjoy !!




jeudi 17 mars 2016

American Horror Story - Murder House (Saison 1)



Saison 1 - 12 épisodes // Diffusée en 2011
Série en cours (6 saisons en 2016)

~ Pour commencer ~
La famille Harmon, composée d'un psychiatre infidèle, de sa femme meurtrie et de leur fille dépressive, s'installe dans un manoir - hanté - après l'adultère du père et la fausse couche de la mère. Il pensent reconstruire leur famille, retrouver ce qu'ils ont perdu, mais la demeure est peuplée d’esprits qui n'ont certainement pas l'intention de les laisser en paix.



~ Mon avis ~
J'ai démarré cette série sans grande conviction... pour me retrouver happée par l'histoire, le passé de chaque esprit prisonnier des murs de cette maison. L'ambiance est glauque à souhait, les personnages hauts en couleur et complètement frappés, et tout ceci se révèle passionnant! Difficile de ne pas être touché par le personnage de Tate Langton. Chaque révélation peut nous faire rire, pleurer ou dresser les cheveux sur la tête. Pour certaines, âmes sensibles s'abstenir. Mon coup de cœur vient de mon attachement à certains univers morbides et macabres si tant est qu'ils soient associés à un soupçon de bons sentiments.



~ Un dernier mot pour la fin ~
Si les fantômes et les sombres histoires de meurtre ne vous font pas peur, jetez vous sur ce condensé de frissons à la réalisation impeccable. Vous ne vous engagez pas pour longtemps, chaque saison étant indépendante l'un de l'autre. Enjoy!

Marina - Carlos Ruiz Zafon



// Editions Pocket // 282 pages //

~ Pour commencer... ~
Dans la Barcelone des années 1980, Oscar, quinze ans, a l'habitude de fuir le pensionnat où il est interne. Au cours de l'une de ses escapades, il fait la connaissance de Marina. Fascinée par l'énigme d'une tombe anonyme, Marina entraîne son jeune compagnon dans un cimetière oublié de tous. Qui est la femme venant s'y recueillir ? Et que signifie le papillon noir qui surplombe la pierre tombale ? S'égarant dans les entrailles d'une terrifiante cité souterraine, s'enfonçant dans les coulisses d'un inquiétant théâtre désaffecté, Oscar et Marina réveillent les protagonistes d'une tragédie vieille de plusieurs décennies.

~ Mon avis ~
Ma lecture a été très compliquée. Elle a duré plus de deux semaines, entrecoupée d'autres lectures. Le début m'a enchanté, puis l'histoire a puis un tournant qui m'a perdue. Beaucoup de souvenirs, de témoignages, de personnages qui m'ont fait complètement décrocher. Mais j'ai lutté - trouvant dommage de m'arrêter alors que j'avais lu plus de la moitié du livre. Et j'ai beaucoup, beaucoup aimé la fin. Celle qui découle du dernier témoignage. 
Globalement, les personnages d'Oscar et Marina m'ont bien plu. Marina est mystérieuse, courageuse et intrépide. L'ambiance est surprenante, entre rêve et réalité, passé et présent. La plume est douce et poétique par moment. Il y a de nombreux moments de longueur, c'est vrai, mais en persévérant on arrive à une histoire très intéressante.

~ Un dernier mot pour la fin ~
Contente de cette première rencontre avec Carlos Ruiz Zafon dont j'ai beaucoup entendu parler. Je pense que ce roman, entre de bonnes mains, ferait un film fascinant. Une extraordinaire enquête aux airs de fantastiques dans une réalité sombre et cruelle. Je recommande!


mardi 23 février 2016

Les insurgés - Malorie Blackman



// Editions Milan (Macadam) // 343 pages //

~ Pour commencer... ~
Kaspar Wilding, 17 ans, est fraîchement diplômé de la prestigieuse académie des Gardiens. Il consacre désormais sa vie à protéger l'Alliance des attaques menées par les terroristes venus des Malterres, les Insurgés. Très vite, Kaspar va découvrir que bien la vie humaine érigée en valeur suprême cache de bien terribles secrets.

~ Mon avis ~
Comme tous les romans de Malorie Blackman, c'est un excellent roman. Tout y est : une narration impeccable, des personnages bien construits et hauts en couleur, un intrigue qui tient la route et nous captive, de l'émotion... Peut-être est-ce le titre de l'auteur auquel j'ai le moins accroché, mais je ne suis pas non plus une grande fan de dystopie! En tout cas, celle-ci est vraiment intéressante et on regrette d'en apprendre si tard, et de ne pas continuer dans cette aventure au cœur de l'Alliance. La fin est ouverte, c'est un choix qui ne lui est pas inconnu. 

~ Un dernier mot pour la fin ~
Je ne peux que vous recommander ce titre, ainsi que tous les autres de Malorie Blackman. Cet auteur ne cesse de surprendre et de nous secouer à chaque parution. Elle sait émouvoir et faire cogiter les petits neurones de son lecteur. Enjoy!

lundi 15 février 2016

Outlander - Saison 1



Première diffusion en août 2014 sur STARZ
Saison 1 : 16 épisodes (en production)

~ Pour commencer ~ 
Outlander est une série tirée de la saga romanesque Le Chardon et le Tartan de Diana Gabaldon.
L'histoire démarre en 1945. La guerre est enfin terminée et Claire Randall s'octroie une seconde lune de miel auprès de son mari dont elle a été séparée ces dernières années. Entre rencontres mystérieuses et prédictions déroutantes, Claire assiste à un rituel celtique juste avant de se retrouver propulsée en l'an 1743. C'est là qu'elle rencontre des membres du Clan McKenzie auprès desquels elle parvient à se faire accepter grâce à ses compétences médicales. Il décident de l'emmener avec eux, rencontrer le chef de leur Clan. Dès lors, elle cherchera un moyen de rentrer chez elle, de rester en vie malgré les soupçons qui pèsent sur elle et sa rencontre le beau et mystérieux highlander : Jamie  Fraser.

~ Mon avis ~
Outlander, difficile de passer à côté. Tous les blogs littéraires que je suis en ont fait un étalage assez ahurissant. Sans compter l'admiration que suscite en permanence le beau Sam Heughan alias Jamie Fraser! Une chose en ayant entrainé une autre, malgré mon envie de me lancer dans cette série, depuis sa toute première diffusion, l'occasion ne s'est pas présentée... jusqu'à cette semaine. Je voulais d’abord découvrir le roman, que j'avais commencé, juste après ma première prise de poste. Il a été tristement abandonné au bout de 100 pages... *honte sur moi* Un jour le reprendrai-je, qui sait?
Bref.
Outlander est une série très plaisante. 16 épisodes dévorés en une semaine durant mes sessions couture. Un joli mélange de romance, de récit historique et de science-fiction. De plus, les images sont magnifiques avec des paysages époustouflants et les costumes m'ont semblé sacrément bien travaillés (ne me parlez pas du respect de la réalité historique en revanche je n'en sais fichtre rien!). Le casting est assez exceptionnel, chacun a su me convaincre dans le rôle confié, et le trio principal Claire/Jamie/Frank//Jack est tout simplement parfait. Le plus incroyable, c'est quand même Tobias Menzies qui arrive à être aussi adorable (Frank) que affreusement détestable (Jack).
Bon, avouons-le, cette série a un petit côté "roman Harlequin" qui pourra autant plaire aux uns qu'horripiler d'autres... mais c'est juste un petit côté. Pour le reste, on a une véritable héroïne combattive, qui a connu la guerre (une infirmière youhouhou!!), ne craint pas le sang, a la langue bien pendue, sort les griffes quand il faut, ne se laisse pas faire, s'abandonne à sa fougue, aime avec passion, bref, une vraie nana qui a du cran et qu'on se plait à admirer! Elle fera des trucs bêtes et se montrera nunuche, ce sera rare mais ça la rendra quand même humaine, non mais!


Je dirai que la série est assez égale tout au long des épisodes. Certes, elle met un peu de temps à démarrer, parce qu'au début on reste dans l'observation donc c'est assez... contemplatif. Puis après on a deux ou trois épisodes ou les scénaristes devaient trouver le temps long alors on nous balance des scènes de sexe à foison durant lesquelles le corps de Jamie est exposé au maximum histoire que les spectateurs/spectatrices en prennent plein les mirettes. Il y a deux/trois passages un peu WTF? dû au choc des cultures et des époques, certes mais aussi des séquences très - eh bien justement ce que je disais - "Harlequin" (encore une fois ce n'est pas un véritable reproche, juste que ça fait parfois sourire ou même rire aux éclats). Pour ne pas citer le "Appelle-moi Maître" en pleine action. No comment ^^
J'ajoute à cela que la bande son est juste su-bli-mis-sime ! Je l'écoute en ce moment même alors que je déblatère mon bavardage sans fin. Le générique peut se révéler un longuet pour certains, mais je l'ai regardé en entier à chaque fois tant je le trouve beau. J'en ai dit assez? Je continue?
Bon, pour ceux qui n'ont pas vu la série, jetez-y un coup d’œil, vous saurez rapidement si elle est susceptible de vous plaire, mais ne passez pas à côté sans essayer, ce serait bien dommage!! Mais arrêtez-vous là, la suite comprend des spoilers.

SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS


Non mais sincèrement, c'était vraiment obligé de détailler à ce point la scène du viol de Jamie dans l'avant-dernier épisode ?! Oui, bien, on a compris : traumatisme, souffrance psychologique, etc. pas besoin de nous faire un dessin. J'ai horreur des passages comprenant torture/viol/autres et là c'était loin d'être indispensable. Les ellipses ont aussi été instaurées pour ça, bon sang! L'objet de sa honte qu'il avoue à Claire par la suite - avoir fait l'amour - okay, ça, ça s'explique (fantasme, extase, huile d'amande et confettis!) mais la violence gratuite et exposée merci j'aurais pu m'en passer (et il y a déjà Game Of Thrones pour ça!).
Et puis qu'est-ce qu'ils ont tous avec Jamie? Entre la jeune peste machiavélique qui souhaite la mort de Claire pour le récupérer et le Capitaine sadique et pervers dont il hante les rêves on ne sait plus où donner de la tête! Jamie, c'est un peu le super bonus de la série. Il est beau, bien foutu, il est dévoué corps et âme à Claire, sa femme, sa déesse. Bref, le modèle qu'on rêve de trouver dans toutes les vitrines. Malgré tout, si Claire est dotée d'un caractère bien trempé, on ne peut pas en dire autant de Jamie dont on retient plus le regard envoutant que la personnalité flamboyante.

 
Mis à part ça, j'ai apprécié que Claire n'oublie pas comme un rien son gentil mari qui l'aime et attend désespérément son retour. J'ai d'ailleurs eu beaucoup de peine pour ce pauvre bougre. On lui dit que sa femme est partie avec un autre. Ce n'est pas tout à fait vrai, mais ce n'est pas entièrement faux finalement. Et puis au début de l'histoire, Claire exprime bien son sentiment que la guerre les a éloignés et qu'ils ne se retrouvent vraiment qu'à la faveur de la nuit au chaud sous la couette. Il y a une rupture qui est bien définie par les affiche de la première et de la seconde partie de saison. D'abord Claire se tourne vers Frank, et s'accroche à son époque, le futur est son présent. Dans la seconde Claire menace Jack et le repousse, et je l'ai perçu comme si elle repoussait alors son époque et se tournait vers le passé, son nouveau présent à elle.
Je trouve assez dérangeant le parallèle qui est fait entre Frank et Jack. L’ancêtre de Frank est un monstre qui semble avoir pour habitude d'abuser sexuellement ou de torturer selon son bon plaisir toute personne qui s'oppose à lui. Je me demande bien comme est-ce qu'il va se débrouiller pour produire une descendance celui-là parce que la tendresse et la vie de famille ne semblent vraiment pas être son fort. 
J'ai été très intriguée par la dernière scène où l'on voit Geillis Ducan. Il semble qu'elle ait, comme Claire, traversé le temps. Est-ce qu'on la verra à nouveau? Est-ce qu'on verra d'autre voyageurs du temps?
Bon, à la fin de la saison 1, rien de bien fou. Est-ce que Jack est mort? (j'ai adoré le plan d'évasion, une idée de génie, vraiment!) Claire attend un enfant, youhouhou, ils partent vers la France, mais bon... après? L'éventualité, abordée par Claire, de modifier les évènements du passé pour influer sur l'avenir... ça m'intéresse! L'intrigue prendra une tournure radicalement différente de la saison 1 et cela pourrait être vraiment sympa :)

SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS

~ Un dernier mot pour la fin ~
Outlander ne m'a pas déçue (oui, je peux me montrer cynique, mais quand même j'ai beaucoup aimé, na!). Une série divertissante qui allie amour et aventure. Pas prise de tête pour un sous - hormis quelques scènes un peu torturées, rien de bien méchant. C'est pour les yeux et la tête, à consommer au chaud sous la couette avec une boisson bien sucrée, renouvellement automatique.



dimanche 14 février 2016

Les Chroniques Lunaires Livre 3.5 : Levana

 
// Editions Pocket Jeunesse // 201 pages //

J'ai été tout simplement séduite par ce livre. Après avoir dévoré Cress il y a un peu plus d'un an, ce n'est que cette semaine que je me suis replongée dans cet univers, avec les nouvelles annexes de la saga : tome 2.5 L'armée de la Reine et tome 3.5 Levana.
Cette nouvelle - Levana - est sans nul doute ma préférée. Nous en avions appris assez peu jusqu'à présent quant à la Reine de la Lune qui terrifiait les terriens. Une "méchante" comme les autres, qui était prête à tout pour le Pouvoir. Ces pages nous permettent de faire peu à peu connaissance avec une jeune fille brisée, tyrannisée par sa sœur, rongée par la honte d'un physique difforme, obsédée par un amour inaccessible... Levana ne fera que de tristes choix, toujours irrémédiables, qu'elle regrettera souvent. Malgré sa cruauté grandissante, résultante de sa propre souffrance, son personnage m'a énormément touché. Elle m'a aussi fait énormément de peine. Il n'y a pas de plus grande souffrance qu'une existence dépourvue d'amour et de tendresse. Comment offrir ce que l'on n'a jamais reçu?
Ce livre m'a aussi permis de faire un point sur les évènements passés qui nous sont contés de manière récurrente au cours de la saga, mais qui m'avaient parfois échappé ou me posaient question. A présent, tout est clair et c'est avec une impatience plus grande encore que j'attends le quatrième et ultime Livre des Chroniques Lunaires : Winter!

Pour découvrir les autres tomes :
- T.1 Cinder
- T.2 Scarlet
- T.3 Cress

dimanche 7 février 2016

Journal d'un vampire en pyjama - Mathias Malzieu



// Editions Albin Michel // 230 pages //

~ Pour commencer ~
"Me faire sauver la vie est l'aventure la plus extraordinaire que j'aie jamais vécue."
Novembre 2013, Mathias Malzieu apprend qu'il est atteint d'aplasie médullaire. Amoureux, auteur, poète, compositeur, musicien, leader du groupe Dionysos, le voilà devenu patient. D'un jour sur l'autre, les bonnes nouvelles comme les diagnostics désastreux s'enchainent, mais Mathias va tenir bon grâce à ses rêves, l'amour, et son journal qu'il tient pour laisser une trace de son périple en tant que nouveau vampire.

~ Mon avis ~
Il n'y a pas vraiment d'avis à avoir. Ce livre est un perle, voilà tout. Mathias Malzieu partage avec nous un peu plus d'une année durant laquelle il s'est battu contre Dame Oclès. Dans ces pages, pas de larmoiements, d’apitoiement sur soi ou de paroles moralisatrices et barbantes... mais un combat pour la Vie. Chaque page est teintée d'humour, d'amour, de poésie et de douceur. Mathias offre un superbe hommage à tous ceux qui l'ont soutenu et accompagné durant cette quête de la renaissance : la belle petite pomme à la vanille en forme de femme qu'il aime, son père et sa sœur, les nymphirmières, l'hématologue à la voix douce... mais aussi tous ces donneurs anonymes à qui il doit la vie. Chaque détail banal du quotidien dont nous parle le vampire devient merveilleux sous sa plume.
J'ai découverts Mathias Malzieu avec La Mécanique du Cœur que j'ai lu en 2009, la veille du baccalauréat. Juste après, je me suis offert l'album de Dionysos pour redécouvrir cette merveille en musique. Depuis, je n'ai plus manqué la moindre sortie d'un livre de drôle d'oiseau auteur-poète. J'ai même eu la chance de lui faire signer mon précieux exemplaire de Métamorphose en bord de ciel. J'espère bien pouvoir le remercier à nouveau pour ce qu'il nous offre très bientôt. 

~ Un dernier mot pour la fin ~
Qu'attendez-vous donc? 
Sortez partir à la rencontre du vampire en pyjama!
Et n'hésitez pas durant votre quête à fredonner le doux air "Vampire, Vampire de l'amoooooouuuur!"

lundi 1 février 2016

U4 : Koridwen - Yves Grevet



// Editions Nathan (Syros) // 398 pages //

~ Pour commencer ~ 
Le virus U4 a décimé 90% de la population. Les seuls survivants sont des adolescents. Koridwen, à tout juste 15 ans, décide de quitter son hameau de Bretagne accompagnée de son cousin Max sur les conseils de sa grand-mère décédée des années auparavant. Le seul espoir qui leur reste se trouve à Paris, et l'espoir est tout ce à quoi ils peuvent se raccrocher à présent.

~ Mon avis ~
Une dystopie, genre très populaire dans les romans jeunesse de ces dernières années. Après Hunger Games, je ne m'y suis plus trop aventurée, puis mon amoureux m'a offert ce beau livre pour Noël. Sincèrement, il est excellent. Tout l'intérêt réside en son personnage principal. Koridwen est d'une grande maturité, une jeune femme courageuse prête à tout pour avancer, une véritable meneuse qui ne baisse pas les bras un seul instant. C'est toujours plaisant de rencontrer des personnages féminins forts. Je sais, il y a Katniss, mais la voir pleurer toutes les cinq pages a fini par me gonfler. Pour revenir à Kori, l'affection qu'elle porte à son cousin m'a pris aux tripes.
On est confronté à un monde d'adolescents où la mort est partout, et les relations amoureuses (?) sont abordées avec subtilité sans tomber dans le mélo. 
Seul bémol, la fin.
Tout est minutieusement détaillé, du long voyage de Kori à travers la France aux conditions désastreuses que subissent tout un chacun au cœur de Paris, les rencontres qui se font et les amitiés qui se créent, les tensions inévitables et la crainte de tout perdre... et là, pouf! Une fin à la Wolf's Rain! Bon, j'évoque un manga qui ne vous parlera peut-être pas. Il se passe quelque chose, un aboutissement certes, mais c'est trop brutal et trop vague pour qu'on ne s'y heurte pas. D'autant plus que je m'attendais à ce qu'il reste encore quelques chapitres pour finalement constater que les vingt dernières pages sont en fait des extraits des autres volumes de U4!
Bref, je suis restée sur ma faim, et c'est bien dommage car l'histoire, les personnages et la plume de l'auteur en font un excellent cru! J'ai eu la chance de recevoir U4 : Yannis de Florence Hinckel et pourrait donc découvrir cet univers sous un autre angle... mais pas tout de suite!

~ Un dernier mot pour la fin ~
Le concept d'un partenariat entre quatre auteurs pour traiter l'histoire dans un même contexte de quatre personnages, de leur périple, pour qu'ils se rencontrent à un moment donné... je trouve ça excellent! Peut-être lirai-je les autres titres afin de connaitre le passé des trois autres. J'ai été déçue par la fin, et en lisant quelques avis, j'ai pu voir que ce ressenti était partagé par beaucoup et pour tous les volumes. C'est dommage, mais peut-être est-ce une piste d'amélioration pour la prochaine fois?

mardi 19 janvier 2016

The Revenant - Alejandro González Iñárritu



~ Blabla et anecdotes ~ 
Il ne s'agit pas du tout d'un style de film que je regarde des dizaines de fois, m'extasiant sur la mise en scène et la qualité du scénario, mais étant dotée d'un minimum d'objectivité lorsque je me fais violence, je vais vous présenter un article convenable ne serait-ce que par égard pour le meilleur acteur qui soit à l'heure actuel.
Pour la petite histoire, le film est tiré d'un roman de Michael Punke qui retrace le véritable périple de Hugh Glass qui a eu la malchance d'être laissé pour mort par son équipe après avoir été attaqué par un ours. Oui, c'est déjà écrit sur l'affiche, mais je le répète parce qu'en regardant le film ça parait tout juste invraisemblable!
Le tournage aurait du durer 80 jours, mais s'est étendu sur 9 mois. La météo n'a pas été de leur côté, et comme le réalisateur souhaitait absolument tourner en lumière naturelle dans ces superbes décors... Eh bah ils ont du faire avec! J'ai mal vécu mes quatre heures dans le froid de Paris devant le Grand Rex alors l'admiration que je leur porte n'en est que décuplée! Les paroles de Léo, décrivant ce rôle comme le plus difficile de sa carrière prend alors tout son sens.
Leonardo DiCaprio a refusé le rôle de Steeve Jobs, Tom Hardy celui qu'on lui proposait dans Suicide Squad, et ainsi se sont retrouvé une nouvelle fois à tourner ensemble. Que du bon pour nous!

~ Passons aux choses sérieuses... ou pas ~ 
Je ne vais pas vous raconter l'histoire. Je ne vais pas dire qu'on est étouffe par le suspense (le film dure 3 heures et comme on connait le personnage principal, on se doute qu'il va théoriquement tenir le coup jusqu'à la fin).
Non, je vais juste partager avec vous mon ressenti, en quelques mots, parce que je ne suis pas journaliste ni chroniqueuse, et ce n'est pas pour rien. 
Ce film est un sans faute. Ils ont voulu tourner en décors réels pour que le film soit... réaliste? Eh bien c'est réussi! On ressent le froid nous mordre les chairs, la peur d'être tué par l'ours de la forêt, le désespoir de la perte, la haine et la soif de vengeance... Les acteurs incarnent leur rôle à la perfection.
Oui, bien sur, il y a Leonardo, mais il est sacrément bien entouré. 
C'est pas la foule, hein, mais Tom Hardy. Toujours doué pour être détestable mais là on veut vraiment lui faire la peau. Il est méconnaissable avec son look de trappeur. Le jeune Will Poulter s'en sort bien, très bien même. Effrayé et rongé par les remords et la honte. Et bien sur je n'oublie pas notre cher Weasley - euh, oups pardon ^^ - Andrew Henry, interprété par Domhnall Gleeson (on le voit partout en ce moment c'est dingue !!), dont chaque pas est guidé par l'honneur.
Passons à Leo. Leo, Léo, Léo (que j'ai vu de mes yeux vus et que je ne m'en remettrai certainement jamais tellement je suis émue huhuhu).
Leo est amoureux, Leo perd l'amour, Leo se fait purement et simplement massacrer, Leo perd ce qui lui reste de famille, Leo a la haine, Leo souffre, Leo a encore plus la haine et Leo va traverser le pays avec la chair à vif et des membres brisés. Certes, ce n'est pas Leo, c'est Hugh, mais Leo a du le vivre un peu quand même.
Ce film m'a fait dresser les cheveux sur la tête tant l'immersion est inévitable. Le récit est sombre, triste, guidé par la vengeance et ne connais pas vraiment de fin. Les images sont époustouflantes. Je ne connais rien aux termes techniques employés pour décrire les mouvements de caméra, etc. Pourtant on ne peut que constater que c'est cette manière toute particulière de filmer - celle de Monsieur Iñarritu - qui donne tout son réalisme au film (en plus de son indispensable lumière naturelle bien sur!).
Bref.
Ce n'est pas mon film préféré, je le trouve même tellement effrayant et déprimant que je vais attendre avant de le revoir, mais je ne peux qu'approuver son succès, ses prix, sa reconnaissance et inciter les gens à courir au cinéma dès sa sortie!


Comme il s'agit d'un film inspiré de faits réels, je me suis un peu documentée sur le net et il est intéressant de parcourir l'histoire vraie de Hugh Glass. En effet, le film est un peu plus dramatique, même si le calvaire de cette personne était bien vrai, c'est indéniable! Mais c'est amusant de jouer au jeu de différences tout au long de ce périple ;)


~ Petit topo ~

Golden Globes
- Meilleur Film
- Meilleur Réalisateur
- Meilleur Acteur dans un Film Dramatique

Oscars (Nominations)
- Meilleur Film
- Meilleur Réalisateur
- Meilleur Acteur
- Meilleur Acteur dans un Second Rôle
- Meilleurs Décors
- Meilleure Création de Costumes
- Meilleurs Maquillages et Coiffures
- Meilleure Photographie
- Meilleur Montage
- Meilleur Montage de Son
- Meilleur Mixage de Son
- Meilleurs Effets Visuels

Please, give him the Oscar !!!